Le vieux fou de dessin

“Il était une fois au Japon, document.write(“”); au cœur du XIXe siècle… Tojiro, le petit vendeur des rues, rencontre un curieux vieil homme qui passe ses journées à dessiner des lions-dragons, des ponts suspendus, des saules qui pleurent. C’est Hokusai, le vieillard fou de dessin, le plus grand artiste japonais, le maître des estampes, l’inventeur des mangas. Fasciné par le talent du maître, Tojiro devient son ami et son apprenti.” [ Texte du site de l’éditeur; voir couverture arrière ]
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Ma soeur m’a fait cadeau de ce livre il y a plus de dix ans et je n’ai jamais vraiment eu le temps de le lire. Toutefois, comme je viens de lire et commenter un manga traitant d’Hokusai, il me semblait tout à fait opportun d’enchaîner avec ce magnifique album illustré pour enfant qui nous offre aussi, à sa manière, une biographie de ce grand maitre de l’estampe que l’on appelait aussi le “vieux fou de dessin” (ou de la peinture).

François Place est un auteur et illustrateur de grand talent. Il a illustré, depuis 1983, au moins une demi-douzaine de livres, mais dès 1992 il commence à écrire (et illustrer) ses propres livres. Il en a maintenant publier plus d’une dizaine, incluant Les Derniers Géants et l’Atlas des Géographes d’Orbae, qui lui ont valu de nombreux prix. Son style clair, simple mais expressif est fort apprécié tant des jeunes lecteurs que des parents et instituteurs.

Le vieux fou de dessin est d’abord paru en 1997 chez Gallimard dans la collection Folio junior Drôles d’aventures sous la forme d’un roman illustré (en noir et blanc). Il a été réédité en 2001 sous la forme d’un album cartonné, cette fois avec des illustrations couleurs à l’aquarelle, et à nouveau en 2008, avec une couverture souple. Il a également été traduit en anglais chez D. R. Godine en 2003 (traduction par William Rodarmor) sous le titre The Old Man Mad About Drawing. En 1999 François Place a reçu pour ce titre le Prix Chronos de littérature pour la jeunesse.

Au travers des yeux d’un petit vendeur de gateaux de riz devenu apprenti du peintre, et de la relation que ceux-ci développent peu à peu, le lecteur découvre non seulement la vie et l’oeuvre d’Hokusai, mais aussi de très nombreux aspects de la culture Japonaise: la société japonaise telle qu’elle était à Edo au 18e siècle, les techniques de gravure et d’estampe, le kabuki, les samouraïs, les sumos, les temples shintô, etc. C’est un voyage initiatique et formateur tant pour le jeune Tojiro que pour le lecteur, alors qu’ils découvrent ensemble l’importance d’observer en silence et le plaisir d’apprendre. Par les leçons de son vieux maitre, Tojiro apprends à lire, à dessiner, à penser pour lui-même, à apprécier la beauté et l’art. Hokusai lui raconte un peu sa vie et, à travers ces récits, nous découvrons toutes les étapes importantes de la carrière du peintre.

C’est une lecture agréable et très enrichissante, agrémentée de superbes illustrations (on trouve aussi tout au long du texte des reproductions d’oeuvres d’Hokusai). L’ouvrage se termine avec un glossaire très utile. Toutefois la narration manque un peu de fluidité et il est important de préciser que, malgré les affirmations faites par l’éditeur, Hokusai ne fut certainement pas l’inventeur des mangas. À l’origine, “manga” signifiait “dessin dérisoire”, fait dans un but divertissant, des croquis, voir des caricatures, que l’on retrouvait sur les emaki (rouleau manuscrits) dès le 11e siècle. Hokusai n’a donc rien inventé; il n’a fait que contribuer à populariser le terme qui ne prendra son sens actuel de “bande dessinée” japonaise qu’au 20e siècle.

Malgré ces quelques petits irritants, c’est un très bon livre, une oeuvre charmante, que je recommande chaudement.


Le vieux fou de dessin, par François Place. Paris, Gallimard Jeunesse (Coll. Grand format littérature, Série Romans Junior), novembre 2001. 19,5 x 26,3 x 1,2 cm, 96 pg., 16,25 € / $30.95 Can. ISBN: 978-2-0705-4842-2. Recommandé pour les enfants de 9 à 15 ans.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Le vieux fou de dessin © Éditions Gallimard Jeunesse, 2001, pour le texte et les illustrations.

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L’image du Mer-fleurie

Terre d’Espérance, document.write(“”); la 5e édition des Mosaïcultures Internationales au Jardin botanique de Montréal du 22 juin au 29 septembre 2013. Dans le volet National, l’entrée de la ville de Verdun, “Bouleversements”, photographiée le 18 juin avant l’ouverture officielle. Cette oeuvre mets en lumière la décroissance des colonies d’abeilles.
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Mosaïculture 2013

Hokusai par Shōtarō Ishinomori

“Quand Tetsuzô prend le nom de Hokusai il a déjà plus de 40 ans. L’auteur de La grande vague de Kanagawa doit tout recommencer pour s’imposer en tant que dessinateur. À travers ses voyages et ses rencontres, document.write(“”); entrez dans la vie trépidante de l’homme qui a émerveillé l’Occident : Hokusai !” [ Texte de la couverture arrière ]
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“L’aventure de Hokusai commence réellement lorsque le personnage a une quarantaine d’année. On découvre un opportuniste qui a souvent changé de nom en fonction des écoles auxquelles il s’affiliait. Mais c’est surtout un « vieux fou de peinture », avide de reconnaissance et voulant toujours dessiner, même au seuil de la mort. La renommé de Hokusai ne s’est pas faite toute seule ! Il a dû ruser pour imposer ce nom illustre, en peignant devant une foule sur un grain de riz ou sur une toile géante… Découvrez l’incroyable parcours de ce peintre dans ce one-shot d’Ishinomori où l’humour rejoint le récit historique.” [ Texte du
site de l’éditeur ]

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Hokusai (??) est un manga seinen de Sh?tar? Ishinomori originalement publié au Japon en février 1987 par Sekai Bunka-sha, puis réédité en 1996 par Futabasha et par Kadokawa Shoten en 2005. Il a été traduit et publié en français dans la collection Sensei (dédié aux grands maîtres du manga) de Kana (Dargaud) en juin 2010 et réédité avec une couverture légèrement différente en août 2011. Aussi incroyable que cela puisse paraître pour une telle oeuvre, il ne semble pas y avoir eut jusqu’à maintenant de traduction anglaise.

