A day at the museum [002.025.364]

Kent Monkman

My wife wanted to see this exhibit at the museum, so we renewed our annual membership that had lapsed since the Covid. Knowledge often comes through the arts, so it was time to have an even more cultured life. We’ll try to go visit the museum at least once a month and there are a few interesting shows coming this year. This one was a good exhibit to start with.

Kent Monkman (born in 1965) is a  Two-Spirited visual artist, member of the ocêkwi sîpiy (Fisher River Cree Nation). Through his interdisciplinary art, he explores the complexities of historical and contemporary Indigenous experiences by using themes of colonization, sexuality, loss, and resilience. His gender-fluid alter ego, Miss Chief Eagle Testickle, often appears in his work.

Monkman is an incredibly talented artist who mixes classic themes and influences loaded with symbolism and humour, very realistic and detailed portrays, beautiful Canadian landscapes and political messages about gender and native rights. It’s a very provocative and interesting exhibit that was well worth the effort to go out in the frigid temperature of late December. I am just a little disappointed to learn that he doesn’t work alone, but with the support of a whole studio. Although, it is understandable that, today, a collective effort is needed to produced such detailed and huge historical paintings. I warmly recommend to visit this show.

The exhibit “Kent Monkman: History Is Painted by the Victors” will be displayed at the Montreal Museum of Fine Arts until March 8, 2026.

Revue de ‘zines [002.025.333]

Revue de ‘zines

Je continue (tant bien que mal) mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champ d’intérêt… Pour vous éviter le souci de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures… (Faute de temps et d’énergie, j’ai limité ou omis les hyperliens. Si vous voulez en savoir plus sur un auteur, un titre ou un sujet, vous pouvez consulter par vous-même soit Google ou Wikipedia!)

Animeland #251 (Juil.-Sept. 2025)

Ce numéro nous offre des dossiers sur Hokuto no Ken (manga, portrait de Tetsuo Hara (dessinateur), de Buronson (scénariste), les suites, Coamix (éditeur), entrevue avec Tsukasa Hôjô (co-fondateur de Coamix), l’anime et ses spin-off, l’adaptation française, rencontres avec Jun’ichi Hayama (animateur), Takuya Wada (animateur) et Yoshitomo Yonetani (assist. Prod.) et sur la Post-Apo (définition du genre, la fin du monde dans le mangas, rencontres avec Masakazu Ishiguro (auteur de Journey Beyond Heaven), Oh!Great (auteur de Kaijin Fugeki), ainsi que Kei Urana & Hideyoshi Andô (auteurs de Gachiakuta).

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Wish List (nous offre une sélection de mangas, anime et goodies — où je note la parution de Le poème du vent et des arbres par Keiko Takemiya chez naBan), Aparté (entrevue avec You Chiba, autrice de Kindergarten Wars), Focus Taïwan (entrevue avec Chang Sheng, auteur de Yan et de Baby), Japon (Entrevue avec Hyuganatsu, auteur du roman Les carnets de l’apothicaire), Hommage (Kazuo Umezu), et Postface.

À lire pour tous fans d’anime.

Animeland #252 (Oct.-Déc. 2025)

Ce numéro nous offre un dossier sur Neon Genesis Evangelion (Studio Gainax, une exposition sur les 30 ans de Nadia: Le secret de l’Eau Bleue, Rencontre avec Hiroaki Inoue (ex-VP), l’impact au Japon, origine et production, rencontres avec Kazuya Tsurumaki (réalisateur adjoint), Mahiro Maeda (directeur, designer et animateur), et Yôji Enokido (co-scénariste), portrait de Hideaki Anno, la manga, rencontres avec Yôko Takahashi (interprète de l’OP), Yûsuke Matsui (animateur 3D), panel des 30 ans de EVA à Japan Expo, Studio Trigger: héritier de Gainax, et rencontre avec Yoshimichi Kameda (animateur)).

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Wish List (nous offre une sélection de mangas, anime et goodies), Aparté (entrevue avec KENT (auteur deGreat Kaiju Gaea-Tima) et Takeshi Koike (Redline)), et Hommage (Éric Legrand, voix de Végéta et Seiya).

À lire pour tous fans d’anime.

dBD #196 (Sep.-Oct. 2025)

Dans le cahier actualités on mentionne la parution de l’édition prestige de Black Paradox par Junji Ito chez Delcourt/Tonkam, du Dorohedoro All-Star Guide Book par Q-Hayashida chez Soleil, et de Jeux de nuit par Tadao Tsuge chez Cornelius. On y retrouve également un article sur la réédition de Gen aux pieds nus T.1 par Keiji Nakazawa chez Le Tripode.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Cosey sur sa série Jonathan et Yiyun, tous deux chez Le Lombard. Les entrevues se poursuivent avec Dominique Hé (sur La porte ouverte, 1971-1977: Mes années Moebius, chez Glénat), David B. (sur Monsieur Chouette chez L’Association), Alison Bechdel (sur Spent chez Denoël Graphic et sur l’exposition au Cartoonmuseum de Bâle), et Yann Le Bec (sur Les Singes chez Dupuis/Les Ondes Marcinelle).

Dans le Cahier Critique je note seulement Mujina Into The Deep par Inio Asano chez Kana (Top!; “À l’esthétique léchée (…) et à la psychologie particulièrement travaillée, ce seinen prend la latitude de la pleine page et de la composition aérée (…) pour étaler l’insolente virtuosité d’Asano”). “Ça vaut le détour” commente quelques titres supplémentaires.

Le Territoire des Mangas” nous présente sur deux pages les nouveautés du genre : Ruridragon T.1 (Masaoki Shindo, chez Glénat), Engineer T.1-2 (Ikeda Kunihiko, chez Kotodama), The Strange House T.1 (Kyo Ayano d’après Uketsu, dont le roman parait simultanément au Seuil), Super Ball Girls T.1 (Maneyuki Kaneshiro & Akira Hiramoto, chez Soleil), En Pays Lointain (Masumi Sudo, chez Nobi Nobi), Le Dernie Écho de notre Existence T.1-2 (Yasuo Ohtagaki & Yuuki Ohta chez Moonlight).

Et finalement quelques rubriques : Le dessin du mois (l’affiche de Aude Picault pour le festival de BD de Delémont), L’Art de la couverture (Ohio: La belle rivière par Fred Duval, Brada, Jean-Paul Fernandez et Emem chez Delcourt), Avant-Première (7 pages de Les cheveux d’Édith par Fabienne Blanchut, Catherine Locandro et Dawid chez Dargaud), Talent à Découvrir (Corentin Garrido, pour Le Bonheur, chez Le Monte-En-L’Air) et Humeur.

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.

Métal Hurlant N°15 (mai 2025)

Ce numéro regroupe 29 courts récits et 8 articles (que je n’ai parcourue qu’en diagonale) sur le thème de l’immensité et des mystères des océans, sous le titre “Les Mondes du Silence”! Comme pour les numéros que j’ai commentés précédemment, si souvent les styles (extrêmement variés) des artistes n’étaient pas toujours de mon goût, j’ai toutefois trouvé quelques-un des courts récits plutôt intéressants — quoi que tous méritaient sans doute d’être lus. J’ai mis en caractères gras les titres les plus intéressants (narrativement et/ou graphiquement)…

Ce numéro nous présente donc les récits suivants: “L’Océan qui chante” (Fabrizio Dori, 9 pgs, couleur), “Europa” (Fabien Grolleau & Abdel de Bruxelles, 11 pgs, coul.), “Au-delà de l’océan” (Valentin Ramon, 7 pgs, coul.), “Narcose” (Zéphir, 9 pgs, coul.), “La plage” (Simeon van den Ende & Pim Bos, 9 pgs, coul.), “Achane” (Edo Brenes, 9 pgs, coul.), “Pour l’humanité” (Joseph Falzon, 9 pgs, coul.), “Les lueurs de la nuit, l’abîme et le naufragé des étoiles” (Homero Rios & Leno Carvalho, 7 pgs, N&B), “Le plongeon” (Jean-Luc Cornette, 5 pgs, coul.), “La tribu de l’eau” (Marco Taddei & Samuele Canestrari, 7 pgs, duotone), “Thurs. 7:13 PM” (Thomas Bidault, 5 pgs, coul.), “Mocha – Pêche interdite” (Marc Caro & Cecyle Bay, 9 pgs, coul.), “Limon” (Juliette Hayer, 9 pgs, coul.), “Megasillon” (Arthur de Pins, 9 pgs, coul.), “Enterré” (Ryan Barry, 9 pgs, N&B), “Soupe primordiale” (Laurent Siefer, 11 pgs, coul.), “Le pêcheur ds abysses” (Miel Vandepitte, 7 pgs, coul.), “Abyssal transfert” (Richard Guérineau, 9 pgs, coul.), “Chasse sous-marine” (Gloria Ciapponi & Luca Conca, 7 pgs, coul.), “Deux frères” (Gamberoussette, 5 pgs, coul.), “Les astro-nautiques” (Alexandre Ristorcelli, 8 pgs, coul.), “Blind Taste” (Marc Caro, 3 pgs, N&B), “Maelström” (Brouette Hurlante, 5 pgs, coul.), “Intrication au naturel” (Grégory Panaccione & Giorgio Gualandris, 7 pgs, N&B), “Océanisation” (Étienne Appert, 11 pgs, coul.), “La grande marée” (Camille Moulin-Dupré, 9 pgs, N&B), “TOL” (Damien Cuvillier, 5 pgs, coul.), et “Caralisator” (Michaël Sanlaville, 7 pgs, coul.).

Inégal, mais une bonne lecture quand même.

Pour plus d’Infos: [ GoodreadsHumanosNelliganWikipedia ]

Revue de ‘zines [002.025.285]

Revue de ‘zines

Je continue (tant bien que mal) mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champ d’intérêt… Pour vous éviter le souci de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures… (Faute de temps et d’énergie, j’ai limité ou omis les hyperliens. Si vous voulez en savoir plus sur un auteur, un titre ou un sujet, vous pouvez consulter par vous-même soit Google ou Wikipedia!)

dBD #195 (Juil.-Août 2025)

Dans le cahier actualités on mentionne la parution d’une étude sur le Boy’s Love (par Mayra Sudal & Priscilla Reculard, chez Ynnis), du manga Nikuko du port de pêche (par Kanako Nishi & Sugisaku, chez Rue de Sèvres), et de deux nouveaux numéros HS de Métal Hurlant: Hellfest et Le cahier de vacances. On y retrouve également un article sur la “Censure & BD: Des liaisons dangereuses?”

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Stanislas sur son nouvel album La Fin du monde, chez L’Association. Les entrevues se poursuivent avec Arthur H & Alfred (sur La solidité du rêve, chez Casterman), Dominique Ziegler, Baladi et Denis Robert (sur leurs livres Chacal Hebdo [chez Hoochie Coochie] et Mohicans, connaissez-vous Charlie? [chez Julliard et Florent Massot en poche], Sylvain Repos (sur Yojimbot T.4: Flammes de carbone, chez Dargaud), et Nicolas Presl (sur La ville, chez Atrabile).

Le Territoire des Mangas” nous présente sur deux pages les nouveautés du genre : Earth Expansion T.1 (par Yasshaa! & Hajime Yamamoto, chez Akata), Centuria T.1 (par Tohru Kuramori, chez Kurokawa), Beryl, De Paysan à Maître d’armes T.1 (par Kazuki Satô, chez Nobi Nobi!), Crows T.1 (par Hiroshi Takahashi, chez Kana), et la réédition de Les Années Douces (par Jirô Taniguchi, chez Casterman).

Dans le Cahier Critique je note seulement Le journal de Hanako par Machiko Kyô, chez IMHO (Top!; “Dessinatrice étonnantes par les sujets qu’elle traite, Machiko Kyô s’est intéressée dans le triptyque Girl x War x Fantasy à la place des femmes japonais pendant la Seconde Guerre mondiale. (…) récit au trait onirique (…)”).

Et les rubriques : Expo du mois (“La lampe Cuny en dessin” à la galerie des Tanneries), L’Inédit du mois (Héros de BD: dessin collectif [G. Pichard, C. Godard, Druillet, Tardi, Tabary, N. Claveleux, F’Murr, JJ Loup, R. Franc, Moebius, S. Clerc, C. Montellier, O. Clavel, Mordillo, JC Forest, Reiser, E. Bilal, Gotlib, JC Mézières] par paru dans Le Bulletin des jeunes en 1977), L’Art de la couverture (Vincent avant Van Gogh, par Sergio Salma, chez Glénat), Intégrale (F’Murr), Avant-Première (extrait de Alva Odyssée, par Aksel Studsgarth & Daniel Hansen, chez Glénat), Hommage (François M. Froideval), et Humeur.

Changement de formule pour s’adapter à l’évolution du marché. Le magazine devient bimestriel, avec plus de pages (128) et plus de rubriques qui accorderont plus de place au auteurs…

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.

Métal Hurlant N°13 (novembre 2024)

Ce numéro regroupe 28 courts récits et 11 articles (que je n’ai parcourue qu’en diagonale) sur le thème de la vengeance! Comme pour les numéros que j’ai commentés précédemment, plusieurs des styles (extrêmement variés) des artistes n’étaient pas vraiment de mon goût, mais j’ai trouvé quelques-un des courts récits plutôt intéressants — quoi que tous méritaient sans doute d’être lus. J’ai mis en caractères gras les titres les plus intéressants (narrativement et/ou graphiquement)…

Ce numéro nous présente donc les récits suivants: “Eolarf et Hieronimus” (par Thomas Bidault, 7 p. couleurs), “Tu te souviendras de moi” (par Kevin Sullivan & Simon Leclerc, 9 p. coul.), “Perpetuum vendetta” (par Marc Caro & Cecyle Bay, 7 p. coul.), “Good Boy” (par Matthew Allison & Jonathan Wayshak, 9 p. N&B/coul.), “Hine-Nio-Te-Pô” (par Joseph Callioni, 8 p. coul.), “Vengeance divine” (par Marvin Paval & Fabio Ruotolo, 9p. coul.), “Force de frappe” (par Miguel Vila, 9p. coul.), “Qui vole un oeuf…” (par Lars Gabel, 5 p. coul.), “L’Ombre perdue” (par Nikola Pisarev, 9 p. coul.), “Blattaria” (par Gwendal Briec, 7 p. coul.), “Le vide qui nous sépare” (par Valentin Ramon, 7 p. coul.), “Sous terre” (par Elie Huault, 7 p. N&B), “Le loup qui gagne est celui que tu nourris” (par Jerry Frissen & Afif Khaled, 7 p. coul.), “La Dame du jardin” (par Miguel Martinez Barbero, 7 p. coul.), “Pyrosphore” (par Jacques Després, 9 p. N&B), “Le reliquat” (par Matthew Sheean, 7 p. coul.), “Squash” (par Koren Shadmi, 9 p. coul.), “La machine qui rêve” (par Thierry Martin, 9p. coul.), “L’Oeil du singe” (par Akeussel, 7 p. coul.), “Grenouilles chevauchant un serpent” (par Florian Breuil, 7 p. coul.), “Cthulhu à la montagne” (par Pixel Vengeur, 6p. coul.), “Le voleur Hermès doit mourir” (par Rune Ryberg, 9 p. coul.), “L’Honneur exige satisfaction” (par Simon Roy & Artyom Trakhanov, 9 p. coul.), “Le petit secret” (par Pog & Sagar, 7 p. coul.), “Forme humaine” (par Zoeami, 5 p. coul.), “Viatinni” (par Ké Clero & Toth’s, 9 p. coul.), “La corneille” (par Eliot, 9 p. N&B/coul.), et “L’Échappée” (par Alberto Belmonte, 7 p. coul.).

Une belle découverte quand même.

Pour plus d’Infos: [ GoodreadsHumanosNelliganWikipedia ]

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Antiquarian Book Fair 2025

Like every year, this week-end I went to visit the Antiquarian Book Fair (EventBrite, CLAQ, Le Devoir) hold at the Concordia University in September. I always hope to find something interesting, but I also dread to find something interesting because it will means that I will spend too much money.

To ensure that I greatly reduce the chances of spending money, I give myself very strict criteria for purchasing a book: I am looking only for 16th or 17th century editions of classical latin authors that are under two-hundred dollars !

I had a quick look around the room, and right at the beginning I found an interesting book: the Annals (Ab excessu divi Augusti Historiarum Libri) by Tacitus, in three volumes, for $250. Unfortunately, it was slightly over budget (but 3 volumes!) and only an 18th century edition with a veal on cardboard binding. Too recent for my taste.

After checking a little more than half of the tables, I hit the mother load. The table of Zubairul Islam, also known as That Guy With The Books. He always has interesting stuff, but usually quite expensive. I immediately noticed two latin in folio (I’ve always dreamed to have an in folio) that were, as expected, too expensive:

  • An illustrated compilation of the plays by Plautus (Ex emendationibus, adque commentariis Bernardi Saraceni, Ioannis Petri Vallae Plauti comoediae XX), 1511, in folio, Condition: Poor. $1,534.00 USD [That Guy With The Books]

He also had something quite rare: a load of books from Japan (and, of course, in Japanese). Most quite expensive, but some affordable (but, since I can’t read Japanese — and, even for Japanese people, the old script can be quite difficult to read — there was no use buying any however interesting they were). Although one was really interesting as it was some sort of encyclopedia explaining, with lots of illustrations, how to do stuff, but, even if it was in a bad shape, it was old and must have been quite expensive (so I didn’t even bothered to ask the price).

Then I saw something that really made me regret to have come to the book fair. A book that I have been looking for for years and that I thought I would probably never find: an old latin edition of the Historia Augusta ! That’s the book I was studying for my Master and my PhD ! I was so excited that my hands were shaking (or my sugar level was crashing, I am not sure which) ! It was the first of two volumes (emperors biographies from Hadrian to Severus Alexander) published in Leiden by Johannes Hackius in 1671. It was a small in quarto of over a thousand pages, in very good condition and with a superb vellum binding. It was listed at $220, so slightly over budget, but, seeing I was hesitating, the guy offered it to me at $180. I couldn’t refuse, so I took it right away ! (I will talk of this book more in details in a separate blog entry).

I reluctantly finished to go through the rest of the room, hoping I would not find anything else interesting. I didn’t. 

Why purchase an expensive book that I can’t even read ? For the simple joy of having in my hands a beautiful, precious object, a cultural artifact of human history. It’s like hanging on the wall an expensive painting or putting a trinket ornament on a bookshelf. Just for looking at it and thinking about all the people who have also hold it in their hands before me…

For information on previous Antiquarian book fairs you can check to following links: Antiquarian Book Fair / SLAM. You can also check the updated list of my old books collection

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Revue de ‘zines [002.025.214]

Revue de ‘zines

Je continue mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champ d’intérêt… Pour vous éviter le souci de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures… (Faute de temps et d’énergie, j’ai limité ou omis les hyperliens. Si vous voulez en savoir plus sur un auteur, un titre ou un sujet, vous pouvez consulter par vous-même soit Google ou Wikipedia!)

Animeland #250 (Avril – Juin 2025)

Ce numéro très spécial (#250!) nous offre un dossier volumineux (146 p.!) et exhaustif sur Lady Oscar et le manga shôjo : le shôjo manga avant La Rose de Versailles, le manga de La Rose de Versailles, portrait de Riyoko Ikeda, les autres oeuvres de Riyoko Ikeda (Bara Yashiki no shôjo, Freesia no Asa, Très cher frère… (lire mon commentaire), Orpheus no Mado, Claudine, Ayako, Ten no Hate Made-Poland Hishi), l’interprétation de Takarazuka, l’archétype de la fille-prince, les autrices phares des années 1970 (Yasuko Aoike, Ryôko Takashina, Waki Yamato, Yukari Ichijô, Yumiko Ôshima, Ryôko Yamagishi, A-ko Mutsu), Moto Hagio (portrait, entrevue), la galaxie Margaret, l’anime de La Rose de Versailles, adaptation française, portrait d’Osamu Dezaki (Dir.), entrevue avec Michi Himeno (char. Design), le studio TMS,  entrevues avec Keiichi Ishiyama, Shiro Aono et Yuuji Toki, et, finalement, un bref portrait de Eiko Hanamura et la prépublication exclusive de son histoire courte “Une autre moi” (30 pages, en collaboration avec Akata) complètent ce dossier.

Le numéro se conclut avec quelques chroniques: Japon (Le dit du Genji) et Jeu Vidéo (rencontre avec Daisuke Ishiwatari, créateur de Guilty Gear).

Une lecture incontournable et essentielle pour tous fans d’anime et de manga (il est toutefois impardonnable d’avoir omis Eroica de la liste des oeuvres de Riyoko Ikeda).

