Alita : Battle Angel

AlitaBattleAngel-dvdWhen Alita (Rosa Salazar) awakens with no memory of who she is in a future world she does not recognize, she is taken in by Ido (Christoph Waltz), a compassionate doctor who realizes that somewhere in this abandoned cyborg shell is the heart and soul of a young woman with an extraordinary past. As Alita learns to navigate her new life and the treacherous streets of Iron City, Ido tries to shield her from her mysterious history while her street-smart new friend Hugo (Keean Johnson) offers instead to help trigger her memories. But it is only when the deadly and corrupt forces that run the city come after Alita that she discovers a clue to her past – she has unique fighting abilities that those in power will stop at nothing to control. If she can stay out of their grasp, she could be the key to saving her friends, her family and the world she’s grown to love. — (Promotional text)

This movie is based on the manga series Battle Angel Alita by Yukito Kishiro (which I recently commented). James Cameron had been interested in the story for a long time (he optioned the titled in 2000 and used it as inspiration for his TV series Dark Angel) but, being too busy with Avatar and its sequels, he passed the directorial torch to Robert Rodriguez. It is a good thing that Cameron and Jon Landau waited to produced Alita because it gave them the time to perfect the motion-capture CGI technology with Avatar. The type of fast action combat scenes needed to adapt the manga would not have been possible otherwise. It also gave them time to work on the script to make it shorter.

It’s an excellent movie, with superb special effects and great storytelling. It is both entertaining and compelling. They succeeded to tell the story within two hours while keeping enough elements of the manga to be faithful. I was afraid at first that they would not be able to adapt the story properly, but all the essential themes are there: the identity quest, the love story, the desire to protect the weak against evil, the dark post-cataclysmic world, the hopeful cyberpunk technology, the fabulous combat scenes, even the social comment about the stupidity of war and social inequity. 

The only major changes are that they explain early in the story the cause of the Earth’s destruction (the war between Earth and Mars — in the manga they just mentioned that Earth was hit by a meteorite without saying, at first, that it was intentional) and the nature of Alita (a martian soldier/berserker). Hugo (Yugo in the manga) also appears in the beginning of the movie (while he only appears in chapter eight in the manga). Most of the changes are minor and without consequence: Ido names Alita (Gally) from his dead daughter (instead of from his dead cat), his ex-wife Chiren appears later in the manga (after chapter sixteen, but she is in the anime), his assistant is different (she looks more like Myra, the doctor who replaces Yugo’s hand in chap. 10 of the manga), the Berserker replacement body is not found by Alita but by Ido, the speech in the “Kansas” bar to try to get the Hunter-Warriors’ help against Grewishka (Makaku) is made not by Alita but by Ido (who still has his Zalem symbol on the forehead in the manga), etc. The movie also adds the fact that Nova can see and speak through Vector. Despite those few differences, the movie seems quite similar (even more if we compare to the anime version, Battle Angel).

Annoyingly, the movie ends on a sort of cliff-hanger: will Alita succeed to reach Zalem and get her revenge from Nova? That’s what we will know in the sequels — if they are ever produced. It all depends on the success of the first movie. Despite mixed reviews, it seems that it was well received (the sales more than doubled the budget and ratings were good enough on IMDb [7.4] and Rotten Tomatoes [60% for the critics but 93% for the audience]). For my part (but I was already an Alita fan), I think it was an excellent adaptation and I enjoyed it greatly. I warmly recommend it. stars-4-0

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Gunnm, t. 1

Gunnm-GF-01-covGunnm (銃夢 / Gun-mu ou Jūyume / contraction de l’anglais “gun” (fusil) et du japonais “yume” (rêve) donc lit. “Rêve d’arme”) est un manga par Yukito KISHIRO qui a été publié en feuilleton dans Business Jump dès 1990 et dont le premier volume parait au Japon en septembre 1991 chez Shueisha. Suite à un conflit avec son éditeur en 2010, la parution de la série continue chez Kodansha. En 1995, une première édition en France se fait en neuf volumes chez Glénat (ce sera d’ailleurs parmi les premiers mangas à recevoir une traduction française). À peu près au même moment la version anglaise parait chez Viz Comics sous le titre “Battle Angel Alita” (puis réédité chez Kodansha Comics). En 2000, Glénat publie un édition deluxe grand format en six volumes. Ces éditions ne sont plus disponible mais Glénat a récemment rééditée Gunnm avec une nouvelle traduction. 

Gunnm n’est que la première de trois séries de manga et l’histoire se poursuit avec Last Order (19 vols.) et Mars Chronicle (6 vols jusqu’à maintenant). Un recueil de quatre histoires courtes, Gunnm Other Stories, a également été publié mais trois des histoires sont incluses dans l’édition deluxe grand format. Le manga a été adapté en un roman de Yasuhisa Kawamura, en animation (deux OVA de 30 min.) en 1993 par Hiroshi Fukutomi, puis au cinéma par Robert Rodriguez et James Cameron sous le titre Alita: Battle Angel.