Parlons d’abord ici de l’auteur. Sh?tar? Ishinomori est né Onodera Sh?tar?, mais a publié sous le pseudonyme de Ishinomori (d’après sa ville natale dans le district de Tome, préfecture de Miyagi). Comme l’orthographe de son nom [??] était trop souvent prononcé “Ishimori” par erreur il le changea en 1984 [???]. Il est décédé en 1998 à l’âge de soixante ans. Il fait partie de la première génération de mangaka et peut ainsi être considéré comme l’un des grands maîtres du manga. Il a fait ses débuts en 1954 en participant à un concours pour “dépister” des artistes débutants organisé par le magazine Manga Sh?nen. Remarqué par Osamu Tezuka, il devient brièvement son assistant pour Astro Boy et, dès la fin de son secondaire en 1956, il le rejoint à Tokyo dans le fameux Tokiwas? (une sorte de commune de mangaka fondé par Tezuka) où il demeure jusqu’à la fin de 1961. Son premier gros succès a été Cyborg 009 en 1964, prépublié dans le Weekly Shonen King de Kodansha pour être finalement compilé en trente-six volumes et pour lequel il a reçu le prix Kodansha en 1967 (disponible en français chez Glénat, collection Vintage).

Ishinomori est surtout connu pour ses histoires de science-fiction destinées à un jeune public (Cyborg 009 en 1964, Genma Taisen en 1967 ou The Skull Man en 1970) et ses séries télévisées de sentai (super-héros) tokusatsu (effets spéciaux) comme Kamen Rider (1971) et Kikaider (1972). Plusieurs de ces titres sont disponible en anglais chez le fournisseur de digital comics ComiXology. Un autre de ses titres sh?nen, Ry? no Michi (1969, Le Voyage de Ryu), est disponible en français chez Glénat (Coll. Vintage).

Ishinomori a toutefois produit des histoires réalistes plus sérieuses, destinées à un public plus âgé, comme Sabu to Ichi Torimono Hikae (Weekly Sh?nen Sunday: 1966-68 et Big Comic: 1968-72, Prix Sh?gakukan en 1968, traduit en français chez Kana, collection Sensei, en quatre volumes), Kuzuryû (1974, l’histoire d’un vendeur ambulant de médicaments, traduit en français chez Kana, coll. Sensei), Miyamoto Musashi (1974, l’histoire du célèbre ronin, également traduit en français chez Kana, coll. Sensei), Sandarobotchi (Big Comic: 1975-81, une histoire sans beaucoup d’action qui se concentre sur le développement des personnages et la description de la vie quotidienne d’un fabriquant de jouets en bambou qui fait aussi du recouvrement de créances dans le quartier Yoshiwara d’Edo, la Tokyo du 18e siècle) ou Hotel (1984-98, prépublié dans Big Comic, compilé en 25 vols, gagnant du Prix Sh?gakukan en 1988, raconte la vie quotidienne du personnel et des clients d’un hôtel). Hokusai appartient à cette partie de l’oeuvre de Ishinomori mais demeure un ouvrage mineure dont on parle peu.

Ishinomori a également produit quelques ouvrages plus didactiques: Manga Nihon keizai ny?mon (1986, 4 vols., partiellement traduit en anglais par University of California Press sous le titre Japan Inc et en français chez Albin Michel sous le titre Les Secrets de l’économie japonaise en bande dessinée), Kurodaiku (publié dans Business Jump et qui se déroule dans le monde des affaires), ou encore Manga Nihon no Rekishi (une histoire ambitieuse du Japon publiée chez Chuo Kohron depuis 1989 mais qui reste malheureusement inachevée).

Sh?tar? Ishinomori a été un auteur polyvalent tant dans la diversité de ses sujets que de son style et surtout un mangaka très prolifique (il est connu pour avoir dessiné parfois plus de cinq cent pages en un seul mois et produit au-delà de 70,000 pages de manga durant les trente premières années de sa carrière–un exploit rendu possible en partie par la simplicité de son dessin et par l’utilisation d’assistants [Thierry Groensteen, L’univers des mangas, pp. 98-100; Frederik Schodt, Manga! Manga!, p. 139]). Il a eut une grande influence sur le genre (on retrouve parmi les nombreux artistes a avoir été ses assistants des noms comme Go Nagai ou Keiko Takemiya).

Il est malheureux de constater que l’ensemble de l’oeuvre des membres de cette première génération de grands mangaka, à laquelle appartient Ishinomori, a longtemps été ignoré par l’occident, probablement à cause de son style graphique qui, à l’opposé de la profondeur de ses sujets, était perçu comme trop simple (sinon enfantin et parfois caricaturale) pour être prit avec sérieux. Toutefois, ces dernières années, le public occidental (jusqu’à maintenant surtout en France) a finalement commencé à s’intéressé à ces auteurs qui ont définit le genre du manga, surtout grâce au travail d’éditeurs comme Glénat (avec sa collection Vintage) et Kana (avec sa collection Sensei). Dans le monde anglophone le réveille semble un peu plus lent mais des éditeurs indépendants comme drawn and quarterly ou Vertical semblent ouvrir la voie.


