En se promenant dans la quartier cet après-midi, nous avons constaté qu’en plusieurs endroits des fleurs commencent à percer et à fleurir, mettant un peu de couleurs dans ce printemps triste et sombre… Nous avons ainsi pu observer des violettes (viola), des crocus (crocus en anglais aussi), des jacinthes (Hyacinth) and une jonquille (daffodil). De quoi réchauffer le coeur !
Notre promenade (tout en gardant nos distances) s’est poursuivie dans la parc, où nous avons pu observer encore un couple d’outardes (Bernaches / Branta canadensis / Canada goose) et même des mésanges (poecile atricapillus / Black-capped chickadee)…
“Elle fumait la pipe et n’avait pas bon caractère. Mais quel talent !Voici le second volume d’une chronique pleine d’humour à la découverte d’une femme libre et d’une artiste : la fille du génial fou de dessin Hokusai, dont elle partagea l’existence excentrique dans le quartier des peintres et des courtisanes à Edo.”
Ce deuxième volume nous offre quinze histoires relativement indépendantes les unes des autres. On y voit encore le travail que O-ei fait comme assistante de son père,Hokusai, le célèbre artiste d’ukiyo-e de l’ère Edo. Toutefois, plusieurs des histoires mettent de l’avant des personnages secondaires, souvent dans des aventures amoureuses qui impliquent des courtisanes. De nombreuses histoires ont aussi une thématique fantastique, évoquant ces histoires de fantômes dont la culture japonaise est friande.
Malheureusement, la nature anecdotique des histoires et le fait qu’il est difficile de distinguer entre eux les nombreux personnages rend la lecture un peu pénible. Chaque récit est intéressant en soi mais l’ensemble manque d’homogénéité et reste un peu confus.
Page 14
Page 15
Page 16
Page 17
Étant plus une historienne qu’artiste, Sugiura Hinako n’avait pas de véritable talent pour le dessin. Le style de ses mangas (fait de lignes simples à l’encre avec du zip-a-tone pour les textures) est donc frustre, plutôt grossier et peu attrayant. La pauvre qualité graphique du manga n’est racheté que par le fait qu’il est inspiré du style traditionnel des ukiyo-e (estampes japonaises) et des kibyōshi (romans illustrés) eux-même et qu’il tente de reproduire très fidèlement les détails architecturaux et vestimentaires de l’époque d’Edo et plus particulièrement de Yoshiwara (le quartier des plaisirs de l’ancien Tokyo). C’est cet aspect historique authentique qui rends le manga intéressant malgré tout.
Page 18
Page 19
Page 20
Page 21
Donc, laborieux à lire, le deuxième tome est beaucoup moins intéressant et organisé que le premier. Cela reste une lecture intéressante mais seulement pour les amateurs de l’histoire du Japon. La façon la plus agréable d’apprécier ce récit reste encore le dessin animé.
We are into the third week of confinement — actually it’s the nineteenth day. Beside reading and writing, the only activities that we can really do is working around the house, gardening and taking a walk in the park. Since it is the beginning of spring we can witness the marvellous awakening of nature: the neighbour’s crocus show their colours, our daffodils are shooting out of the ground, Canadian geese are bathing in a water puddle, the park is taking a few more colours with the greening of the grass and the apparition of the first flowers, butterflies are coming out and even the groundhog is doing some spring cleaning! The days are getting warmer and warmer…
Daffodils shooting out
Sunset on the park
Crocus
Park full of activities on a sunny day
first flowers
Groundhog doing some spring cleaning
Butterfly
Daffodils are growing
Canadian geese in a puddle
[ iPhone 11 Pro / Nikon D3300, around Frederic-Back Park, 03/31 – 04/06 ]
During our daily walk in the park this afternoon (I am happy to report that there was not too many people and that everyone kept their distance) we observed at least five different species of birds: a couple of mallard ducks in a little stream, a couple of Canadian geese in a water puddle, five turkey vulture (Urubu in French) circling in the sky, a few crows passing by and one lonely bird with long legs running around busily (most probably a Killdeer — Pluvier kildir in French). It was a beautiful spring day!
“Alpha is an epic adventure set in the last Ice Age. While on his first hunt with his tribe’s most elite group, a young man is injured and left for dead. Awakening to find himself broken and alone, he must learn to survive and navigate the harsh and unforgiving wilderness. Reluctantly taming a lone wolf abandoned by its pack, the pair learns to rely on each other and become unlikely allies, enduring countless dangers and overwhelming odds in order to find their way home before the deadly winter arrives.” [Promotional text]
This is an interesting action movie which is not only entertaining but can also be educational. Through its storytelling it tries to teach us two concepts: first, how our distant ancestors were living and also how the domestication of the wolf might have happened. It is a nice movie with a beautiful photography (and lots of CGI!) and a very simple story: boy gets hurt and left for dead, boy make friend with a companion of misfortune, and boy tries to survive and come back home. Unfortunately some scenes lack realism and are rather unbelievable.
