Animal Friendship series
Dog with butterfly & Yellow Coneflower (Rudbeckie)
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My wife wanted to see this exhibit at the museum, so we renewed our annual membership that had lapsed since the Covid. Knowledge often comes through the arts, so it was time to have an even more cultured life. We’ll try to go visit the museum at least once a month and there are a few interesting shows coming this year. This one was a good exhibit to start with.
Kent Monkman (born in 1965) is a Two-Spirited visual artist, member of the ocêkwi sîpiy (Fisher River Cree Nation). Through his interdisciplinary art, he explores the complexities of historical and contemporary Indigenous experiences by using themes of colonization, sexuality, loss, and resilience. His gender-fluid alter ego, Miss Chief Eagle Testickle, often appears in his work.
Monkman is an incredibly talented artist who mixes classic themes and influences loaded with symbolism and humour, very realistic and detailed portrays, beautiful Canadian landscapes and political messages about gender and native rights. It’s a very provocative and interesting exhibit that was well worth the effort to go out in the frigid temperature of late December. I am just a little disappointed to learn that he doesn’t work alone, but with the support of a whole studio. Although, it is understandable that, today, a collective effort is needed to produced such detailed and huge historical paintings. I warmly recommend to visit this show. ![]()
The exhibit “Kent Monkman: History Is Painted by the Victors” will be displayed at the Montreal Museum of Fine Arts until March 8, 2026.
NHK World Japan continues to be a great source of information about Japanese culture with their documentary series.
The NHK World Japan documentary series Anime Manga Explosion latest episode is a special about “Sports Manga & Anime”. After an overview of the Japanese beloved genre that is sports manga and anime, exploring with anime critic Fujitsu Ryota how the portrayal of sports evolved over time, and how have creators refined their craft, the documentary focus on the “the production of the figure skating anime Medalist to find out how animators capture the subtle movements and atmosphere of the rink.” This episode aired on December 27, 2025 and is available as VOD until December 27, 2026.
Medalist is a manga about figure skating. Created by Tsurumai Kada (つるまいかだ — the gender, age or identity of this artist has not been disclosed), it is serialized in Monthly Afternoon since May 2020 and has been compiled, so far, in thirteen tankōbon (volumes) at Kodansha. It has been translated in English and published by Kodansha USA (12 vol. so far) and in French by Nobi Nobi (Coll. Genki, 11 vol. so far). It has won the Next Manga Award in 2022, the Shogakukan Manga Award in 2023 and the Kodansha Manga Award in 2024. A novel adaptation by Jun Esaka is also being published by Kodansha KK Bunko since January 2025 (2 vol. so far).
It is the story of fifth grade student Inori Yuitsuka who dreams to become a great figure skater, but since her sister injured herself in a competition, her mother doesn’t want her to even try. Then she meets Tsukasa Akeuraji, an athlete who has seen his skating dream crushed and is now considering becoming a coach. Together they will find the motivation to reach for Olympic Gold !
The story has been animated by ENGI studio into a 13-episode television series (one season so far), directed by Yasutaka Yamamoto, with screenplay by Jukki Hanada, character design by Chinatsu Kameyama and music by Yuki Hayashi. It was airing in Japan on TV Asahi and is currently streaming on Disney+ and Hulu.
It’s a story about perseverance. It’s funny, the style is rather cartoony, but the storytelling is quite average and the inking is very uneven, often too light, sometimes too heavy and always sketchy. All the characters are over the top psychos! No wonder kids now-a-day are having mental problems… The anime is very faithful to the manga. ![]()
The documentary series Document 72 Hours offers an interesting report on a public library in Kanazawa. Titled “Beyond the Books at a Kanazawa Library” it talks about a library that “resembles a sublime theater and offers more than 1.1 million books. For three days, we asked people what books piqued their interest and how they spend their time here.” This episode was initially aired on March 3, 2025 (rebroadcast on December 28th) and is available as VOD until March 29, 2026. It is not directly related to anime or manga, but it’s about two of my main pole of interest: Japanese culture and libraries.
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Pour accompagner ma série d’articles sur la littérature romaine, je vais m’efforcer de lire la plupart (du moins un extrait) des titres d’auteurs romains que j’ai dans ma bibliothèque.
Les Epistulae Ad Atticum (Lettres à Atticus) de Cicéron sont composé de seize livres de correspondance avec son ami Titus Pomponius Atticus, écrits entre 68 et 43 AEC. Je ne possède dans ma bibliothèque qu’un seul des trois volumes de cette correspondance:
Cicéron, Lettres à Atticus III (Livres XII – XVI), traduction nouvelle de Édouard Bailly. Paris: Classique Garnier, Juin 1939. 430 pages. [Goodreads]
J’ai aussi dans ma bibliothèque quelques livres des discours ou des traités de Cicéron (tous aux Belles Lettres), mais je dois avouer que ce volume des lettres à Atticus publié chez Garnier me semblait le moins fastidieux à lire. La difficulté réside surtout dans le fait qu’il faut avoir une bonne idée des événements et des personnages auxquels il fait référence si l’on veut pouvoir apprécier le texte. Toutefois, les notes qui accompagnent les lettres sont très utiles pour les remettre dans leur contexte, ce qui fait que ce n’est vraiment pas trop désagréable à lire. J’ai même bien aimé.
Cicéron m’apparait comme un personnage qui tergiversait beaucoup et qui se reposait largement sur son entourage pour prendre des décisions (ou du moins sur Atticus qui était un ami proche, son banquier et son conseiller). Il avait beau être un grand orateur et auteur, il me semble que c’était un fieffé poltron. Un trait de personnalité qui transparait dans la représentation qu’on fait de lui dans la série télévisée Rome (une série que je recommande d’ailleurs fortement).
Livre XIV, lettre I (Campagne de Rome, 7 avril 710 AUC [44 AEC]), Cicéron à Atticus, salut : “J’ai vu celui dont nous parlions ce matin [Matius]. A l’entendre, la situation est désespérée, elle est sans issue. Où un si grand homme a succombé [César], qui peut se flatter de réussir? Enfin s’il faut vous le dire , il voit tout perdu ; il pourrait bien dire vrai , et il affirmait avec un air de satisfaction qu’avant vingt jours les Gaules seraient sens dessus dessous : qu’au reste, excepté Lépide , il n’avait parlé à personne depuis les ides de mars [15 mars 44], mais qu’en somme les choses ne peuvent rester sur le pied où elles sont. Oppius ne regrette pas moins César : mais quelle réserve dans ses paroles !”
Livre XIV, lettre III (Tusculum, 9 avril 710 [44 AEC]), Cicéron à Atticus, salut : “Votre lettre est tranquillisante. Veuille le ciel que cela dure ! Matius ne le croit point. Mais voici que les ouvriers qui étaient allés à Rome chercher du blé reviennent les mains vides, et m’annoncent (grande rumeur !) qu’Antoine a accaparé l’approvisionnement tout entier. Il faut que ce soit une panique, car vous m’en auriez parlé. (…) Tâchez de découvrir le fond de la pensée d’Antoine. Je le crois bien plus occupé de faire bonne chère que de songer à mal. S’il survient quelques événements, mandez-les-moi. Sinon, parlez-moi des manifestations populaires et des allusions du théâtre.”
Livre XIV, lettre III (Tusculum, 10 avril 710 [44 AEC]), Cicéron à Atticus, salut : “(…) Le temps se charge. D’après l’échantillon de Matius, que pensez-vous des autres ? Pour moi , je déplore ce qui est sans exemple dans le monde , la liberté recouvrée et point encore de république. On frémit en songeant à tout ce qu’on dit , à tout ce qu’on machine. Je redoute aussi la guerre dans les Gaules. Sextus lui-même, que deviendra-t-il ? Mais en dépit de tant d’éléments conjurés, les ides de mars me consolent. Nos héros ont fait ce qui dépendait d’eux. Ils l’ont fait glorieusement et avec un courage sublime; mais pour achever l’œuvre il faut de l’argent et des troupes, et nous n’en avons pas. Ce peu de mots a pour objet de vous demander des nouvelles, car je suis dans une attente continuelle. Si vous n’aviez rien à me dire, n’en continuons pas moins, je vous prie, le doux commerce de nos lettres. J’y serai, de mon côté, fidèle.”
Livre XIV, lettre V (Asture, 11 avril 710 [44 AEC]), Cicéron salue Atticus : “J’espère que vous êtes mieux. La diète aura suffi contre une attaque si légère. (…) Mais quel sera l’effet de l’armée d’Octave? Va-t-il devenir un centre? Peut-on espérer de lui quelque favorable péripétie? Malheureusement je ne le pense pas. Toutefois dites-moi ce qui en est. C’est au moment de quitter Asture, le 3 des ides, que je vous écris.”
Livre XIV, lettre VI (Fundi, 12 avril 710 [44 AEC]), Cicéron salue Atticus : “J’étais à souper à Fondi, la veille des ides, lorsque j’ai reçu votre lettre. Vous allez mieux ; c’est le principal. Puis les nouvelles sont meilleures. C’eût été une cruelle chose que l’arrivée des légions. Quant à Octave, on verra plus tard. Je voudrais bien apprendre quelque chose de Marius [esclave, agitateur, chassé de Rome par César]. J’étais persuadé que César s’était débarrassé de lui. Après ce qui est arrivé, je ne suis pas taché de l’entrevue d’Antoine avec nos héros; mais, sauf les ides de mars, je ne vois vraiment rien dont je puisse encore me réjouir. (…) Ο douleur ! il faut que ce soit nous qui maintenions les spoliations pour lesquelles nous avions voué notre haine au tyran ! Ne nous faudra-t-il pas encore pendant deux ans avoir les consuls et les tribuns de son bon plaisir? Je n’aperçois pour moi aucun moyen de me mêler des affaires. Quelle absurde contradiction! On porte aux nues ceux qui ont tué le tyran, et on maintiennes actes de sa tyrannie ! (…) Il y a foule chez moi : on est avide d’entendre de ma bouche ce qui s’est passé ; et cependant on ne prend aucune mesure ! A voir la politique du jour, on dirait qu’on tremble devant les vaincus.”
Livre XIV, lettre VIII (Sinuesse, 15 avril 710 [44 AEC]), Cicéron à Atticus, salut : “(…). Je suis ravi que notre Brutus soit si content d’Antoine. (…) Je ne suis pas fâché du brusque départ de la reine [d’Égypte, i.e. Cleopatra VII]. (…) Que se passe-t-il dans les Gaules, en Espagne? Ou en est Sextus? J’en suis inquiet : veuillez me parler de lui et de tout. (…) Ne me cachez rien sur Brutus. Où est-il? quels sont ses projets? Je me flatte qu’aujourd’hui il pourrait seul et sans crainte se promener dans toutes les rues de Rome. Et pourtant….”