Hokusai est un personnage complexe qui est certes difficile à cerner dans le cadre d’un manga mais Sh?tar? Ishinomori réussi très bien à la faire (quoiqu’en près de six-cent pages!). La preuve de cette complexité, comme le dit lui-même Ishinomori dans sa postface, c’est que durant son exceptionnellement longue existence (en effet il était rare à l’époque de vivre jusqu’à quatre-vingt-dix ans), Hokusai a utilisé une cinquantaine de noms (ou variantes de noms) différents, a déménagé plus de quatre-vingt-dix fois et était presque constamment sur la route, à la recherche de nouveaux paysages à mettre sur papier ou d’une façon de se ressourcer. Cette étonnante vitalité a fait de lui un artiste très prolifique (environ 30 000 dessins!), ce qui lui a fait connaître de son vivant la notoriété mais jamais le succès financier et il vivra donc dans la pauvreté.

Ironiquement, comme c’est souvent le cas pour les grands artistes, c’est la postérité qui lui donnera le succès et lui conférera une grande influence sur l’ensemble du monde artistique (tant au Japon que dans le reste du monde, notamment sur les impressionnistes français avec le japonisme). Hokusai nous donnera donc des oeuvres iconiques tels les “Hokusai Manga” (1814-1834, 12 vols., ces carnets de croquis, illustrant la vie quotidienne de l’époque, auraient popularisé le mot “manga” mais il signifit plutôt ici des “esquisse spontanée”), “Le rêve de la femme du pêcheur” (c. 1820, une scène érotique [shunga] où une poulpe caresse une femme, réputée pour être à l’origine du concept de shokushu ou hentai tentaculaire), “La grande vague de Kanagawa” (1831, de la série Fugaku Sanj?rokkei, “Trente-six vues du mont Fuji”), ou encore les “Cent histoires de fantômes” (Hyaku monogatari, 1830-35).

Ishinomori précise toutefois qu’il a tenté d’esquisser une biographie romancée de Hokusai: “j’ai essayé plus ou moins de respecter les étapes de la vie de Hokusai, mais j’ai préféré mettre l’accent sur les zone d’ombres qui la composent” dit-il dans la postface, et il a donc “créé pour cela une sorte de personnage imaginaire.”


Le nom de Katsushika Hokusai (1760-1849), avec ceux de Utamaro et de Hiroshige, est devenu synonyme d’estampes japonaises (Ukiyo-e). Très jeune Hokusai, alors nommé Tetsuz?, s’intéresse à la peinture. Toutefois Ishinomori ouvre son récit non pas avec la naissance d’Hokusai mais avec les derniers moments de celui-ci, puis enchaîne avec l’instant où (en 1799, au seuil de la quarantaine), contemplant la constellation de la Grande Ourse (appellé hokutosei au Japon, où “hoku” signifit “nord”), il décide de changer son nom, maitre S?ri, pour Hokusai afin de “repartir à neuf.” Il a de la difficulté à faire accepter ce nouveau nom et doit réaliser des exploits publiques (comme peindre en 1804 un portrait géant du maitre zen Daruma) pour s’imposer à nouveau sur la scène artistique. Ce n’est qu’à la page soixante-treize qu’Ishinomori utilise un flashback (en fait un cauchemar) pour raconter l’enfance de l’artiste où il travaille comme livreur de livres, puis apprenti dans un atelier de gravure (1775), chez un fabriquant de miroir (son beau-père) et finalement auprès de l’artiste Katsukawa Shunsh? (1778-92) où il prend le nom de Shunr?.

Avec l’aide d’un autre flashback, Ishinomori poursuit son récit de la vie de Hokusai. Sa femme étant partie avec les enfants et renié par l’école Katsukawa, Hokusai connait des temps difficiles. Il reprend alors le nom de l’artiste décédé Tawaraya S?ri (1795-98) et continue sa recherche artistique en étudiant de nombreux styles (kano, Sessh?, la peinture chinoise, la gravure sur cuivre, etc.). Après avoir peint une décennie sous le nom de Hokusai (1799-1810) il n’est toujours pas satisfait de son style. Ayant atteint une grande notoriété, il organise des expositions et accomplit de nouveaux exploits (peindre sur un grain de riz, faire de nouvelles peintures géantes, performer pour le shogun), mais réalise qu’il a cessé de progresser. Il a cinquante ans. Il prends donc le nom de Taito (1811-19) et entreprends de nombreux voyages, observant les paysages de la campagne nippone, les habitations, et surtout les gens, dans leurs gestes de la vie quotidienne, qu’il esquisse sans cesse dans ses fameux “Hokusai Manga.” Il peint parfois sous le pseudonyme de Gaky?jin, c’est-à-dire “vieux fou du dessin!” Ishinomori nous décrit plusieurs anecdotes et mésaventures que Hokusai aurait vécu sur sa route.

