SDL : Jour 2, samedi

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Après une première visite le mercredi, je suis retourné au salon du livre samedi (après le travail à la bibliothèque). Là, il y avait vraiment foule, quoique l’habituel embouteillage de bibliophiles s’est calmé en fin d’après-midi. Je n’ai pas refait le tour mais je suis plutôt aller revoir des représentants de distributeurs. J’ai mis la main sur au moins un service de presse que je commenterai dans les prochaines semaines.

J’avais l’intention de faire quelques micro-entrevues (deux ou trois minutes chacune) avec des auteurs mais l’ambiance sonore du salon était trop bruyante pour ce genre d’exercice et je manquais de temps. Je vais plutôt essayer de contacter des auteurs cette semaine et faire des entrevues autrement qu’au salon. Je les mettrai en ligne sur le blogue au fur et à mesure qu’elles sont disponibles…

Solaris208-255x400L’objectif principal de ma visite était le lancement du #208 de la revue Solaris, au kiosque d’Alire. C’était très informel (pas de discours mais on a tout de même servi un p’tit rouge) et cela m’a permis de discuter avec plusieurs auteurs et de me mettre à jour avec le travail de quelques amis. J’en ai profité pour faire signer mon exemplaire par les auteurs présents. 

Le point fort de ce numéro d’automne c’est, comme d’habitude, ses fictions qui sont au nombre de six: Leçon d’histoire par Frédéric Parrot, Oeil de plastique par Pierre Gévart, La Véritable Histoire du mystérieux toaster spatial par Francine Pelletier, Prochaine Station par Jonathan Brassard, Autour d’elle par Célia Chalfoun et Yi par Oskar Källner. On y retrouve également un incontournable Carnets du Futurible sur les Échecs féeriques par Mario Tessier et de nombreux commentaires de lectures. Vous pouvez consulter en ligne le sommaire de ce numéro et même en feuilleter un extrait.  Je commenterai ce numéro de Solaris (et d’autres) dans un futur proche.

Voici quelques photos de l’événement:

Il reste encore quelques jours au salon et, si ce n’est pas déjà fait, je vous enjoins à aller y faire un tour. Cela vaut vraiment la peine (si vous êtes bibliophile, j’entends).

Bonne nouvelle, le salon grandit tellement que j’ai entendu dire qu’il se tiendra l’an prochain au Palais des Congrès!

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SDL: Jour 1, mercredi

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Mercredi, 14 novembre, le salon du livre (SDL) était ouvert gratuitement au grand public. Tel que promis, j’y étais. J’avais peur qu’il y ait une foule monstre mais finalement il n’y avait pas tant de monde que ça. La journée des bibliothèques (où l’on peut entrer gratuitement avec une carte de membre des bibliothèques de Montréal ou de la BAnQ) est maintenant le jeudi! Il est clair que le salon fait de grands efforts pour être accessible à un plus grand public.

Cette année, les invités d’honneur sont Joséphine Bacon, Samuel Champagne, Martine Devaux, Marianne Ferrer, Dany Laferrière, Heather O’Neill, Alain Vadeboncoeur et Bernard Werber. On note quelques innovations dont une zone SDL ADO (c’est tout un engagement de tenter de dynamiser les visites des adolescents au salon. Bonne chance!) et une présence accrue d’éditeurs et d’écrivains anglophones, entre autre avec la présence de l’Association of English Language Publishers of Quebec et la Quebec Writer’s Federation, ainsi que des librairies anglophones (Drawn & Quarterly et Paragraphe).

IMG_3895Comme à mon habitude, j’en ai fait le tour dans tout les sens, afin de prendre le pouls de l’édition cette année. Mais il y a tellement de chose à voir (des BD, des romans, des tonnes de documentaires, des livres pour enfants, des livres audio, et j’en passe) que s’en est accablant. La tête me tourne juste à y penser…

Je note d’abord l’absence du cahier-guide habituel qui a été remplacé cette année par une charmante carte beaucoup plus pratique et, surtout, écologique. On a pas vraiment besoin des articles qu’offrait auparavant le cahier. C’était la carte qui était le plus utile. Bon choix.

Chrysanthe1GFCette année, je n’ai rien vu dans les nouveautés qui ait particulièrement éveillé mon désir. Un livre m’a intrigué: Shinrin Yoku; Les bains de forêt, le secret de santé naturelle des Japonais par Pr. Yoshifumi Miyazaki [Biblio-Mtl]. Et il y a bien sûr les plus récentes parutions chez Alire: Les Pierres et les Roses 2: La voie des roses et Les Pierres et les Roses 3: La Balance et le Sablier par Élisabeth Vonarburg, Radio Vérité: la radio du vrai monde par Jean-Jacques Pelletier, Neiges Rouges par François Lévesque, Chrysanthe 1: La Princess perdue  par Yves Meynard, et Les Traitres du Camp 133 par Wayne Arthurson. Ne manquez pas de mettre la main sur leur Catalogue 2018-2019!