Canal BD #159   (Fév. – Mars 2025)

Canal BD est un autre périodique dédié à la bande dessinée, mais que je n’ai pas l’habitude de lire souvent, car il n’est pas disponible à ma bibliothèque locale (quoi que je puisse l’avoir par prêt entre biblio). De plus, c’est un magazine qui est plus orienté pour les libraires (Canal BD étant une chaîne de librairies — avec des listes de parutions sans beaucoup de détails et beaucoup de publicités), il n’offre que des présentations (et non des commentaires critiques) et couvre très peu les mangas.

La section “Gros Plan” nous introduit à Daemon (Ronoan Toulhoart & Vincent Brugeas, chez Le Lombard) et Première Dame (Jean-Philippe Payraud & Didier Tronchet, chez Glénat). Dans la section “Sélection” on présente des parutions récentes avec un peu plus de détails. J’y note Arzak: Destination Tassili (Moebius, chez Moebius Prod). La section “Jeunesse” fait de même, mais pour les parutions jeunesse. La section “Interview” nous offre une entrevue avec Mathieu Bablet et Guillaume Singelin (sur Shin Zéro, chez Rue de Sèvres).  La section “Meilleures Ventes” présente Blake et Mortimer #30: Signé Olrik (Yves Sente & André Juillard, chez Ed. Blake et Mortimer) pour la BD et Instinct T.1 (inoxtag chez Michel Lafon – c’est du manga ça?), My Hero Academia T.40 (Kohei Horikoshi, chez Ki-oon) et One-Punch Man T.30 (Yusuke Murata, chez Kurokawa) pour le manga. La section la plus intéressante pour moi est sans doute “BD du Monde” où l’on retrouve Tokyo, ces jours-ci T.2 (Taiyô Matsumoto, chez Kana) et Frères du Japon (Taiyô Matsumoto, chez Delcourt), ainsi que Dohohedoro: Chaos Edition T.1 (Q-Hayashida, chez Soleil).

Une lecture intéressante pour se tenir au courant des nouveautés en BD. Par contre, ce qui est le gros avantage de ce magazine c’est qu’il est aussi disponible gratuitement en ligne!

dBD #193 (Mai 2025)

Dans le cahier actualités on mentionne la parution du premier volume du magazine de prépublication collectif Manga Issho (300 pages offrant 18 auteurs et 14 histoires, fruit de la collaboration entre les éditeurs Altraverse, Kana, Planeta Comic et Star Comics, 4,90 €, chez Kana), de Shotaro Ishinomori: Il était une fois le roi du manga (par Claude Leblanc, chez IMHO), et de Harem End (Shintaro Kago, chez IMHO). On retrouve également un article qui souligne les vingt-cinq ans de la maison d’édition L’Employé du Moi. De plus, suite à la “Mauvaise Humeur” de Frédéric Bosser dans le #192, Dany réplique avec des précisions sur l’affaire Spirou et la Gorgone Bleue — Dupuis ayant cessé la commercialisation de l’album suivant des accusations de racisme à l’égard de Dany & Yann.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Matthieu Bonhomme (sur Charlotte Impératrice T.4, avec Nuri, chez Dargaud). Les entrevues se poursuivent avec Alain Ayroles & Hervé Tanquerelle (sur La terre verte, chez Delcourt), Jean-Paul Krassinsky (sur De pierre et d’os, d’après Bérengère Cournut, chez Dupuis), Homs (sur Le Diable et Coral, chez Dargaud), et Matz (sur L’Or du spectre, avec Philippe Xavier, chez Le Lombard et Les papillons ne meurent pas de vieillesse, avec Frédéric Bézian, chez Casterman).

On retrouve également un article sur l’art de la couverture en prenant pour exemple Enfermé: Mathurin Réto, pupille à Belle-Île de Julien Hillon et Renan Coquin. Dans la même idée, on nous présente (à l’occasion de la parution de L’art de Bretécher chez Dargaud et de l’exposition Signé Bretécher au musée de la BD d’Angoulème) quelques crayonnés de recherche pour des planches d’Agrippine et du Destin de Monique.

Le Coup de Coeur du Mois va à Lisa Blumen pour Sangliers (chez L’Employé du mois). Il n’y a toujours aucune section sur les mangas dans ce numéro. Dans le Cahier Critique je note Louve T.1 par Miyako Miiya, chez Rue de Sèvres (Super!; “Une succession de chapitres qui se grignotent comme des histoires courtes. Un récit plein de poésie, porté par un dessin charbonneux à l’effet saisissant”).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.

dBD #194 (Juin 2025)

Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Tout savoir sur les Chevaliers du Zodiaque et les héros en armure (par Bounthavy Suvilay, chez Ynnis), Saint Seiya Deluxe T.1 (par Masami Kurumada, chez Kana), Tanaki & Amane (par Fumi Yoshinaga, chez Soleil), Dragon Ball: Le roi démon Piccolo T.1 (version colorisée, par Akira Toriyama, chez Glénat), et Dog Signal T.1 (par Saya Miyauchi, chez Soleil). On retrouve un article sur le festival d’Angoulème et la controverse qui entoure la gestion de ses organisateurs, L’Humanité en appellant même au boycott pour l’an prochain.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec James Tynion IV (sur The Nice House by the Sea T.1 avec Alvaro Martinez Bueno, Something is Killing the Children T.8 avec Werther Dell’Edera, The Department of Truth T.5 avec Martin Simmonds, Le Déviant T.1 avec Josh Hixson, et L’Étrange Quotidien de Christopher Chaos T.1 avec Tate Brombal & Isaac Goodhart, tous chez Urban Comics).  Les entrevues se poursuivent avec Stéphane Oiry (sur Les héros du peuple sont immortels, chez Dargaud), Elie Huault (sur Cometa, chez Les Humanoïdes Associés), Bruno Duhamel (sur Whisky, avec David Ratte, chez Grand Angle), et Pierre Alexandrine (sur L’Amourante, chez Glénat). On retrouve également un article sur l’art de la couverture en prenant pour exemple Les Parrains: Il était une fois à New York T.1-3 par David Chauvel, Erwan Le Saëc & Thomas Ehretsmann, chez Delcourt.

Côté mangas on nous offre (enfin!) une entrevue avec Usamaru Furuya (sur La Musique de Marie, chez IMHO et Je voudrais être tué par une lycéenne T.1-2, chez Delcourt). La chronique Ça vaut le détour mentionne également Le Gardien des étoiles (par Isuzu Uemura, chez Rue de Sèvres; “un manga humaniste et apaisant”).  Et dans le Cahier Critique je note Watership Down (par James Sturm & Joe Sutphin, d’après Richard Adams, chez Mr Toussaint Louverture), Sorcières T.1 par Daisuke Igarashi, chez Delcourt (Super!; “réédition (…) de ce manga atypique précédemment paru chez Casterman en 2007”), et Great Kaiju Gaea-Tima T.1 par Kent, chez Ki-oon (Super!; “postulat narratif audacieux (…), l’intrigue promet quelques développements intéressants”).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.

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Anime & manga updates [002.025.194]

Anime & manga updates

Manben

I’ve talked about “Manben” a couple of years ago, but here’s another update.

The latest episodes of the NHK World documentary series Manben: Behind the Scenes of Manga with Urasawa Naoki (which introduces us to mangaka like Shigeru Mizuki, Nishi Keiko or Chiba Tetsuya) is about Iwamoto Nao, a popular shojo manga artist known for her rich worlds of fantasy, romance, and adventure. Over a four-day period, we see her work on pages for Seven Knights of the Marronnier Kingdom. The episode originally aired in Japan in October 2020, but the English version just aired on July 12, 2025 (at 09:10 PM) and July 13, 2025 (at 03:10 AM, 09:10 AM, and 03:10 PM) and should be soon available to view as VOD (Video on Demand).

Iwamoto Nao (岩本 ナオ) is a shōjo mangaka who made her debut when she received the 10th Gekkan Flowers Comic Audition Golden Flower Award for her work “Sono Kanojo no Sonzai” which was subsequently published in the May 2004 issue of Monthly Flowers. She also received in 2009 the 55th Shogakukan Manga Awards in Shojo category for Machi de Uwasa no Tengu no Ko. She is mostly known for the latter as well as for Kin no Kuni Mizu no Kuni and Marronnier Oukoku no Shichinin no Kishi, but she has published more than half a dozen titles:

  • スケルトンインザクローゼット [Sukeruton in za Kuroozetto / Skeleton in the Closet] : a collection of 7 stories, serialized in Flowers, Shogakukan, 2005.
  • イエスタデイ、イエス ア デイ[Iesutadi Iesu a Di / Yesterday, Yes a Day] : serialized in Flowers, Shogakukan, 2006, 1 vol.
  • あめなしむらやくば さんぎょうか けん かんこうがかり [Amenashi-mura Yakuba Sangyou-ka ken Kankougakari ]: serialized in Rinka, 2007, 3 vol.
  • 町でうわさの天狗の子 [Machi de Uwasa no Tengu no Ko / lit. “The Tengu Child Rumored in Town”] : serialized in Flowers, Shogakukan, 2007, 12 vol. Translated in French by Kazé as Spiritual Princess. [Nelligan]
  • ジャイキリ読んで〇〇してきました [Jaikiri Yonde Maru Maru Shite Kimashita / lit. “I Started Doing 〇〇 After Reading Giant Killing”] : an essay manga published in “Giant Killing extra”, Kodansha, 2010.
  • 金の国水の国 [Kin no Kuni Mizu no Kuni / lit. “Gold Kingdom and Water Kingdom”] : serialized in Flowers, Shogakukan, 2014, 1 vol. It was adapted into an anime movie in 2023 and translated in English by Seven Seas. Also translated in French by Akata as Les noces de l’or et de l’eau.
  • 七叶树王国的七名骑士 [Marronnier Oukoku no Shichinin no Kishi / lit. “Seven famous swordsmen of the Seven Leaf Kingdom”] : serialized in Flowers, Shogakukan, 2016, 10 vol., ongoing series. Translated in French by Akata as Les 7 chevaliers du royaume des Marronniers.
  • 岩本ナオ 古今東西しごと集 [Iwamoto Nao Kokon Touzai Shigoto-shuu / lit. “Nao Iwamoto: A collection of work from around the world, past and present”] : an anthology collecting 4 stories to celebrate her 15th year anniversary in the industry, Shogakukan, 2019.

[ AniListANNGoodreadsLesLibrairesMangaUpdatesNelliganWikipedia ]

Léviathan

The anime adaption of Scott Westerfeld‘s young adult novel series, Leviathan, is now available on Netflix. Produced by Studio Orange (Trigun Stampede, Beastars), it is set in an early twentieth century alternate steampunk past and tells the story of an Austrian fugitive prince and a Scottish airman in disguise who find themselves aboard the HMS Leviathan, a genetically engineered airship, fighting mechanized war machines in order to prevent a world war.

I have now watch half of the twelve episodes of the series and I must say that I am VERY impressed with this anime. It is quite faithful to the original book (of course, like all adaptation, there are a few shortcuts here and there, and some changes, but it is very respectful of the original) and the animation is of very high quality. It is somewhat reminiscent of Gundam (character designs) and Miyazaki (particularly the watercolour storyboard of the end credits by Christopher Ferreira & Alex Alice). It is an excellent work that I strongly recommend to all anime fans, particularly if you already know the novels or if you are interested in alternate history and steampunk.

Leviathan, Japan, 2025, anime series, 12 episodes of 25 min.: Dir.: Christophe Ferreira; Scr.: Yuichiro Kido, Yukata Yasunaga (based on Scott Westerfeld’s novels); Studio: Qubic, Orange; Anim. Prod.: Tokuya Ogawa, Daigo Ikeda; Voice dir.: Yoshimi Iide;  Char. Des.: Ayumi Kurashima;  Mecha des.: Takehiko Hoashi, Shinobu Tsuneki;  Creature des.: Le Yamamura;  Art dir.: Tadashi Nakajima;  Ed.: Edit Room Seyama, Rie Matsubara; Mus.: Nobuko Toda, Kazuma Jinnouchi, Joe Hisaishi (op & closing theme); Prod.: Katrina Minett, Yoshihiro Watanabe; Distr.: Netflix; Cast: Natsumi Fujiwara (Dylan), Ayumu Murase (Alek), Shunsuke Sakuya (Volger), Yasuhiro Mamiya (Klopp), Mie Sonozaki (Dr. Nora Barlow), Ivan Shibata (Newkirk), Fairouz Ai (Lilit), Hiroki Touchi (Tesla), Ikuko Tani (Nene), Genta Nakamura (Hoffman), Daichi Hayashi (Rigby), Satoshi Niwa (Matthews), Naoto Kobayashi (Thomas), Yukitaro Namura (Hirst), Michio Hazama (George Darwin), Takahiro Fujiwara (Pavel), Naomi Kusumi (Zaven), Tessyo Genda (Sultan).

[ ANNIMDbWikipedia ]

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Une rose seule

“Rose arrive au Japon pour la première fois de sa vie, sur les traces d’un père qu’elle n’a jamais connu. Celui-ci, décédé depuis peu, lui avait laissé une lettre à son intention, l’invitant à se rendre dans ce pays si lointain qui est en partie le sien. Accueillie à Kyoto, elle est guidée par Paul, l’assistant de son père, à travers un itinéraire imaginé par le défunt, semé de temples et de jardins, d’émotions et de rencontres, qui va lui permettre dépasser l’amertume et la colère liées à l’absence pour se laisser emporter par le tourbillon de ses origines enfin retrouvées.”

“Kan Takahama dépeint avec subtilité les tourments intérieurs et l’intimité des sentiments dans cette réinterprétation lumineuse du récit d Muriel Barbery.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Une rose seule [薔薇が咲くとき / Bara ga Saku Toki / lit. “Quand les roses fleurissent”] est un manga seinen tout en couleurs de Kan Takahama. Il a d’abord été prépublié en format électronique dans Torch en 2023, puis compilé en volume chez Leed en 2024. Il a été traduit en français chez Rue de Sèvres. Takahama, qui semble se spécialiser dans les histoires aux relations amoureuses complexes et difficiles, adapte ici un roman éponyme de Muriel Barbery (L’Élégance du hérisson). Elle nous offre ainsi avec une grande sensibilité une quête d’identité à travers la détresse morale, le deuil et enfin l’acceptation de soi, puis de l’autre et enfin l’amour. Le style un peu particulier, mais très beau, de Takahama se prête bien à ce genre de récit. Une lecture agréable et touchante.

Je note deux entrevues avec Barbery et Takahama sur TV5 et Youtube qui méritent qu’on y jette un coup d’oeil.

Une rose seule, par Kan Takahama (d’après le roman de Muriel Barbery [Actes Sud, 2020]; traduction et adaptation par Corinne Quentin). Paris: Rue de Sèvres, août 2024. 224 pages. 21.4 x 27.5 cm. 22.00 € / $42.95 Can. ISBN 978-2-81020-079-5. Pour un lectorat jeune adulte (14+). Sens de lecture occidental.

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© Rue de Sèvres édition 2024

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Isabella Bird vol. 11

“Le cruel Charles Maries refuse de laisser Ito, son employé aux yeux de la loi, continuer son périple avec Miss Bird. Décidée à récupérer son guide-interprète, l’aventurière fait donc au botaniste une proposition qu’il ne peut pas décliner : le jeune japonais l’accompagnera à Biratori, mais il en profitera pour recueillir des échantillons de plantes. Un présent, plus aucun obstacle ne se dresse entre Isabella et la suite de son voyage ! Il est temps pour elle de rencontrer les mystérieux Aïnous, ce peuple à la culture bien particulière et dont l’Occident sait si peu de choses…

Lancez-vous à la découverte d’un Japon traditionnel désormais disparu à travers les yeux de l’intrépide Isabella Bird ! Basé sur les écrits réels de l’aventurière, Isabella Bird, femme exploratrice est un récit passionnant sur la rencontre de deux mondes, dessiné avec un rare souci du détail par Taiga Sassa, nouveau talent prometteur !”

[Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Isabella Bird, femme exploratrice (ふしぎの国のバード / Fushigi no Kuni no bādo [Bird] / littéralement: “Bird au pays des merveilles”) nous offre le récit de voyage de la célèbre exploratrice britannique au Japon du début de l’ère Meiji en se basant sur sa correspondance avec sa soeur Henrietta qui fut publiée en 1880 sous le titre Unbeaten Tracks in Japan. Écrit et dessiné par Taiga Sassa, ce manga seinen historique a d’abord été publié en feuilletons dans le magazine Harta (Enterbrain), puis compilé en volumes chez Kadokawa. Le premier volume est paru en mai 2015 et le plus récent volume, le douzième, est paru au Japon en décembre 2024. J’ai commenté tous les volumes précédents.

Ce manga nous fait le récit très romancé de l’expédition d’Isabella Bird à Hokkaidō, nous offrant une fenêtre intéressante sur le Japon de l’ère Meiji. Isabella arrive enfin à Hokkaidō et a un premier contact avec les Aïnous. Elle se rends compte toutefois que son séjour ne sera pas sans difficultés. Si le récit est un peu inégal, la qualité du dessin, précis et détaillé, est notable. L’aspect ethnologique du récit n’est pas sans rappeler Golden Kamuy, qui offre une histoire un peu similaire mais souvent plus humoristique et surtout beaucoup plus violente. L’ouvrage nous offre donc une lecture à la fois agréable, distrayante mais aussi très instructive. Un manga indispensable surtout pour les amateurs d’histoire et de culture Japonaise. 

Isabella Bird, femme exploratrice T.11 par Taiga SASSA. Paris: Ki-oon (Coll. Kizuna), août 2024. 208 pg, , 13 x 18 cm, 7,95 € / $15.95 Can., ISBN 979-10-327-1740-0. Pour lectorat adolescent (12+).

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© Taiga Sassa 2024.

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Olympia Kyklos vol. 7

“Un nouveau péril menace la cité de Démétrios. Cette fois, c’est une épidémie qui menace de décimer Tritona ! Alors que ses concitoyens sont au plus mal, Démétrios est sommé une fois de plus par le patriarche de trouver une idée qui sauvera les siens. Sport, manga, théâtre, musique : au gré de ses allers-retours avec l’époque contemporaine, le jeune peintre sur céramiques a déjà prouvé les vertus de l’expression de soi sous bien des formes. Saura-t-il relever cet ultime défi alors qu’il atterrit dans un Japon en pleine pandémie de Covid ? Et si un autre voyageur temporel lui apportait un concours inespéré ?” [Texte de la couverture arrière]

Olympia kyklos (オリンピア・キュクロス / lit. “Cercles Olympique”) est un manga seinen par Mari Yamazaki qui a été sérialisé au Japon dans le magazine bimensuel Grand Jump entre mars 2018 et juillet 2022 avant d’être compilé en sept volumes chez Shueisha. Cette série humoristique consacré aux sports olympiques et à la résilience humaine, se conclut alors que Tritonia est menacée par une épidémie mortelle. Démétrios se retrouve une fois de plus transporté par Zeus à Tokyopolis, pour y découvrir comment les japonais gèrent-ils la pandémie de COVID-19.  Pour fournir au héros une solution, Yamazaki croise le récit avec une autre de ses séries de manga: Thermae Romae. L’ingénieur romain Lucius construira donc une station thermale à Tritonia, car en plus du port du masque, une bonne hygiène (se laver les mains!) est la meilleurs façon de combattre l’épidémie (dans la mesure où l’on garde ses distances). Une excellente série, hilarante, mais aussi très didactique. 

Olympia Kyklos vol. 7 par Mari Yamazaki.  Bruxelles: Casterman (Coll. Sakka), septembre 2024. 208 pages, 13.2 x 18.1 cm, 8,45 € / $C 15.95, ISBN 978-2-203-24030-8. Pour lectorat adolescent (14+).

Voir mes commentaires des volumes précédents. 

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© 2018 Mari Yamazaki. All Right Reserved.

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Anime & manga updates [002.025.165]

Anime & manga updates

Manben

The latest episodes of the NHK World documentary series Manben: Behind the Scenes of Manga with Urasawa Naoki (which introduces us to mangaka like Shigeru Mizuki or Nishi Keiko) is about Chiba Tetsuya, the creator of the legendary series Ashita no Joe. The episode originally aired in Japan in 2020, but the English version just aired on June 13, 2025 (at 09:10 PM) and June 14, 2025 (at 03:10 AM, 09:10 AM, and 03:10 PM) and should be soon available to view as VOD (Video on Demand).

Tetsuya CHIBA [jp], now 86 year-old, talks about creating Ashita No Joe and we see him working on a few pages of his latest autobiographical series, Hinemosu no Tari Nikki [ひねもすのたり日記 / lit. “Daytime diary”]. He was recently the first mangaka to be honoured with the prestigious Order of Culture award. 