Livre XIV, lettre X (Cumes, 19 avril 710 [44 AEC]), Cicéron à Atticus, salut : “(…) Vous rappelez-vous ce que vous disiez tout haut; que c’en était fait, si on lui [César] élevait un bûcher? Eh bien! en plein forum on a brûlé son corps, on a prononcé son éloge, on s’est apitoyé sur son sort, et l’on a mis la torche à la main à des esclaves, à des mendiants, pour venir incendier nos demeures. (…) Octave est arrivé à Naples le 14 des kalendes. Balbus l’y a vu le lendemain matin, et il est venu le jour même a Cumes m’annoncer qu’Octave se proposait d’accepter la succession de César; mais, comme vous le dites, il aura terriblement maille a partir avec Antoine.”
Livre XIV, lettre XII (Pouzzoles, 22 avril 710 [44 AEC]), Cicéron à Atticus, salut : “Ô mon cher Atticus, nous n’avons, je le crains bien, gagné aux ides de mars qu’un moment de joie et le plaisir de la vengeance. (…) Octave me traite ici avec autant de distinction que d’amitié : les siens l’appellent César; Philippe non, ni moi non plus, par conséquent. Octave ne peut pas, je le déclare, être un bon citoyen; il n’entend bourdonner autour de lui que des menaces de mort contre nos amis. Impossible, disent-ils, de leur passer ce qu’ils ont fait. Que sera-ce, je vous le demande, lorsque cet enfant arrivera à Rome, où déjà nos libérateurs ne peuvent pas se trouver en sûreté? Sans doute ils seront à jamais célèbres, heureux même par le témoignage de leur conscience : mais pour nous, ou je me trompe fort, ou nous n’en serons pas mieux. Dans cette persuasion, je veux fuir (…). Jadis ma complaisance était en quelque sorte, nécessaire; de quelque manière que les choses tournent, elle ne l’est plus aujourd’hui.”
Livre XIV, lettre XIII (Pouzzoles, 26 avril 710 [44 AEC]), Cicéron à Atticus, salut : “(…) Ce n’est pas que vous ne m’annonciez une grande et bien bonne nouvelle, l’arrivée de Décimus Brutus au milieu de ses légions. J’en tire un bon augure. Mais en supposant que la guerre civile éclate (elle éclatera si Sextus reste sous les armes, et il y restera; ) que ferons-nous? Voilà ce que j’ignore. Il ne nous sera pas permis, comme dans la guerre de César, de n’être, ni pour ni contre. Quiconque se sera réjoui de la mort de César (et nous ne nous en sommes pas cachés) sera traité en ennemi ; alors ce sera un carnage. Irons-nous chercher un asile sous la tente de Sextus, on bien encore sous celle de Brutus? C’est un effort qui répugne à nos âges. Puis l’issue de la guerre est trop incertaine (…). Le mieux sera de nous abandonner au hasard, qui pourra plus ici que la prudence. Appliquons-nous seulement (ceci dépend de nous ) à supporter les événements avec courage et sagesse, en nous rappelant ce que nous sommes; et demandons aux lettres ou aux ides de mars de nous consoler du reste. Décidez maintenant, et faites cesser les incertitudes qui m’agitent : il y a tant de raisons pour et contre ! En partant, comme j’en avais dessein, avec une mission pour la Grèce, j’écarte en partie les périls qui menacent ma tête; mais je m’expose au reproche de manquer à la république dans de si graves circonstances.”
Livre XV, lettre XII (Asture, 10 juin 710 [44 AEC]), Cicéron à Atticus, salut : “(…) Je crois de l’esprit et du cœur à Octavianus [Octave, qui fut depuis Auguste], et ses dispositions pour nos héros m’ont paru telles que nous pouvons les désirer. Mais jusqu’à quel point se lier à son âge, à son nom, à l’héritage qu’il recueille, aux impressions qu’on lui a données? La question est capitale. Son beau-père [Philippe], que nous avons vu à Asture, ne sait qu’en dire. Il faut en tout cas le ménager, ne fut-ce que pour l’empêcher de se lier avec Antoine. [Marcellus] fera une bien belle chose, s’il réussit à le gagner à nous et à nos amis. Octavianus m’a semblé lui être tout à fait dévoué; mais il n’a guère de confiance dans Pansa, ni dans Hirtius. Son naturel est bon : puisse-t-il rester toujours le même !” [Ces extraits cités proviennent de la traduction de M. Nisard, Oeuvres complètes de Cicéron. Paris: Didot, 1869, tirés du site de Remacle]
Cicéron a entretenu une abondante correspondance (près de huit cent lettres!), non seulement avec son ami Atticus, mais également avec son ami Brutus (Epistolae Ad Brutum), son frère Quintus (Epistolae Ad Quintum) ainsi que plusieurs proches et connaissances (Epistolae Ad Familiares): son épouse Terentia, son affranchi Tiron, ses enfants Tullia et Marcus Tullius Cicero Minor, des personnes publiques (Pompée, Jules César, Marc Antoine, Cassius, Crassus et Caius Asinius Pollio) et autres relations (Dolabella, Sulpicius, Ligarius, Marcellus, Trebatius Testa, Marcus Caelius Rufus, Caton, Varron, etc.). Il a eut plus de soixante dix correspondants!
J’ai déjà parlé d’une autre lettre de Cicéron dans le passé lorsque j’ai traité de la relation entre le jardin et la bibliothèque, dans ma “Pensée du jour (pour moi-même): Un jardin de livres”. J’ai alors cité une lettre de Cicéron à Varron (Marcus Terentius Varro) que l’on retrouve dans les Epistulae ad Familiares, IX.4.
Pour plus de détails sur Cicéron (Marcus Tullius Cicero), voir l’entrée “Littérature classique (1er s. AEC): 1. Sous la République. b) Cicéron”
[ Index ]
Pour accompagner ma série d’articles sur la littérature romaine, je vais m’efforcer de lire la plupart (du moins un extrait) des titres d’auteurs romains que j’ai dans ma bibliothèque.
Le De re rustica ou Rerum rusticarum libri III (De l’économie rurale) de Varron est le seul de ses ouvrages a avoir été conservé en entier. Composé de trois livres, il a été écrit vers 37 AEC. C’est un ouvrage très similaire au De agri cultura de Caton l’Ancien puisque c’est aussi un traité sur la gestion d’un domaine agricole (latifundium), mais qui concerne cette fois plutôt les grands domaines qui “emploient” de nombreux esclaves. Comme Caton, il parle d’expérience, car il possède au moins trois grandes fermes à Cumes, à Tusculum et à Casinum (cette dernière étant dédiée à l’élevage d’oiseaux luxueux). Il y produit, entre autres, des figues, du miel et fait l’élevage de moutons.
Le premier livre, dédié à son épouse Fundania, est consacré à la culture de la terre (frumentaire et arbustive) : définition de l’agriculture, le lieu, la qualité de la terre, les bâtiments, le personnel et l’équipement, les animaux (âne ou boeuf de labour, chien de garde), les semences, la division du travail selon la saison, engrais, moisson, etc.
Le second livre, dédié à Turranius Niger, est consacré à l’élevage de bestiaux : exode rural et différences entre cultivateur et pâtre, domestication des espèces sauvages, les différents types d’élevages (moutons, chèvres, porcs, boeufs, ânes, chevaux, mulets et bardots, chiens), le personnel (pâtre, berger) et les produits dérivés (lait, fromage, laine).
La troisième livre, dédié à Q. Pinnius, est consacré aux animaux de basse-cour : les composantes (volière d’agrément ou de production, garenne ou parc, et vivier), volailles (grive, merle, caille, paon, pigeon, tourterelle, poule, oie, canard), parcs de gibier (lièvre, sanglier, escargot, loir) et viviers (apiculture et pisciculture).
L’ouvrage, écrit dans le but de faire connaitre et aimer la vie rustique en démontrant comment en tirer de bons bénéfices, est présenté sous la forme de dialogues entrecoupés de digressions et d’anecdotes. Le style est très verbeux, quoi que soigné, mais l’auteur semble attacher peu d’importance à la forme et plus au sujet technique. Cela se lit toutefois très bien. Faute d’en avoir un exemplaire dans ma bibliothèque, je l’ai lu en ligne.
I.XVII: “(…) à propos de ces manœuvres. Choisissez des sujets propres à la fatigue, au-dessus de vingt-deux ans, et qui montrent des dispositions pour l’agriculture. On juge de leur aptitude par des travaux d’essai, ou en les questionnant sur ce qu’ils faisaient chez leur précédent maître. Prenez pour les diriger des esclaves qui ne soient ni insolents, ni timides; qui aient une teinture d’instruction, de bonnes manières, de la probité, et qui soient plus âgés que ceux qu’ils surveillent: ils en seront mieux écoutés. (…) Il ne faut pas permettre au chef d’employer les coups pour se faire obéir, quand il peut arriver au même but par de simples remontrances. Évitez également d’avoir plusieurs esclaves de la même nation; car c’est une source continuelle de querelles domestiques. Il est bon de stimuler, par des récompenses, le zèle des chefs; de leur former un pécule, de leur faire prendre des femmes parmi leurs compagnes de servitude. Les enfants qui naissent de ces unions attachent les pères au sol (…).”
I.XVIII: “Pour limiter le personnel d’une exploitation rurale, Caton prend pour base l’étendue et le genre de culture. (…) La première suppose un plant d’oliviers de deux cent quarante jugera, et il porte à treize le nombre des esclaves; à savoir, un villicus [intendant] et sa femme, cinq ouvriers, trois bouviers, un ânier, un porcher, un berger.”
II.I: “(…) Comme de nos jours il n’est guère de chefs de famille qui, laissant là faux et charrue, n’ait émigré dans l’enceinte de Rome, et ne consacre à applaudir au cirque et au théâtre les mains jadis occupées aux champs et aux vignobles, il en résulte qu’aujourd’hui nous payons pour qu’on nous apporte d’Afrique et de Sardaigne le blé qui nous nourrit, et que nous allons par mer faire vendange à Cos et à Chio. Les fondateurs de cette ville, qui n’étaient eux que des pâtres, avaient voulu que leurs descendants fussent des cultivateurs; et, au mépris de leurs lois, l’ambition de leurs descendants a converti les champs en prairie, sans même faire de différence entre paître des troupeaux et labourer la terre.”