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Page 9

Sur une Terre post-cataclysmique (suite à l’impact d’une météorite), ce qui reste de l’humanité survit à Kuzutetsu, dans l’ombre de la cité flottante Zalem (où réside l’élite). Dans la décharge à déchets de la cité, le cyber-docteur Daisuke Ido découvre la tête d’une femme cyborg dont le cerveau humain est miraculeusement encore en vie. Il la soigne et la nomme Gally (Alita), car celle-ci est amnésique et ne se souviens plus de rien. Il finit par lui fabriquer un corps. 

Il n’y a plus d’autorité pour faire régner la loi et l’ordre dans les bas fonds de Kuzutetsu, alors l’usine 33 (qui alimente Zalem en énergie et en vivres par un long cable) fait appel à des chasseurs de primes, les Hunter-warrior. De nombreux criminels s’attaquent aux cyborgs pour leur voler des pièces ou des membres (la colonne vertébrale est d’ailleurs très prisée).  Pour émuler Ido, mais surtout pour traquer et éliminer ceux qui s’attaquent aux faibles, Gally décide de devenir Hunter-warrior. 

GunnmAprès une altercation avec le cyber-monstre Makaku, le corps de Gally est détruit. Toutefois, Ido le remplace par le corps d’un berserker, un guerrier cybernétique qu’il avait découvert plus tôt dans les ruines d’un vaisseau spatial. C’est une véritable machine de guerre, résultant d’une technologie et d’un savoir-faire oubliés depuis longtemps. Si Gally ne se souviens pas de sa vie antérieure, elle est capable d’utiliser intuitivement une ancienne technique de combat cyborg appelé Panzer Kunst, et de controller les fonctions de son nouveau corps. Cela fait d’elle un combattant d’exception et lui permet de défendre Ido contre la vengeance de Makaku… Mais qui est-elle vraiment? 

En plus des sept chapitres du récit, ce volume contient également des informations sur les usines et les bornes de Kuzutetsu, le court récit “Douce Nuit” (en trois parties, 100 p.) qui traite des origines de Ido, ainsi qu’un “art book” de vingt-deux pages qui offre des notes et des croquis sur la création de Gunnm. 

Ce manga nous offre donc une quête existentielle dans un univers cyberpunk post-cataclysmique, teinté d’un commentaire sociale sur la division des richesses. C’est un manga seinen mais avec un récit très inspiré par le sous-genre shōnen du nekketsu, où le héros — souvent orphelin — doit réaliser une quête initiatique qui l’amène à affronter de nombreux obstacles et des adversaires en tournoi ou combat singulier.

J’ai lu ce manga il y a une vingtaine d’années et j’en avais gardé un très bon souvenir. C’est effectivement une série qui avait été très bien reçu tant en France qu’aux U.S.A. En prévision de la sortie de l’adaptation cinématographique, j’ai décidé d’en faire une relecture et celle-ci n’a pas altérée ma première impression. C’est un très bon manga, plein d’action mais aussi d’émotions et d’idées qui appelles à la réflexion. Je vous le recommande.

Gunnm, t. 1 par Yukito KISHIRO. Paris: Glénat, juillet 2000. 362 planches, N&B, 18 x 25.5 cm, ISBN 2-7234-3293-9. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-3-5

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© 1991, Yukito KISHIRO. © 2000, Éditions Glénat pour la traduction française.

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Arzak Rhapsody

ArzakRhapsody-DVDPerché sur son fidèle Ptéroïde anti-gravité (où rien de grave ne peut l’atteindre), Arzak explore le Désert ‘B’, un monde parallèle peuplé de créatures étranges, situé aux frontières du rêve et d’une réalité au-delà du réel. Mais Arzak ne rêve-t-il pas d’un univers qui est en lui…ou en chacun de nous ?

(Texte promotionnel — voir aussi la couverture arrière de la jaquette)

Ce dessin animé est une série de quatorze capsules de 3:30 min. chacunes qui offrent un dessin minimaliste qui est terriblement animé. On y retrouve différentes aventures (et mésaventures) du célèbre guerrier solitaire et (généralement) silencieux alors qu’il parcours le désert B, affrontant l’herbe-serpent ou diverses autres créatures. C’est un peu sans queue ni tête mais les récits sont étoffés par une narration et Moebius donne, pour la première fois, la parole à Arzak. Tout comme les planches de Moebius, ces capsules sont un peu inégales en qualité (et en intérêt). L’univers d’Arzak est un peu tourné en ridicule avec des personnages clownesques (où l’on pourrait peut-être discerner une influence de Winsor McCay?). 