Midnight Diner

If you are into Japanese drama tv series, I strongly recommend Midnight Diner [深夜食堂 / Shinya shokudō]. Based on a manga by Yarō Abe, it offers five seasons of ten 25-minute episodes each, directed by Joji Matsuoka and starring Kaoru Kobayashi. The first three seasons aired in Japan on MBS from October 2009 to December 2014 and the last two seasons (titled Midnight Diner: Tokyo Stories) aired on Netflix from October 2016 to October 2019. All five seasons are now available subtitled on Netflix. It tells the story of a chef, known only as “Master”, who operate a 12-seat late-night diner in Shinjuku. It is opened from midnight to 7 am and the menu offers only Tonjiru (pork miso soup), but the chef can cook whatever customers request as long as he has the ingredients for it. Each episode focuses on one specific Japanese dish and the life drama of one of his regular costumer. It has also spawn two movies (in 2014 and 2016). It is a really great series as it offers the drama of daily life, is often funny and sometimes falls into fantasy (or magical realism). I really like it.

Leviathan

The anime adaption of Scott Westerfeld‘s young adult novel series, Leviathan, is coming to Netflix on July 10th. Produced by Studio Orange (Trigun Stampede, Beastars), it is set in an early twentieth century alternate steampunk past and tells the story of an Austrian fugitive prince and a Scottish airman in disguise who find themselves aboard the HMS Leviathan, a genetically engineered airship, fighting mechanized war machines in order to prevent a world war. It is quite promising. You can watch the teaser on Youtube:

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Revue de ‘zines [002.025.144]

Revue de ‘zines

Je continue mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champ d’intérêt… Pour vous éviter le souci de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures… (Faute de temps et d’énergie, j’ai limité ou omis les hyperliens. Si vous voulez en savoir plus sur un auteur, un titre ou un sujet, vous pouvez consulter par vous-même soit Google ou Wikipedia!)

Animeland #248 (Oct. – Déc. 2024)

Ce numéro nous offre un dossier “Hommage à Akira Toriyama” avec un portrait de l’auteur, une présentation de Dragon Ball manga et anime, Dragon Ball Z, GT, Super et Daima, les jeux video, ses histoires courtes ou les anime auxquels il a collaboré et des interviews avec Yoshihiro Ueda (réalisateur des anime), Hiroki Takahashi (chanteur du générique), Shigeyazu Yamauchi (réalisateur sur l’anime de DBZ), Masaki Sato (animateur), et Toshiyuki Kanno (character designer de Sand Land).

On retrouve également un dossier sur le magazine de pré-publication qui a fait connaitre Toriyama: Weekly Shonen Jump, avec un portrait du magazine et des interviews avec Kazuhiro Torishima (éditeur et rédacteur-en-chef de Weekly Shonen Jump), les éditeurs de Shueisha (Yuta Momiyama, Shuhei Hosono et Takuro Imamura), et Kiyotaka Oshiyama (réalisateur de Look Back).

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Jeu Vidéo (rencontre avec l’illustrateur Hitoshi Yoneda), Wish List (nous offre une sélection de mangas, anime et goodies), Japon (Sadako, personnage du film d’horreur Ring, réalisé par Hideo Nakata et interprété par Rie Ino), Parlons VF (le doublage de Dragon Ball), Hommage (Noriko Ohara, voice actrice de Doraemon et Conan Fils du Futur), et Humeur.

À lire pour tous fans d’anime.

Animeland #249 (Jan. – Mars 2025)

Ce numéro nous offre un dossier sur Bleach avec un portrait de Tite Kubo (auteur), une introduction au manga et à l’anime, son processus de création, ses produits dérivés (roman, live-action, comédie musicale, jeu video, le spin-off Burn The Witch), la version française, la thématique de l’ikai (“autre monde”) et des interviews avec le réalisateur Noriyuki Abe, Masashi Kudo (character design), et Ken Hagino (producteur), Go Koga (réalisateur de The Birth of Kitaro: The Mystery of Gege), ainsi que Yoshihiro Kanno et Atsushi Kaneko (animateur et producteur au studio A-1 Pictures).

Le dossier se poursuit avec un reportage sur les 45 ans d’histoire du Studio Pierrot, incluant des interviews avec Atsushi Wakabayashi (animateur et réalisateur sur Yu Yu Hakusho et Naruto), Mamoru Oshii (Urusei Yatsura, Dallos, Gosenzo-sama, Patlabor), et Tomohisa Taguchi (Akudama Drive, Bleach: Thousand Year Blood War).

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Wish List (nous offre une sélection de mangas, anime et goodies, où je note la parution en français du manga M.S. Gundam The Origin chez Vega), Jeu Vidéo (rencontre avec Toshiro Kondo, président de Nihon FALCOM), et Hommage (aux voice actrices Emi Shinohara [Sailor Jupiter] et Atsuko Tanaka [le Major dans Ghost in the Shell] et à la journaliste Suzuka Asaoka).

À lire pour tous fans d’anime.

Canal BD #158   (Déc. 2024 – Jan. 2025)

Canal BD est un autre périodique dédié à la bande dessinée, mais que je n’ai pas l’habitude de lire souvent, car il n’est pas disponible à ma bibliothèque locale (quoi que je puisse l’avoir par prêt entre biblio). De plus, c’est un magazine qui est plus orienté pour les libraires (Canal BD étant une chaîne de librairies — avec des listes de parutions sans beaucoup de détails et beaucoup de publicités), il n’offre que des présentations (et non des commentaires critiques) et couvre très peu les mangas. 

La section “Gros Plan” nous introduit à Du Rififi à Ménilmontant! Par Tardi (D’après Léo Malet) chez Casterman et Gung Ho – Intégrale parBenjamin Von Eckartsberg & Thomas Von Kummant chez Paquet. Dans la section “Sélection” on présente des parutions récentes avec un peu plus de détails. J’y note des BDs de Druillet (Lone Sloane – Intégrale chez Glénat et Druillet – Lovecraft chez Barbier) et Caza (Le Monde d’Arkadi – Intégrale chez Les Humanoïdes Associés). La section “Jeunesse” fait de même, mais pour les parutions jeunesse.  La section “Interview” nous offre une entrevue avec Mark Millar, scénariste chez Marvel et DC, sur la création de sa propre collection: Millarworld. La section “Meilleures Ventes” présente Moi, Fadi, Le frère volé par Riad Sattouf chez Livres du Futur, Habemus Bastard t.2 chez Dargaud et Les Aigles de Rome t.7 chez Dargaud pour la BD, et One Piece t.108 chez Glénat, Spy X Family t.13 chez Kurokawa et Kaiju no 8 t.12 chez Crunchyroll, pour le manga. La section la plus intéressante pour moi est sans doute “BD du Monde” où l’on retrouve Dragon Hunt Tribe t.2 par Kuroi chez Ki-oon et Shibatarian t.1 par Iwamuro chez Panini.

Une lecture intéressante pour se tenir au courant des nouveautés en BD. Par contre, ce qui est le gros avantage de ce magazine c’est qu’il est disponible gratuitement en ligne!

dBD #190 (Février 2025)

Dans le cahier actualités on mentionne la réédition de Exterminateur 17 (par Enki Bilal & Jean-Pierre Dionnet chez Casterman), ainsi que la parution de Arzak: Destination Tassili – Corpus Final (par Moebius, chez Moebius Production qui nous offre une deuxième partie sans dialogue et une troisième juste esquissée suite à la disparition du maître). On retrouve également un article hommage à Christian Godard (Martin Milan, Le Vagabond des Limbes, La Jungle en Folie) et un sur l’oeuvre de Jeff Smith (sur Big Johnson Bone et autres contes oubliés chez Delcourt ainsi que Bone vol.1-9 et RASL vol. 1-3 également chez Delcourt).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Corentin Rouge & Caryl Férey sur Islander T.1 chez Glénat.  Les entrevues se poursuivent avec Aude Picault (sur Moi je, quarantaine chez Dargaud), ainsi que Vincent Brugeas, Ronan Toulhoat & Yoann Guillo (sur Daemon T.1 chez Le Lombard).

Aucune section sur les mangas cette fois-ci, mais on nous offre plutôt en avant-premières des extraits de leurs coups de coeur du mois: Carcoma (par Andrés Garrido chez Dupuis), Le Démon de Mamie (par Florence Cestac chez Dargaud), Première Dame (Par Didier Tronchet & Jean-Philippe Payraud chez Glénat), Les mouvements célestes (Par Michèle Peroncini chez Sarbacane), et Bestia T.1 (par Corc aux Humanoïdes Associés).

Dans le Cahier Critique je note Dorohedoro T.1 par Q Hayashida chez Soleil (Super!; “Barré, underground, violent, trash, drôle et férocement rock’n’roll, ce manga sans concession (…) ravira les fans de SF délirante et de gore à la narration débridée et qui ne se prend pas au sérieux”), Serial Killer Isekai T.1 par Ichigo Hitotsubu & Hiro chez Delcourt (Bien; “une histoire bien tordue qui mélange thriller psychologique déjanté et univers parallèles”), et La fin du système T.1 par Takeshi Natsuhara & Shinobu Kaitani chez Delcourt (Super!; “une série originale mêlant politique et économie qui devrait plaire à tous les adeptes de justice sociale (…), magistralement bien écrite”).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.

dBD #191 (Mars 2025)

Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Louve t.1 par Miyako Miiya chez Le Renard Doré, Brigantus t.2 par Hermann & Yves H chez Le Lombard (décidément on trouve de plus en plus d’histoires sur la Rome antique), Dommage Cérébral par Shintaro Kago chez Huber, ainsi que les lauréats de BDmania.ch 2024.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Griffo & Rodolphe sur La Main du Diable chez Anspach. Les entrevues se poursuivent avec Jacques Glénat (au sujet de l’exposition “Passionnément, à la folie…” au Couvent Saint-Cécile à Genoble qui présente 150 planches et dessins originaux de sa collection), François Rivière (sur Confession d’un amateur de BD Belge chez les Impressions Nouvelles), Richard Blake (sur Horizon Oblique chez Urban Comics), Keum Suk Gendry-Kim (sur Mon ami Kim Jong-un chez Futuropolis), Gaet’s & Monier (sur Fan Man, d’après Kotzwinkle, chez Petit à Petit)

Aucune section sur les mangas cette fois-ci, mais on nous offre plutôt en avant-premières des extraits de leurs coups de coeur du mois: La nuit des lanternes (par Jean-Étienne chez Delcourt), Au coeur du désert (par Maryse & Jean-François Charles chez Le Lombard), Enfermé (par Julien Hillion & Renan Coquin chez Dargaud), et Jefferson (par Antoine Ronzon d’après le roman de Jean-Claude Mourlevat, chez Gallimard Jeunesse). Et dans le Cahier Critique je note aucun titre de manga ou qui mérite mention.

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.

dBD #192 (Avril 2025)

Dans le cahier actualités on nous offre un article célébrant les cinquante ans de Fluide Glacial, magazine de BD humoristique créé par Gotlib en 1975, vendue à Flammarion en 1995 et racheté par Bamboo en 2016. On retrouve également un article sur Krimi  (par Thibault Vermot & Alex W. Inker, chez Sarbacane).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Brüno & Fabien Nury sur Electric Miles T.1: Wilbur chez Glénat (incluant un extrait de sept pages). Les entrevues se poursuivent avec Nina Bunjevac (sur La Réparation chez Martin de Halleux et Fatherland: Une histoire de famille chez Gallimard), Jules Caleb (sur Ish & Mima chez Kinaye), Ryan North (sur Fantastic Four T.1: Qu’est-il arrivé aux Quatre Fantastiques?, avec Iban Coello chez Panini), Mikael Ross (sur Le nirvana est ici, aux Seuil).

Dans le Cahier Critique je note Detroit: Become Human T.1 par Sawatari & Sumida chez Kurokawa (Super!) et Dans le premier train du matin par Yugo Aosaki & Shirohiko Yamada chez Delcourt (Bien; “Trois courts récit [qui] (…) dépeint de façon quasi méthodique, dans toute leur complexité, les mécaniques de pensées adolescentes”). Ça vaut le détour mentionne également la réédition du recueil d’histoires courtes Frères du Japon par Taiyo Matsumoto chez Delcourt.

Grosse déception: Trois numéros de suite sans aucun article sur le manga… dBD aurait-il abandonné la BD nippone ?!

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.

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Revue de ‘zines [002.025.053]

Revue de ‘zines

Je continue mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champ d’intérêt… Pour vous éviter le souci de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures… (Faute de temps et d’énergie, j’ai limité ou omis les hyperliens. Si vous voulez en savoir plus sur un auteur, un titre ou un sujet, vous pouvez consulter par vous-même soit Google ou Wikipedia!)

Métal Hurlant N°12 (Août 2024)

Ce numéro regroupe 29 courts récits et 11 articles (que je n’ai parcourue qu’en diagonale) sur le thème de “H.P. Lovecraft: Murmures et Chuchotements”. Comme pour les numéros que j’ai commentés précédemment, plusieurs des styles (extrêmement variés) des artistes n’étaient pas vraiment de mon goût, mais j’ai trouvé tous ces courts récits exceptionnellement intéressants et ils méritaient tous d’être lus avec attention. J’ai mis en caractères gras les titres les plus intéressants (narrativement et/ou graphiquement)…

Ce numéro nous présente donc les récits suivants: “Le chaos rampant: la vie et la mort d’Howard Phillips Lovecraft” (par Pochep, 20 quarts de page hilarants répartis à travers le numéro), “Le gardien du seuil” (Fred Vignaux, 9 p.), “Lumière Noire” (Vincent Bonavoglia & Matthew Allison, 9 p.), “L’Antithèse des créations” (Salvador Sanz, B&W, 11 p), “La tache” (Thomas Gilbert, 9 p.), “Cher Journal” (Emem, 5 p.), “La Clairière” (Eldiablo & Nico Gems, 9 p.), “L’Appel de Cthulhu” (Mathieu Sapin, 5 p.), “Ils sont arrivés” (Valentin Ramon, 9 p.), “Bienvenue è Dunwich” (Nikola Pisarev, 12 p.), “Cthulhu à la plage” (Pixel Vengeur, 5 p.), “Mentral” (Étienne Appert, 9 p.), “Entre les pierres” (Alex Ristorcelli, 4 p.), “Kadath” (Richard Guérineau, 9 p.), “Du beau et du sublime” (Munuera & Ricard Efa, 5 p.), “Pastorius” (Poe & Nicolas Gaignard, 5 p.), “Le cauchemar” (Juliette Pinoteau, B&W, 5 p.), “60e Déferlants” (Thomas Bidault, 11 p.), “L’Appel à tarte” (Mo & CDM, 5 p.), “Love and Craft” (Brouette Hurlante, 7 p.), “1785” (Stéphane De Caneva, 9 p.), “Monkey Business” (Jean-Luc Cornette & Christian Durieux, 7 p.), “La musique d’Erich Zann” (Lolita Couturier, 9 p.), “The Things” (Laurent Queyssi & Oriol Roig, 7 p.), “La page blanche” (Elene Usdin, 11 p.), “Les Grands Anciens” (Bob Fingerman, 9 p.), “Les grandes dunes” (Aseyn, 7 p.), “L’Émissaire” (Daniel Hansen, 7 p.), et “Mater” (Jorg De Vos, 11 p.). De belles découvertes.

Pour plus d’Infos: [ GoodreadsHumanosNelliganWikipedia ]

Canal BD #157   (Oct.-Nov. 2024)

Canal BD est un autre périodique dédié à la bande dessinée, mais que je n’ai pas l’habitude de lire souvent, car il n’est pas disponible à ma bibliothèque locale (quoi que je puisse l’avoir par prêt entre biblio). De plus, c’est un magazine qui est plus orienté pour les libraires (Canal BD étant une chaîne de librairies — avec des listes de parutions sans beaucoup de détails et beaucoup de publicités), il n’offre que des présentations (et non des commentaires critiques) et couvre très peu les mangas. 

La section “Gros Plan” nous offre une introduction à Les travailleurs de la mer par Michel Durand (d’après Victor Hugo), chez Glénat et à Globe-Trotteuses par Julian Voloj et Julie Rocheleau chez Dargaud. Les sections “Les sorties” et “Têtes d’affiche” (avec illustrations de couvertures) nous offrent simplement une liste de parutions. J’y note Alix T.43:  Le gardien du Nil. Dans la section “Sélection” on présente des parutions récentes avec un peu plus de détails. J’y note Pour une fraction de seconde (Guy Delisle, Delcourt). La section “Jeunesse” fait de même, mais pour les parutions jeunesse. La section “Interview” nous offre une entrevue avec Eric Henninot sur La Horde du Contrevent chez Delcourt, qui adapte le roman de Alain Damasio. La section “Coup de Cœur” nous introduit Dawnrunner par Ram V & Cagle chez HiComics et à Mobilis par Ba chez Bayard.  La section “Meilleures Ventes” présente La Route, Ulysse & Cyrano et Les Cahiers d’Esther T.9 pour les albums BD, ainsi que Berserk (Édition Collector) T.42, Jujutsu Kaisen T.24 et Les carnets de l’apothicaire T.13 pour les mangas.

La section la plus intéressante pour moi est sans doute “BD du Monde” où l’on retrouve Confession par Fukumoto & Kawaguchi chez Panini, No Reaction par Keigo Shinzô chez Lézard Noir, Pineapple Army T.1 par Kazuya Kudô & Naoki Urasawa chez Kana, et River End Café T.3 par Akio Tanaka chez Shiba.

Une lecture intéressante pour se tenir au courant des nouveautés en BD. Par contre, ce qui est le gros avantage de ce magazine c’est qu’il est disponible gratuitement en ligne!

dBD #188   (Novembre 2024)

Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Garçonnes, par la regrettée Trina Robbins chez Bliss, qui compile des planches de dessinatrices américaines des années folles comme Nell Brinkley, Eleanor Schorer, Edith Stevens, etc., pour faire une petite histoire de la BD féministe.

À la une de ce numéro, on retrouve une entrevue avec Lucas & Arthur  Harari sur Le cas David Zimmerman chez Sarbacane. Les entrevues se poursuivent avec Frank Pé (sur Dessine! Et tu connaitras l’univers et les dieux chez Glénat), Martin Veyron (sur Érostrate chez Dargaud), et Théo Grosjean (sur Elliot au collège T.3, chez Dupuis). On trouve également un article sur la vente aux enchères chez Christie’s de cinquante planches originales de Lucky Luke par Morris avec sept pages d’extraits. 

Côté manga on nous offre un article sur “1001 Mangas: la bataille de la prépublication“ qui nous fait découvrir les périodiques de publications japonais où les mangas sont publiés en feuilletons (Weekly Shonen Sunday, Big Comic, Morning, Weekly Shonen Jump, Shonen Champion, Monthly Ikki, Feel Young, etc.). La chronique “Ça vaut le détour” mentionne Bourrasque de printemps par Mizumaru Anzai chez IMHO, qui rassemble une série de treize histoires courtes parues dans Garo entre 1974 et 1979. Également, “Le Territoire des Mangas” nous présente sur deux pages les nouveautés du genre : Aux côtés du Dieu-Loup T.1 (Yamamoto Sumoto, Doki Doki), 343 Sword Squad T.1 (Souichi Sumoto, Delcourt-Tonkam), Éclipse Humaine T.1 (Yuki Sato & Mitsuchiyomaru, Glénat), Remède impérial, l’étrange médecin de la cour du roi (Tohru Himuka, Kurokawa), Reborn as a Vending Machine (Kunieda, Hirukuma, Yuki Hagure, chez Véga-Dupuis), et Monster Maid T.1 (Yugata Tanabe, Soleil).

Dans un Cahier Critique volumineux, je note seulement Shinkiraki par Yamada Murasaki chez Kana (Super!; “série de récits courts évoquant le quotidien d’une femme au foyer” publié dans les années ’80 dans le périodique alternatif Garo. “Malgré son âge (…) ce manga reste d’une modernité frappante dans sa construction narrative libre et multiforme, ainsi que par son approche graphique minimaliste et élégante”)

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.

dBD #189   (Déc. ’24 – Jan. ’25)

Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Jojo Magazine par Hirohiko Araki chez Delcourt, un ouvrage documentaire sur l’univers de Jojo Bizarre Adventure, Les Piliers de la Terre par Didier Alcante & Steven Durpé chez Glénat adaptant le roman de Ken Follet, et Magicien A par Natsuko Ishitsuyo chez OMHO. On retrouve également un article sur Winshluss (Vincent Paronnaud) récipiendaire du Grand Prix Töppfer 2024 décerné par la ville de Genève. 

À la une de ce numéro, on retrouve une série d’hommages à Pierre Christin par Arleston, Olivier Balez, Christophe Bec, Enki Bilal, José-Louis Bocquet, Didier Christmann, Olivier Christin (son fils), Éric Corbeyran, Jean-Pierre Dionnet, Jean Dufaux, Manu Larcenet, Mathieu Lauffray, Stella Lory, Wilfrid Lupano, François Le Bescond, Patrick Lesueur, Serge Le Tendre, Philippe Lespinasse, Matz, Loo Hui Phang, Christophe Quillien, Édith Rémond, Jean Van Hamme, et Claude De Saint Vincent. On retrouve également en preview les extraits de trois titres: Les Clients d’Avrenos par Fromental & Mattiussi (d’après Simenon) chez Dargaud (5 p.), La Veuve par Glen Chapron (d’après Gil Adamson) chez Glénat (5 p.) et Tanis T.1: Les tombeaux d’Atlantis par Bajram, Mangin & Perger chez Dupuis (5 p.).