Par la suite, le récit de Ishinomori est plus décousu et anecdotique. Dans le chapitre cinq, “Mon ami Hokusai (50 ans),” il raconte la collaboration houleuse entre Hokusai et l’écrivain Bakin. Dans le chapitre six, “Honjo Warigesui (85 ans)” [le titre réfère au quartier où est né Hokusai], alors qu’il est harcelé par le serviteur d’un riche seigneur qui désir lui passer une commande, Hokusai (alors nommé Miuraya Hachiemon) raconte les origines de sa famille et son enfance. Dans le chapitre sept, “Les trente-six vues du mont Fuji (67 ans),” Ishinomori revient sur les voyages de Hokusai avec une anecdote où un mystérieux individu attente à sa vie et l’accuse du meurtre de sa femme. Dans le chapitre huit, “Manji (74 ans),” Hokusai est troublé par de nombreux cauchemars (qui lui inspirent sans doute ses “Cent histoires de fantômes”) et harcelé par son petit-fils Eikichi qui lui réclame de l’argent. Dans le dernier chapitre, “Miroir de la Chine et du Japon (80 ans),” Hokusai passe ses journées à observer la mer et à dessiner inlassablement; il a la vision d’une jeune femme à demi-nue qui sort de la mer. Ishinomori clôt sont ouvrage avec un épilogue où il revient sur les derniers moments de Hokusai en 1849.


Hokusai est un excellent manga. Le dessin est simple mais efficace et s’apparente beaucoup à celui de Tezuka (c’est normal puisqu’il l’admirait et a été son assistant). Bien sûr, les nombreux changements de nom et flashbacks peuvent créer de la confusion chez le lecteur mais on s’habitue vite aux techniques narratives de Ishinomori. Le récit est empreint de beaucoup d’humour et serait un livre accessible à tous si ce n’était des nombreuses frasques amoureuses de Hokusai qui sont autant d’opportunité pour illustrer de la nudité (ce qui est habituel pour les japonais). Un aspect que j’apprécie particulièrement est le fait que Ishinomori introduit beaucoup de reproductions des dessins de Hokusai pour illustrer et jalonner le récit. Finalement, malgré qu’il semble prendre beaucoup de liberté avec la vie de Hokusai, Ishinomori en livre l’essentiel d’une façon agréable qui impressionne probablement plus l’esprit du lecteur que ne le ferait une lecture plus académique. Tout cela en fait une lecture incontournable et je le recommande chaudement.

Hokusai, par Sh?tar? Ishinomori. Bruxelles, Kana (Coll. Sensei), juin 2010. 18,0 x 12,7 x 3,5 cm, 592 pg., 15,00 € / $26.95 Can. ISBN: 978-2-5050-0893-4. Recommandé pour “public averti” (14+ à cause de scènes de nudité).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Hokusai © Shotaro ISHInoMORI / Ishimori Production. All Rights resersed. © Kana (Dargaud-Lombard s.a.) pour la traduction française.

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Dream garden

My wife and I both love gardening.
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She take care of her flower & vegetable garden.

I tends to my garden of words.

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L’image du chat-medi

Spotty prêt à célébrer le festival d’été
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L’Image du Mer-fleurie

Terre d’Espérance, document.write(“”); la 5e édition des Mosaïcultures Internationales au Jardin botanique de Montréal du 22 juin au 29 septembre 2013. L’entrée de la Californie, “Ces fermiers qui nourrissent la planète”, photographiée le 18 juin avant l’ouverture officielle. (Œuvre présentée par California Polytechnic state University, États-Unis)
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Mosaicultures 2013, Californie

Moi, Maru, Chat Enrobé

Maru est une star au Japon et pour les internautes du monde entier ! Maru est un chat enrobé (comme l’indique son nom en japonais, document.write(“”); maru : rond). Mais son embonpoint ne l’empêche de faire d’incroyables acrobaties et de prendre les poses les plus improbables qui le rendent attachant et presque… humain. Sa spécialité : se glisser dans les contenants les plus variés, quitte à se contorsionner à l’extrême. Ce livre témoigne de la passion d’un maître pour son chat. Entre adoration et anthropomorphisme, il a filmé son fidèle compagnon d’appartement et a posté ces vidéos sur Youtube. Remportant un vif succès (100 millions de visionnages), il en a fait un livre illustré original et attendrissant. ” [ Texte du site de l’éditeur; voir couverture arrière ]
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“Mugumogu” a d’abord mis un video de son chat, Maru, sur YouTube. Avec plus de 100 millions de visionnements ce fut un grand succès. Puis, il a créé un blog pour son chat où il postait toute sorte de photos de Maru, chroniquant ses exploits et mauvais coups. Finalement, il a prit toutes ces photos et en a fait un livre illustré qui s’est vendus à 30 000 exemplaires au Japon. Ce livre a été traduit en anglais chez Harper Collins et est disponible depuis peu en français. Maru a ainsi acquit le même notoriété que le “Keyboard Cat”, Nora le félin pianiste ou encore “Grumpy Cat”.

C’est un livre de table tout à fait charmant. L’auteur explique un peu l’histoire de ce scottish fold tigré marron à chaussettes et gants blancs, né le 24 mai 2007. Il lui donne la parole et lui fait raconter de nombreux anecdotes sur sa vie de félin, ses lubies, ses coups de coeur. Bon, les textes n’ont pas vraiment d’importance puisque ce sont les photos qui font le charme de ce livre illustré. Ce chat est vraiment mignon. Je suis sûr que vous craquerez pour lui.

Et ça me donne toutes sortes d’idées…

Moi, Maru, Chat Enrobé, par Mugumogu. Paris, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, octobre 2012. 21,0 x 19,0 x 1,3 cm, 192 pg., 19,90 € / $33.95 Can. ISBN: 978-2-3501-3364-5. Recommandé pour tous.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

I am Maru © 2009, Tokimeki publishing Co. Ltd. © 2009, Mugumogu, all rights reserved. © Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, 2012 pour l’édition française.