J’ai profité du salon pour prendre contact auprès des distributeurs de BD et de manga pour quêter quelques services de presse. Je n’ai pas eu recours à des services de presse pour faire des commentaires de lecture depuis très longtemps (pendant plus de vingt ans j’ai écris sur la SF francophone quand je faisais Samizdat et sur les mangas en anglais quand je faisais Protoculture Addicts). Mais je fais ce blogue depuis plus d’une dizaine d’années alors il serait temps que je commente un peu plus de nouveautés… Et pour ça, je vais avoir besoin de recevoir des services de presse. On verra ce que ça donne.

IMG_3900J’ai aussi assisté sur l’Espace TD à une intéressante conférence sur la “Philosophie fiction” avec Karoline Georges, Elisabeth Vonarburg, Esther Rochon et Bernard Werber. Mais n’est-ce justement pas l’attribut de la science-fiction (et des littératures de l’imaginaire) de raconter des histoires qui se déroulent hors de notre quotidien ou de notre réalité pour se questionner sur la nature humaine et ses possibles devenir? Des extraits video de la conférence seront ajouté au blogue dans les jours qui suivent.

 

Je remarque qu’il n’y toujours pas de présence des bibliothèques de Montréal au SDL (en fait, cette année, je crois que même la BAnQ n’avait aucun kiosque). Cela est très décevant car le SDL est pourtant l’endroit idéal pour rejoindre des lecteurs. Étrangement, beaucoup de citoyens de Montréal ignorent qu’ils ont accès à un vaste réseau de bibliothèques où ils peuvent emprunter gratuitement tout les livres qu’ils désirent (ou presque)!

En fait, plus je fréquente les bibliothèques et plus je me rends comptes que je n’ai plus (et ne ressent plus) le besoin d’acheter des livres, puisque je trouve tout ce que je veux dans les bibliothèques (même les nouveautés — avec un léger délai). Je n’achète donc presque plus de livres — à moins, bien sûr, d’un énorme coup de coeur (ça arrive). Et puis, il faut tout de même en acheter quelques uns pour faire vivre les libraires, les éditeurs et, surtout, les auteurs!

IMG_3898Le SDL est donc à voir absolument. C’est l’endroit idéal pour avoir une vue d’ensemble de l’édition francophone, pour découvrir les dernières nouveautés et pour faire ses emplettes des fêtes!

Moi, j’y retourne samedi pour le lancement du numéro 208 de la revue Solaris (au kiosque d’Alire — le #364). Au plaisir de vous y voir!

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Gauckler Blues

[ Note: une version de cet article a préalablement été publié dans Samizdat #23 (novembre 1992): 14-18; je l’ai retravaillé et complété pour la présente publication ]

Gauckler-DedicaceConvoi01À l’été 1992, j’ai reçu par la poste deux bande-dessinées: les deux premiers volumes de Convoi, publiés aux Humanoïdes Associés, que m’envoyait l’auteur, Philippe Gauckler. Il a entendu parlé de moi par un ami commun, un collègue d’université partis travaillé sur le vieux continent. Sachant que je suis amateur de BD, admirateur du travail fait aux Humanos et que je suis éditeur, Gauckler m’a sans doute envoyé une copie de sa dernière oeuvre dans l’espoir que je l’aide à le faire connaître sur le marché nord-américain. Si malheureusement je ne peux pas faire grand chose pour lui il me fait tout de même plaisir de parler de son travail.

J’ai été très surpris par Convoi. D’abord par le fait que ce genre de de BD avait un très petit tirage (autour de cinq-mille, je crois), car j’ai toujours cru que le marché Européen était plus vaste que ça, pouvant théoriquement se permettre de plus gros tirage (bien sûr, pour un petit éditeur la prudence est de mise pour le tirage initial; mieux vaut réimprimer que piloner!). J’ai été surtout surpris par la qualité et l’intérêt que présente Convoi: c’est beau, c’est attrayant et l’histoire a beaucoup de coffre. J’ai été finalement surpris par ce nom, Gauckler, qui me rappelait vaguement quelque chose: je l’avais lu maintes fois, jadis, dans le magazine Métal Hurlant, avant que j’en abandonne la lecture (le magazine dérapait alors dans un style d’histoires qui ne me plaisait plus du tout). Si j’en avais retenu le nom, c’est que l’artiste devait être bon, mais je ne souvenais pas d’aucun titre d’histoire en particulier. Alors, j’ai ressorti ma collection de Métal Hurlant (les 110 premiers numéros) et j’ai relu l’oeuvre de Gauckler…

 

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Isabella Bird: Femme Exploratrice, vol. 3

IsabellaBird-v3-cov“Le Japon du XIXe siècle hors des sentiers battus !”