Les entrevues se poursuivent avec Daniel Couvreur (sur Un siècle de BD Belge – exposition au Musée de la BD de Bruxelles), Jacques Tardi (sur Du Rififi à Ménilmontant chez Casterman), Manu Larcenet (sur La Route, adaptation du roman de Cormac McCarthy chez Dargaud), Romain Renard (sur Revoir Comanche chez Le Lombard), Thomas Legrain (sur M.A.D. T.1: Un Empire de rouille, avec Nicolas Jarry, chez Le Lombard), Emmanuel Guibert & Marc Boutavant (sur Ariol T.20, chez Bayard). Ce numéro se termine sur La Tribune “Mauvaise Humeur” de Frédéric Bosser qui s’étonne que Dupuis se soit autocensuré et ait cessé la publication du Spirou de Yann & Dany, Spirou et la Gorgone bleue, suite aux plaintes de lecteurs.

Côté manga on nous offre un article sur Taiyo Matsumoto (Tokyo ces jours-ci, Amer Béton, Ping Pong, Gogo Monster, Number 5, Le samouraï Bambou, Sunny). Également, “Le Territoire des Mangas” nous présente sur deux pages les nouveautés du genre : Harcèlement scolaire, la méthode du détective Imamura T.1 (Katsumasa Enokiya & Hirotaka Abe, chez Kurokawa), Kill Blue T.1 (Tadatoshi Fujimaki, Crunchyroll), Croissant Amoureux (Yasutoshi Kurokami, Hoochie Coochie), Mobile Suit Gundam: The Origin T.1 (Yoshikazu Yasuhiko, Véga), Songe d’une nuit ambrée T.1 (Masaho Murano & Nodoka Yoda, Soleil) et Promise Cinderella T.1 (Oreco Tachina, Glénat).

Dans le Cahier Critique je note Pour une fraction de seconde par Guy Delisle chez Delcourt (Top!), Maria Mantegazza T.1 par Seiho Takizawa chez Paquet (Bien), et Planetarium Ghost Travel T.1 par Sakama Sakatsuki chez Rue de Sèvres (Super).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.

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Wangan Police Station

When I was producing the Protoculture Addicts magazine in the ’90s and early 2000s, I used to watch a lot of Japanese TV drama thanks to friends in Japan and in the U.S. who were recording them and sending us copies. I was greatly enjoying those shows and I must admit that I miss them. One of the shows I liked a lot was Odoru Daisôsasen, a police procedural comedy. A few months ago I noticed that Netflix started adding to their lineup Japanese TV drama like Jin, Asura, The Makanai, Okura: Cold Case Investigation, Shinjuku Field Hospital, Quartet, etc.

I recently said to my wife, “I just hope that Netflix will add nice shows like Odoru Daisôsasen…” and, to my astonishment, I discovered a couple of weeks ago that Odoru Daisôsasen was indeed offered on Netflix ! I started watching it again. Of course, the quality of the picture is not as good as what we see today and the screen aspect ratio is almost square (after all it was produced in 1997), but it was still funny, interesting, entertaining and very enjoyable. I remembered that we published an article in the magazine about the show and I decided to share with you here a slightly updated version of this article (or you can read the original illustrated article here, in PDF — Enjoy!).

Go to Netflix and have a look, I am sure you will like it. [CJP]

> Please, read the warning for possible spoilers <<

Odoru Daisosasen

By Miyako Matsuda (From Protoculture Addicts #60: 15-18)

Overview

Odoru Daisôsasen (“The Big Dancing Criminal Investigation Line”) TV series is sometimes called Dancing Detective, sometimes Rhythm & Police, but it’s mainly called Wangan Police Station (WPS) among North American anime otaku. If you’re a Patlabor fan, you will absolutely love this TV series which started in January 1997 and became a super hit in Japan! Up ’till now [in May 2000], there are eleven TV episodes, three TV Special “movies,” and a theatrical release (Bayside Shakedown The Movie, which was shown at the Montréal World Film Festival ’99 — see PA#59: 15; three more movies will be added later [in 2003, 2010, 2012], plus three spin-off movies [two in 2005, and one in 2024] and a new movie is coming in 2026). In fact, the TV series was so popular that, according to news reports, over 3000 fans waited in line all night to be able to see the premiere of the movie and to meet the director & the actors at the Nichigeki Toho Theatre in the fashionable district of Yuraku-cho in Tokyo. We heard that it has also become very popular among Japanese anime otaku and that, at the Comic Market, many fans dressed like Detective Sergeant Aoshima, the main character of this show! Odoru Daisôsasen surely became a big phenomenon! The TV series and TV Specials are already available on videos (in Japanese) by Pony Canyon, and we do hope that a North American releaser will pick this title up some day to bring this very interesting human story to English-speaking fans.

“Wangan” means Bayside. It’s the fictitious name of the police station, located near the Rainbow Bridge and Tokyo Bay. In fact, this show’s world is quite real! We viewers know that it’s fiction, with lots of fictitious small details, to reflect today’s Japan and its youth culture. In one episode, we see a character named Noguchi who’s an anime otaku (he loves the Sailor Moon-like character Pink Sapphire!) and a stalker! And there is this place called “The Image Club” where customers go and can meet girls who wear anime & TV characters’ costumes, etc. We all know it’s a fictitious TV show and yet, this Wangan world is very real, as if we’re part of the show. If we enter Wangan’s world, we all know these things exist! 

The main character, Sunsaku Aoshima, is played by none other than Yuji Oda, who’s quite charming and all viewers would feel empathy and love his honesty. Aoshima-kun is a Police Sergeant. He always introduces himself to the people he meets saying, “I’m Police Sergeant Aoshima, the same name as Tokyo prefectural governor!” The reason why we begin to like Aoshima-kun immediately is that he’s NOT an ordinary cop. He used to be a salesman in a computer company, but he was bored, so he quit his job and became a cop! He’s just like any of us: he wants excitement in his life and he wants justice! But of course, our lives don’t always go the way we want and life is full of disappointments! Just like many of us, he wants to be a “cool” cop, and yet, he faces many hardships and disappointments. This is why many people become fans of this show, I think!

Wangan Police Station saga was created by Director Katsuyuki Motohiro (who’s in his 30s and you’d definitely feel the fresh air of youth while you’re watching this show!) and screenplay writer Ryoichi Kimizuka, and lots of enthusiastic crew members. The more we watch this show, one episode to the next, we start feeling tremendous empathy toward all its characters. American TV shows like ER, Chicago Hope, etc., are great in their own way, but it is rare to see a show like WPS which can offer a full range of joy, anger, sadness, and enjoyment, captivating us by the strength of its story and its refreshing new views of society. The way each character speaks reminds us of who they are and that they are part of a vertically structured society (which is probably similar to the American police forces & military). Also, WPS world’s criminals are really psycho & weirdos (an anime otaku psycho, an insurance salesman murderer, a gigolo drug dealer, an intelligent psycho bomber, etc.) who also reflect our own times. Interestingly, computers and the internet are often part of the story…

After viewing, you’ll feel like clapping your hands with its theme song “Love Somebody”. Highly Recommended!! [MM; with contributions by CJP]

Odoru Daisôsasen (踊る大捜査線 / lit. “The Big Dancing Investigation Line”), a.k.a. Dancing Detective, Wangan Police Station, Bayside Shakedown, Rhythm and Police; Japan, TV Drama, 11 eps (45 min.) + 3 specials (100 min.) + 4 movies; aired on: Fuji TV (FNS) Tuesdays at 21:00 from January 7 to March 18, 1997; Dir.: Katsuyuki Motohiro, Kensaku Sawada; Scr.: Ryoichi Kimizuka; Prod.: Chihiro Kameyama, Shôji Hidefumi; Cast: Yuji Oda (Shunsaku Aoshima), Toshiro Yanagiba (Shinji Muroi), Eri Fukasu (Sumire Onda), Miki Mizuno (Yukino Kashiwagi), Chosuke Ikariya (Heihachiro Waku), Yusuke Santa Maria (Masayoshi Mashita), Takehiko Ono (Kengo Hakamada), Soichiro Kitamura (Kanda),Kenta Sadoi (Jiro Uozumi).

Reference: Kinema Junpo #1269 (01/98): 26-63. For more information you can check out those web sites:

[ AsianWikiFuji TVIMDbNetflixOfficialPrime Jp •  Wikipedia ]

Special thanks to Junpei Kamada & Vincent R. Wilson who provided the videos.

© 1997-98 Fuji Television Network, Inc.

Characters

Sunsaku AOSHIMA

Wangan Police Station Criminal Case department police sergeant. He is the main character of this story. He used to be a salesperson in a computer company but, due to boredom & disputes among private companies, he quit & became a police sergeant. He began to feel sadness & great frustration inside Wangan Police Station because of unreasonable bureaucracy, but he’s very optimistic and began to change people around him. He’s basically “an eternal kid” himself, who loves children, and he is very sincere. Actor: Yuji Oda.

Sumire ONDA

Wangan Police Station theft department police sergeant. Until she met Aoshima-kun, she used to be like an office lady of Wangan Police Station. She was attacked by a psycho-criminal in the past and has a deep scar in her heart. She looks cold outwardly, but inside she’s naive & gentle. She never forgives a criminal who abuses women. Actress: Eri Fukatsu.

Heihachiro WAKU

Wangan Police Station detective leading officer. He is like Japan’s Morgan Freeman! He’s a role model for Aoshima-kun who looks up to him at all times. Six years ago, his young detective partner officer was murdered. When he met Aoshima, he decided to dedicate his life to catching criminals. A man of justice with very philosophical words. Actor Chôsuke Ikariya is absolutely perfect for this role.

Shinji MUROI

The Metropolitan Police Board Criminal Councillor. He’s the elite of Japan’s National Government officer. When he met Aoshima-kun, his policy changed, to be more caring, and he tries to be flexible to deal with things case by case. He doesn’t talk very much, but has the courage of his convictions and is very brave. He knits his brows a lot (frowning makes wrinkles appear between his eyes, which characterize him). He’s originally from Akita Prefecture of Northern Japan. When he meets people from his prefecture, he starts talking with his thick dialect. Because of that, other city officers who graduated from Tokyo University look down on him. He is elite, but very human. Actor: Toshiro Yanagiba.

Yukino KASHIWAGI

Wangan Police Station traffic department lady officer. She was the daughter of a murdered victim, and couldn’t talk for a while due to her great emotional shock. Aoshima-kun helps her to get back to social life and she becomes a criminal case officer sergeant. Actress: Miki Mizuno.

Masayoshi MASHITA

Wangan Police Station Detective. He’s the son of an elite officer of the Metropolitan Police Board and he wants to go “up” as a professional officer. He is cheerful, full of wit and loved by everyone. Actor: Yusuke Santa Maria.

The Three Amigos

Wangan Police Station chief detectives. They are called “The Three Amigos” due to the fact that they are always together and that they constantly flatter top officers to secure their salary. Actors: Soichiro Kitamura, Akira Saito, Takehiko Ono.

Synopses

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

1. Salary-man Police Officer & His First Difficult Case 

Aoshima-kun, a 29-year-old police sergeant arrives for his first assignment at the Wangan Police Station  with enthusiasm, but Sergeant Sumire Onda totally ignores him. When he arrives at his first murder scene, he is treated as a nuisance. He meets the elite officer Muroi, but Detective Waku takes him away. In his office, all members act separately and they don’t even look like serious officers. Aoshima-kun is disappointed. The first job he gets is to be a driver for Councillor Muroi, to bring him to the General Hospital to see a daughter of the murder victim. She can’t talk due to her emotional shock, but Ashima approaches her gently. He also has to investigate a suspicious insurance salesman named Tanaka. He finds some comfort talking with Tanaka, but later discovers that Tanaka, bored by his routine job, is the murderer they were looking for! Ashima is shocked, “That man could have been me”. 

2. The delivered goods of love & revenge

Detective Waku is targetted by a police-killer named Yamabe. In the past, Waku-san has hit him during an inquiry, and that’s why Yamabe killed another police officer in revenge, Councillor Muroi thinks. Meanwhile, a fancy chair is delivered to Wangan Police Station for Waku-san, who thinks it is a gift from someone in the Police station that took pity of his old age & badly aching back. He sits… then, something is very wrong! There is a bomb under the chair and he can’t get up. Ashima-kun tries to help, but, accidentally, touches a wire and he can’t move at all either! During the ordeal, every member of Wangan Station offers their opinion. Finally, the Special Force arrives and both of them are saved on time. Muroi-san having behaved as a “gentleman”, the criminal Yamabe says to him,”I won’t take my revenge on you” before being taken away.

3. The erased report and her incident

Sergeant Sumire-chan is investigating a theft case, but the criminal is the son of a high government official named Tetsuya, and Sumire is ordered to stop investigating the case! She becomes angry and brings Keiko & Aoshima to a jail cell and stays there to protest the decision. Councillor Muroi arrives at Wangan station to talk to her, letting her know that she can investigate as long as she doesn’t bring the case to the media. Aoshima gets angry also, and shouts at Councillor Muroi, “The police station is not like a private sector company, right?!” Meanwhile the thief Tetsuya shows no remorse and Aoshima gets even angrier! Aoshima is scolded by Tetsuya’s lawyer, but Councillor Muroi protects him. Muroi says, “I shall become a top officer!” Aoshima smiles at him.

4. A girl’s tears and the pride of police officer 

Councillor Muroi is beginning to like Aoshima-kun very much, and wants him to be his subordinate. Muroi gives to Aoshima a chance to arrest the criminal Ooki, who’s a serial robber. Aoshima arrives at the nightclub to arrest him, but he sees a girl who is attacked by a violent man. Instead of arresting Ooki, Aoshima chooses to help the girl who is being abused. Councillor Muroi is extremely upset by this failure. However, Detective Waku & the other Wangan Police Station members, who were listening on the radio, go out to find and arrest Oaki, and bring him to Muroi.

5. Can’t hear her screaming voice!

Sergeant Sumire Onda is attacked on the way home. The criminal, Noguchi, is obsessed by her and has previously attacked her! Fortunately, Sumire-chan isn’t injured much, but Noguchi sends her a videotape of her apartment! He confuses Sergent Sumire with the anime character Pink Sapphire, and since she rejected him, he’s planning to take revenge on her. He’s a terrible stalker! About the same time, two other crimes are committed in the same way, and Detective Mashita retraces Noguchi through the Internet! Sumire agreed to become a decoy. In a parking lot, Aoshima looses sight of Sumire, and she’s again attacked by Noguchi, but, fortunately, Muroi arrives in time to save her and arrest the psycho-criminal Noguchi.

6. A Waiting Detective & her love and truth

Wangan police station is full of joy with the presence of a young girl entertainer, but Aoshima & Waku-san are on a stakeout to catch a drug dealer. Aoshima is shocked to find out that Ms. Yukino, the victim’s daughter in the first episode, is involved! Councillor Muroi doesn’t even remember her and when she receives a package with drugs, she’s arrested. She was a gal-pal of the drug dealer Iwase when she was a student in Los Angeles, but knew nothing of his drug dealings. Aoshima purposely makes her angry & she hits him, so he can arrest her and keep her from being brought to the headquarters. Ashima now has 48 hours to find and arrest the drug dealer Iwase.

7. 48 hours time limit

Waku-san brings Aoshima to meet his informant, Tatsumura (nicknamed the “mole”), to get a lead on Iwase. They succeeded in getting the list of Iwase’s former gal pals. Meanwhile, Ms. Yukino tells Aoshima about a gal named Ayako Sumida. The very next day, Aoshima succeeds to sneak in the company where Sumida’s gal works to get more information on her. While Detective Mashita & Sergeant Sumire are trying to kill the time and keep Ms. Yukino longer in Wangan station, finally, Detective Waku & Aoshima, who followed Ms. Sumida, arrive at the station with the drug dealer Iwase for Muroi to arrest him publicly. Waku says to Aoshima, “Go to the top, if you want to do the right thing!”

8. Farewell our beloved detective

The HQ hires “The Profiling Team,” three young nerd detectives who think they can solve any crimes just at looking at all the data on their computer! Detective Waku is furious for being ignored and leaves to investigate by his own old-fashioned way. Meanwhile, Sumire-chan is taking care of a little girl, Ai, who was alone in her parents’ house when it was visited by a thief. Councillor Muroi also feels great “doubt” for this trendy scientific crime-solving method and those brainy kids from the university. The Profiling Team thinks the criminal they are looking for is a man named Shibuya. Detective Waku rather suspects a man named Kubota. Muroi orders to check both suspects and it turns out that Kubota is the thief whom Sumire was looking for. Shibuya was indeed the criminal as the team said, but they realize how difficult it is to confront a criminal! Aoshima is the one who succeeds in making Shibuya confess.

9. Wangan Police Station Big Panic! Danger to Sergeant Aoshima. 

An unemployed student tries to commit suicide, and Detective Waku & Aoshima succeeds in stoping him. Councillor Muroi asks them to protect the mistress of a suspect murderer. She is very selfish, saying that, “I never asked him to murder anyone!” Aoshima & the other station members can’t stand her. Meanwhile, Aoshima finds a suspicious man looking around the station and relay the information to Muroi by fax, but receives no reply. The mistress is released for lack of evidence, and, on her way out, an elder brother of the victim (the suspect spotted by Aoshima) attacks her. Aoshima tried to stop him, but gets stabbed! Thanks to the lucky charm he always carries, Aoshima survives, but he gets angry at Muroi for not helping him earlier. Muroi feels great responsibility. “This was my fault,” and he promises to do more…

10. The Deadly Bullet: Detective’s tears were erased by the rain. 

Tatsumura (the “mole”) gives Detective Waku information about an old murder case where the victim was a police officer. This case is important to Waku-san, but he will retire in a week, so he decides to do things his own way. Aoshima asks Muroi for help but without success (bureaucracy!). Waku finally arrests a man named Toshi, who bragged of being a cop killer, but admits he was just doing like his buddy Anzai, who just came back from the Philippines. Anzai is an illegal gun dealer with a big scar on the face. At the same time, Ms. Yukino is coming back from her police entry exam and Mashita offers to walk her home. On their way, Mashita stops a man acting suspiciously. The man, who has a scar on the face, shots Mashita! Yukino screams! Later, all Wangan members are distributed weapons and they are looking for evidence under the heavy rain…

11. Farewell Sergeant Aoshima

Detective Mashita is in the hospital, heavily injured. Wangan station members find out information about Anzai on Detective Mashita’s internet homepage! Aoshima & Sumire go to see a man named Shiraishi, and they accidentally meet Anzai in the “Image Club” — a place where men buy prostitutes wearing anime costumes! Anzai starts shooting at Aoshima, so he had no choice but to shoot back. Instead of helping each other, the top elite bureaucrats are worried about the appearances. Councillor Muroi gets furious, and runs from the office. Aoshima & Muroi finally find the bar where Anzai is, after asking Yamabe about the location. Finally, they can arrest Anzai. Detective Waku says he wants Aoshima to continue his work after his retirement. He leaves Wangan Station saying, “I’m leaving, but Wangan Station doesn’t die as long as you have Aoshima.” A week later, Councillor Muroi & Aoshima receive their punishment for not obeying orders, but Aoshima is happy, saying to Muroi, “You, you stay on top for me!” Both smile at each other. Several days later, Aoshima starts his new assignment as an officer in a neighbourhood Police Box. On the street, he encounters an old lady, Mrs. Yoshida, who gave him his precious lucky charm!

The End of the Year Police Special

The year ’97 is almost over. With the help of Councillor Muroi, Ashima can come back to the Wangan Police Station after a long (longer than planned!) absence, but no one wants him in any department! He ends up in the Traffic Department with Ms. Yukino, but gets involved with an injury case at an elementary school. Then, he is sent to Life Safety Department and then to another Department, and another! During all this time, he is still investigating the elementary school incident and finally arrests a young drug addict named “Kagami.” Kagami somehow sneaks out while the station’s staff is distracted and takes one of the Three Amigos hostages with a gun! It turns out that Kagami is also a murderer wanted by the Metropolitan Police HQ! The elite officer Shinjo says, “For his crime he deserves death” and tries to shoot Kagami, but at the right moment Councillor Muroi calls the Special Force, S.A.T., and Kagami is finally arrested!

Wangan Side Story: The Female Cop Story

Ms. Natsumi Shinohara arrives at the Wangan Police Station after graduating from the Police Academy to be a Police Lady in the Traffic Department. She shows the newcomers’ enthusiasm, but her hopes are destroyed when she is put under the responsibility of Ms. Kuwano, a “natural-born old maid” & very inflexible female cop. Natsumi finally gets tired of being pushed around! She screams after going through so many unpleasant incidents, “If you’re right, I’m quitting!” Later, Natsumi gets accidentally involved with a criminal whom the police HQ had been looking for. She is asked to chase the criminal’s car, and Kuwano is assisting her through the radio. Natsumi succeeds in hitting the criminal’s car and arrests him. After the incident, Kuwano is transferred and Natsumi shows her respect by saluting, “We’re all police officers”.