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Le maléfice de l’améthyste

yoko26fr“De retour en Écosse, Yoko et Emilia reçoivent une étrange visite. Un notaire vient leur annoncer que l’arrière-grand-tante d’Emilia lui a légué son cottage… pour la remercier de lui avoir sauvé la vie en 1935 ! Intriguées, les deux amies se rendent sur place pour y trouver le fiancé de l’arrière-grand-tante qui leur explique son histoire. En 1934, il a inventé une machine à remonter le temps et l’a utilisée pour voyager dans le futur afin d’y trouver un médicament contre la tuberculose, mal dont se meurt sa promise. Mais resté coincé au XXIe siècle, il lui a fallu du temps pour réparer sa machine et, trop vieux pour faire le voyage-retour, il demande à Yoko et à Emilia de porter le remède dans le passé. Les deux amies n’ont pas le temps d’hésiter: piégées, elles se retrouvent dans les années 30 où elles auront affaire à des comploteurs russes et une étrange pierre précieuse au pouvoir maléfique.”

[ Texte du site de l’éditeur; voir couverture arrière ]

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Library Wars

Toshokan Sens? (????? / Library War) first came out as a light novel series (written by Hiro Arikawa and published by MediaWorks in 2006-07; translated in french by Glénat in their Roman Manga collection). It was then adapted into a manga series by Kiiro Yumi (serialized in Hakusensha’s LaLa magazine since 2007, document.write(“”); translated in English by Viz Media and in French by Glénat). Both novel and manga series are available in french from the Montreal libraries network. I will definitely add those to my reading list since I work in a library and find the concept totally hilarious! However, as it is often the case in Japan, it was later adapted into a 12-episode animated series (directed by Takayuki Hamana and produced by Production I.G, it aired in 2008 on Fuji TV’s Noitamina segment) before being made into a live-action movie directed by Shinsuke Sato in April 2013. [See AsianWiki for more details on the movie]
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In 2019, the Japanese government (following a trend that we start seeing today in many developed societies) pass a very strong censorship law in order to protect the country but it has the adverse effect of dangerously diminishing the freedom of expression. An armed force is created to search and eliminate any documents that contravene the law. However, libraries in Japan have their own law that gives them freedom in collecting and offering their materials, guaranteeing privacy to their users and categorically opposing any type of censorship (it’s based on the Statement on Intellectual Freedom in Libraries, a real law passed in 1954 and amended in 1979). Therefore, an armed force is created to protect libraries against such censorship. The story follows Iku Kasahara, a young woman who had always dreamed to join the Library Defense Force, as she becomes a recruit and discovers all the challenges of a paramilitary life.

Yesterday, we’ve learned from Anime News Network that “Montreal’s Fantasia International Film Festival will screen the Canadian premiere of the live-action Library Wars film this summer”. Fantasia’s scheduling is yet to be announced.

In the meantimes, you can have a quick look on the movie’s trailer Dailymotion:

https://dailymotion.com/video/xzgom7

Update: Now you can also read my comment on the movie.

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L’image du chat-medi

Chut! Saya dort
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L’image du Mer-fleurie

Appalachian sedge / Carex appalachica
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Éléments de fantasy chez Apulée

On me reproche parfois de commenter des ouvrages avec retard. Dans ce cas-ci je dois bien battre tout les records puisque ce roman a été écrit et publié pour la première fois il y a près de dix-huit-cent ans! Toutefois son caractère exceptionnel m’empêche de le passer sous silence.
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Les Métamorphoses ou l’Âne d’or (Metamorphoseon / Asinus aureus) a été écrit par Apulée (125-180) au IIe siècle et raconte les tribulations de Lucius. Celui-ci est de bonne condition: il vit avec aisance et le fait qu’il voyage en Thessalie pour affaires en compagnie de son cheval et d’un esclave le démontre bien. Sa trop grande curiosité à l’égard de la magie mettra cependant fin à sa bonne fortune. Il se verra plongé dans une honteuse déchéance lorsque, document.write(“”); transformé en âne, il vivra de multiples mésaventures à la recherche de sa forme originelle. Ce n’est qu’après ces nombreuses aventures, certaines heureuses mais la plupart malheureuses, où il change souvent de propriétaire et échappe sans cesse au trépas, que Lucius redeviendra un homme, non sans avoir subit une profonde transformation.

Les métamorphoses est non seulement un excellent ouvrage qui rend bien compte de l’imaginaire romain mais il se lit avec aisance et est d’une modernité étonnante tant dans la clarté de son action, le réalisme de ses descriptions ou l’absence de fausse pudeur dans ses scènes érotiques (c’est le cas aussi pour le seul autre roman de l’antiquité à nous être parvenu: le Satyricon de Pétrone). Il est toutefois surprenant de constater que l’on retrouve dès l’antiquité, dans ce roman d’Apulée, des thématiques typiques du merveilleux. Roman satirique ou conte fabuleux, Les Métamorphoses est donc une histoire de fantasy avant la lettre.

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La thématique la plus constante dans le roman d’Apulée est celle de la magie (ou sorcellerie) que l’on retrouve plus particulièrement sous ses aspects d’altération (la sorcière se changeant elle-même, ou une autre personne, en animal), d’enchantement ou de divination. Elle concurrence sérieusement la thématique plus classique de l’intervention divine, qui n’apparait d’ailleurs que dans les fables insérées dans le récit. À part ces quelques réminiscences de la mythologie classique, la tradition populaire est nettement dominante. Il faut croire que le folklore des campagnes n’a guère changé en deux-mille ans.