III.XII : “(…) ces parcs annexés de nos villas, qu’on appelle encore leporaria (…). Aujourd’hui il ne s’agit plus d’un arpent ou deux, où l’on réunit quelques lièvres, mais de vastes espaces, de forêts entières, où l’on renferme par bandes les cerfs et les chevreuils. (…) Dans ces enclos sont en outre des enceintes particulières réservées aux escargots et aux abeilles, et des tonneaux où on élève des loirs. Rien de plus facile que la garde, l’entretien et la multiplication de ces animaux, les abeilles exceptées. Tout le monde sait en effet qu’un parc doit être environné de murailles bien crépies, pour empêcher les chats, les fouines, etc., d’y pénétrer, et assez élevées pour que les loups ne puissent les franchir. On sait qu’il faut également qu’un parc abonde en gîtes où les lièvres puissent se rendre invisibles pendant le jour, et se tapir dans les broussailles et sous les herbes; et que les arbres y doivent former une voûte assez épaisse pour empêcher l’aigle de s’y abattre. Personne enfin n’ignore qu’il suffit de quelques lièvres et hases pour que ce gibier pullule aussitôt. Deux couples vont peupler tout un parc.”
Pour plus de détails sur Varron (Marcus Terentius Varro), voir l’entrée “Littérature classique (1er s. AEC): 1. Sous la République. a) L’Avant-Cicéron”.
[ Index ]
Pour accompagner ma série d’articles sur la littérature romaine, je vais m’efforcer de lire la plupart (du moins un extrait) des titres d’auteurs romains que j’ai dans ma bibliothèque.
Les Historíai ( Ἱστορίαι / Histoires ) de Polybe (Πολύϐιος) chroniquent principalement les conquêtes méditerranéennes de la République romaine. Seules les cinq premiers livres nous ont été conservés dans leur intégralité, mais il existe de nombreux extraits de l’ensemble des quarante livres. Écrit entre 167 et 146+ AEC, l’ouvrage débute (livres I-II) avec la première expédition des Romains hors de l’Italie qui mena à la première guerre punique, ainsi que la première guerre d’Illyrie et l’histoire de la Ligue achéenne, puis se poursuit (livres III-V) avec la deuxième guerre punique, les guerres de Macédoine et la guerre séleucide. Après avoir discuté le constitution romaine (livre VI), sa méthodologie historique (livre XII), la géographie de la Méditerranée (livre XXXIV), il reprends certains événements plus en détails, année par année, et poursuit avec la suite des guerres puniques et Macédonniennes, pour conclure avec un livre récapitulatif (XL). Faute d’en avoir un exemplaire dans ma bibliothèque, je l’ai lu en ligne.
Si Polybe prône une méthodologie rigoureuse, basée sur les faits et l’analyse, son ouvrage m’apparait pauvre en détails et ne faire qu’une synthèse des événements. Il reste malgré tout une source inestimable sur l’histoire de la République. Malgré l’aridité du sujet, la prose de Polybe reste agréable à lire.
Livre I, Préface : “(…) quoi de plus propre à notre instruction que la connaissance des choses passées ? (…) la nouveauté des faits que je me propose de raconter sera plus que suffisante pour attirer tous les hommes, sans distinction, à la lecture de mon ouvrage. Il n’y en aura point de si stupide et de si grossier, qui ne soit bien aise de savoir par quels moyens et par quelle sorte de gouvernement il a pu se faire que les Romains, en moins de cinquante-trois ans, soient devenus maîtres de presque toute la terre. Cet événement est sans exemple. D’un autre côté, quelle est la passion si forte pour les spectacles, ou pour quelque sorte de science que ce soit, qui ne cède à celle de s’instruire de choses si curieuses et si intéressantes.”
Livre III, Chap. I : “(…) Il faut maintenant rapporter ces guerres, et rendre compte tant des raisons pourquoi elles ont été entreprises, que de celles pour lesquelles elles sont devenues si considérables. Mais auparavant disons un mot sur le dessein de cet ouvrage.”
“Dans tout ce que nous avons entrepris de raconter, notre unique but a été de faire voir comment, en quel temps et pourquoi toutes les parties de la terre connues ont été réduites sous l’obéissance des Romains ; événement dont le commencement est connu, le temps déterminé, et le succès avoué et reconnu de tout le monde. Pour parvenir à ce but, il est bon de faire mention en peu de mots des choses principales qui se sont passées entre le commencement et la fin ; rien n’est plus capable de donner une juste idée de toute l’entreprise ; car, comme la connaissance du tout sert beaucoup pour acquérir celle des choses particulières, et que réciproquement la connaissance des choses particulières aide beaucoup à connaître le tout, nous ne pouvions mieux faire, à mon sens, que d’instruire le lecteur de ces deux manières.”
Livre III, Chap. IX : “(…) Ce fut en passant ces montagnes qu’Annibal, venant des bords du Rhône, entra dans l’Italie. Quelques historiens, pour vouloir étonner leurs lecteurs par des choses prodigieuses, en nous parlant de ces montagnes, tombent, sans y penser, dans deux défauts qui sont très-contraires à l’histoire ; ils content de pures fables, et se contredisent. (…) Ils nous peignent les Alpes comme si raides et si escarpées (…), les pays d’alentour sont si déserts, que si un dieu ou demi-dieu n’était venu montrer le chemin à Annibal, sa perte et celle de toute son armée était inévitable. (…) c’est une fausseté manifeste. Avant qu’Annibal en approchât, les Gaulois habitant les rives du Rhône avaient passé plus d’une fois ces montagnes, et venaient tout récemment de les passer pour se joindre aux Gaulois des environs du Pô contre les Romains. Et de plus les Alpes même ne sont-elles pas habitées par un peuple très-nombreux ? (…) Annibal conduisit cette grande affaire avec beaucoup de prudence. Il s’était informé exactement de la nature et de la situation des lieux où il s’était proposé d’aller ; il savait que les peuples où il devait passer n’attendaient que l’occasion de se révolter contre les Romains ; enfin, pour n’avoir rien à craindre de la difficulté des chemins, il s’y faisait conduire par des gens du pays, qui s’offraient d’autant plus volontiers pour guides, qu’ils avaient les mêmes intérêts et les mêmes espérances. Je parle avec assurance de toutes ces choses, parce que je les ai apprises de témoins contemporains, et que je suis allé moi-même dans les Alpes pour en prendre une exacte connaissance.”
Livre VIII, Frag. III : “(…) Tout étant préparé, les Romains se disposaient à attaquer les tours [de Syracuse]; mais Archimède avait aussi de son côté construit des machines propres à lancer des traits à quelque distance que ce fût. Les ennemis étaient encore loin de la ville, qu’avec des balistes et des catapultes plus grandes et plus fortement bandées, il les perçait de tant de traits qu’ils ne savaient comment les éviter. Quand les traits passaient au-delà, il en avait de plus petites proportionnées à la distance, ce qui jetait une si grande confusion parmi les Romains, qu’ils ne pouvaient rien entreprendre (…). Archimède inventa un autre stratagème contre ceux qui combattaient de dessus leurs vaisseaux. Il fit percer à hauteur d’homme et dans la muraille des trous nombreux et de la largeur de la main. Derrière ces meurtrières il avait posté des archers et des arbalétriers qui, tirant sans cesse sur la flotte, rendaient inutiles tous les efforts des soldats romains. (…) Il y avait encore d’autres machines qui lançaient sur les ennemis (…) des pierres d’une grosseur suffisante pour faire quitter la proue des navires à ceux qui y combattaient. Outre cela, il faisait tomber une main de fer attachée à une chaîne, avec laquelle celui qui dirigeait le bec de la machine comme le gouvernail d’un navire, ayant saisi la proue d’un vaisseau, (…) il lâchait la chaîne par le moyen d’un moulinet ou d’une poulie. Il arrivait nécessairement alors que les vaisseaux ou bien tombaient sur le côté, ou bien étaient entièrement culbutés ; et, la plupart du temps, la proue retombant de très-haut dans la mer, ils étaient submergés, au grand effroi de ceux qu’ils portaient. (…) pendant huit mois qu’ils restèrent devant la ville, il n’y eut sorte de stratagème que l’on n’inventât, ni d’actions de valeur que l’on ne fît, à l’assaut près, que l’on n’osa jamais tenter : tant un seul homme a de force lorsqu’il sait employer son génie à la réussite d’une entreprise ! (…) L’unique ressource que les Romains crurent qu’il leur restait, fut de réduire par la faim le peuple nombreux qui était dans la ville. Pour cela, avec l’armée navale, on intercepta tous les vivres qui pouvaient leur venir par mer, et l’autre armée coupa tous les convois qui leur venaient par terre.”
Livre IX, Frag. I : “Je sens bien que ma manière d’écrire l’histoire a quelque chose de désagréable (…). comme nous nous sommes borné au récit de cette dernière classe de faits, et que nous en avons fait tout le sujet de notre ouvrage, il ne peut être du goût que des lecteurs érudits ; la plupart des autres n’y trouveront aucun attrait. Nous avons dit ailleurs, pourquoi, négligeant les autres parties de l’histoire, nous nous étions borné aux faits (…). C’est pour cette raison et beaucoup d’autres, que je n’ai pas jugé à propos d’entrer dans ces détails. J’ai préféré les faits pour deux raisons : la première, parce que, comme les faits sont toujours nouveaux, la narration est toujours nouvelle (…). L’autre raison, c’est parce que cette manière d’écrire l’histoire (…) est surtout de nos jours, la plus utile de toutes. En effet, nous sommes dans un siècle où les sciences et les arts ont fait de si grands progrès, que ceux qui les aiment, en quelque circonstance qu’ils se trouvent, peuvent en tirer des règles de conduite. C’est pourquoi, songeant moins au plaisir qu’à l’utilité des lecteurs, nous n’avons rien voulu mettre dans notre histoire que des faits. Si j’ai bien ou mal fait, j’en laisse le jugement à ceux qui la liront avec attention.”
Pour plus de détails sur Polybe (Πολύϐιος), voir l’entrée “Littérature pré-républicaine: 3. IIe siècle AEC”
[ Index ]
Pour accompagner ma série d’articles sur la littérature romaine, je vais m’efforcer de lire la plupart (du moins un extrait) des titres d’auteurs romains que j’ai dans ma bibliothèque.