The Autumn Crime Eradication Special

Aoshima-kun comes back to Wangan station after a month of investigation under cover. After an arson incident, the criminal and the woman who ordered him to commit the crime are arrested and Aoshima is asked to pick them up. Somehow, the woman escapes. Aoshima and Sumire are punished for letting her escape, especially Sumire who seems sympathetic to the woman who had been abused by her boyfriend. Councillor Muroi wants Aoshima to follow Sumire and report her activities. He is also tapping the telephone wire of Wangan station to investigate both Aoshima & Sumire! Ashima accuses him of betrayal & treachery. The woman is arrested by Shinjo, but Aoshima also insists on investigating the victim (the woman’s boyfriend and abuser) equally. Sumire is furious for finding out that she was tapped. Even after the arrest, all members feel betrayed and this incident had deepened the emotional split among Wangan members.

Japanese Movies at the 1999 MWFF

Odoru Daisôsasen: The Movie (Bayside Shakedown)

By Miyako Matsuda (From Protoculture Addicts #59: 15)

This very original Police show will totally charm you! Bayside Shakedown was the English language title at the 1999 Montreal World Film Festival, but the original title is Odoru Daisôsasen The Movie: Wangansho Shijo Saiaku No 3-kakan, which means “The Dancing Large Criminal Investigation Line Movie: The Worst 3 Days In Wangan Police Station History” (gee, too long, eh?). It is also known by fans as Rhythm & Police or Wangan Police Station. Actually, it was a super popular hit TV show in Japan (it started in January 1997 and there were eleven 45-min. episodes, followed by four TV Specials — we will cover this series in a future issue of the magazine), so it is no surprise that they brought those characters back in a movie! Both the series and the movie have very comical scenes that make you laugh, as well as some serious ones (like exposing the ugly politics among Japanese bureaucrats), that make you think. In any case, it’s captivating and you can’t take your eyes off the screen!

It tells the everyday life story of Wangan (Bayside) Precinct Police Station in Tokyo: murder cases, petty thefts, kidnapping cases, etc. In a way, it’s like many other cop shows, but the storytelling is very original and those characters are charming. The leading character is Detective Aoshima-kun (played by Yuji Oda) who’s young and idealistic. He used to be an office worker in a computer company, but he was bored to death and longed for being a cool police detective. So, he quit the job to join Wangan Police Station. However, he is quickly disillusioned. He thought that being a detective would mean arresting criminals and doing murder investigations, but finds his work paralyzed by police stations’ territorial disputes spawned from the Japanese vertically structured society and bureaucracy. Maybe that job is just as bad as in the private sector? The local cops are always pushed around by the Headquarters’ officers and warned to keep their noses out of the investigations despite the fact that Wangan people know the area better. Being so helpless makes Aoshima feel despaired, but, having befriended Inspector Muroi, from Headquarters, he convinces him to try helping citizens instead of just being an elite bureaucrat.

Another great character is Detective Waku (nicknamed “The Japanese Morgan Freeman”!), an old and extremely philosophical cop who plays the role of a mentor for Aoshima. As a guest appearance, we can also see Ms. Kyoko Koizumi (a former Japanese idol singer nicknamed “Kyon Kyon”) who plays a psycho! This female character, a nurse who became unemployed, is like a child living in her own world and she kills people who want to die. She’s a really scary character. Well, actually in Bayside Shakedown The Movie, all criminals are “psychos” who can’t grow up and remain children psychologically. A bunch of teenagers kidnap a company’s president and they think that’s a game! Time has really changed. Now, with the Internet, where psychos and criminals can communicate and exchange ideas, the nature of crime itself has changed.

The director, Mr. Katsuyuki Motohiro, is very young. Born in 1965, his background is in TV, where he directed several variety shows and dramas. The movie still has this “TV show” feel, but Director Motohiro also gives an incredible tempo to the storytelling by using dynamic film angles, slow motion, fast paced shots, etc. It is really like dancing! We must add that Mr. Ryoichi Kimizuka did a fantastic job with this very entertaining script. We can feel a real empathy towards those police characters! The balance is very good between action & reflection, humour & drama. Finally, all this is very well supported by an excellent soundtrack by Akihiko Matsumoto. The music makes a great difference and gives more punch to the story!

After seeing this film, I really felt good and I wanted to see more (luckily, we were able to find the TV series). We highly recommend this movie. You won’t be disappointed! Hopefully, some North American releaser will eventually release both the TV series and the movie in English. [MM]

Odoru Daisôsasen The Movie (踊る大捜査線 THE MOVIE). Japan, 1998, 119 min. Dir.: Kasuyuki Motohiro; Script: Ryoichi Kimizuka; Phot.: Osamu Fujishi; Mus.: Akihiko Matsumono; Prod.: Fuji TV/Pony Canyon; Cast: Yuji Oda, Toshiro Yanagiba, Eri Fukasu, Miki Mizuno, Kyoko Koizumi, Chosuke Ikariya, Takehiko Ono, Soichiro Kitamura, Akira Saito, Masayoshi Mashita, Yusuke Santa Maria, Kenta Sadoi, Toshio Kakei.

Source: Kinema Jumpo #1269 (11-98): 26-63. For more information you can check out those web sites:

[ AsianWikiIMDbOfficial webpageRotten TomatoesWikipedia ]

[ Traduire ]

Revue de ‘zines [002.025.011]

Revue de ‘zines

Je continue mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures… (Faute de temps et d’énergie j’ai limité ou omis les hyperliens. Si vous voulez en savoir plus sur un auteur, un titre ou un sujet vous pouvez consulter par vous-même soit Google ou Wikipedia!)

Animeland #247 (Juillet-Septembre 2024)

Animeland-247

Ce numéro nous offre un dossier sur un dessin animé américain à contre-courant, Avatar: présentation, la machine Nickelodeon, portrait et rencontre avec les créateurs (Michael Dante DiMartino et Bryan Konietzko), La Légende de Korra, la musique, influences asiatiques, les arts martiaux chinois revisités par l’Avatar, adaptations, et anecdotes de production. On retrouve également un dossier complémentaire sur l’animation coréenne (les studios derrière Avatar, rencontre avec le CEO du studio MOI: Son Seo Hoon, avec Celia (de www.cinemacoreen.fr) et les perles d’animation Coréennes). 

Dans “Wishlist” on commente pèle-mêle une profusion de parutions de mangas, animés et produits dérivés. Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Jeu video (Rencontre avec Kim Hyung Tae, réalisateur de Stellar Blade), Japon (les Santô, bains public), Hommage (illustratrice Mutsumo Inomata), Secret Files (les voix de Ranking of Kings), Anime Grand Prix et Humeur.

Plus que jamais, avec la nouvelle formule augmentée, c’est un périodique (un ouvrage!) à lire pour tous fans d’anime. stars-3-5

Capsules

dBD #186   (Septembre 2024)

dBD-186

Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Métal Hurlant #12: H.P. Lovecraft, Murmures et chuchotements aux Humanoïdes Associés et de 100 mangas qui ont marqué l’histoire, un collectif sous la direction de Cynthia Leman chez Ynnis.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Laurent-Frédéric Bollée (sur L’Éternité béante, avec Étienne Klein & Christian Durieux, chez Futuropolis; et Belmondo, peut-être que je rêve debout, avec Jean-Michel Ponzio, chez Glénat). Les entrevues se poursuivent avec Clothilde Delacroix (sur Archéologie de l’intime, chez Dupuis), Philippe Valette (sur L’Héritage fossile, chez Delcourt), Alix Garin (sur Impénétrable, chez Le Lombard), Alicia Jaraba (sur Loin, chez Grand Angle), Nicolas Barral (sur L’Intranquille Monsieur Pessoa, chez Dargaud), et Émile Bravo (sur Les 7 Ours nains contre le gros méchant loup, chez Le Seuil Jeunesse).

Côté manga on nous offre un article sur Naoki Usawara (Pineapple Army, Yawara !, Master Keaton, Happy !, Monster, 20th Century Boy, Billy Bat, Asadora !). Également, “Le Territoire des Mangas” nous présente sur deux pages les nouveautés du genre : Battle Royale: Enforcers T.1 (Koushun Takami & Yukai Asada, chez Soleil), Ce vide au fond de moi T.1 (Iori Kanzaki & Tomo Taketomi, chez Delcourt), My Love Story with Yamada-kun at LVL999 T.1 (Mashiro, chez Mana), 36000 seconds in a day T.1 (Ryoko Fukuyama, chez Vega/Dupuis), Viral Hit T.1 (Taejun Pak & Junghyun Kim, chez Pika), Racaille de bibliothèque T.1 (Zuino & Kei Keiyama, chez Nobi Nobi) et Wistoria: Wand and Sword T.1 (Toshio Aoi & Fujino Omori).

Dans le Cahier Critique je note seulement La vie d’Otama par Keiko Ichiguchi et Andréa Accardi (Super!; “un album qui ressemble beaucoup à un manga sans vraiment en être un. [les auteurs] se sont attelez-vous à raconter la vie de Kiyohara Otama, la première artiste-peintre à s’être expatriée en Sicile à la fin du XIXe siècle (…). Mélange savant entre fiction et réalité (…) est l’occasion unique de découvrir les oeuvres de l’artiste dont beaucoup de tableaux ont été détruits par la guerre“).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-0

Capsules

dBD #187   (Octobre 2024)

dBD-187

Dans le cahier actualités on mentionne les parutions récentes. À la une de ce numéro on retrouve un dossier hommage à André Julliard avec des témoignages de Claude de Saint-Vincent, Jacques de Loustal, Lorenzo Mattotti, François Avril, Martin Veyron, Baru, Yves Sente, Henri Filippini, Enki Bilal, Jacques Ferrandez, Juanjo Guarnido, Rodolphe, François Bouq, Florence Cestac, Jean-C. Denis, Régis Loisel, Didier Convard, Jean-Marie Korber, Yann, Yves Schlirf, Étienne Robial, Philippe Druillet, Pierre Christin. 

Nous retrouvons également quelques entrevues avec ZEP (au sujet de Zep: Dessiner le monde; Conversations avec Romain Brethes, chez Rue de Sèvres), Victor Hussenot (sur La Brigade, chez La Joie de Lire), et Serge Lehman (sur Les Navigateurs, avec De Caneva, chez Delcourt).

Côté manga on nous offre un article sur Jirô Taniguchi à l’occasion de la réédition de Au temps de Botchan chez Casterman où l’on traite, entre autres, de ses oeuvres d’action (Trouble is my Business, Blue Corner, Un assassin à New York, Rude Boy) et de ses collaborateurs (Caribu Marley, Natsuo  Sekikawa). 

Dans le Cahier Critique je note La Romancière et le Mercenaire T.1 de Minami & Murayama chez Doki-Doki (“Bien”) et Neeting Life T.1 de Tetsuya Tsutsui chez Ki-oon ((“Bien”).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

Capsules

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100 mangas qui ont marqué l’histoire !

100MangasQuiOntMarquésHistoire“100 mangas incontournables à découvrir ou redécouvrir ! Pour fans et néophytes !

 Depuis quelques années, un peu plus d’une bande dessinée sur deux vendue en France est un manga. En 40 ans, les œuvres illustrées venues du Japon sont passées de la curiosité étrange réservée à un public d’initiés à un phénomène touchant les lecteurs de tous âges et de tous les styles.

Outre les séries emblématiques présentes dans cet ouvrage, découvrez les pépites sélectionnées et présentées par des journalistes experts en culture japonaise. Vous y découvrirez des titres pour tous les goûts de l’incontournable shônen (Dragon Ball, One Piece, Chainsaw man) aux œuvres plus intimes comme Quartier Lointain ou My Broken Mariko, des titres formateurs de l’enfance (Doreamon, Card Captor Sakura) aux œuvres plus adultes (Gen d’Hiroshima, L’Habitant de l’infini, Le Pavillon des hommes, Saturn Return), ce livre vous invite à un voyage de 60 ans pour découvrir toute la richesse et la diversité des mangas avec les 100 titres les plus représentatifs de la bande dessinée japonaise de 1959 à 2019.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Il existe déjà beaucoup d’ouvrages sur les mangas mais les premières références commencent à dater (à ce sujet voir ma bibliographie des références essentielles sur l’anime et le manga que je viens tout juste de mettre à jour). Il est donc important, de décennie en décennie, de produire de nouvelles références qui sont à jour avec les plus récentes parutions. C’est ce que fait cet ouvrage. Il regroupe par décennies les titres de mangas qui se sont le plus démarqués dans les soixante dernières années. Chaque titre est décrit et commenté sur deux pages.

Les années soixante: Kitarô le Repoussant, Ashita no Joe, Phénix: l’Oiseau de Feu, Doraemon.

Les années soixante-dix: Lone Wolf and Cub, Devilman, Kamen Rider, La Rose de Versailles, Le Clan des Poe, L’École Emporté, Lorsque Nous Vivions Ensemble, Gen D’Hiroshima, Captain Albator, Destination Terra.

Les années quatre-vingt: Touch!, Akira, Nausicaä de la Vallée du Vent, Hokuto no Ken, Dragon Ball, Banana Fish, City Hunter, L’Homme Sans Talent, Crying Freeman, Jojo’s Bizarre Adventure, The Five Star Stories, Parasite, Berserk, Ghost in the Shell, Pink.

Les années quatre-vingt-dix: Gunnm, Sailor Moon, Amer Béton, Ikkyu, L’Habitant de l’Infini, Détective Conan, Dragon Head, Blue, Card Captor Sakura, Inu Yasha, Mars, Yu-Gi-Oh!, Great Teacher Onizuka, One Piece, Blame!, Eden, Fruits Basket, Hunter x Hunter, Quartier Lointain, Spirale, Vagabon, Vampyre, Naruto.

Les années deux-mille: 20th Century Boys, Dorohedoro, Nana, Bleach, Fullmetal Alchemist, L’Académie Alice, Chocola et Vanilla, Death Note, Yotsuba &!, Le Pavillon des Hommes, Undercurrent, Ushijima l’Usurier de l’Ombre, L’Infirmerie Après les Cours, Litchi Hikari Club, Sawako, Vinland Saga, Black Butler, Les Enfants de la Mer, Otomen, Switch Girl!!, Dans un Recoin de ce Monde, Bonne Nuit Punpun, March Comes In Like A Lion, Bride Stories, Princess Jellyfish, Utsubora, L’Attaque des Titans. 

Les années deux-mille-dix: & (And), Blue Spring Ride, L’Ère des Cristaux, One-Punch Man, Orange, A Silent Voice, Innocent, L’Étranger de la Place, Après la Pluie, My Hero Academia, L’Enfant et le Maudit, Beastars, Solitude d’un Autre Genre, The Promised Neverland, Don’t Call It Mystery, Les Liens du Sang, Saturn Return, Chainsaw Man, My Broken Mariko, Spy x Family, Veil.

C’est une liste qui est discutable (j’ai mis en gras ce que j’ai lu) mais qui offre tout de même un matériel de référence essentiel et d’excellentes suggestions de lectures. À lire, donc, si les mangas vous intéressent.

Seule déception (comme c’est souvent le cas dans les ouvrages d’Animeland): chaque titre est accompagné d’une fiche technique qui résume les informations du texte mais qui n’inclut seulement que l’année de parution, l’auteur et l’éditeur original. Personnellement, je préfère des fiches techniques plus élaborées: dans quel périodique l’histoire a-t-elle d’abord été publiée et à quelles dates ? Quel est le titre original ? À quel genre appartient-il ? Quel est le public cible ? Est-ce disponible en traduction et chez quel éditeur ? Est-ce une série et, si oui, de combien de volumes ? Etc. Un indice d’appréciation (sur cinq étoiles par exemple) aurait également été bienvenue. Ces informations sont peut-être données dans le corps du texte, mais le but d’une fiche technique est de résumer le tout d’un seul coup d’oeil.

COUDIÈRE, Bénédicte (Ed.). 100 mangas qui ont marqué l’histoire! Paris: Ynnis, Août 2024. 206 pages. 35,00 € / $59.95. ISBN 978-2-37697-437-6. stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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The Boy and the Heron

“After his mother’s death, young Mahito moves to her hometown, where a mysterious heron leads him into a fantastic realm shared by the living and the dead.” [Description from Netflix]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

The Boy and the Heron (君たちはどう生きるか / Kimitachi wa dō ikiru ka / lit. “How do you live?”) is the 12th feature-length movie directed by Miyazaki (despite having announced his retirement several time). It is inspired by his childhood and by Genzaburo Yoshino’s 1937 novel How Do You Live? which Miyazaki has read as a boy and is considering as one of his favourites books. The production lasted for seven years.

During WW2, after the fire-bombing of Tokyo, the twelve year-old Mahito moves to his family’s estate in the countryside. His sick mother has died and his father has remarried his mother’s sister.  He feels watched by a strange grey heron. On the expansive estate, there’s an old tower built by his Great-Uncle and that is said to be cursed. He is told to keep away, but, as all teenagers, doesn’t listen. In a coming-of-age experience, the talking heron guides him into a strange parallel world out of time.

This is the weirdest of all Miyazaki’s movies. It is a mish-mash of everything: biographical elements, bits and pieces of most of his previous movies (even from his book Shuna’s Journey), the myth of Orpheus who visits the underworld to save his wife Eurydice, and even Snow White and the seven dwarves (in this case represented by seven old and ugly maids) ! It is a trip through the mind of Miyazaki (maybe he is the Master of the Tower and each of the doors of the tower leads to one of his universe?). It can be a very simple story (a boy saves his aunt/step mom from the meta universe or the boy has a feverish dream following a bad head injury ?) or a very complex metaphysical allegory that doesn’t make much sense. You choose. However, what ever you think of the story the fact remains that it is an incredibly beautiful hand-drawn animation (the backgrounds are really stunning and the effects when the boy runs through the burning streets of Tokyo are quite impressive). A must-see movie particularly if you are a fan of Miyazaki.

TheBoyAAndTheHeronThe Boy and the Heron : Japan, 2023, 124m, Japanese with English subtitles; Dir. & Scr.: Hayao Miyazaki; Art Dir.: Yôji Takeshige; Anim. Dir. & Char. Design: Takeshi Honda; Phot.: Atsushi Okui; Ed.: Rie Matsubara, Takeshi Seyama, Akane Shiraishi; Music: Joe Hisaishi; Prod.: Toshio Suzuki (Studio Ghibli); Distr.: Toho; Cast: Soma Santoki (Mahito Maki), Masaki Suda (The Grey Heron), Kô Shibasaki (Kiriko), Aimyon (Himi), Yoshino Kimura (Natsuko), Takuya Kimura (father: Shoichi Maki), Jun Kunimura (The Parakeet King), Shohei Hino (Great-Uncle). Rated PG. It has received a score of 97% on Rottentomatoes, 91% on Metacritic and 7.4 / 10 on IMDb. With a box office of US$294.2 million, it’s the highest-grossing Japanese film. It also received several awards: Academy Awards, the BAFTA Awards, the Golden Globes, and the Japanese Film Academy. stars-3-5

To learn more about this title you can consult the following web sites:

[ GoogleIMDbNetflixTIFFWikipedia ]

Also, you can check the official trailer on Youtube:

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Ma vie en 24 images par seconde

MaVieEn24ImagesSec-cov“Un parcours hors du commun qui va nous mener du Japon d’après-guerre jusqu’en 2001 et la sortie du film Metropolis. Un parcours fait de rencontres, d’opportunités, de soirées interminables, de jazz, de cigarettes, mais surtout de cinéma. Une passion qui lui a été transmise par son père et qui lui donnera très tôt l’envie de devenir réalisateur. Et c’est le cinéma d’animation qui lui offrira cette opportunité. Autre figure incontournable de ce parcours, celle d’Osamu Tezuka auprès duquel il va travailler des années, notamment sur la première série d’animation : Astro. Puis Rintaro prendra son envol et se verra confier la réalisation d’autres œuvres auxquelles il apportera sa créativité et qui deviendront des réalisations clés de l’histoire de l’animation japonaise : Le Serpent blanc, Sabu et Ichi, Capitaine Albator, Galaxy Express 999, etc. Si le cinéma d’animation japonais est devenu une référence mondiale, c’est en bonne partie grâce à lui.” [Texte du site de l’éditeur]

“Quand un maître de l’animation japonaise se lance dans la création de sa première BD, c’est pour nous raconter son histoire. Un parcours hors du commun qui va nous mener du Japon d’après-guerre jusqu’en 2001 et la sortie du film Metropolis. Un parcours fait de rencontres, d’opportunités, de soirées interminables, de jazz, de cigarettes, mais surtout de cinéma. Une passion qui lui a été transmise par son père et qui lui donnera très tôt l’envie de devenir réalisateur. Et c’est le cinéma d’animation qui lui offrira cette opportunité. Autre figure incontournable de ce parcours, celle d’Osamu Tezuka auprès duquel il va travailler des années, notamment sur la première série d’animation : Astro Boy. Puis Rintarô prendra son envol et se verra confier la réalisation d’autres œuvres auxquelles il apportera sa créativité et qui deviendront des réalisations clés de l’histoire de l’animation japonaise : Le Serpent blanc, Sabu et Ichi, Capitaine Albator, Galaxy Express 999, etc.” [Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

MaVieEn24ImagesSec-p020

Pg 20

Cette autobiographie en manga du réalisateur Rintarô (Shigeyuki Hayashi de son vrai nom) est un ouvrage extraordinaire. Car non seulement il raconte le déroulement de sa jeunesse et de sa carrière, mais c’est aussi toute l’histoire de l’animation japonaise qu’il nous décrit. Le seul bémol est qu’il le fait dans un style graphique très dépouillé qui n’utilise que de simples traits d’encrage ou de crayonné, presque sans la moindre trame ou ombrage. Il a beau avoir été un grand réalisateur (mais aussi coloriste, intervaliste, superviseur, etc.), mais cela ne fait pas de lui un grand mangaka ! Toutefois la scénarisation et la narration de son récit sont excellentes. Son nom m’était familier, mais j’ai tout de même été surpris de l’importance que son travail a eue dans l’histoire de l’animation japonaise, remontant aussi loin que Le Serpent blanc en 1958 et sur des titres aussi célèbres que Astro, Le Roi Léo, Albator, Galaxy Express 999, Harmagedon, L’épée de Kamui ou encore Métropolis ! 