D’autres thématiques typiques de la fantasy sont également présentent, comme celle du “bestiaire” surnaturel. Orcus, un dieu mineur des morts chez les romains (et un célèbre démon dans Dungeons & Dragons) est mentionné une demi-douzaine de fois. Il est question de divers types de fantômes: les lémures (des âmes sans corps), les lares (démons protecteurs), les larves (damnés errants) et les mânes (morts de condition incertaines). On y voit aussi une sorte de loups-garou: les versipelles (des hommes qui peuvent se changer en bêtes à volonté). Et des dragons apparaissent à plusieurs reprises dans le récit: les soeurs de Psyché imaginent son invisible amant comme un reptile monstrueux, la source du Styx où Psyché doit puiser une eau sombre pour Vénus est défendue par des dragons dotés de mâchoires aux dents cruelles et d’une langue à triple fourche (VI, XV, 5: inter genas saevientium dentium et trisulca vibramina draconum), un compagnon de voyage de Lucius est dévoré par le dragon monstrueux qui est le gardien d’un bois, et Lucius, lors de son initiation isiaque, porte une robe ornée de figures de dragons de l’Inde et de griffons hyperboréens.

On rencontre souvent dans le récit des personnages ou des lieux dotés d’attributs fabuleux ou magiques: des gens qui peuvent parler aux plantes, aux animaux ou même aux objets inanimés; des palais somptueux emplis de serviteurs invisibles et où les tables demeurent toujours garnies (le palais de Cupidon); et l’existence de lieux “autres” tels que l’Enfer, le Tartare, l’Olympe, et même le palais de Cupidon est situé dans un “ailleurs” où l’on est transporté par le vent Zéphir (la mythologie semble généralement laisser croire que cet “ailleurs” est géographique — l’Olympe dans le ciel et l’Enfer dans le sol — mais par moment on semble y déceler une notion primitive de plan dimensionnel).

Plus que la thématique, la structure même du récit d’Apulée l’apparente au roman de fantasy. Les Métamorphoses offre un aspect féerique du fait que la narration principale est régulièrement interrompue par le récit de divers contes, fables ou légendes, ce qui n’est pas sans rappeler les Mille et une nuits, écrit au Moyen-âge, ou même Le seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien. Le récit est savamment entrecoupé de ces contes fabuleux: on y retrouve trois histoires racontant les exploits d’un groupe de brigands, trois histoires d’amour (Cupidon et Psyché, Plotina, Charité) et enfin le récit de trois adultères qui se terminent en crimes monstrueux. Le conte de Psyché est particulièrement connu: Vénus, jalouse de Psyché, charge son fils Cupidon (Eros) de l’éliminer mais celui-ci l’amène plutôt dans son palais en lui cachant sa véritable identité (ce conte s’apparente à un autre récit ancien: un jeune prince, changé en dragon par un maléfice, ne pouvait rejoindre sa bien-aimée qu’à la nuit tombante et à condition de lui demeurer invisible et qu’elle en conserve le secret).

De plus, le récit adopte aussi la forme d’une quête: c’est l’histoire typique du héros qui, confronté à une tâche ou à des épreuves, doit surmonter une série d’obstacles, ce qu’il ne réussit qu’après avoir mis à jour les faiblesses qui le rendaient vulnérable. Toutefois, Lucius n’est pas seulement à la recherche du bouquet de roses qui annulera le charme qui l’a transformé: il vit un véritable voyage initiatique et purificateur qui lui gagnera les faveurs de la déesse Isis. Celle-ci non seulement le délivrera de l’enchantement et le prendra sous sa protection divine mais, après lui avoir révélé les mystères de son culte, lui offrira une vie nouvelle au sein de son clergé. Cette transformation et son initiation au culte d’Isis lui offrent le salut éternel. Lucius voit donc son quotidien exploser, il vit des expériences totalement différentes de ce qu’il a connu jusqu’alors, qui le changent profondément et puis le font renaître (On note que les cultes initiatiques ou dit “à mystères” greco-romains avaient plusieurs aspects communs avec le Christianisme). Ce genre de quête initiatique est un élément propre à la fantasy.

Allégorie morale et religieuse sur la souffrance et le salut (quoique pleine d’humour), Les Métamorphoses me rappelle un peu, entre autres romans de fantasy, Le château de Lord Valentin de Robert Silverberg, où un prince déchu et amnésique retrouve son pouvoir (et bien plus) après une sorte de quête initiatique.

Ce roman, donc, non seulement nous instruit agréablement des moeurs et des croyances de la Rome antique, mais encore constitue un étonnant récit de fantasy. C’est une lecture pour les gens curieux. À lire (ou à relire).

Les Métamorphoses ou l’Âne d’or par Apulée. Traduit par Olivier Sers, Paris, Les Belles Lettres (Coll. Classiques en poche, #82), juin 2007. 10,8 x 17,8 cm, 576 pg., 19,30 € / $32.95 CDN. ISBN 978-2-251-79993-3. Edition bilingue (Français et latin).

Ceci n’est pas l’édition que j’ai consulté. Si je ne m’abuse j’ai lu celle de la Collection des Universités de France (dite “Collection Budé”), toujours aux Belles Lettres, en trois volumes (1940-45, multiples rééditions, traduit par P. Vallette, avec texte latin en regard). Mais l’édition ci-haut est plus intéressante et plus récente. Pour une édition plus abordable, je recommande soit celle de Folio Classique, soit l’édition anglaise de Penguin Classics. (Apparemment il en existe aussi une adaptation graphique, aux allures érotiques, par Milo Manara aux Humanoides Associés. C’est à voir!)

Vous pouvez également lire Les Métamorphoses en ligne soit sur le site de Remacle ou celui de la BCS (Bibliotheca Classica Selecta).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Ce billet est une version légèrement corrigée et augmentée d’un article paru dans Samizdat #11-12 (Avril 1988): 11-13.