Le De agri cultura (De l’agriculture) de Caton l’Ancien n’est pas un ouvrage très littéraire, mais plutôt un traité technique sur l’agriculture et l’économie rurale, écrit vers 160 AEC, qui offre un guide et des conseils sur la gestion d’une grande ferme (latifundium) comme celle que Caton possédait. C’est non seulement la seule oeuvre de Caton à nous êtes parvenue dans son intégralité mais aussi le plus ancien ouvrage romain en prose que nous ayons. Composé de 162 “livres”, l’ouvrage aborde des sujets aussi divers que l’achat d’un domaine (I), les devoirs du propriétaire et de l’intendant (II-V), la disposition des terres (VI-IX), le personnel et l’équipement (X-XIII, LIII-LXIII), la construction d’une maison de campagne (XIV-XVII), le vignoble (XVIII-XXVI, CIV-CXXV), des conseils divers sur l’oliveraie (LXI-LXIX), l’élevage et la culture (LIV, LXX-LXXIII, CLVI-CLXII), des recettes (LXXIV-XC), les rites religieux agricoles (CXXXV-CXLI), les arrangements contractuels (CXLII-CLV), etc. Faute d’en avoir un exemplaire dans ma bibliothèque, je l’ai lu en ligne.
L’ouvrage est un peu désordonné et écrit dans un style simple, direct et pratique qui rends la lecture un peu fastidieuse puisque le sujet est plutôt technique. C’est toutefois très intéressant à lire puisque cela nous offre une fenêtre exceptionnelle sur la vie rurale des romains d’origine modeste. Par exemple :
LVI. Quantité de nourriture pour les gens: Les travailleurs recevront pour l’hiver quatre boisseaux de froment, et quatre et demi pour l’été ; l’intendant et son épouse, l’agent et le bouvier, chacun trois boisseaux; les esclaves entravés, quatre livres de pain pendant l’hiver, cinq livres depuis l’instant où ils commencent à bècher jusqu’à la maturité des figues: pour le reste du temps la ration sera réduite à quatre livres.
LVII. Quantité de vin pour les gens: Après la vendange, ils ont de la piquette pour boisson pendant trois mois. Au quatrième mois, ils auront par jour une hémine de vin (…), enfin pour le neuvième, dixième et onzième mois, ils en recevront trois hémines par jour, c’est-à-dire une amphore par mois. En outre on donnera un congé à chaque Individu pour les Saturnales et les Compitales. Telle est la quantité de vin que chaque homme consomme dans l’année. On y ajoutera pour les esclaves entravés une ration proportionnée à la somme des travaux : le chiffre de dix quadrantals par année n’est pas trop élevé.
LVIIII. Bonne chère pour les gens: Conservez la plus grande masse que vous pourrez d’olives tombées spontanément, pour la cuisine des domestiques. (…) Quand les olives seront consommées, donnez de la saumure et du vinaigre. Distribuez à chaque personne un setier d’huile par mois. Un boisseau de sel suffira aux besoins annuels de chaque consommateur.
LIX. Vêtements des gens: On leur donnera tous les deux ans une tunique de trois pieds et demi de long et des saies. Toutes les fois qu’on leur fournira une tunique ou une saie neuve, on reprendra la vieille pour en faire des casaques [Centō = patchwork, rapiécé]. On leur fournira aussi tous les deux ans une bonne paire de forts souliers [de bois; sculponias = soulier sculpté, sabot].
Pour plus de détails sur Caton l’Ancien (Marcus Porcius Cato Maior), voir l’entrée “Littérature pré-républicaine: 2. IIIe siècle AEC”
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Pour accompagner ma série d’articles sur la littérature romaine, je vais m’efforcer de lire la plupart (du moins un extrait) des titres d’auteurs romains que j’ai dans ma bibliothèque.
Asinaria (L’Asinaire ou “La comédie des ânes”), nous apprends Plaute dans le prologue, est en fait l’adaptation latine de la pièce Onagos de Démophile (un auteur comique grec inconnu; certains suggèrent que, suite à une erreur de transcription, il s’agirait en fait de Diphilos de Sinope). Écrite vers 211 AEC, la pièce est une fabula palliata qui met en scène Demaenetus, un vieil homme qui demande à son esclave Libanus de trouver un moyen de voler à sa femme Artemona l’argent de la vente d’un troupeau d’ânes, afin que son fils Argyrippus puisse gagner les faveurs de celle qu’il aime, Philaenium (“fille” de la courtisane Cleareta) à la condition qu’il puisse passer une nuit avec elle. Mais, à la fin, le vieux pervert est trahi et se fait prendre par sa femme.
Il s’agit donc d’une bouffonnerie vulgaire et contraire à la bonne morale moderne (mais pas à celle de l’antiquité et même plutôt fort populaire à Rome). Cela me rappelle beaucoup le théâtre de Molière, ce qui démontre bien que ce genre n’a pas beaucoup évolué entre la Grèce antique et le Roi-Soleil ! Si je n’ai jamais beaucoup aimé le théâtre, je dois admettre que j’ai trouvé cette courte pièce bien divertissante. Toutefois, ce qui rends ce texte intéressant c’est surtout qu’il est parmi les écrits les plus anciens de la littérature romaine qui nous soient parvenues. Je n’ai pas d’oeuvres de Plaute dans ma bibliothèque (quoi que j’en ai récemment vu une superbe édition latine, un in folio publié en 1511, mais trop cher pour moi!) alors j’ai lu cette pièce en ligne.
Fait amusant, cette pièce est à l’origine de plusieurs locutions latines bien connues:
Pour plus de détails sur Plaute (Titus Maccius Plautus), voir l’entrée “Littérature pré-républicaine: 2. IIIe siècle AEC”
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Je continue (tant bien que mal) mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champ d’intérêt… Pour vous éviter le souci de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures… (Faute de temps et d’énergie, j’ai limité ou omis les hyperliens. Si vous voulez en savoir plus sur un auteur, un titre ou un sujet, vous pouvez consulter par vous-même soit Google ou Wikipedia!)
Ce numéro nous offre des dossiers sur Hokuto no Ken (manga, portrait de Tetsuo Hara (dessinateur), de Buronson (scénariste), les suites, Coamix (éditeur), entrevue avec Tsukasa Hôjô (co-fondateur de Coamix), l’anime et ses spin-off, l’adaptation française, rencontres avec Jun’ichi Hayama (animateur), Takuya Wada (animateur) et Yoshitomo Yonetani (assist. Prod.) et sur la Post-Apo (définition du genre, la fin du monde dans le mangas, rencontres avec Masakazu Ishiguro (auteur de Journey Beyond Heaven), Oh!Great (auteur de Kaijin Fugeki), ainsi que Kei Urana & Hideyoshi Andô (auteurs de Gachiakuta).
Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Wish List (nous offre une sélection de mangas, anime et goodies — où je note la parution de Le poème du vent et des arbres par Keiko Takemiya chez naBan), Aparté (entrevue avec You Chiba, autrice de Kindergarten Wars), Focus Taïwan (entrevue avec Chang Sheng, auteur de Yan et de Baby), Japon (Entrevue avec Hyuganatsu, auteur du roman Les carnets de l’apothicaire), Hommage (Kazuo Umezu), et Postface.
À lire pour tous fans d’anime. ![]()
Ce numéro nous offre un dossier sur Neon Genesis Evangelion (Studio Gainax, une exposition sur les 30 ans de Nadia: Le secret de l’Eau Bleue, Rencontre avec Hiroaki Inoue (ex-VP), l’impact au Japon, origine et production, rencontres avec Kazuya Tsurumaki (réalisateur adjoint), Mahiro Maeda (directeur, designer et animateur), et Yôji Enokido (co-scénariste), portrait de Hideaki Anno, la manga, rencontres avec Yôko Takahashi (interprète de l’OP), Yûsuke Matsui (animateur 3D), panel des 30 ans de EVA à Japan Expo, Studio Trigger: héritier de Gainax, et rencontre avec Yoshimichi Kameda (animateur)).
Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Wish List (nous offre une sélection de mangas, anime et goodies), Aparté (entrevue avec KENT (auteur deGreat Kaiju Gaea-Tima) et Takeshi Koike (Redline)), et Hommage (Éric Legrand, voix de Végéta et Seiya).
À lire pour tous fans d’anime. ![]()
Dans le cahier actualités on mentionne la parution de l’édition prestige de Black Paradox par Junji Ito chez Delcourt/Tonkam, du Dorohedoro All-Star Guide Book par Q-Hayashida chez Soleil, et de Jeux de nuit par Tadao Tsuge chez Cornelius. On y retrouve également un article sur la réédition de Gen aux pieds nus T.1 par Keiji Nakazawa chez Le Tripode.
À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Cosey sur sa série Jonathan et Yiyun, tous deux chez Le Lombard. Les entrevues se poursuivent avec Dominique Hé (sur La porte ouverte, 1971-1977: Mes années Moebius, chez Glénat), David B. (sur Monsieur Chouette chez L’Association), Alison Bechdel (sur Spent chez Denoël Graphic et sur l’exposition au Cartoonmuseum de Bâle), et Yann Le Bec (sur Les Singes chez Dupuis/Les Ondes Marcinelle).
Dans le Cahier Critique je note seulement Mujina Into The Deep par Inio Asano chez Kana (Top!; “À l’esthétique léchée (…) et à la psychologie particulièrement travaillée, ce seinen prend la latitude de la pleine page et de la composition aérée (…) pour étaler l’insolente virtuosité d’Asano”). “Ça vaut le détour” commente quelques titres supplémentaires.
“Le Territoire des Mangas” nous présente sur deux pages les nouveautés du genre : Ruridragon T.1 (Masaoki Shindo, chez Glénat), Engineer T.1-2 (Ikeda Kunihiko, chez Kotodama), The Strange House T.1 (Kyo Ayano d’après Uketsu, dont le roman parait simultanément au Seuil), Super Ball Girls T.1 (Maneyuki Kaneshiro & Akira Hiramoto, chez Soleil), En Pays Lointain (Masumi Sudo, chez Nobi Nobi), Le Dernie Écho de notre Existence T.1-2 (Yasuo Ohtagaki & Yuuki Ohta chez Moonlight).
Et finalement quelques rubriques : Le dessin du mois (l’affiche de Aude Picault pour le festival de BD de Delémont), L’Art de la couverture (Ohio: La belle rivière par Fred Duval, Brada, Jean-Paul Fernandez et Emem chez Delcourt), Avant-Première (7 pages de Les cheveux d’Édith par Fabienne Blanchut, Catherine Locandro et Dawid chez Dargaud), Talent à Découvrir (Corentin Garrido, pour Le Bonheur, chez Le Monte-En-L’Air) et Humeur.
Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. ![]()
Ce numéro regroupe 29 courts récits et 8 articles (que je n’ai parcourue qu’en diagonale) sur le thème de l’immensité et des mystères des océans, sous le titre “Les Mondes du Silence”! Comme pour les numéros que j’ai commentés précédemment, si souvent les styles (extrêmement variés) des artistes n’étaient pas toujours de mon goût, j’ai toutefois trouvé quelques-un des courts récits plutôt intéressants — quoi que tous méritaient sans doute d’être lus. J’ai mis en caractères gras les titres les plus intéressants (narrativement et/ou graphiquement)…
Ce numéro nous présente donc les récits suivants: “L’Océan qui chante” (Fabrizio Dori, 9 pgs, couleur), “Europa” (Fabien Grolleau & Abdel de Bruxelles, 11 pgs, coul.), “Au-delà de l’océan” (Valentin Ramon, 7 pgs, coul.), “Narcose” (Zéphir, 9 pgs, coul.), “La plage” (Simeon van den Ende & Pim Bos, 9 pgs, coul.), “Achane” (Edo Brenes, 9 pgs, coul.), “Pour l’humanité” (Joseph Falzon, 9 pgs, coul.), “Les lueurs de la nuit, l’abîme et le naufragé des étoiles” (Homero Rios & Leno Carvalho, 7 pgs, N&B), “Le plongeon” (Jean-Luc Cornette, 5 pgs, coul.), “La tribu de l’eau” (Marco Taddei & Samuele Canestrari, 7 pgs, duotone), “Thurs. 7:13 PM” (Thomas Bidault, 5 pgs, coul.), “Mocha – Pêche interdite” (Marc Caro & Cecyle Bay, 9 pgs, coul.), “Limon” (Juliette Hayer, 9 pgs, coul.), “Megasillon” (Arthur de Pins, 9 pgs, coul.), “Enterré” (Ryan Barry, 9 pgs, N&B), “Soupe primordiale” (Laurent Siefer, 11 pgs, coul.), “Le pêcheur ds abysses” (Miel Vandepitte, 7 pgs, coul.), “Abyssal transfert” (Richard Guérineau, 9 pgs, coul.), “Chasse sous-marine” (Gloria Ciapponi & Luca Conca, 7 pgs, coul.), “Deux frères” (Gamberoussette, 5 pgs, coul.), “Les astro-nautiques” (Alexandre Ristorcelli, 8 pgs, coul.), “Blind Taste” (Marc Caro, 3 pgs, N&B), “Maelström” (Brouette Hurlante, 5 pgs, coul.), “Intrication au naturel” (Grégory Panaccione & Giorgio Gualandris, 7 pgs, N&B), “Océanisation” (Étienne Appert, 11 pgs, coul.), “La grande marée” (Camille Moulin-Dupré, 9 pgs, N&B), “TOL” (Damien Cuvillier, 5 pgs, coul.), et “Caralisator” (Michaël Sanlaville, 7 pgs, coul.).
Inégal, mais une bonne lecture quand même. ![]()
Pour plus d’Infos: [ Goodreads • Humanos • Nelligan • Wikipedia ]
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Comme nous présentons cette liste d’auteurs dans l’ordre de leur date de naissance “l’après-Cicéron” représente simplement les auteurs nés après Cicéron, c’est-à-dire à partir de 105 AEC. Cette période inclut des auteurs notoires comme Jules César, Cornélius Népos, Lucrèce, Diodore de Sicile, Salluste et Catulle.
- Nom: Lucius Ateius Praetextatus (Ἀτήϊος)
- Date: 105 – 30 AEC
- Genre: Grammaire
Ateius Philologus est né à Athènes, mais est capturé lors de la prise de la ville par Sylla en 86. Il est réduit à l’esclavage, mais semble avoir été rapidement affranchi et devient philologue et grammaticus (enseignant) à Rome. Il aurait écrit plus de huit cents livres dont il ne reste que quelques fragments. Ses ouvrages connus inclus des essais de recherche pour ses patrons (Breviarium rerum omnium Romanarum [abrégé de l’histoire de Rome] pour Salluste et Antiqua verba et figuras [règles de l’art d’écrire] pour pour Asinius Pollio) ainsi que le Glossematorum libri [glossaire de mots rares ou obsolètes].
- Nom: Marcus Furius Bibaculus
- Date: 103 – ? AEC
- Genre: Poésie
Poète satirique originaire de Crémone, qui fréquentait le cercle des poetae novi, dont Valerius Caton et Caius Valerius Catullus. Il est surtout connu pour ses épigrammes, mais on lui connait aussi Lucubrationes (“Élucubrations”, sans doute une oeuvre d’érudition en prose) et Pragmatia belli Gallici (un poème épique sur la guerre des Gaules), dont il ne reste que quelques fragments.
- Nom: Lucius Aelius Tubero
- Date: 1er siècle AEC
- Genre: Histoire, Philosophie
Homme d’État (Légat [61-58], Préteur [54]) et militaire romain (guerre marsique, guerre civile, bataille de Pharsale), il est un ami d’enfance de Cicéron. Il aurait écrit des ouvrages philosophiques et des annales qui ne nous ont pas été conservés.
- Nom: Asclépiodote le Tacticien (Ἀσκληπιόδοτος Τακτικός)
- Date: 1er siècle AEC
- Genre: Traité (Tactique)
Asclepiodotos est un philosophe (élève du stoïcien Posidonios) et tacticien grec ayant vécu au 1er siècle AEC. Il aurait écrit une Histoire Naturelle (citée par Sénèque) et un Traité de tactique (τακτικὰ κεφάλαια) en douze chapitres sur le fonctionnement de la phalange macédonienne qui nous est parvenu en une douzaine de manuscrits (disponible aux Belles Lettres et chez Loeb, ainsi que dans le domaine public: Archive, Penelope).
- Nom: Caius Rabirius
- Date: 1er s. AEC
- Genre: Poésie (Épique), Philosophie ?
Poète latin du 1er siècle AEC (mentionné par Velleius Paterculus, Ovide, Quintilien et Sénèque) et à qui on attribue le poème épique De Bello Actiaco sur la bataille d’Actium (dont un fragment de soixante-sept hexamètres aurait été trouvé dans les papyrus d’Herculanum).
- Nom: Quintus Novius
- Date: 1er s. AEC (fl. 30 AEC)
- Genre: Théâtre
Dramaturge latin, mentionné par Macrobe, qui aurait écrit vers 30 AEC une quarantaine de farces Atellane (Atellanae Fabulae) dont seulement une centaine de vers ont été conservés.
- Nom: Valerius Caton
- Date: 1er s. AEC
- Genre: Poésie, Traité (Grammaire)
Poète et grammaticus latin d’origine gauloise (selon Suétone) qui a vécu au 1er siècle AEC et aurait été dépouillé de ses biens lors des réquisitions de Sylla. Il aurait écrit des traités de grammaire et des poèmes (dont on ne connait que quelques titres comme Dires [Imprécations], Lydie, Diane) mais rien n’en a été conservé. Son élève Marcus Furius Bibaculus le mentionne dans deux épigrammes. Il aurait été un des chefs de file du mouvement néotérique (les poetae novi).
- Nom: Caius Oppius
- Date: 1er s. AEC
- Genre: Histoire (Biographie)
Homme politique d’origine équestre et possiblement issue d’une famille de banquiers, il est l’ami de César et s’assure de la transmission de ses courriers durant la guerre des Gaules, puis gère ses affaires à Rome durant la guerre civile, servant d’intermédiaire auprès de Cicéron. Comme il ne participe à aucune des deux guerres, il est peu probable qu’il soit l’auteur des Commentaires du Pseudo-César. Il écrit des biographies de Scipion l’Africain, de César (incluant un pamphlet niant qu’il soit le père de Ptolémée XV) et même de Cassius, mais aucune de ces oeuvres n’a été conservée.
- Nom: Caius Iulius Caesar
- Date: 100 – 44 AEC
- Genre: Histoire
Jules César est un homme d’État et militaire romain (Tribun militaire [?], Questeur [69], Édile Curule [65], Grand Pontife [63-44], Préteur [62], Propréteur en Bétique [61], Consul [59, 48 et 46-44], Proconsul de Gaule cisalpine et transalpine [58-50], Imperator [51, 44], Dictateur [49, 47, 46-44], Père de la Patrie [45] et Divus [44]) qui a eut une influence telle sur la politique de la fin de la République que cette période est parfois appelée l’âge césarien (Aetas Caesaris). Il nait dans une importante famille patricienne, les Iulii, dont il est le quatrième à porter ce nom. Il grandit durant la période trouble de la première guerre civile, se trouvant dans la faction des populares. Il rejoint l’armée en 80 et sert en Asie. Il étudie la rhétorique avec Apollonius Molon, puis, de retour à Rome vers 78, il entame sa vie publique en intentant un procès à Cnaeus Cornelius Dolabella, puis à Caius Antonius Hybrida. Il se lance ensuite dans le cursus honorum vers 70 et démontre rapidement une grande ambition: fort d’une alliance secrète avec Crassus et Pompée (le premier triumvirat), il est élu Consul dès 59, puis, en 58, Proconsul des Gaules cisalpine et transalpine ainsi que de l’Illyrie, avec le commandement de quatre légions — exceptionnellement pour cinq ans ! — où il s’illustre grandement en faisant la conquête des Gaules (et une brève incursion en Bretagne en 55). Le Sénat, craignant que César et Pompée aient acquis trop de pouvoir, leur demande de déposer les armes. Ils refusent et, leur alliance étant rompue, se lancent plutôt l’un contre l’autre, dans une lutte pour le contrôle de l’État (César ayant l’appui du peuple et Pompée le support des conservateurs). C’est donc à nouveau la guerre civile: César franchit le Rubicon en janvier 49 et se lance à la poursuite de Pompée et de ses alliés, d’abord en Italie, puis à Marseille, en Espagne, en Grèce, en Égypte, en Afrique, et de nouveau en Espagne en 46. En février 44, le Sénat lui confère la dictature perpétuelle, ce qui est trop de pouvoirs pour certains. Ses opposants (principalement Brutus et Cassius) y voient la fin de la République et complotent contre lui, puis l’assassinent aux ides de mars 44. Par ses multiples réformes, il laissera une marque indélébile sur la société romaine.