“Pour rejoindre Niigata, première étape de son périple, Isabella Bird a choisi une voie secondaire, rarement empruntée par les voyageurs étrangers. Au fur et à mesure que l’intrépide exploratrice s’enfonce dans la campagne japonaise, l’agitation des grandes villes et la splendeur des sites historiques s’effacent devant la misère du monde rural… Aux divers chocs culturels s’ajoutent des conditions de voyage de plus en plus difficiles, si bien qu’Ito lui-même a du mal à faire face à cet aspect de son pays qu’il ignorait. Mais l’aventurière refuse de se laisser abattre, et c’est sans fléchir qu’elle s’engage sur le dernier tronçon de la route d’Aizu !”

“Lancez-vous à la découverte d’un Japon traditionnel désormais disparu à travers les yeux de l’intrépide Isabella Bird ! Basé sur les écrits réels de l’aventurière, Isabella Bird, femme exploratrice est un récit passionnant sur la rencontre d deux monde; dessiné avec un rare souci du détail par Taiga Sassa, un nouveau talent prometteur !”

[ Texte de la couverture arrière ]

Je continue la lecture de cette série dont j’ai déjà commenté le deux premiers volumes.

IsabellaBird-v3p010Juin 1878. L’exploratrice britannique Isabella Bird et son guide japonais Tsurukichi Ito continuent leur chemin sur la route d’Aizu en direction de l’île d’Ezo (Hokkaido). La route est difficile et les villages qu’ils rencontrent sont plongés dans une pauvreté si grande qu’elle surprend même Ito. Pourtant les villageois semblent travaillants et déterminés. Le palefrenier engagé pour prendre soin des chevaux leur explique que la région a été dévastée par la guerre de Boshin. L’armée de l’ouest, menée par les clans de Satsuma et de Chōshū, y a écrasé l’armée de l’est. Les paysans ont été enrôlés de force dans l’armée, beaucoup sont morts, les villages ont été pillés et brûlés. Dix ans plus tard la région n’a toujours pas récupéré. 

IsabellaBird-v3p020À Tsugawa (Aga), l’expédition fait des emplettes, Ito se bourre de friandises et prépare un repas gastronomique pour Isabella. Elle en profite pour commenter (à sa soeur, à qui elle écrit) que la gastronomie japonaise, par la propreté des ses instruments, “la parcimonie et la précision de chaque geste, la délicatesse de la présentation, l’incroyable variété des mets, absolument tout, est imprégné d’une beauté particulière”. Le lendemain, ils prennent une barque pour un voyage mouvementé sur le fleuve Agano jusqu’à Niigata, où Isabella passe quelques temps chez les Fyson. 

Pendant ce temps à Tokyo, un botaniste nommé Charles Maries rencontre le consul général Harry Parkes et James Hepburn car il désir poursuivre en justice Isabella parce qu’elle lui aurait volé son guide, Ito, qui était toujours sous contrat avec lui. Maries considère que son travail pour découvrir de nouvelles plantes est beaucoup plus important que les pérégrinations sans conséquences d’une simple voyageuse. Parkes objecte qu’au contraire l’intelligence sur la géographie et les moeurs des habitants de régions reculées fournit par les aventuriers est indispensable au développement de la diplomatie et des échanges commerciaux de l’Empire Britannique! Il lui refuse donc son support.

Isabella Bird est un autre manga historique au récit passionnant et instructif, mais aussi plein d’humour. La fluidité de l’action est assez bonne. Et, si le dessin est loin d’être parfait (parfois les proportions ou les expressions des personnages sont bizarres), il demeure très agréable à l’oeil et surtout bien détaillé pour donner une très bonne expérience de lecture. À travers le récit divertissant des aventures d’Isabella Bird, nous découvrons deux cultures assez opposées: celles de l’Angleterre Victorienne et celle du Japon de la restauration Meiji. C’est un sujet très intéressant et je recommande donc chaudement ce manga.

Isabella Bird, femme exploratrice T03 par Taiga SASSA. Paris: Ki-oon (Coll. Kizuna), avril 2018. 208 pg, , 13 x 18 cm, 7,90 € / $14.95 Can., ISBN 979-10-327-0248-2. Pour lectorat jeune (7+). stars-3-5

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