The movie did well at the box-office (doubling the production cost) and was relatively well received by the critics (with ratings of 6.7 on IMDb and of 80% / 71% on Rotten Tomatoes). It was slightly less appreciated by the audience and what might have hurt it was probably that the viewers had to suffer not only through the “fake” language spoken by the protagonist and his family (we have no idea what kind of language those people were really using) but also the necessary subtitles (the American audience tends to dislike having to “read” a movie).
The people portrayed in this movie are “the solutreans” (which was originally supposed to be the title of the movie). They were early modern humans (Homo sapiens also called “Cro-Magnon”) living in Europe during the Upper Paleolithic (c. 20,000 years ago) and using a sophisticated flint tool-making “industry”. The movie certainly took some artistic license but it looks rather accurate to me.
The movie is quite loveable and entertaining but, personally, it is above all this effort to depict a prehistoric culture that made it interesting. It is worth seeing, mostly for dog lovers and if you are curious about the solutreans.
To learn more about this title you can consult the following web sites:
“Ils s’aiment comme on aime à treize ans, ils partagent tout.Paul est riche. Émile est pauvre. Ils quittent Aix, “montent” à Paris, où ils hantent les mêmes lieux, crachent sur les bourgeois, crèvent de faim puis mangent trop… Aujourd’hui Paul est peintre. Émile est écrivain. La gloire est passée sans regarder Paul. Émile lui a tout : la renommée, l’argent, une femme parfaite. Ils se jugent, s’admirent, s’affrontent. Ils se perdent, se retrouvent, comme un couple qui n’arrive pas à cesser de s’aimer.”
“Découvrez l’amitié tumultueuse méconnue de Cézanne et Zola, icônes du patrimoine français, interprétés avec brio par un duo d’acteurs d’exception Guillaume Gallienne (Guillaume et les garçons à table !) et Guillaume Canet (Jappeloup, Les Petits mouchoirs), tous deux lauréats d’un César du cinéma. Danièle Thompson (Le Code a changé) nous éblouit encore une fois avec ce film qui dépeint si bien la Provence et le Paris du XIXe siècle, et nous transporte au coeur du cercle des impressionnistes !”
Cézanne et moi est un beau film mais plutôt ennuyeux. C’est difficile d’apprécier un film, d’y trouver du plaisir, quand les deux personnages principaux sont si antipathiques. On n’arrive pas à s’identifier à eux ou à éprouver de la sympathie. Ils avaient peut-être du génie mais l’un manquait de confiance et était prompt aux excès de colère ou de déprime, et l’autre en avait trop et se donnait des airs prétentieux. Ils s’enviaient, n’arrêtaient pas de se voler leurs copines, puis se disputaient. C’était une amitié très colorée, orageuse mais si profonde… C’était la belle époque de la bohème !
Le film a essuyé un dur échec aux “box-office” et auprès de la critique (des ratings de 6.0 sur IMDb et de 54% / 50% sur Rotten Tomatoes) mais pourtant j’ai bien aimé. Évidemment, c’est un film un peu emmerdant mais il offre un bon récit, une belle photographie, une excellent jeu d’acteurs et c’est surtout intéressant pour ses aspects biographiques et historiques. On en apprend beaucoup sur Paul Cézanne et Émile Zola ainsi que sur cette époque de fin de siècle qui fut si riche culturellement (du naturalisme à l’impressionnisme, alors qu’ils côtoient les Manet, Mallarmé, Maupassant, Pissarro, Renoir ou Sisley). Quel contraste avec notre époque à la culture dissonante, où les gens ne croient plus ni à l’art, ni à la science ! Un bon passe temps en attendant la fin du monde…
Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:
“Une comédie délirante et pleine d’action sur les fous des chats !
Kensuke Fuji vit un drame… Il adore les chats, mais ces derniers ne le calculent pas ! Ses sœurs y étant allergiques, le lycéen n’a jamais eu la chance d’avoir un matou à la maison, et il n’a pas vraiment le mode d’emploi pour leur plaire…
Sa vie bascule le jour où disparaît Tamako, une charmante chatte de gouttière qu’il croisait tous les matins. Parti à sa recherche, Kensuke va faire la rencontre de Jin Nekoya, un “maître-chat”, qui comprend parfaitement le langage félin. Désormais, le lycéen fera tout pour devenir le disciple de Jin, quitte à accepter les défis les plus improbables, et enfin se faire aimer des chats ! Tout ça sous le regard halluciné de Yamada, une copine de lycée…”
Les histoires de chats constituent un thème plutôt fréquent dans les mangas. J’ai d’ailleurs tenté d’en établir une liste (pas très exhaustive mais c’est un début; je me suis pour l’instant surtout concentré sur les titres disponibles en français — je viens tout juste de la mettre à jour). Étant moi-même un amateur de chats, je me suis promis d’en lire le plus possible. J’en ai déjà commenté plusieurs… En voici un autre…
Félin pour l’autre ! est un manga shōnenmais au lieu des combats habituels le protagoniste entreprend une quête pour mieux comprendre les chats et découvrir comment se faire aimer d’eux. On y retrouve donc plusieurs éléments de la thématique nekketsu (naïveté, aspect initiatique, série de défis, etc.) qui constitue généralement la base des mangas shōnen typiques. Notre “héros”, Kensuke Fuji, découvre peu à peu la “voie du chat” (le byôkendô) en suivant les enseignements du “maître des chats” (un certain Nekoya Jin) qui lui lance différents défis pour le mener à franchir chaque fois une nouvelle étape. À travers le récit, l’auteur en profite pour donner aux lecteurs des conseils pour comprendre et apprécier ces adorables félins.