Comme beaucoup de patriciens, c’est un homme éduqué et, donc, un homme de lettres. Il aurait écrit dans sa jeunesse des essais (Éloge d’Hercule, Tragédie d’Œdipe, Recueil de mots remarquables) et de la poésie (dont le Voyage). Nous lui devons également un traité de grammaire en deux tomes (De analogia). En tant que bon orateur, il aurait aussi écrit quelques discours: des éloges funèbres en 68 pour sa tante Julia (Laudatio Iuliae amitae) et pour son épouse Cornelia, un sur la conjuration de Catilina, son Anticato en 45 pour répondre au panégyrique de Caton par Cicéron, un aux soldats en Hispanie (Apud milites) et un à la défense de Metellus. De toutes ces oeuvres rien ne subsiste.
Toutefois, la postérité lui a conservé une oeuvre majeure avec l’ensemble de ses Commentaires (Commentarii rerum gestarum). Ce ne sont ni des ouvrages historiques ou des annales, ni une biographie, mais plutôt un journal de campagne où il commente ses actions et les événements dont il est témoin dans des notes personnelles qu’il publie par la suite probablement à des fins de propagande. Cette oeuvre inclut deux commentaires dont l’attribution est incontestée et trois autres qui sont fort probablement apocryphes:
- Nom: Lucius Lucceius
- Date: c100 – c40 AEC
- Genre: Histoire
Riche sénateur romain, ami de Cicéron, qu’il soutient en 63 avec des discours contre Catilina. Il se présente aux élections consulaires de 60 au côté de César, mais est défait par Marcus Calpurnius Bibulus. Il se retire alors de la scène politique pour se consacrer à écrire une histoire de la guerre sociale, puis de la guerre civile (qu’il ne complètera pas). Cicéron lui demande d’écrire une histoire de son consulat, mais il ne le fait pas. Ses oeuvres n’ont pas été conservées. La dernière mention que nous avons de lui est une lettre de condoléances à Cicéron lors du décès de sa fille Tullia en 45.
- Nom: Cornélius Népos
- Date: c100 – c25 AEC
- Genre: Histoire (Biographie)
Auteur romain polyvalent et vulgarisateur, il était ami de Cicéron, Atticus et Catulle. Il aurait écrit de la poésie, des ouvrages historiques ou d’histoire naturelle, et un ouvrage de géographie, mais les oeuvres que nous connaissons de lui sont surtout des biographies élogieuses (laudationes) et anecdotiques, dans un style pompeux, mais fade, et qui se soucient peu de la véridicité. La plupart de ses oeuvres ont été perdues ou ne nous sont parvenues que par fragments:
- Nom: Titus Lucretius Carus
- Date: c94 – c54 AEC
- Genre: Philosophie, Poésie
Lucrèce est un poète philosophe du 1er siècle AEC dont nous connaissons peu de chose, mais qui a eut une grande influence sur la pensée de la Renaissance et des Modernes. Il n’a écrit (ou on n’en a conservé) qu’un seul ouvrage : De rerum natura (De la nature des choses / De la nature) qui est un poème épique en six parties, écrit en hexamètre dactylique (7415 vers), décrivant de façon concrète les objets et le vivant qui constituent le monde, en suivant les principes de l’épicurisme. Peu d’ouvrages d’Épicure nous sont parvenus intactes et Lucrèce est l’un des premiers Romains à en exposer clairement la doctrine philosophique. Celle-ci est étonnamment originale et précurseur: critique de la superstition et de la religion, atomisme et matérialisme, un univers sans limite, une étude rationnelle de la nature qui est à la base de la méthode scientifique et du concept de sélection naturelle. L’ouvrage est disponible aux Belles Lettres, chez Budé, ainsi que dans le domaine public: AgoraClass, Codex, Gutenberg Project, Wikisource [FR / EN].
- Nom: Aulus Hirtius
- Date: c90 – 43 AEC
- Genre: Histoire
Homme d’État et militaire romain (Légat de César en Gaule [58-54], Tribun [48-47], Triumvir monetalis [46], Préteur [46 ?], Propréteur en Gallia Belgica [45 ?], Consul [43]) d’origine plébéienne, il est ami et aide de César. Il aurait écrit le livre VIII de la Guerre des Gaules de César ainsi que le De Bello Alexandrino [voir la notice sur César pour ces deux ouvrages]. Il étudiait la rhétorique auprès de Cicéron, mais les neuf livres de leur correspondance n’ont pas été conservés. Après la mort de César, il a rejoint les rangs d’Octavien. En 43, il est envoyé par le Sénat pour défendre la ville de Modène qui est assiégée par Marc Antoine, et, malgré la victoire, il meurt au combat le 21 avril. À la demande de Cicéron, il reçoit des funérailles publiques et le titre d’imperator.
- Nom: Quintus Cornificius
- Date: c90 – 42 AEC
- Genre: Poésie
Homme politique romain (Questeur [48], Propréteur en Illyrie [48], Augure [47], Légat en Cilicie et Syrie [46], Préteur [45], Gouverneur d’Afrique proconsulaire [44], Triumvir monetalis [42?], Sénateur) d’origine plébéienne. Il est ami avec Cicéron et Catulle. Orateur et poète, on lui attribue un poème épique (épyllion) intitulé Glaucus qui ne nous est pas parvenu.
- Nom: Diodore de Sicile (Διόδωρος Σικελιώτης)
- Date: c90 – 20 AEC
- Genre: Histoire, Traité (Géographie)
Historien grec originaire d’Agyrion en Sicile, il étudie la rhétorique. Entre 60 et 56, il voyage en Europe, en Asie et en Égypte avant de s’établir à Rome. Il consacre une trentaine d’années de sa vie à l’écriture en grec d’un seul ouvrage, la Bibliothèque historique [Βιβλιοθήκη Ἱστορική], composé de quarante livres dont seulement quinze ont été conservés intégralement (les livres I à V et XI à XX, en plus de quelques fragments) et qui aurait été publié vers 30. Il y traite de géographie et de mille ans d’histoire du monde connu, des origines mythiques à Jules César, présentant les événements dans l’ordre chronologique en trois segments: la Grèce et l’Asie Mineure, la Sicile, et Rome. On lui attribue la célèbre liste des Sept Merveilles du monde antique. L’ouvrage est disponible aux Belles Lettres, chez Loeb ainsi que dans le domaine public: Mediterranees, Mercure, Perseus, Remacle, Wikisource [FR / EN].
- Nom: Caius Sallustius Crispus
- Date: 86 – 35 AEC
- Genre: Histoire
Salluste est un homme politique et militaire romain (Questeur [55, 48], Tribun de la plèbe [52], Commandement de la flotte de César en Illyrie [c50?], Commandement en Campanie [48], Préteur [47], Gouverneur de Numidie [46-45], Sénateur) originaire d’une famille plébéienne de Amiternum. Ami de César, il soutient le parti des populares contre les optimates de Pompée et Cicéron. Il se retire de la vie publique après la mort de César et se consacre probablement à l’écriture d’ouvrages historiques. On lui attribue également des “Lettres à César” et une “Invective contre Cicéron,” mais ceux-ci sont fort probablement apocryphes ou pseudépigraphes.
- Nom: Cornificia
- Date: c85 – c40 AEC
- Genre: Poésie
Poétesse romaine, soeur du poète Cornificius [voir plus haut], elle aurait écrit des épigrammes. Son oeuvre est perdue, mais nous est connue par Jérôme de Stridon, qui mentionne “Hujus soror Cornificia, cujus insignia exstant epigrammata” [“Sa sœur était Cornificia, dont il nous reste des épigrammes remarquables” — Hieronymi Chronicon, p. 241]. Elle est également mentionnée sur la dédicace d’un monument épigraphique de Rome: CORNIFICIA Q. F. CAMERI Q. CORNIFICIUS Q. F. FRATER PR. AUGUR [“Cornificia, fille de Quintus, épouse de Camerius, [et] son frère Quintus Cornificius, Préteur et Augure” — CIL, VI, 1300a].
- Nom: C. Valerius Catullus
- Date: 84 – c54 AEC
- Genre: Poésie
Catulle est un jeune poète romain né, au sein de l’importante famille des Valerii, dans la région de Vérone en Gaule cisalpine. Il fait partie du cercle des noui poetae et dès 68 fréquente les personnalités publiques de Rome comme César, Cicéron, Cornelius Népos et Asinius Pollion. De 62 à 58, il est inspiré par sa maîtresse Lesbie (personne réelle — identifiée possiblement comme Claudia, épouse de Metellus et soeur de Clodius Pulcher — ou imaginaire?). En 57-56, après une rupture difficile, il accompagne son ami Caius Memmius, propréteur en Bithynie. On lui connait une centaine de poèmes de longueur variée (allant de pièce courte jusqu’à 408 vers): des poèmes d’amour ou érotique (inspirés par sa maîtresse Lesbie ou son éromène Juventius), des poèmes élégiaques plus raffinés sur des thèmes mythologiques, ou encore des épigrammes, tous regroupés sous le titre Carmina et classés selon leur métrique (en vers iambiques [poèmes 1 à 60], en hexamètres dactyliques [62-64], et en distique élégiaque [65-116]). Son oeuvre est disponible aux Belles-Lettres, chez Loeb ainsi que dans le domaine public: BCS, Méditerranées, Project Gutenberg, Remacle, Wikisource [FR / EN].
- Nom: Caius Trebatius Testa
- Date: 84 – 4 AEC
- Genre: Traité (Droit)
Jurisconsulte romain réputé originaire d’une famille équestre de Vélia sur la côte tyrrhénienne de Campanie. Il est un protégé de Cicéron, avec qui il entretient une correspondance (voir les Ad Familiares, VII: lettres 6 à 22), et qui le recommande à César. Il participe sans enthousiasme à la campagne des Gaules, puis prends le parti de César durant la guerre civile. Cicéron écrit ses Topica pour lui. Après la mort de César, il continue son travail de juriste sous Auguste. Il écrit des traités sur le droit (de iure civili) et Des pratiques religieuses (de religionibus), un ouvrage de dix livres, qui n’ont pas été conservés. Plusieurs de ses décisions feront jurisprudence et seront codifiées dans les textes de lois romaines (les Institutes de Gaius et dans le Digesta de Justinien).
- Nom: Caius Licinius Macer Calvus
- Date: 82 – 47 AEC
- Genre: Poésie
Orateur et poète romain, il est le fils de l’historien Caius Licinius Macer. Il est avocat en même temps que Cicéron, mais favorise un style oratoire opposé, l’atticisme, qui est plus dépouillé. Ami de Catulle, il écrit des poèmes élégiaques et satiriques dont nous n’avons conservé que des fragments.
Prochainement: La littérature romaine (8): Époque classique (2): Sous le Principat
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NHK World Japan continues to be a great source of information about Japanese culture with their documentary series.