C’est mauvais mais tout de même amusant et intriguant. À la défense de cette curiosité décevante, il faut admettre qu’elle est définitivement produite pour un public jeune alors que la série originale s’adressait aux adultes. On s’attendrait néanmoins à mieux de la part d’un créateur comme Moebius. C’est trop court et plein de potentiel inexploité (quoique le graphisme s’améliore avec les derniers épisodes). Cela aurait pu être tellement mieux…

Il est intéressant de constater que l’on voit déjà le début de la convergence des différents univers (et styles) de Giraud / Moebius avec des éléments qui rappellent Le Garage Hermétique, d’autres qui font définitivement partie du monde SF déjanté et imaginatif de Moebius — parfois hilarant et absurde, parfois mystique et obscure (avec des allusions au Arzach original ou à Edena) — et même des relents d’atmosphère western à la Blueberry. Cette série d’histoires nous laisse donc présager la suite — L’Arpenteur

À voir par amusement ou par curiosité.

Arzak Rhapsody: France, 2002, 51 min., série télévisée d’animation (14 episodes); Dir., Scr., Des.: Moebius; Dir. Art.: Alexandre Brillant; Ass. Réal.: Francois Narboux; Mus.: Zanpano; Studio: Millimages Online; Prod.: Wolfland Pictures, Carrere Group, France 2. stars-2-5

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Moebius 2: Arzach & Other Fantasy Stories

Moebius-2_ArzachStrangely, this edition of Arzack, published by Epic / Marvel, offers the stories in a different order than the French edition.

In the first story, ”Arzach” (8 colour pages), the protagonist spies on a naked woman who dresses but he is surprised by her husband. He captures and suspends him to a giant skeleton but all for nothing because, finally, the beauty of the woman leaves something to be desired…

Arzach-p032In the second story, “Harzak” (8 colour pages), our heroes flies over the carnivorous plain on his faithful Pteroid, his luggage being on the back of a second bio-mechanical pterosaur. But after a long flight, the latter is tired and plunges into the killer grass. Harzak must rest his mount but the only haven possible is a kind of arch occupied by a giant primate, red and fierce. Full of nonchalance, the hero triumphs. This is my favorite story thanks to Moebius’ beautiful drawings. In my youth, I made a poster out of one of these boards.

In the third story, ”Arzak “(8 colour pages), a man arrives by car near some sort of stone temple. He enters, passes through a crowd of passive / aggressive green men, then enters a room where he repairs equipments. In the distance, an inanimate Pteroid wakes up. His task accomplished, the man leaves with his car…

Moebius-2_Arzach-p32-33The fourth “story” is a series of eight colour pages that do not seem related but which may form an enigmatic story titled Harzach… The quality and style of each is quite uneven, the best being a double-page fresco depicting an army.

When it comes to the “other fantasy stories”, this part includes a selection of completely different stories (except one).

In “The Detour” (7 p., B&W), Jean Giraud’s family take a detour on their way to the island of Re and makes strange encounters. The story doesn’t make much sense tout the art is beautifully detailed.

In “The Ballade” (9 colour pages), a young explorer crosses the bio-forest reciting Rimbaud. He meets a fauness, who saves him from the attack of an Euchinus and decides to join him to discover distant human cities full of wonders. But in their first meeting with a troop of these townspeople, they are massacred without questions. Moebius said that he used an absurd, sudden and tragic ending because he was coming close to the deadline… This story shows us a beautiful, intriguing and original universe.

Moebius-2_Arzach-p59In “The White Citadel” (6 colour pages), a knight crossed for months the wilderness until he encountered a citadel carved in one single stone. An elf appears and tells him the story of a prideful king who wed a beautiful princess, but as soon she entered the nuptial chamber it closed down, trapping her. The king was barred from entering by a dark creature. Soon the knight fall asleep, possessed by the king spirit, and in his dream fights the dark creature again. In the morning the traveling knight wakes up blind, deaf and mute… Moebius notes in the preface that his friends commented that his stories were always very negative, so to prove them wrong he wrote this one but failed as it ended up again dark and morbid!

In “Ktulu” (5 colour pages), after a last meeting the president goes down a dark tunnel to meet the hunt master who will grant him the agreed privilege to hunt the Ktulon… A short and unremarkable story. Moebius notes that this is a little humorous fable referencing Lovecraft’s mythology and, at the same time, criticizing the French president “using the privilege of his office to go to Africa and hunt wild game” which he found shocking.

The book ends with one last “Arzach” story (5 colour pages) giving some humorous background to the character, the last ptero-warriors helping an artist retrieving the red stone stone by an evil wizard. Amusing.

As for the French edition of Arzack and the compilation of stories that included it, this book offers some of the best examples of science fiction stories by Moebius. It is very interesting (and entertaining) to read.  It’s really worth a look.

Moebius 2, The Collected Fantasies of Jean Giraud: Arzach & Other Fantasy Stories, by Moebius. New York: Epic/Marvel, April 1987. 72 p. $US 9.95 / $C 13.95. ISBN 0-87135-279-6. stars-3-0

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