Ce manga nous offre un bon récit avec un graphisme plutôt traditionnel qui suit le style shônen mais avec des touches plus charmantes et détaillées dans ce qui a trait aux chats. Ce manga est donc une agréable et amusante lecture, qui se lit vite et bien (d’autant plus que c’est une courte série de seulement six volumes), en plus d’être un peu éducatif. Un bon manga à lire pour se dé-stresser en temps d’apocalypse viral!
Page 25
Page 26
Page 27
Page 28
Page 29
Page 30
Page 31
Félin pour l’autre ! vol. 1, par Nadatani Wataru (Traduction par Julien Pouly). Charnay-Lès-Mâcon: Doki Doki (Bamboo), mars 2019. 168 pages, 11 x 17.5 cm, 6,95 € / $C 12.95. ISBN 978-2-81896-755-3. Pour lectorat jeune (7+ ans).
Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:
The Japan Academy Film Prize (日本アカデミー賞 / Nippon Akademī-shō) is the Japanese Academy Awards (Oscars). It is awarded each year by the Nippon Academy-shō Association. The nominees were announced on January 15th and the winners were revealed at the ceremony held at the Grand Prince Hotel New Takanawa on March 6th. (Sources: Japan Academy Prize, Google, IMDb, Wikipedia).
Self-isolating has given me more time to pay attention to what’s happening in the anime and manga world. Therefore, here are a few news that I have noticed recently and that might interest you (if you are a fan):
There will be another Gundam movie titled Mobile Suit Gundam Hathaway (Kidō Senshi Gundam: Senkō no Hathaway). Due to open in Japanese theatres on July 23rd, the movie is based on a novel series by Yoshiyuki Tomino. It deals with the aftermath of Char’s Counterattack‘s climatic finale and is centred around Hathaway Noa, the son of captain Bright Noa. The project is directed by Shukou Murase, with a script by Yasuyuki Mutou, character designs by Pablo Uchida, Naoyuki Onda, and Shigeki Kuhara, and mechanical designs by Hajime Katoki, Kimitoshi Yamane, Seiichi Nakatani, and Nobuhiko Genba. (Source: ANN’s “Gundam- Hathaway Anime Film Teased With New Visual”).
Here is the list of titles available so far (either Sub and/or Dub): 8 Man After, A Wind Named Amnesia, A.D. Police, Adieu Galaxy Express, Angel Cop, Area 88, Black Jack, Blue Seed, Blue Submarine No 6, Bubblegum Crash!, Bubblegum Crisis, Card Captor Sakura, Ceres Celestial Legend, Chargeman Ken!, Cosmos Warrior Zero, Creamy Mami, Cromartie High School, CyBuster, DNA2, Dagger of Kamui, Dallos, DearS, Demon City Shinjuku, Demon Lord Dante, Devil Lady, DieBuster, Eat-Man, Eat-Man ’98, Fighting Foodons, Flame of Recca, Fuse: Memoirs of the Hunter Girl, Fushigi Yuugi, Gakuen Heaven, Galaxy Express, Giant Gorg, GoShogun, GodMars, Goku Midnight Eye, Gokudo, Golko 13: The Professional, GTO, Hells, Iria: Zeiram TheBounty Hunter, Jin-Roh, Jungle Emperor Leo, Kaiba, Key: The Metal Idol, Kyousougiga, Library War, Like the Clouds Like the Wind, Lily CAT, Mononoke, Nagasarete Airanto, Night on the Galactic Railroad, Otaku no Video, Pilot Candidate, Pop Team Epic, The Princess and the Pilot, Project A-ko, Riding Bean, Robot Carnival, Samurai Pizza Cats, Samurai Troopers, Sea Prince and Fire Child, Shining Tears x Wind, Space Adventure Cobra, Space Warrior Baldios, Street Fighter II, Tenjho Tenge, Thermae Romae, Toriko: Special Recipe of Gourmet God, Twelve Kingdoms, Twilight of the Cockroaches, Ultra Maniac, Urusei YatsuraBeautiful Dreamer, Vampire Princess Miyu, Virtua Fighter, Wicked City, Zombie Loan.
“If you are cold, tea will warm you; if you are too heated, it will cool you; If you are depressed, it will cheer you; If you are excited, it will calm you.” ― William Ewart Gladstone