The documentary series “Anime Manga Explosion” offers a special on the manga and anime The Apothecary Diaries. It is a fantasy story based on a novel where, in a country inspired by the Tang dynasty’s China, a young girl trained as an apothecary is solving mysteries. The author (Hyūga natsu) and anime director (Naganuma Norihiro) talk about how the story and the anime were produced. This episode aired in May 24, 2025 and will be available as Video On Demand (VOD) until May 24, 2026.
There was a documentary series named “Anime Sanctuaries” where the description said “Did you know that a lot of your favorite anime are based in real-life locations? Join us on a pilgrimage around Japan to the “Sanctuaries” that are the inspiration of some of the greatest anime!” Unfortunately, I missed it, there are no VOD available and no more air date. Sorry! Keep an eye and maybe they will broadcast it again.
It was probably referring to the Seichi junrei phenomenon where fans go to visit locations featured in their favourite series. It is also referred as “Anime Tourism.” You can find more information on the following sites: Anime-88 Spots • Connect • DeepLog • Japan Travel • LivingInJapan • TMDb • WebJapan.
The documentary series “Japanology Plus Mini“ offers an episode about Plastic Models: “Japan’s plastic models are popular worldwide. Shizuoka City leads the nation in plastic model shipments. We look at the city’s plastic model industry, from its history to the latest developments.” It was first aired on November 1 & 2, 2025 and will be available as VOD until November 1, 2026.
This is not about anime or manga, but it talks about a great interest of mine. The documentary series “Today’s Close-up” offers an episode about a new type of Japanese library. Titled “More Than Books: Libraries as Community Hubs” it is described as this: “So-called “lively libraries” that promote new concepts, such as allowing people to chat, eat and drink are gaining popularity, resulting in a sharp increase in users in an era of declining population. Some facilities use books and magazines to promote intergenerational exchanges and resolve local issues. In addition, some local governments have focused on their libraries’ ability to attract users by allowing people to use them for free as a key part of urban development. We visit a library in Gifu that has seen its visitor numbers increase tenfold. What is the potential for public spaces to evolve into places for everyone?” It was aired on November 6, 2025 and will be available as VOD until November 13, 2025.
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- Nom: Marcus Tullius Cicero
- Date: 106 – 43 AEC
- Genre: Discours, Traité (Philosophie, Rhétorique), Correspondance, Poésie
Cicéron est un avocat, magistrat, philosophe, orateur de talent et auteur prolifique. Né à Arpinum dans une famille de la classe équestre (mais pas dans la nobilitas, ce qui fait de lui un homo novus), il fait des études en rhétorique, droit et philosophie. Il fait ses débuts comme avocat en 81 puis se lance dans le cursus honorum (questeur [en 75], édile [en 69], préteur [en 66], consul [en 63], proconsul en Cilicie [en 51-50] et sénateur). Il n’est pas aussi riche que son ami Atticus, mais il possède plusieurs propriétés et est suffisamment à l’aise pour pouvoir se consacrer au droit (une entreprise bénévole pour un sénateur) et à la philosophie. Toutefois, ses tergiversations politiques et ses plaidoiries lui font beaucoup d’ennemis et il doit s’exiler à plusieurs reprises. Inévitablement, après avoir choisi le parti d’Octave dans la guerre civile et prononcé des discours incendiaires contre Marc Antoine (les Philippiques), il est proscrit et assassiné sur l’ordre de ce dernier en décembre 43. Selon Plutarque, sa tête et ses mains coupées (celles-la même qui avaient écrites les Philippiques) sont exposées à la tribune des Rostres.
Cicéron est sans aucun doute le plus grand auteur latin classique, tant par la qualité stylistique et la diversité que par la quantité de ses ouvrages [voir aussi la liste en anglais: “Writings of Cicero”]. Je ne développerai pas trop sur son œuvre, car elle est non seulement volumineuse et compliquée à traduire, mais surtout fastidieuse à lire (particulièrement ses discours; ses lettres sont toutefois plus intéressantes). En effet, pour bien comprendre — et surtout apprécier — les discours et les lettres de Cicéron, il faut avoir une excellente connaissance de la politique et de la société de l’époque (l’entourage de Cicéron, ses alliés et ses ennemis), ce qui n’est guère facile.
Voici une liste de ses ouvrages regroupés par genres (en ordre d’importance) et par ordre chronologique (dont les textes originaux, et parfois leurs traductions, sont disponibles sur des sites du domaine public comme Attalus, Remacle ou Wikisource):
Des quatre-vingt-huit discours (judiciaires et politiques) de Cicéron qui nous sont connu, seulement cinquante-huit ont été conservés:
Cicéron aurait écrit une vingtaine de traités philosophiques:
Nous connaissons sept ouvrages de Cicéron sur l’art de la rhétorique:
Tout au long de sa vie, Cicéron a entretenue une abondante correspondance avec sa famille (son frère Quintus, son épouse Terentia), ses amis (Atticus, Brutus), ses relations (politiques ou d’affaires [commerçants ou clients]). La grande majorité de cette oeuvre épistolaire a été perdue, mais plus de huit cent lettres nous sont tout de même parvenues. Écrites entre 63 et 42, elles ont été publiée de manière posthume soit par son secrétaire Tiron, soit par son ami et éditeur Atticus (qui a prit la peine de n’inclure aucune de ses propres lettres et d’omettre toute correspondance qui aurait pu être compromettante pour leur auteur).
Comme tout le monde, Cicéron a écrit un peu de poésie, surtout dans sa jeunesse et après s’être rallié à César, dont il ne reste que quelques fragments.
Comparé aux autres auteurs de l’antiquité, la quantité des oeuvres de Cicéron qui nous sont parvenues est phénoménale. J’en ai quelques unes dans ma bibliothèque (Des termes extrêmes des biens et des maux T.1 et T.2, Traité des lois, Traité du destin, Divisions de l’art Oratoire / Topiques, De l’orateur T.1, T.2, T.3, Catilinaires, Pour le poète Archias / Pour L. Flaccus, Lettres à Atticus t.3) et je me promet bien de bientôt en (re)lire au moins une partie.
Si les discours et les lettres de Cicéron s’avèrent une source inestimable pour mieux connaître et comprendre la société romaine de la fin de la République, ce sont ses traités que je trouve le plus intéressants car ils révèlent une pensée critique et un profond désir de connaissance et d’humanisme qui semble malheureusement perdu de nos jours et que beaucoup de nos jeunes contemporains gagneraient grandement à acquérir.
Prochainement: La littérature romaine (7): Classique 1: Sous la République, c) L’après-Cicéron
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Introduction
L’époque classique représente l’âge d’or de la littérature romaine. La langue latine a évolué dans sa forme et son vocabulaire permettant ainsi d’exprimer des idées et des sentiments plus complexes (il s’agit ici bien sûr de la langue littéraire, écrite, que l’on connait beaucoup mieux grâce aux textes de l’époque qui ont été préservés; la langue parlée par le peuple, le “latin vulgaire” dont on connait peu de choses, avait probablement un vocabulaire plus pauvre, une grammaire simplifiée et une prononciation qui divergera de plus en plus du latin classique). C’est sans doute pourquoi les plus grands auteurs romains ont vu le jour à cette époque.
L’époque classique se situe au 1er siècle AEC, mais on la divise généralement en deux périodes distinctes: sous l’apogée de la République, durant la période cicéronienne (de 106 à 43 AEC) et sous le Principat d’Octave, durant la période augustéenne (de 43 AEC à 14 EC). On dénombre durant ces périodes une soixantaine d’auteurs dont plus du quart sont considéré important, car ils nous ont non seulement transmis leurs œuvres et ont contribués de façon significative à l’avancement de la culture romaine, mais ont même influencés l’ensemble de la civilisation humaine.
L’âge d’or de la République est marqué par une période de troubles politiques et militaires. Après la Guerre sociale, qui oppose Rome à ses alliés italiens entre 90 et 88, Rome est secouée par plusieurs guerres civiles. Dans un premier temps, les optimates, partisans de Sylla, s’opposent à Marius, qui est à la tête des populares (en 88-86 et en 83-82). Toutefois, cette période débute véritablement après la mort de Sylla, en 78. Les nouveaux conflits seront alors dominés par les luttes de pouvoir entre les membres des triumvirats. Le premier triumvirat (composé de Jules César, Crassus et Pompée) donnera lieu à la guerre civile de César (49 – 45). Durant le second triumvirat (composé de Marc Antoine, Lépide et Octave), les héritiers de César doivent d’abord affronter les partisans de ses meurtriers (Brutus et Cassius), dans ce qu’on appellera la guerre civile des Libérateurs (43 – 42). Puis ils se disputeront le pouvoir entre eux: Octave contre Marc-Antoine (guerre civile de Modène en 43), contre Pompée (Révolte sicilienne en 44 – 36), contre les partisans de Marc-Antoine (son frère et son épouse, dans la guerre de Pérouse en 41-40) et finalement contre Marc-Antoine et Cléopâtre VII avec la dernière guerre civile (32 – 30) qui culmine avec la bataille navale d’Actium (le 2 septembre 31) et la victoire d’Octave, ouvrant la voie à la Pax Augusti (et ultimement à la Pax Romana).
Toute cette agitation est fort propice au travail des historiens et des orateurs (qui y trouvent maintes occasions de faire des discours politiques ou des plaidoiries pour ou contre les différents acteurs de ces manigances politiques). Cette période est appelée “cicéronienne” (ou parfois Aetas Caesaris, “âge césarien”), car elle est surtout dominée par l’œuvre d’un seul auteur: Marcus Tullius Cicero. On retrouve toutefois une demi-douzaine d’autres auteurs importants pour cette période: Varron, Jules César, Cornelius Nepos, Lucrèce, Salluste et Catulle. Voici une liste (la plus exhaustive possible) des auteurs qui ont vécu ou ont été actifs durant cette période :
- Nom: Lucius Valerius Aedituus
- Date: Fin IIe s. – Ier s. AEC
- Genre: Poésie
Poète romain cité par Aulu-Gelle et Apulée dont nous n’avons conservé que deux épigrammes en distiques élégiaques qui traitent de thèmes amoureux.
- Nom: Publius Sempronius Asellio
- Date: c159 – c91 AEC
- Genre: Histoire
Militaire (tribun militaire à Numance en 134-132) et historien romain cité par Aulu-Gelle, qui recherche à faire une historiographie pédagogique démontrant “dans quel but et de quelle manière ces actions ont été accomplies” afin de les mettre dans leur contexte politique.