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Press Review (2013-06-09)

After one of the most disastrous vacations in memory (cancellation of a trip, document.write(“”); being sick most of the time and rainy weather all over) I had to return to work. A guy must win his bread after all. The end of May and early June was marked by a heat wave, followed again by unseasonably cold weather and more rain! Twelve degree celsius in June? No wonder my cold doesn’t want to let go (although I am feeling better, I still have ears’ problem). I’ve been busy reading… hopefully I’ll have the energy and time to write about it. It was a quiet couple of weeks in the news and you’ll find my collection of links after the jump:
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Anime & Manga related, Japan, Popular Culture

Apple, apps and mobile devices news

Books, Digital Edition & Library

Economy, Environment & International/U.S. Politics

Health, home & garden

Humour

Local News & National Politics

Media, Culture, & Society

Sciences & History

Technology, Gadgets & Internet

Union stuff & Montreal’s libraries

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L’image du Chat-medi

Spotty, document.write(“”); manga style!
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Spotty, manga style!

L’image du Mer-fleurie

Pavot au jardin botanique en mai 2012
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http://www.flickr.com/photos/clodjee/8963652961/&quot; target="“new”" title="Flower by clodjee, document.write(“”); on Flickr”>Flower

Le bain

“Oscar habite depuis peu au Japon avec ses parents. Aujourd’hui, document.write(“”); pour la première fois, sa maman et lui vont au bain japonais avec leur ami Motoyuki. Oscar n’est pas très rassuré: d’abord, il faut dire au revoir à maman qui part toute seule du côté des dames, et ensuite, dans les vestiaires, il faut se mettre tout nu devant tout le monde. Mais ce qu’il découvre ensuite est plutôt amusant: avant d’entrer dans l’eau, on se lave sur un banc jusqu’entre les orteils et on se rince en se versant une bassine sur la tête. Si le premier bain est beaucoup trop chaud, et le deuxième beaucoup trop froid, le bain rouge, qui sent si bon, est tout à fait du goût d’Oscar, et le jaccuzi aussi, avec ses bulles qui chatouillent. Mais tout ça donne terriblement envie de faire pipi. Oscar part bravement à la recherche des toilettes. Heureusement, le magnifique samouraï qui orne son peignoir lui donne du courage… Un album vivant et drôle, riche en détails — complété par un lexique illustré –, dans lequel le lecteur peut à la fois frémir et s’étonner avec Oscar, et découvrir ce qu’est un « yukata », des « geta » et, même, qui est Hokusaï…” [ Texte du site de l’éditeur ]
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Ce merveilleux album pour enfant offre de belles illustrations à l’aquarelle et est un excellent moyen d’initier de jeunes lecteurs à un aspect central de la culture japonaise: les bains publics. En treize illustrations de deux pages chacune, cet album nous raconte la première visite d’un jeune occidental aux bains publics japonais, présentant ainsi les différentes étapes, facettes ou coutumes de cette institution nippone: apparence extérieure, casier à chaussures, caisse & choix de yukata, séparation des sexes, nudité, salle de détente, on se lave avant d’entrer dans les bains, choix de bain froid, chaud ou parfumé, disposition des lieux, jaccuzi en bois, sauna & massage, salon de thé, etc. Le texte est court et simple, mais est complété par un lexique illustré. C’est agréable et facile à lire. J’adore!

Les bains (tant intérieurs [ sent? ] et extérieurs [ onsen ]) sont un élément tellement important de la culture japonaise qu’ils apparaissent souvent dans la littérature et le cinéma, ou même dans les anime et manga, que ce soit comme simple décor ou un aspect central du récit. C’est le cas dans le singulier Art du bain japonais ou dans Love Hina, NieA_7, Thermae Romae, ou Le Voyage de Chihiro (pour n’en nommer que quelques uns). Cet album réussi à bien les expliquer aux enfants.

Le bain, par Pascale Bougeault (texte et illustrations). Paris, l’école des loisirs, 2006. 29,8 x 26,6 x 0,8 cm, 32 pg., 12,70 € / $19.25 Can. ISBN: 978-2-2110-8571-7. Recommandé pour les enfants (5-7 ans).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Le Bain © 2006, l’école des loisirs, Paris.

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Mimes des courtisanes

En septembre dernier, document.write(“”); j’avais envie de lire du Lucien de Samosate (un peu nostalgique du temps de mes études en histoire romaine) et ne voulait surtout pas abimer ma merveilleuse édition de l’oeuvre complète de Lucien datant de 1664 (Amsterdam, chez Jean de Ravestein, traduction de N. Perrot) — sans compter que la lecture en vieux français finit par être pénible à la longue. Je me suis donc commandé quelques ouvrages en bibliothèques publiques. Je n’ai fini par ne lire que celui-ci. Toutefois, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que la bibliothèque d’Outremont (Robert-Bourassa) possédait dans sa réserve (et prêtait!) cette édition ancienne de 1927 encore en excellente condition!
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Lucien de Samosate (120-180) est un rhéteur et satiriste du 2e siècle. Originaire de la province romaine de Syrie (plus précisément, vous l’aurez deviné, de la ville de Samosate), il écrivait en grec. Il est connu, entre autre, pour avoir inventé la forme du dialogue humoristique et avoir contribué à développer l’esprit critique.

Dans Mimes des courtisanes, principalement connu sous le titre Dialogues de courtisanes, Lucien décrit, en une quinzaine de petits dialogues, les moeurs des courtisanes (c’est-à-dire des prostituées) et expose leurs défauts et artifices, d’une façon qui s’inspire de Ménandre et des anciens Comiques.

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Philippe Renault nous dit: “Les Dialogues de courtisanes énumèrent avec cocasserie divers types humains : la prostituée cupide, la jeune courtisane encore niaise, le « Don Juan », le jeune homme impatient mal surveillé par son précepteur, l’amant crotté, bref, tout une galerie de portraits peinte de manière très pittoresque”.