C’est donc un ouvrage très intéressant, à lire absolument si vous êtes amateur d’animation japonaise.

Ma vie en 24 images par seconde, par Rintarô (Traduction par Shoko Takahashi). Bruxelles: Dargaud / Kana (Coll. Made In), janvier 2024. 256 pages, 22.5 x 29.8 cm, 27.90€ / $C 48.95, ISBN 978-2-5050-7638-4. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2024 Rintaro • Kana / Dargaud (Dargaud-Lombard s.a)

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Revue de ‘zines [002.024.295]

Revue de ‘zines

Je continue mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures… (Faute de temps et d’énergie j’ai limité ou omis les hyperliens. Si vous voulez en savoir plus sur un auteur, un titre ou un sujet vous pouvez consulter par vous-même soit Google ou Wikipedia!)

Animeland #246 (avril-juin 2024)

AL246_BERSERKCe numéro nous offre un dossier sur Berserk: survol du titre, portrait de Kentarô Miura, antagonistes fratricides: Guts x Griffith, influences: racines et branches (de Conan le Barbare à Dark Souls), affinités avec le shôjo, les autres oeuvres de Kentarô Miura, magazine de prépublication Young Animal, la relève du Studio Gaga, Berserk à l’écran, entretien avec Yuriko Chiba (dir. animation) et Kazuya Murata (assistant réalisateur). On retrouve également un dossier complémentaire sur la Dark Fantasy: chutes dans les abimes du fantastique, entretien avec Yoshinobu Akita (auteur de Majutsushi Orphen), entretien avec Masahiro Aizawa (char. designer et animation dir. de Orphen), entretien avec Shichirô Kobayashi, entretien avec les mangaka Kaori Yuki (Paradise Lost), Etorôji Shiono (Übel Blatt), Kyôichi Nanatsuki (auteur de Arms Peddler), et Shin’Ichi Sakamoto (#DRCL).

Dans “Wishlist” on commente pèle-mêle une profusion de parutions de mangas, animés et produits dérivés. Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Jeu video (entretien avec Tsukasa Kotobuki, char. Designer de Battle Arena Toshinden), Japon (les Host Clubs), Hommage (mangaka Hinako Ashihara), Secret Files (construction d’univers dans Violet Evergarden), et Humeur.

Plus que jamais, avec la nouvelle formule augmentée, c’est un périodique (un ouvrage!) à lire pour tous fans d’anime. stars-3-5

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dBD #184 (Juin 2024)

dBD-184Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Jean Giraud alias Moebius, un biographie par Christophe Quillien chez Éditions Seuil, le collectif Pilote: La naissance d’un journal chez La Déviation, l’adaptation graphique par ArtWord Lab (sous la direction de Lio Xiaoying) de L’alchimiste de Paulo Coelho chez Flammarion, et du collectif Métal Hurlant Spécial Chat aux Humanoïdes Associés. On retrouve également un article sur une série d’expositions dédiées à la bande dessinée au Centre Pompidou. 

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Tom Tirabosco sur Terra Animalia avec Patrick Mallet chez La Joie de Lire et la réédition de L’Oeil de la forêt chez Les Arts Dessinés. Les entrevues se poursuivent avec Yann (sur Tuez la grande Zohra. ! T. 1 avec Phalippou chez Paquet), Gradimir Smudja (sur Jesse Owens: Des Miles et des miles chez Futuropolis), Marion Mousse (sur Pastorius Grant chez Dargaud), ainsi que Yaël Hassan et Marc Lizano (sur La visite au Struthof, camp méconnu chez Nathan). 

Côté manga on nous offre, à la veille des jeux olympiques de Paris, un article sur “La face cachée des mangas de sport“ par Laurent Lefebvre (Igakuri-kun, Kyojin no Hoshi, Ashita no Joe, Captain Tsubasa, Slam Dunk, Rokudenashi Blues, Rookies, Kuroko’s Basket, Free Fight, Hinomaru Sumo, Zero, Le Réve de mon père, Rough, Katsu!, Touch, Jumping, Sakura Namiki, Attack No 1, Ace o Nerae — mais il ne mentionne pas Yawara!, dommage. Sur le sujet du sport il y a d’ailleurs le livre “Le sport animé: 50 ans de séries sportives au Japon” par Bounthavy Suvilay chez Innis). Également, “Le Territoire des Mangas” nous présente sur deux pages les nouveautés du genre : En Selle Sakamichi ! T.1 (Yowamushi Pedaru par Wataru Watanabe, chez Kurokawa), Alice in Kyoto Forest T.1 (Mai Mochizuki & Haruki Niwa, chez Delcourt), La collectionneuse (Yôsuke Takahashi, chez IMHO), Luca Vétérinaire draconique T.1 (Yuna Hirasawa, chez Glénat), Rude Boy (Jiro Taniguchi & Caribu Marley, chez Pika), Tokyo Cannabis T.1 & 2 (Yutô Inai, chez Kana), et Le Septième Prince Démon T.1 (Nitora Noi et Tomoaki Amagi, chez Komikku).

Dans le Cahier Critique je note seulement The Ichinose Family’s Deadly Sins T.1 par Taizan 5 chez Kana (Super!).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-0

Capsules

dBD #185 (Juillet-Août 2024)

dBD-185Dans le cahier actualités on retrouve un autre article sur la série d’expositions dédiées à la bande dessinée au Centre Pompidou ainsi qu’un article sur Jean Giraud alias Moebius, la biographie par Christophe Quillien aux Éditions du Seuil.

À la une de ce numéro on retrouve un dossier sur “Rock et BD” qui inclue des entrevues avec Olivier Petit (éditeur de BD musicale) ainsi qu’avec Salva Rubio et Arnaud Le Gouëfflec (scénaristes de BD rock respectivement pour Django Main de Feu chez Dupuis et Underground chez Glénat) et se conclue avec une bédéthèque rock. Les entrevues se poursuivent avec Romain Dutreix (sur Mamie n’a plus toute sa tête T.1 chez Dargaud), ainsi qu’avec Joachim Hérissé et Marion Bulot (sur Le caillou chez Dargaud). On retrouve également un article sur l’exposition Corto Maltese: Une vie romanesque dans le cadre de “La BD à tous les étages” au Centre Pompidou.

Dans la série “Coup de coeur de la rentrée” on nous offre en avant-première des extraits (de trois à cinq pages chacun) pour sept albums : Salon de beauté (Quentin Zuttion, chez Dupuis), Pillow Man, l’homme de nos rêves (Stéphane Grodet & Théo Calméjane, chez Glénat), Nos âmes oubliées (Grégory Panaccione & Stéphane Allix, chez Le Lombard), Les crieurs du crime (Sylvain Venayre & Hugues Micol, chez Delcourt), Mille femmes blanches (Lylian & Anaïs Bernabé d’après Jim Fergus, chez Dargaud), Idéal (Thomas Hayman & Baptiste Chaubard, chez Sarbacane) et Confessions d’un faucheur (Marc Jondot, chez Mosquito).

Côté manga on nous offre un article sur “10 mangas essentiels” : Couteau et piment vert (Yuki Isoya chez Le Lézard Noir), Stand by me Kakuemon (Shuho Sato, chez Meian), River End Café (Akio Tanaka, chez Shiba), Sou Bou Tei (Kazuhiro Fujita, chez Mangetsu), Travaux Publics / Combats (Yuichi Yokoyama, chez Matière), Venus Wars (Yoshikazu Yasuhiko, chez naBan), Akuma-kun (Shigeru Mizuki, chez Cornélius), What did you eat yesterday ? (Fumi Yoshinaga, chez Soleil), The world is dancing (Kazuto Mihara, chez Vega-Dupuis), et Biomega (Tsutomu Nihei, chez Glénat). Également, “Le Territoire des Mangas” nous présente sur deux pages les nouveautés du genre : Mission in the apocalypse T.1 (Haruo Iwamune, chez Delcourt), She is beautiful T.1 (Takahide Totsuno & Jun Esaka, chez Kurokawa), Tsubaken T.1 (par ZeN, chez KFactory), Love of Kill T.1 (par Fe, chez Véga-Dupuis), Akuma-kun T.1 (par Shigeru Mizuki, chez Cornélius), Gokurakugai T.1 (par Yuto Sano, chez Pika) et La voie du tablier: Le manuel du yakuza au foyer (par Victoria Rosenthal & Laurie Ulster, chez Kana).

Dans le Cahier Critique je note Dementia 21 T.2 par Shintaro Kago chez Huber (Super!), Nine Peaks T.1 par Tesuhiro Hirakawa chez Ki-oon ((Super!), et Jouer au loup par Kuniko Tsurita chez Atrabile (Top!).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-0

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L’Aigle des Highlands (Yoko Tsuno 31)

YokoTsuno-31-cov“Il se passe de drôles de choses dans les vestiges de l’abbaye de Loch Castle : des moines fouillent les ruines à la recherche de traces d’une diablesse et de son animal satanique. Mais ces moines sont surpris par Emilia et viennent s’expliquer auprès de Yoko. Ils racontent que la diablesse en question, une adolescente aveugle qui voyait à travers les yeux d’un aigle mécanique, aurait disparu dans une spirale de lumière !

À l’aide de Monya et de son translateur, Yoko part pour le XIIIe siècle découvrir ce qui s’est réellement passé dans l’abbaye calcinée.

Roger Leloup a pris l’habitude d’alterner histoires dans l’espace et histoires « terrestres ». Que ce soit sur (ou sous) Terre ou dans l’espace, ses histoires sont toujours passionnantes et empreintes d’humanisme.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Cette série de bande dessinée centrée sur le personnage de Yoko Tsuno (une belle électronicienne japonaise qui ne vieillit jamais) a été créée par l’artiste belge Roger Leloup après qu’il ait travaillé une dizaine d’années au Studio  Hergé (de 1955 à 1965). Il a imaginé le personnage de Yoko en 1968 pour un épisode de Jacky et Célestin de Peyo. La série est d’abord parue sous la forme d’histoires courtes en collaboration avec Maurice Tillieux dans le Journal de Spirou en 1970 et 1971. Dès mai 1971, Leloup poursuit, en solo, toujours dans Spirou, avec des histoires complètes. Un peu plus de cinquante ans plus tard, à quatre-vingt-dix ans, Roger Leloup nous présente le trente-et-unième récit de son héroïne. Voir mes commentaires sur les aventures de Yoko Tsuno.

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Vol. 31, p. 3 (pl. 1)

Yoko s’est établie en Écosse au Loch Castle de son amie Emilia. Mais des moines rôdent autour de l’abbaye à la recherche d’un secret. Voyage dans le temps au XIIIe siècle avec Monya, juste à temps pour voir l’abbaye brûler et récupérer un jeune moine et un aigle mécanique. De retour au domaine, elle repart au creux de la terre avec Zhyttâ, une amie vinéenne, pour y rencontrer une déesse celte. Syrby et Zarkâ l’amènent dans le labyrinthe où elle rencontre l’Élu, un être synthétique à cerveau bio un peu hostile. Puis retour en Écosse avec l’aigle réparé. Vous y avez compris quelque chose? Moi, non plus. On se demande bien à quoi rime cette histoire… On dirait qu’elle ne sert qu’à mettre en place des éléments pour un futur album…

Histoire rocambolesque, récit répétitif, narration précipitée qui manque parfois de fluidité dans le découpage, dessin très inégal (visages parfois déformés, têtes trop grosses, décors beaucoup moins détaillés, etc.) et qui diminue en qualité d’album en album. Où est la Yoko d’antan et à quand la retraite M. Leloup ? C’est une BD assez moyenne, mais qui reste tout de même une lecture divertissante (et un peu nostalgique si Yoko est l’héroïne de votre enfance).

D(?)Évolution du style de Leloup

Yoko Tsuno 31: L’aigle des highlands, scénario et dessin par Roger Leloup. Marcinelle: Dupuis, mai 2024. 48 pages, 21.8 x 30 cm, 12.50 € / C$19.95 , ISBN: 978-2-8085-0494-2. Recommandé pour public jeune (9+). stars-2-5

Pour plus d’information, vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

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 © Dupuis, 2024.

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Yawara #16

Yawara-16-cov“L’œuvre incontournable d’un narrateur hors pair. L’auteur de Monster, Pluto, et Asadora! vous entraîne dans le quotidien ordinaire d’une judoka extraordinaire !”

“Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline. Il a été annoncé que les JO de Barcelone accueilleraient enfin la discipline féminine dans la compétition. Jigorô rêve donc de faire de sa petite-fille la première championne olympique féminine de judo. Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idol… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions. Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Yawara-16-p004

Vol. 16, p. 4

Yawara! (やわら!) est une œuvre de jeunesse de l’excellent mangaka Naoki Urusawa. Elle a originalement été prépubliée entre avril 1987 et octobre 1993 dans l’hebdomadaire seinen Big Comic Spirits, puis compilé en vingt-neuf volumes (tankōbon) chez Shōgakukan. Il y a eu une réédition en format Kanzenban (“collector edition”) de vingt volumes en 2013-15. C’est cette dernière édition qui est publiée en français chez Big Kana. Il y a dix-sept volumes de parus jusqu’à maintenant (les trois dernières tomes devraient paraître en octobre 2024, janvier et mars 2025). J’ai déjà commenté les premier, second, troisième, quatrième, cinquième, sixième, les septième et huitième, les neuvième, dixième, onzième, douzième, treizième,  quatorzième ainsi que le quinzième volumes.  

Yawara et Fujiko ont toutes deux abandonnées le judo (l’une pour travailler et l’autre pour la maternité) ce qui laisse le champs libre à Sayaka pour gagner des compétitions. Toutefois, tant Jigorô que Kôsaku, cocottent un plan pour remettre Yawara sur la voie du judo… Mais les manigances de Kuniko et la révélation surprise de l’identité du coach de Sayaka rendent la situation encore plus complexe !

Rien ne manque à ce manga hybride shonen / shojo : de l’action sportive, des personnages attachants, des imbroglios amoureux et des situations cocasses. Il nous offre ainsi une histoire captivante, racontée et illustrée avec brio par Urasawa. C’est donc une très bonne lecture qui est non seulement agréable, mais aussi plutôt amusante. Chaudement recommandé.

Yawara t. 16, par Naoki Urasawa. Bruxelles: Kana (Coll. Big Kana), avril 2024. 322 pages, B&W (8 pages en “couleurs”), 14.8 x 21 cm, 15.50 € / $C 26.95, ISBN 978-2-5050-8662-8. Sens de lecture originale. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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Lire aussi mes commentaires sur les volumes précédents.

© 2014 Naoki Urasawa. All right reserved. © Kana (Dargaud-Lombard) 2024 pour l’édition française.  

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Avec Toi

AvecToi-cov“Quand Wataru, alors âgé de cinq ans, décide de recueillir un chat errant, il se doute bien que son terrible père refusera de le garder au sein de son foyer. Pourtant, devant la détresse et la solitude de son fils, mais aussi la détermination du chaton, ce salarié d’ordinaire impassible finit par céder… Au fil des années, Shirô, chat de gouttière sauvé in extremis, deviendra un membre incontournable de cette famille japonaise comme les autres.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

 

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

AvecToi-p057

p. 57

Avec toi [シロがいて / Shiro ga Ite / lit. “Shiro est là”] est un manga josei par Keiko Nishi. Il a été prépublié dans le magazine trimestriel Zōkan [Special] Flowers (du numéro d’hiver 2015 au numéro du printemps 2018) avant d’être compilé en un seul volume chez Shōgakukan en mai 2018. J’ai découvert cette auteure grâce à la série documentaire “Manben” sur NHK World (voir mon article à ce sujet) qui consacre un épisode à Keiko Nishi (où nous l’observons dessiner des pages de Hatsukoi no Sekai). On la présente comme une mangaka de talent, avec plus d’une trentaine d’années d’expérience, qui se spécialise dans les histoires shōjo et josei romantiques caractérisées par une imagerie élégante, des personnages féminins un peu maladroits et le fait qu’elle tend à représenter les émotions des personnages sans utiliser de mots. Parmi ses œuvres, j’ai déjà commenté Voyage au bout de l’été et Ane no kekkon.

Il s’agit d’une chronique familiale qui s’étend sur une vingtaine d’années où le quotidien d’une famille japonaise typique nous est révélé à travers le chat qu’ils ont adopté : un père antipathique qui travaille trop et a une maîtresse, une mère attentionnée, un jeune garçon qui ne rencontre pas les attentes de son père et fugue pour partir sa propre entreprise avec des copains, une jeune fille qui peine trouver le bonheur… Le récit touchant de la vie d’un chat qui lève le voile sur une société qui est loin d’être idéale…

Avec toi est un très bon manga qui nous offre une histoire intéressante, mais dont la fluidité de la narration est plutôt inégale. Le dessin de Keiko Nishi possède un trait fin, mais simple qui rend la lecture encore plus agréable. J’ai déjà décrit son style comme “élégant”, mais dans le cas de ce one-shot les visages des personnages sont parfois caricaturaux, sans doute afin d’alléger le ton du récit. Une très bonne lecture.

Avec toi, par Keiko Nishi (Traduction: Sébastien Ludmann). Rancon: Édition Akata (Coll. Medium), novembre 2019. 192 pages, 11.2 x 17.6 cm, 7.10 € / $12.95 CAN, ISBN 978-2-36-974-776-5. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-5

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© 2018 Keiko Nishi. © 2019 Éditions Akata pour l’édition française.

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Les Nuées de l’apocalypse (Pline 12)

Pline-12-covLa conclusion de l’immense fresque romaine de Mari Yamazaki et Tori Miki.

An 79 de notre ère, sous le règne de Titus. Près de Naples, le Vésuve entre soudain en éruption.  Alors que la population, terrorisée, fuit la catastrophe, Pline l’ancien, lui, cherche à s’approcher. Le naturaliste se livre alors aux ultimes observations d’une existence vouée à la recherche de la connaissance.” [Texte du site de l’éditeur]

“Après la mort brutale de Néron, Rome est précipitée dans des troubles qui ne prennent fin qu’avec l’accession au trône de Vespasien. Alors que Pline se hâte de mettre la dernière main à son Histoire naturelle, l’oeuvre de sa vie, il reçoit l’ordre de prendre le commandement de la flotte de Misène, la plus importante de l’Empire, qui est stationnée non loin du Vésuve. Cette mission l’emmène à la rencontre de son destin : à l’automne 79, lorsque le volcan explose soudain, le naturaliste se rend immédiatement sur place.”  [Texte du rabat intérieur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Pline (titre original: プリニウス / Plinius) est un manga seinen par Mari Yamazaki (Thermae Romae) et Miki Tori qui raconte la vie du naturaliste romain Pline l’Ancien. Il a d’abord été prépublié au Japon dans le mensuel Shinchô 45 (de janvier 2014 à octobre 2018), puis dans le magazine littéraire Shinchô (de janvier 2019 à mars 2023), avant d’être compilé en douze volumes chez Shinchôsa. Il a été traduit en français chez Casterman (Collection Sakka).  Voir mes commentaires sur les volumes précédents.