- Nom: Méléagre de Gadara (Μελέαγρος)
- Date: 140 – 60 AEC
- Genre: Poésie
Poète grec originaire de Gadara (Jordanie), mais qui aurait grandi à Tyr, puis vécu sur l’île de Cos. On lui connait cent-trente-deux poèmes, principalement des épigrammes amoureux et quelques épitaphes. Il aurait également écrit des ouvrages philosophiques et des satires qui sont maintenant perdues. Il est surtout connu pour avoir publié vers 100 AEC l’anthologie La Couronne (Στέφανος / Stéphanos), qui recueillait une centaine d’œuvres variées (poésie élégiaque, chansons, épigrammes, etc.) de plus de quarante-huit poètes et poétesses, qui étaient chacun représentés par une fleur ou une plante, formant ainsi une “couronne de poètes” (d’où le titre). Il aurait ainsi créé le concept d’anthologie (qui signifie en grec “cueillette de fleurs”) et formé la base de ce qui deviendra plus tard l’Anthologie grecque.
- Nom: Aulus Licinius Archias (Ἀρχίας)
- Date: 121 – 61 AEC
- Genre: Poésie
Poète Syrien naturalisé romain qui a chanté des épopées militaires (Guerre des Cimbres) ou panégyriques (Consulat de Cicéron). Il pratiquait l’improvisation poétique et il ne reste de son oeuvre que quelques épigrammes. Il faisait partie du cercle littéraire de Lutatius Catulus et habitait même chez lui. Il aurait été le maître de Cicéron et celui-ci défendit son droit de citoyenneté dans son discours Pro Archia.
- Nom: Marcus Terentius Varro
- Date: 116 – 27 AEC
- Genre: Traité
Varron est un politicien, militaire, magistrat (tresviri capitales [avant 90], questeur [c85], légat [78-77, 76-72, 49], proquesteur en Espagne [76-72], tribun de la plèbe [70], vigintiviri chargé de la distribution des terres en Campanie [59], préteur [?]), grand propriétaire terrien et érudit romain appartenant à l’ordre équestre. En 45, il est chargé par César de créer les premières bibliothèques publiques de Rome, mais lorsqu’il est proscrit par le second triumvirat en 43, celles-ci sont pillées. Il abandonne alors la vie publique pour se consacré à l’écriture. Il aurait écrit près de six cents volumes dont une cinquantaine nous sont connus de façon fragmentaire et un seul nous est parvenu dans son intégralité. Ses principaux ouvrages sont:
- Nom: Lucius Orbilius Pupillus
- Date: c113 – 13 AEC
- Genre: Grammaire
Fonctionnaire, enseignant et grammairien romain originaire de Beneventum. Parmi ses étudiants on retrouve Horace qui le décrit comme un personnage brutal et colérique. Il ne reste que quelques fragments de son œuvre (cités par Suétone, Isidore de Séville et Priscien), un ouvrage possiblement sur les difficultés de l’enseignement (intitulé Περί ἄλγεος / Perì álgheos / lit. “La Douleur”) et des traités de grammaire (notamment sur les synonymes).
- Nom: Titus Pomponius Atticus
- Date: 110 – 32 AEC
- Genre: Histoire, Philosophie
Riche homme d’affaire, banquier et propriétaire terrien appartenant à l’ordre équestre. Érudit et disciple d’Épicure, il s’abstient de faire une carrière politique et préserve sa neutralité en finançant toutes les factions. Il est surtout connu pour être un ami proche de Cicéron et son éditeur. Il a entre autres publié sa correspondance: d’abord avec lui-même (Ad Atticum — disponible sur Agoraclass), puis à son frère Quintus (Ad Quintum fratrem), à Brutus (Ad Brutum) et à ses amis (Ad familiares). Cicéron le cite souvent ou lui dédie des œuvres et son ami Cornelius Nepos lui consacre un chapitre de son De viris illustribus (chapitre 25 du livre III: Liber de excellentibus ducibus exterarum gentium, seul livre préservé et disponible dans le domaine public: Agoraclass, Wikisource). En plus de sa correspondance, il aurait écrit plusieurs ouvrages d’histoire (Liber Annalis), de poésie (Imagines), des généalogies de grandes familles romaines et un livre sur le consulat de Cicéron, mais aucune de ces œuvres n’a été préservée.
- Nom: Caius Licinius Macer
- Date: c108 – 66 AEC
- Genre: Histoire
Politicien et magistrat romain (Triumvir monetalis [84], questeur [78], tribun de la plèbe [73] et préteur [68], propréteur [67]), il a écrit des discours et une histoire de Rome en seize livres qui est maintenant perdue, mais citée par des auteurs postérieurs (Tite-Live, Denys d’Halicarnasse, Macrobe). En 66, il est accusé de corruption et se suicide.
- Nom: Decimus Laberius
- Date: c106 – c43 AEC
- Genre: Théâtre
Dramaturge et poète romain appartenant à l’ordre équestre. Il était un opposant de César et possédait un esprit sarcastique. Il a surtout écrit des mimes dont nous connaissons une quarantaine de titres (entre autres: Les foulons, Les fileuses, Le cordier, Le marchand de sel, Le teinturier, Le pêcheur, La courtisane, L’augure), mais dont il ne subsiste que quelques fragments (environ 150 vers) cités surtout par Macrobe.
Prochainement: La littérature romaine (6): Classique 1: Sous la République, b) Cicéron
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Something funny happened on the way to the forum antiquarian book fair this weekend. Or, actually, at the antiquarian book fair. I found a book that I had been looking for for a long time and that I thought I would never find: a 17th-century Latin edition of the Historia Augusta.
For eight years, I worked on my Master and PhD thesis dedicated to the “Vita Veri” (a biography of the Roman Emperor Lucius Verus) which is part of the Historia Augusta (a compilation of biographies of Roman emperors from the 2nd and 3rd centuries probably written in the 4th century CE, supposedly by six authors: Aelius Spartianus, Vulcacius Gallicanus, Julius Capitolinus, Trebellius Pollio, Aelius Lampridius and Flavius Vopiscus). Therefore this book has a great sentimental value for me. It is only the first of two volumes, but that’s the one that counts for me since it’s the volume containing the “Vita Veri.”
The book is a vellum-bound volume (of two), in small quarto (12.6 x 19.7 x 6.4 cm), with 1,144 pages (16 of introductions, 1049 of text and 79 of indexes). The title page offers this information:
HISTORIAE AUGUSTAE
SCRIPTORES VI.
AELIUS SPARTIANUS. VULC[acius] GALLICANUS.
JULIUS CAPITOLINUS. TREBELL[ius] POLLIO.
AELIUS LAMPRIDIUS. FLAVIUS VOPISCUS.
Cum Integris Notis
ISAACI CASAUBONI, CL[audi] SALMASII
& JANI GRUTERI.
Cum Indicibus locupletiffimis Rerum ac Verborum.
TOMUS I. [of 2]
LUGDUNI BATAV[orvm]. [Leiden, Netherlands]
Ex Officina HACKIANA [Johannes Hackius], A•MDCLXXI. [Anno 1671]
This first volume contains two introductions (one introduction by the publishers and a preface to the readers), an index of the authors cited, the biographies of Roman emperors from Hadrian to Severus Alexander (including erudite commentaries by Isaac Casaubon, Claude Saumaise and Jan Gruter), and concludes with three indexes (the first of “memorable things and words” from the text, the second of “memorable things and words” from the commentaries and the third of the “Greek things and words which occur in the commentary and is worthy of remembrance”). It was published in Leiden (Netherland) by Johannes Hackius in 1671.
The book is in suspiciously good condition for the price (listed as $175 USD or $220 CDN, but the guy let me have it for $180). It also has a superb vellum binding and a beautiful engraved frontispiece. The seller listed the condition as “Very Good.” He describes it on his online catalogue as having “little staining to the binding. One page is lacking a portion to the right-side margin, not affecting text. There is very little foxing or staining throughout.” [That Guy With The Books]
The book clearly had some restoration (which were not disclosed by the seller). If you look at the inside of the binding, you can see that it was reinforced with modern cardboard. The very small amount of foxing and staining made me doubt for a moment of the authenticity of the book (there are forgeries on the market), so I looked closely at the ink and texture of the paper. It all seems alright to me (but I’m not an expert) and the seller is a reputable one, therefore I should trust him, and concluded that the book should be genuine.
This is not one of my oldest books (in fact it is the most recent I have for the 16-17th century period) and I already have an in quarto. However, its very good condition and the fact that it’s about a subject that is quite dear to me, make it one of my most precious books (along with the works of Lucian of Samosata).
[ AbeBooks • Hathitrust • That Guy With The Books • WorldCat ]
[ Traduire ]On the subject of “old books” you can find more information in those articles:
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Another update on Manben: The latest episode of the NHK World documentary series Manben: Behind the Scenes of Manga with Urasawa Naoki (which introduces us to mangaka like Morohoshi Daijiro, Shigeru Mizuki, Nishi Keiko, Chiba Tetsuya, or Iwamoto Nao) is about Otomo Katsuhiro, the internationally renowned legend who created a masterpiece that shaped and revolutionized manga. Urasawa discuss his work with Otomo over the original pages of his manga Domu.
The episode originally aired in Japan on March 24, 2025, but the English version just aired on September 12 and 13, 2025 and is now available to view as VOD (Video on Demand) until September 27, 2025.
“Much of the first animation came out of France in the early 20th century, but developed mainly in the United States with the rise of film. In Japan, black and white animation began in the nineteen tens, but colour didn’t become prominent until the nineteen sixties. Except for a brief little-known chapter. A U.S. researcher has rediscovered and successfully restored coloured anime created here in the nineteen-thirties. (…) In the 1930s, Japan produced animated movies on paper, not celluloid. A U.S. professor has been restoring existing films, which were known for their full color.”
This news story aired on September 4th, 2025 and is now available as VOD. The 7-min. clip is also available on Youtube.
Direct Talk interviews the stylist and costume designer Nakahara Sachiko who “translates the looks of popular Japanese anime and manga characters into costumes for live-action adaptations. She talks about making an impact on the global stage.” The show aired on July 22, 2025 and is now available as Video On Demand (VOD) until July 22, 2026.
“Influential ukiyo-e artist Utagawa Hiroshige‘s “100 Famous Views of Edo“, a series of prints encoding his view of the changing face of Japan.” Art historian Toshinobu Yasumura, Professor Timon Screech, Hinohara Kenji and Manabu Oishi discuss, interpret and explain the messages hidden in Hiroshige’s art. This episode of “Time and Tide” aired on August 30, 2025 and is now available as Video On Demand (VOD) until August 29, 2026.
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