Les Dialogues de courtisanes comprend les dialogues de Glycère et Thaïs; Myrtium, Pamphile et Doris; Philinna et sa mère; Mélitta et Bacchis; Clonarium et Lééna; Crobyle et Corinne; Musarium et sa mère; Ampélis et Chrysis; Dorcas, Pannychis, Prilostrate, Polémon; Chélidonium et Drosé; Tryphéna et Charmide; Ioessa, Pythias et Lysias; Léonthicus, Chénidas et Hymnis; Dorion et Myrtale; Cochlis et Parthénis. Le premier de ces dialogues est le plus court:

GLYCÈRE. Ce soldat, Thaïs, cet Acharnien, qui entretenait autrefois Abrotonum, et qui fut ensuite mon amant, cet homme toujours habillé de pourpre et vêtu d’une chlamyde, le connais-tu ou bien l’as-tu oublié ?

THAÏS. Non, ma petite. Glycère. Je le connais bien. Il faisait ripaille avec nous, l’année dernière, le jour de la fête des Granges. Mais quoi ? Tu voulais, ce me semble, en dire quelque chose.

GLYCÈRE. Gorgone, cette coquine, que je croyais mon amie, l’a enjôlé et me l’a soufflé.

THAÏS. Ainsi, il n’est plus avec toi. Il a pris Gorgone pour maîtresse.

GLYCÈRE. Hélas ! oui, Thaïs, et cela me fait beaucoup de peine.

THAÏS. C’est un vilain trait, Glycère, mais tu devais t’y attendre. Nous avons l’habitude de nous jouer de pareils tours, nous les courtisanes. Il ne faut donc pas t’en affliger ni en vouloir à Gorgone. Abrotonum ne t’en a pas voulu, quand il l’a quittée jadis, et vous étiez amies.

Mais ce qui m’étonne c’est ce qu’il trouve de beau à Gorgone, ce soldat-là, à moins d’être aveugle et de ne pas voir qu’elle n’a presque plus de cheveux, et que ce qu’il en reste est fort éloigné du front. Ses lèvres sont pâles, livides comme celles d’un mort, son cou maigre, ses veines grosses, son nez long. Une seule chose, c’est qu’elle est grande et bien faite, et elle a un sourire tout à fait engageant.

GLYCÈRE. Tu crois donc, Thaïs, que l’Acharnien l’aime pour sa beauté ? Tu ne sais pas qu’elle est fille de la magicienne Chrysarium ? C’est une femme versée dans les charmes thessaliens. Elle fait descendre la lune sur la terre. Elle aura tout affolé cet homme, en lui faisant boire quelque philtre, et maintenant elle le gruge.

THAÏS. Eh bien, toi, Glycérette, tu en grugeras quelque autre. Dis bonjour à celui-là.

(Cette traduction par Eugène Talbot provient d’une édition de l’oeuvre complète de Lucien datant de 1912 et publiée chez Hachette)

Mimes des courtisanes est une édition rare et recherchée. Toutefois la traduction de Pierre Louys est controversée car il ne traduit pas très fidèlement et tend plutôt à adapter le texte assez librement. Ce n’est pas la plus connue des oeuvres de Lucien et elle est assez brève. C’est toutefois une lecture aisé et plutôt agréable.

J’aimerais bien lire plus de ses oeuvres, mais malheureusement ce n’est pas un auteur facile à trouver (ni en librairies, ni en bibliothèques). Toutefois, la majeur partie du corpus de Lucien est disponible en format ebook gratuit (sur iTunes store en anglais: vol. 1, vol. 2 et vol. 3) ou pas très cher, mais comme ceux-ci sont le résultat de scan rapide où la mise en page n’a pas été corrigée, la lecture en est un peu ennuyante et laborieuse. Le texte du Dialogues des courtisanes est cependant disponible en ligne, en français, sur le site de Philippe Remacle et al., “L’antiquité grecque et latine du moyen âge.” En fait, l’oeuvre entière de Lucien y est disponible en français. Ce genre de site est très utile pour les étudiants en études anciennes mais lire en ligne n’est pas toujours pratique (on peut certes le lire sur une tablette mais il faut avoir le wi-fi à porté de la main).

Parmi les textes les plus connu de Lucien on retrouve les Dialogues des dieux, les Dialogues des morts, Histoire véritable (une histoire de science-fiction traitant de voyage dans la lune et qui inspira sans doute les États et empires de la Lune de Cyrano de Bergerac) et, sans doute mon favori, Lucius ou l’âne (ce texte fut probablement le modèle d’Apulée pour l’Âne d’or ou Les métamorphoses [un roman de l’antiquité tout aussi significatif que le Satiricon de Pétrone], ou tout au moins a eut une source commune au texte d’Apulée, un contemporain numide; toutefois certains semblent croire que le texte attribué à Lucien serait plutôt un pastiche byzantin).

Mimes des courtisanes par Lucien [de Samosate]; [traduction de] Pierre Louys; avec quelques inédits. Paris, Montaigne, 1927. 180 p.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

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Bibliovores

Today, document.write(“”); Overdue Media announced on their Unshelved web site the coming release of the tenth Unshelved compilation, titled Bibliovores.
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Unshelved is a web comic that tells the daily misadventures of Dewey and his co-workers at an American dysfunctional library. Most of the time, it’s quite hilarious (particularly if you KNOW a little about the library world). This compilation picks up where the
previous one left off.

It will includes previously unpublished comics strips and six month worth of color strips. It’s published in the same compact format than the previous two compilations, and will ship in early July for $11.95 US. For now you can order it directly from Overdue Media web site (but it should eventually be also available on Amazon).

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[ Traduire ]

L’image du Chat-medi

Playful Saya
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http://www.flickr.com/photos/clodjee/8759330321/&quot; target="“new”" title="Saya by clodjee, document.write(“”); on Flickr”>Saya