Pline-12-p010

T.12, p. 10

Après la période trouble qui a suivi la mort de Néron, Vespasien doit voir à rétablir l’ordre dans l’Empire en commençant par les finances et la reconstruction des quartiers détruits de Rome, où il fait construire un immense amphithéâtre près de la statue colossale de Néron (reconvertie en une représentation d’Hélios). Pendant ce temps, Pline est en Tarraconaise où il supervise les opérations d’une mine d’or. De retour à Rome, il s’empresse de terminer son Histoire naturelle, mais l’Empereur lui confie le commandement de la flotte de Misène. Peu de temps après avoir reçu le manuscrit de Pline, qui lui est dédié, Vespasien meurt en juin 79 (à l’âge de 69 ans) et est succédé par son fils Titus. À l’automne 79, Pline inspecte le réservoir de la Piscina mirabilis de Misène. Il reçoit la visite de sa soeur Plinia Marcella et de son fils Gaius Plinius (connu sous le nom de Plinius Secundus ou Pline le Jeune, car il avait été adopté par Pline à la mort de son père). Ils sont rejoints par Félix, ancien serviteur de Pline, qui arrive juste à temps pour sauver Gaius et Livius (le fils de Euclès) de brigands. Ils sont alors témoins de l’éruption du Vésuve. Tant par curiosité que pour sauver le plus de citoyens possible (dont la femme de son ami Tascius), Pline conduit un quadrirème vers Pompéi et Herculanum, mais les pierres ponces couvrant la baie de Naples nuisent à leur progression et il décide donc de changer de cap vers Stabies (sans doute pour tenter de sauver la bibliothèque de la villa de Pomponianus!). Sur un plus petit navire, Félix se rend à Pompéi pour sauver l’hydraulicienne Mirabella. Ils seront projetés dans la mer par le flot pyroclastique et rescapés par Tanitia. Sur la plage, dans l’air rempli de cendres, Pline, qui éprouvait déjà des problèmes respiratoires, meurt étouffé…

Après dix ans, le manga de Pline se conclut enfin. Je dois avouer avoir été un peu déçu par la fin qui m’a semblé précipitée. J’aurais aimé que l’on s’attarde un peu plus sur l’éruption elle-même alors que les auteurs n’y accordent moins de la moitié du volume. Toutefois, le récit est excellent et captivant, avec une histoire très bien documentée et une narration fluide et agréable. L’aspect le plus mémorable demeure le dessin précis et détaillé de Mari Yamazaki et de Tori Miki, lui aussi très bien documenté, qui donne à ce manga sa superbe qualité artistique. C’est donc un beau manga, intéressant (car éducatif) et divertissant, qui offre une lecture passionnante pour tout amateur de manga historique et, surtout, de la Rome antique. Vivement recommandé!

Pline, vol. 12: Les Nuées de l’apocalypse, par Mari Yamazaki et Tori Miki (Traduction par Wladimir Labaere et Ryôko Sekiguchi). Paris: Casterman (Coll. Sakka), mai 2024. 208 pages, 13.2 x 17.9 cm, 8,45 € / $15.95 Can, ISBN: 978-2-203-23740-7. Sens de lecture original, de droite à gauche. Pour lectorat adolescent (14+). stars-4-0

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© 2023 Mari Yamazaki, Tori Miki. © 2024 Casterman pour la traduction française.

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Pomme mécanique

PommeMécanique-cov“Ce volume de la Collection « Osamu Tezuka’s Dark Anthology » contient 10 histoires inédites : Pomme Mécanique, Révolution, Le retour, La montagne du démon, Le diable entre en scène, Immaculée Conception, Yellow Dust, L’exécution a eu lieu à 3 heures, Route de nuit et Le kyste.

Pomme Mécanique : Yûsaku Shirakawa vit dans une petite ville isolée dans les montagnes appelée Inatake. Un jour, des événements des plus étranges se succèdent et Yûsaku constate les routes de sa ville désertes, laissant place à des chars d’assaut qui entourent la ville. Il est le seul à prendre conscience de ces événements anormaux et décide de mener sa propre enquête…

Révolution : Otani assiste à l’accouchement difficile de sa bien-aimée Yasué, qui finit par tomber dans le coma. À son réveil, Yasué ne reconnaît pas son mari et assure s’appeler Minako Hotta. Otani et Yasué décident de partir à la recherche du passé oublié de la femme pour démêler le mystère…”

[Texte de promotion; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

PommeMécanique-p120

p. 120

Pomme mécanique (時計仕掛けのりんご / Tokei Jikake no Ringo) est une anthologie de manga seinen par Osamu Tezuka qui regroupe dix histoires courtes.  Tezuka est surtout connu pour ses manga jeunesse mais, à la fin des années soixante, suite à la popularité grandissante du genre Gekiga et du magazine Garo, il se met à produire des récits beaucoup plus sombre et sérieux, destiné à un public adulte. Cette anthologie regroupe dix de ces récits de mystère, à la limite de l’horreur psychologique, qui traitent de sujets comme crime crapuleux, coup d’état, assassinat politique, drogue stimulante développée par les militaires, perception du temps et de la réalité, réincarnation, et vengeance. Le titre du premier récit (et de l’anthologie) parodie le titre du roman de Anthony Burgess L’Orange Mécanique. L’anthologie a été publié originalement au Japon par Kodansha en 1983 parmi la collection Osamu Tezuka Manga Complete Works (#261), mais cette édition ne contenait que huit récits (omettant “Révolution“ et  “La Montagne du Démon“). Vous pouvez en voir un extrait d’une cinquantaine de pages (en japonais) sur le site de Rakuten.

Liste des récits de Pomme Mécanique (時計仕掛けのりんご) :

  • “Pomme Mécanique“ (時計仕掛けのりんご / Tokei Jikake no Ringo, 63 p., paru le 1970/04/17-05/08 dans ”Weekly Post” (Shogakukan))
  • “Révolution“ (レボリューション / Revolution, 48 p., paru les 1973/01/06, 13 & 20 dans ”Manga Sunday” (Business Nihonsha))
  • “Le Retour“ (帰還者 / Kikan-sha / lit. “Rapatrié”, 38 p., paru les 13 et 27 janvier 1973 dans “Play Comic” (Akita Shoten))
  • “La Montagne du Démon“ (魔の山 / Ma no Yama, 30 p., paru le 08/06/1972 dans “Weekly Shonen Sunday” (Shogakukan))
  • “Le Diable entre en Scène“ (悪魔の開幕 / Akuma no Kaimaku / lit. “l’ouverture du diable”, 28 p., paru en novembre 1973 dans “Suppend Young Comic” (Shonen Gahosha))
  • “Immaculée Conception“ (聖女懐妊 / Seijo Kainin / lit. “Sainte Grossesse”, 22 p., paru en janvier 1970 dans “Play Comic” (Akita Shoten))
  • “Yellow Dust“ (イエロー・ダスト / Yellow Dust, 20 p., paru en juillet 1972 dans “Young Comic” (Shonen Gahosha))
  • “L’Exécution eut lieu à 15 heures“ (処刑は3時におわった / Shokei wa 3-ji ni Owatta, 17 p., paru en juin 1968 dans “Play Comic” (Akita Shoten))
  • “Nuit sur la Rocade“ (バイパスの夜 / Baipasu no Yoru / lit. “Nuit de contournement”, 17 p., paru en octobre 1969 dans “Weekly Post” (Shogakukan))
  • “Le Kyste“ ( / Fukuro / lit. “Sac”, 15 p., paru en mai 1968 dans un supplément de “Manga Sunday” (Business Nihonsha))

Si l’on ignore le style daté et même parfois caricatural de Tezuka, cette anthologie est un véritable chef d’oeuvre qui démontre bien la maîtrise qu’avait le “dieu des mangas” des courts récits de science-fiction. On y retrouve des histoires de très haut niveau qui n’ont rien à envier à la science-fiction américaine de l’âge d’or (années ’30-’50) ou de la nouvelle vague (’60-’70). Un excellent manga qu’il faut lire absolument !

Pomme mécanique : et autres histoires courtes, par Tezuka Osamu (Traduction par Pierre Giner). Pomponne: Isan-Sha (Fuji Manga Classiques / Osamu Tezuka’s Dark Anthology Collection), avril 2024. 320 pages, 17.5 x 24.5 cm, 30.00 € / $56.95 Can, ISBN 978-2-492463-27-3. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-4-0

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© 2023 by Tezuka Production. All Rights Reserved. © 2024 Fuji Manga (Isan-sha s.a.r.l.) pour l’édition française.

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Ane no Kekkon 1

AneNoKekkon-1-cov“Yori Iwatani est bibliothécaire. Elle mène une petite vie tranquille, en veillant à se tenir éloignée des histoires d’amour, qui ne sont à ses yeux que source de complication. Un jour, un très bel homme se présente à elle. Il se dit être un ami d’enfance. Yori pense qu’il s’agit d’un canular. Pourtant Maki affirme avoir grandi à ses côtés, et déclare même qu’ils étaient proches. Aujourd’hui, le jeune homme est marié à une femme qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Yori, cependant cette ressemblance ne lui suffit apparemment pas puisqu’il semble toujours intéressé par Yori. Cette situation est très embarrassante pour la demoiselle qui cherche désespérément à l’éviter !”

[Texte de promotion; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Ane no kekkon (姉の結婚 / “le mariage de ma sœur”) est un manga josei par Keiko Nishi. Il a été prépublié dans le magazine mensuel Flowers (de novembre 2010 à octobre 2014) avant d’être compilé en huit volumes chez Shōgakukan (2011-2014).  J’ai découvert cette auteure grâce à la série documentaire “Manben” sur NHK World (voir mon article à ce sujet) qui consacre un épisode à Keiko Nishi (où nous l’observons dessiner des pages de Hatsukoi no Sekai). On la présente comme une mangaka de talent, avec plus d’une trentaine d’années d’expérience, qui se spécialise dans les histoires shōjo et josei romantiques caractérisées par une imagerie élégante, des personnages féminins un peu maladroits et le fait qu’elle tend à représenter les émotions des personnages sans utiliser de mots.

Premièrement, je ne comprends vraiment pas pourquoi Panini a utilisé le titre original japonais sur la couverture alors qu’une traduction (comme “Le mariage de ma grande sœur”) aurait très bien pu faire l’affaire. Deuxièmement, nous ne pourrons jamais lire la suite de cette histoire en français, car Panini a interrompu la publication de cette série de huit volumes après la parution du troisième. Finalement, je trouve étrange que les seuls ouvrages de cette mangaka de talent a avoir été traduit en français soient des titres assez anciens (Voyage au bout de l’été (亀の鳴く声, 2008 — voir mon commentaire sur ce titre), Ane no kekkon (姉の結婚, 2010-2014) et Avec Toi (シロがいて, 2015)) alors que ses titres plus récents ou en cours de publication sont probablement encore meilleurs puisque son talent a sans doute mûri avec les années et l’expérience. Il faut croire que le genre d’histoire d’amour qu’elle écrit ne doit pas plaire aux Français…

Liste de ses ouvrages récents:

Ceci dit, cette série nous offre un assez bon manga. L’histoire est intéressante (Yori Iwatani est une bibliothécaire dans la quarantaine qui a renoncé à l’amour), mais aussi un peu irritante (à cause du comportement harassant et monstrueux de Makoto Maki, son prétendant), la narration est plutôt fluide et j’aime bien le dessin fin et élégant de Keiko Nishi. C’est une bonne lecture, plutôt agréable. Il est juste dommage que nous ne pourrons pas lire la suite en français au-delà du troisième volume…

Ane no kekkon, par Keiko Nishi. Saint-Laurent-sur-Var: Panini Manga, juillet 2013. 192 pages, 11.5 x 17.5 cm, 7.29 € / $12.95 CAN, ISBN 978-2-8094-3186-5. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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© 2011 Keiko Nishi. © 2013 Panini France S.A. pour l’édition française.

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Voyage au bout de l’été

VoyageAuBoutdelEte-cov“Makoto est un fonctionnaire de province on ne peut plus ordinaire. Sa seule passion est de dessiner en secret… des mangas pour filles ! Mais quand un jour, Kureha, jeune lycéenne plutôt triviale, tombe sur ses planches et commence à les lire, leur quotidien va basculer. Cette dernière, complètement enthousiaste et émue par ce qu’elle vient de lire, embarque Makoto de force dans une drôle d’aventure : en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, les voilà partis en direction de Tôkyô, pour présenter le travail de Makoto chez un éditeur ! C’est le début d’un voyage qui changera à jamais leurs vies…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

VoyageAuBoutdelEte-p033

p. 33

Voyage au bout de l’été (亀の鳴く声 / Kame no Naku Koe / lit. “le cri de la tortue”) est un manga josei par Keiko Nishi. Il a été prépublié dans le magazine Flowers (de décembre 2007 à mai 2008) avant d’être compilé en un seul volume chez Shōgakukan en 2008.  J’ai découvert cette auteure grâce à la série documentaire “Manben” sur NHK World (voir mon article à ce sujet) qui consacre un épisode à Keiko Nishi. On la présente comme une mangaka de talent, avec plus d’une trentaine d’années d’expérience, qui se spécialise dans les histoires shōjo et josei romantiques caractérisées par une imagerie élégante, des personnages féminins un peu maladroits et le fait qu’elle tend à représenter les émotions des personnages sans utiliser de mots.

Makoto, un homme reclus de vingt-sept ans, dessine un manga qu’il n’a jamais montré à personne. Dans un café, Kureha, une très belle adolescente avec du caractère, entrevoit le manga et lui demande si elle peut le lire. Elle le trouve si bon qu’elle incite l’homme à le faire publier. Elle le force littéralement à se rendre avec elle à Tokyo pour le présenter à un éditeur. Multiples imbroglios s’ensuivent et il tombe amoureux d’elle et ils finissent ensemble (Yikes! Gare à la différence d’âge!). À travers le récit principal, il y a aussi une autre histoire à laquelle je n’ai pas compris grand-chose (au début, j’ai cru qu’il s’agissait de l’histoire de la famille de la jeune fille, mais serait-ce plutôt l’histoire du manga que l’homme est en train de dessiner ? Ce n’est pas clair).

L’histoire est plutôt bonne et le dessin est assez bien, mais malheureusement l’ensemble reste très décevant, principalement à cause de deux éléments. L’aspect le plus difficile dans la création d’une BD ou d’un manga est d’obtenir une narration fluide, c’est-à-dire que la transition entre les cases offre au lecteur une excellente compréhension du déroulement de l’action. Il est évident qu’à l’époque où elle a créé ce manga, l’artiste ne maîtrisait pas encore cet aspect important de la scénarisation du récit. De plus, Nishi dessine avec des traits assez fins qui malheureusement perdent un peu de détails quand la planche est réduite à un format de poche… Malgré une bonne histoire et un beau dessin, la déficience de la narration en fait un manga plutôt moyen, à lire par curiosité.

Voyage au bout de l’été, par Keiko Nishi. Rancon: Édition Akata, janvier 2018. 190 pages, 11.2 x 17.6 cm, 7.10 € / $12.95 CAN, ISBN 978-2-36974-259-3. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-2-5

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© 2008 Keiko Nishi. © 2018 Éditions Akata pour l’édition française.

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Convoi (Intégral)

Convoi-Intégrale-cov“Nous sommes en 2069. Un jeu virtuel menace de supplanter la vie réelle…

Alors que les premières colonies spatiales n’ont plus aucun contact avec la Terre depuis des années, le président mondial tente d’ultimes manœuvres pour se faire réélire. Pour les citoyens désœuvrés, il reste la réalité virtuelle de Convoi, un second monde où des milliers d’accros du jeu s’efforcent d’attaquer un transport de fonds aux richesses inestimables. Dans ce contexte de tensions politiques, Karen Springwell, une journaliste en perte de sens, se retrouve prise entre aventures virtuelles et dangers réels.

Saurez-vous démêler le vrai du faux, le réel du virtuel, et vous fier aux bonnes personnes dans cette enquête haletante et visionnaire, écrite il y a déjà 30 ans ?” [Texte du site de l’éditeur]

“Écrite et dessinée dans les années qui ont précédé la création d’Internet, la saga du jeu CONVOI’. (1990-1995) dresse le portrait prémonitoire des jeux en ligne multi-joueurs et de la réalité virtuelle… Prévoyant le phénomène avec un recul et une précision remarquables, les auteurs le présentent ici comme une forme d’art dont l’histoire a déjà généré ses chefs-d’œuvre, ses mythes, ses zones d’ombre et ses dangers.” [Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Vingt ans plus tard, les Humanoïdes Associés publient une nouvelle édition de l’intégrale de Convoi. Il s’agit d’une bande dessinée de science-fiction écrite par Thierry Smolderen et illustrée par Philippe Gauckler. J’ai déjà commenté ce titre dans mon article “Gauckler Blues,” mais la republication de l’intégrale mérite que l’on s’y attarde à nouveau. Cette histoire a initialement été publiée en quatre volumes: Convoi (1990), Les Prisonniers de Convoi (1991), Les Joueurs de Convoi (1993) et Le Ciel de Convoi (1995). La première version intégrale a été publiée en 2004.

Le récit de Smolderen est excellent. L’intrigue est captivante et la narration très fluide. C’est une histoire de science-fiction plutôt classique, mais avec une touche de space opera et de cyberpunk. Tout à fait le genre de SF que j’adore. L’arrière-plan du récit est intéressant (une technologie et un jeu-virtuel presque prophétique), mais sa force réside surtout dans son intrigue géopolitique, qui n’est pas sans rappeler l’excellente série télé The Expense.  Cela se lit très bien et, à la relecture, la BD m’est apparue encore meilleure que j’en avais le souvenir. J’ai particulièrement apprécié le style graphique de Gauckler, dont je suis un grand admirateur. Il me rappelle beaucoup le dessin de Moebius, avec une palette de couleur plus pastel, et un peu de Edgar P. Jacobs. Ce n’est pas parfait, car le dessin est un peu inégal, mais c’est tout de même drôlement bon. C’est donc une très bonne lecture, à lire absolument, surtout pour les amateurs de BD de SF.

Convoi, par Thierry Smolderen (textes) et Philippe Gauckler (dessins et couleurs). Paris: Les Humanoïdes Associés, janvier 2024. 204 pages, 34,95 € / $59.95. ISBN 978-2-7316-4680-1. Pour public adolescent (14+). stars-4-0

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©  2024 Humanoïds Inc.

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Revue de ‘zines [002.024.238]

Revue de ‘zines

Je continue mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures… (Faute de temps et d’énergie j’ai limité ou omis les hyperliens. Si vous voulez en savoir plus sur un auteur, un titre ou un sujet vous pouvez consulter par vous-même soit Google ou Wikipedia!)

dBD #181 (mars 2024)

dBD-181Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Heart Program T.1 par Hinata Nakamura chez Delcourt/Moonlight, la sortie d’un timbre de la Poste de France à 1.29€ consacré à… Pokémon!, ainsi que le Guidebook Officiel SPY x Family par Tatsuya Endo chez Kurokawa.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Tehem et Appollo sur Vingt-décembre, chroniques de l’abolition paru chez Dargaud et qui raconte l’abolition de l’esclavage sur l’île de La Réunion.  Les entrevues se poursuivent avec Martine Lagardette & Farid Boudjellal (sur Oum Kalsoum, l’arme secrète de Nasser, chez Oxymore), David Cénou (sur Yougo – Un conscrit Casque bleu, chez La Boite à Bulles), Marie Boisson (sur Bianca et la forêt des parents égarés, chez Misma), ainsi que Frédéric Maupomé & Wauter Mannaert (sur La Quête T.1: La Dame du Lac perdu, chez Le Lombard).

Côté manga on nous offre des entrevues avec Shin’ichi Sakamoto (sur #DRCL Midnight Children, chez Ki-oon, mais aussi sur Kiomaru, Nés pour cogner, Ascension, Innocent et Innocent: Rouge, tous paru chez Delcourt/Tonkam), ainsi qu’avec Akinari Asakura & Takeshi Obata (sur Show-ha Shoten !, un manga consacré à l’univers du manzai, paru chez Kana). On retrouve également un article sur l’autobiographie graphique de Rintarô: Ma vie en 24 images par seconde, parue chez Kana. Finalement, “Le Territoire des Mangas” nous présente sur deux pages les nouveautés du genre : Blue Giant (l’adaptation animé du manga musical par Shinichi Ishizuka réalisé par Yuzuru Tachikawa), Nodame Cantabille T.1 (Tomoko Ninomiya, chez Pika Masterpiece), Chronique de la mariée de Bretagne (Jinji Takehara, chez Kurokawa), Le cri du Kujima T.1 (Akira Konno, chez Le Lézard noir), The world is dancing T.1 (Kazuto Mihara, chez Véga), Dark Gathering T.1 (Kenichi Kondo, chez Mana Books) et Céline, Une vie parisienne T.1 (Akame Hinoshita, chez Komikku).

Dans le Cahier Critique je note seulement Silent Blue par Icori Ando, chez Delcourt/Moonlight (Bien; “Icori Ando renoue avec la délicatesse qui émanait de Snow Illusion pour un one-shot onirique et mélancolique (…). Cristallin, Silent Blue déploie lentement le sentier conduisant à la connaissance de soi”).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

Capsules

dBD #182 (avril 2024)

dBD-182À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Serge Lehman et Frederik Peeters sur Saint-Elme T.5 chez Delcourt. Les entrevues se poursuivent avec Olivier Grenson (sur Le partage des mondes chez Le Lombard), Bédu (sur SangDragon chez Dupuis), Jean-Christophe  Chauzy (sur Sang Neuf chez Casterman), Bruno Lecigne (sur Le système solaire T.1: Mars, avec Fabien Bedouel, et T.2: Jupiter, avec Afif Khaled et Xavier Dujardin, chez Glénat), Timothée Leman (sur Après le monde et Bordeterre T.1: Les Âmes débordées chez Sarbacane), ainsi qu’avec Régis Hautière et Arnaud Poitevin (sur Les Pestaculaires T.1: L’âge tendre chez Rue de Sèvres).

Côté manga on nous offre une entrevue avec Minetarô Mochizuki (sur Dragon Head T.4 chez Pika, Tokyo Kaido T.2-3, Chiisakobé T.3-4 et No manga, No Life T.1 chez Le Lézard Noir). Également, “Le Territoire des Mangas” nous présente sur deux pages les nouveautés du genre : Yan T.1 (Chang Shen, Glénat), Gate of Nightmare T.1 (Yoshinorin Matsuoka & Hiro Mashima, Pika), Ramen Akaneko T.1 (Angyaman, Kurokawa), Butareba ou l’histoire de l’homme devenu cochon T.1 (Sakai, Minami & Tohsaka, Soleil), Unnamed Memory T.1. (Furumira & Koshimizu, Mana), 360° Material: Coffret T.1 à 4 (Toko Minami, Delcourt/Tonkam), et Breakdown T.1 (Takao Saito, Vega/Dupuis).

Dans le Cahier Critique je note surtout Danzai Lock T.1 par Yasuko Kobayashi et Masaki Nonoya chez Doki-Doki (Super; “un seinen dystopique plutôt relevé (…) qui maintient le lecteur en haleine tout au long de ce premier tome extrêmement riche et dense“), 

Rien de bien excitant cette fois-ci, mais tout de même une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-0

Capsules

dBD #183 (mai 2024)

dBD-183Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Aux origines du manga: de la période Heian à l’ère Meiji par Isao Shimizu aux Éditions de la Martinière.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Christophe Bec sur Les Nouvelles Aventures de Bruce J Hawker T.1 chez Le Lombard.  Les entrevues se poursuivent avec Mo/CDM (sur Gen War T.1-2 chez Fluide Glacial), Bastien Vivès (sur Héritages aux Éditions Huberty & Breyne), Lucas Varelas et Hervé Bourhis (sur American Parano T.1 chez Dupuis), Yu Pei-Yun (sur Le Fils de Taïwan chez Kana), ainsi qu’avec Nicolas Wouters et Mathilde Van Gheluwe (sur Magda, cuisinère intergalactique T.3: Par-delà les étoiles chez Sarbacane).

Côté manga on nous offre un article sur Gou Tanabe (qui adapte H.P. Lovecraft en manga avec entre autre Dans l’abîme du temps, Les montagnes hallucinées L’Appel de Cthulhu et L’Abomination de Dunwich chez Ki-oon) et on en profite pour introduire les autres voix de l’horreur: Kazuo Umezu (Je suis Shingo chez Le Lézard Noir), Shuzo Oshimi (Les liens du sang chez Ki-oon), Junji Ito (Soichi chez Mangetsu) et Mokumokuren (The Summer Hikaru Died chez Pika). Également, “Le Territoire des Mangas” nous présente sur deux pages les nouveautés du genre : Le cadavre vivant (Ideshi Hino, IMHO), Death Game T.1 (Miyatsuki & Tanaka, Vega), Stunt T.1: The 9th Ghost (Sora Daichi, Glénat), Le Marquis d’Amnésie T.1 (Cocoa, Harushino & Ichige, Soleil), Le Guérisseur de l’ombre T.1 (Junoichi & Hirshikawa, Komikku), Dead Rock T.1 (Hiro Mashima, Pika) et Le roi des bugs T.1 (Tony, Dupuis).

Dans le Cahier Critique je note Petite Forêt par Daisuke Igarashi chez Moonlight (“Lecture apaisante et pleine de recettes de cuisine auxquelles on ne pense jamais“), The Jojolands T.1 par Hirohiko Araki chez Delcourt (Super; spinoff de Jojo Bizarre Adventure, “Bourré de références à la musique, la mode et la pop culture, The Jojolands est au manga ce que les films de Tarantino sont au cinéma”), Murmures des sous-bois par Kengo Kurimoto chez Rue de Sèvres (Super; “C’est très mignon, bien raconté et assez poético-écologique”) et Le Problème à Trois Corps T.1 par Liu Cixin, Jin Cai et XuDong Cai chez Le Rayon Imaginaire / Hachette Heroes (Bof; “cette version (…) est une vrai déception. La narration est d’une lenteur éprouvante, le découpage extrêmement répétitif, (…) quand au dessin, outre sa platitude et son manque d’inspiration, il baigne dans des couleurs d’ambiances si sombres qu’elles altèrent la lisibilité de l’ensemble”).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-4-0

Capsules

 Métal Hurlant N°10 (Février 2024)

MH-10La nouvelle formule de MH est maintenant essentiellement consacrée à la publication de récits inédits (avec occasionnellement un ou deux récits “vintages”, c’est-à-dire qui ont déjà été publié dans les pages du magazine). Ce numéro regroupe 23 récits et 12 articles (que je n’ai parcourue qu’en diagonale) sur le thème de “la mécanique du grain de sable” c’est-à-dire quand la réalité dérape — un thème profondément dickien. Comme pour les numéros que j’ai commenté précédemment, la plupart des styles (extrêmement variés) des artistes n’étaient pas toujours de mon goût mais j’ai trouvé que tous ces courts récits étaient intéressants et méritaient d’être lu. J’ai mis en caractères gras les titres les plus intéressants (narrativement et/ou graphiquement)…

Ce numéro nous présente donc les récits suivants: “Trois jours en septembre” (Nikola Pisarev, 11 p.), “Appartement vue mer” (Grégory Panaccione, 9 p.), “Brèches” (Yuri Campos, B&W, 13 p.), “Eva” (Nicolas Pothier & Sera, 6p.), “Une journée comme les autres” (Munuera, 7 p.), “Ne quittez pas” (Chabouté, B&W, 7 p.), “Life in a day” (Jean-Philippe Peyraud & Antonio Lapone, 9 p.), “Le trou” (Eliot, 9 p.), “Life+” (Joseph Falzon, 9 p.), “Touplitou et ses amis” (Thomas Bidault, 5 p.), “Happy death” (Grégory Panaccione & Roberto Zaghi, B&W, 9 p.), “Prendre la vague” (Yann Bécu & Masha Moran, 13 p.), “Comme dans un rêve” (Thea Rojzman & Sandrine Revel, 5 p.), “Bureaucratie éternelle” (Maria Prêtas, 9 p.), “Monsieur Henri” (Poe & Ké Clero, 6 p.), “Une petite fin du monde” (Fabrizio Dori, 9 p.), “Cendres” (Facundo Nehuén López, 11 p.), “Tombés du ciel” (Harry Bozino & Sagar, 11 p.), “Ego 5.2” (Nikola Witko, 9 p.), “Quantum  God” (Florian Breuil, 9 p.), “Eracle” (Alessio Fioriniello, 11 p.), “L’Homme au téléphone” (Jean-Pierre Dionnet & Frank Margerin, paru dans MH en janvier 1977, B&W, 9 p.), et “Sousvivalisme” (Alex Ristorcelli, d’après “Breakfast at Twilight” de Philipe K. Dick, 13 p.).

Une très bonne façon de prendre le pouls de la BD de SF actuelle. stars-3-5

Pour plus d’Infos: [ GoodreadsHumanosNelliganWikipedia ]

Capsules

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Blue World #1-3

BlueWorld-1-covVol. 1

“Les “trous bleus” conduisant dans le passé sont bel et bien réels. Une expédition a prouvé l’existence de l’un d’eux, au large des Comores. Mais cette fois, un trou bleu menant au Jurassique est découvert au fond du loch Ness. Convoitant les ressources du monde préhistorique, le Royaume-Uni et les États-Unis mettent sur pied une ambitieuse mission d’exploration. Alors que l’équipe est sur le point de se mettre à l’œuvre, un étrange et terrible accident se produit, livrant les survivants à une nature aussi luxuriante que dangereuse…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Blue world T.1, par Yukinobu Hoshino (Traduit par Aurélien Estager). Vanves: Pika Édition (Coll. Pika Graphic), janvier 2022. 332 pages, 17.4 x 24 cm, 20.00 € / 32.95 $Can, ISBN 978-2-8116-5175-6. Pour un lectorat adolescent (14+), sens de lecture original japonais. Extrait disponible.

BlueWorld-2-covVol. 2

“L’expédition devant explorer le Jurassique est bloquée à l’ère des dinosaures à la suite de la disparition du trou bleu ! Pour rejoindre le monde moderne, les survivants n’ont d’autre choix que d’emprunter un autre trou bleu, dont ils ignorent la position exacte. Commence alors un long et périlleux voyage à travers le Gondwana pour rechercher le portail spatio-temporel. Les attaques perpétuelles des dinosaures carnivores et l’hostilité de leur environnement mettra à rude épreuve l’humanité du groupe tout au long du trajet…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Blue world T.2, par Yukinobu Hoshino (Traduit par Aurélien Estager). Vanves: Pika Édition (Coll. Pika Graphic), avril 2022. 336 pages, 17.4 x 23.9 cm, 20.00 € / 32.95 $Can, ISBN 978-2-8116-5176-3. Pour un lectorat adolescent (14+), sens de lecture original japonais. 

BlueWorld-3-covVol. 3

“Arrivée au trou bleu de Tristan da Cunha, le groupe est frappé de désespoir : il est accueilli par d’incessantes éruptions et assailli de bombes volcaniques meurtrières. Résignés, ils reprennent leur traversée infernale vers le trou bleu des Açores… Mais ils doivent désormais parcourir plus de quatre mille kilomètres en une semaine ! L’ampleur absurde de leur tâche les plongera-t-elle tous dans une folie autodestructrice ? De l’autre côté du trou bleu, l’instabilité du passage rend ardu le sauvetage de l’expédition…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Blue world T.3, par Yukinobu Hoshino (Traduit par Aurélien Estager). Vanves: Pika Édition (Coll. Pika Graphic), août 2022. 332 pages, 17.4 x 24 cm, 20.00 € / 32.95 $Can, ISBN 978-2-8116-5177-0. Pour un lectorat adolescent (14+), sens de lecture original japonais. 

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Blue World (ブルーワールド / Burū wārudo) est un manga seinen de science-fiction par Yukinobu Hoshino qui a d’abord été prépublié au Japon dans le périodique mensuel Afternoon entre 1995 et 1998 avant d’être compilé en quatre tomes chez Kōdansha en 1996-1998. Il y a eu également une édition Bunkoban (format poche) en deux tomes en mai et juin 2001, puis une nouvelle édition (Shinsōban) en trois tomes en 2012-2013. C’est cette dernière édition qui a été utilisée pour la traduction française chez Pika. Il a également été traduit en coréen, chinois et thaïlandais. 

Blue World fait suite à Blue Hole (dont j’ai déjà commenté les premier et second tomes), mais avec un nouveau groupe de personnages (principalement les journalistes américains Harry Steele et Margie Carradine, le Professor Camelot et sa petite-fille Pat, le Lieutenant Jean Hart de la Royal Navy, le sergent Scimitar et le Capitaine Glock des U.S. Marines). Une expédition traverse le “trou bleu” du loch Ness et se retrouve cette fois au large des Comores à l’ère jurassique. Toutefois, l’affaiblissement du champ magnétique terrestre amène le trou bleu à se refermer et l’expédition se retrouve coincée à l’époque préhistorique. Dans un récit un peu trop similaire à la série précédente, le petit groupe d’explorateurs doit survivre tant à l’hostilité des dinosaures qui les entourent qu’à l’instinct violent et destructeur des militaires qui les accompagnent ! Une mission de secours est toutefois possible en utilisant les portails spatio-temporels de plusieurs époques, mais pour cela ils doivent se rendre au trou bleu des Açores et ainsi traverser tout le continent africain en une seule semaine! À la fin, tout semble perdu… mais un retournement de situation in extremis permet finalement au groupe de revenir à l’époque moderne.(Surligner pour révéler la dernière phrase. Attention, divulgâcheur!)

Ce manga présente un bon récit d’action qui s’apparente à de la hard science-fiction, car il semble fort bien documenté, mais demeure toutefois plutôt invraisemblable. On y retrouve une action soutenue où l’on peut particulièrement apprécier le style réaliste et précis de Hoshino, qui se rapproche du Gekiga, et qui illustre de façon intéressante la faune et la flore du Jurassique. Cela offre donc une bonne et agréable lecture. stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2013 Yukinobu Hoshino. All rights reserved. © 2022 Pika Édition pour la version française.

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Les Saisons d’Ohgishima 4

LesSaisonsdOhgishima-4-cov“1868, Nagasaki. Alors que le Japon entre dans l’ère Meiji, les partisans de la restauration impériale issus du sud du pays affrontent les derniers défenseurs du shogunat d’Edo lors de la guerre de Boshin. Mais la vie suit son cours à Nagasaki, où Tamao, qui poursuit sa formation de courtisane, voit les vagues du temps emporter un à un ceux qu’elle aime.

Après Le Dernier Envol du papillon et La Lanterne de Nyx, découvrez la dernière partie de la “trilogie de Nagasaki”, par Kan Takahama, lauréate du Grand Prix Osamu Tezuka en 2020.” 

[Texte du site de l’éditeur et du rabat intérieur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Les saisons d’Ohgishima (扇島歳時記 / Oogishima Saijiki / lit. “Registres saisonniers d’Ohgishima”) est un manga seinen par Kan Takahama qui a d’abord été prépublié dans les périodiques Torch et Comic Ran en 2019-2022 avant d’être compilé en quatre volumes chez Leed Publishing en 2020-22. Il a été traduit en français chez Glénat. Takahama est une mangaka qui est très populaire en France. Son sujet de prédilection est les relations amoureuses complexes et difficiles, mais elle s’est également intéressé au manga seinen historique, en particulier avec sa “Trilogie de Nagasaki” qui se déroule un peu avant et au tout début de l’ère Meiji (et dont j’ai déjà commenté les deux premières parties: Le Dernier envol du papillon et La lanterne de Nyx, ainsi que les premier, second et troisième volumes des Saisons d’Ohgishima).

Le récit se conclut avec ce quatrième volume. La capitale Edo, où siège le gouvernement, a été renommée Tokyo et c’est le début de l’ère Meiji.  Toutefois, la guerre fait toujours rage dans le Nord et Kojiro se retrouve au cœur de ces combats sanglants. Il craint de succomber à la malédiction de sa famille et de devenir un démon, mais son père se sacrifie pour le faire revenir à Nagasaki. Ganji se livre à la prison et avoue être un Kirishitan mais le soldat de garde le laisse partir. Il a alors une discussion franche avec Mademoiselle Oura. Victor désespère de ne pas pouvoir émanciper Tamao. Sakunosuke disparaît de la maison close et, l’état de santé de Rikiya s’étant dégradé, elle retourne chez elle. Momotoshi veut faire fortune pour pouvoir retourner en Europe. Alors que le monde change autour d’elle, Tama est devenue mature…

Un manga très intéressant et beau, caractérisé par le style un peu particulier de Kan Takahama — angulaire, un peu brouillon, qui utilise beaucoup de trames et de ton de gris ce qui donne de la dimension et de l’originalité à son dessin, qui s’est d’ailleurs beaucoup amélioré depuis le debut de sa trilogie. L’aspect le plus fascinant de ce manga c’est qu’à travers le récit de la vie quotidienne des personnages, Takahama nous fait découvrir la culture et les mœurs d’une période de transition qui constitue sans aucun doute l’époque la plus intéressante de toute l’histoire japonaise. Il nous offre une agréable lecture, à la fois divertissante et instructive, incontournable pour tous amateurs de Takahama ou d’histoire japonaise.

Il ne nous reste plus qu’à attendre patiemment la traduction française, inévitable, du prochain manga de Takahama: Shishi to Botan (獅子と牡丹 / lit. “Le lion et la pivoine”) couramment en prépublication dans Torch. Il traite d’un sujet plutôt similaire, car il raconte l’histoire de Akira Tominaga, un acheteur d’or d’Amakusa qui entreprend une quête pour retrouver les trésors cachés des Kirishitan.

Les saisons d’Ohgishima t.4,  par Kan Takahama (traduction par Yohan Leclerc). Grenoble: Éditions Glénat (Coll. Seinen, Roman Graphique), mars 2024. 224 pages, 14.5 x 21.0 cm, 10.95 € / $18.95 Can, ISBN 978-2-344-05730-8. Pour un lectorat jeune adulte (16+). Extraits disponibles. stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© Kan Takahama. © 2024 Éditions Glénat pour la traduction française.

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Innocent vol. 2-3

Innocent-2-covVol. 2

L’incroyable histoire du bourreau de la Révolution française. Dans le Paris de 1753, à la veille de la Révolution, Charles-Henri Sanson n’est âgé que de 14 ans lorsqu’il doit, pour la première fois, monter sur l’échafaud dressé en place de Grève pour procéder, au lieu de son père, exécuteur des hautes œuvres de Paris, à un supplice. Résolu à lutter contre le terrible héritage familial, il décide de progresser vers ses propres idéaux, mais le chemin sera long.” [Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Innocent, vol. 2, par Shin’ichi Sakamoto. Paris: Delcourt (Coll. Seinen), mai 2015. 208 pages, 13 x 18 cm, 8.50 € / 14.95 $Can, ISBN 978-2-7560-7115-2. Pour un lectorat jeune adulte (16+).

Innocent-3-covVol. 3

L’incroyable histoire du bourreau de la Révolution française. Pour avoir tenté d’assassiner Louis XV, Damiens est condamné à l’écartèlement, une peine que les Sanson n’ont pas eu à appliquer depuis près de 150 ans. Appelé en renfort pour diriger l’exécution, Nicolas-Gabriel, oncle de Charles-Henri, va apporter plus de problèmes que de solutions. La foule gigantesque qui s’est assemblée pour assister au supplice ne se doute pas encore de l’horreur qui l’attend.” [Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Innocent, vol. 3, par Shin’ichi Sakamoto. Paris: Delcourt (Coll. Seinen), juillet 2015. 224 pages, 13 x 18 cm, 8.50 € / 14.95 $Can, ISBN 978-2-7560-7116-9. Pour un lectorat jeune adulte (16+).

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Innocent (イノサン / Inosan) est un manga seinen par Shin’ichi Sakamoto (dont toutes les œuvres publiées depuis 2004 ont été traduites en français: Kiômaru, Nés pour cogner, Ascension, Innocent et sa suite Innocent – Rouge sont tous disponibles chez Delcourt/Tonkam). Il a d’abord été prépublié au Japon dans le périodique Weekly Young Jump entre janvier 2013 et mai 2015 avant d’être compilé en neuf volumes chez Shūeisha en 2013-2015. Il a été traduit en anglais chez Dark Horse en 2023-2024 (trois volumes omnibus) et en français chez Delcourt en 2015 (neuf volumes). Il raconte l’histoire romancée d’une famille de bourreaux, particulièrement Charles-Henri Sanson (de la quatrième génération), qui a été exécuteur des “hautes œuvres” à Paris durant la Révolution française et la Première République, faisant tomber près de trois mille têtes, dont celle de Louis XVI. J’ai déjà commenté le premier volume. Si vous désirez en apprendre plus sur cet auteur, vous pouvez consulter l’épisode 8 du documentaire Manben Neo par Naoki Urasawa qui lui est consacré ainsi qu’une entrevue dans le magazine dBD #181 (pp. 38-43).

Le récit suit son cours en restant égal au premier volume. S’il est toujours rébarbatif envers la carrière à laquelle il est destiné, Charles-Henri s’entraîne néanmoins à bien l’accomplir, car il est déterminé à ne pas faire souffrir inutilement ses victimes. Ce qui rend ce manga intéressant c’est son thème historique, qui semble bien documenté et qui nous fait découvrir un aspect négligé de l’histoire de France, et aussi le trait superbe, incroyablement détaillé et réaliste, de l’artiste (réalisé grâce au dessin par ordinateur, à l’intégration de photographies et la complicité d’une demi-douzaine d’assistants). Toutefois, le récit — plutôt bizarre et lugubre — est très inégal et manque de fluidité. De gros plans excessifs et un enchaînement déficient entre les cases rendent souvent difficile la compréhension d’une scène.  Un manga à lire par curiosité, si l’Histoire vous intéresse. stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2013 Shin’ichi Sakamoto. All rights reserved. © 2015 Éditions Delcourt pour l’édition française.

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