Jeudi nature en images [002.023.243]

Un renard dans le parc
A fox in the park

[ Nikon D3300 / iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2023/08/28 ]

Vulpes vulpes / Renard roux / Red fox / アカギツネ

Jeudi nature en images [002.023.229]

De retour trop tôt / Back too soon…

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2023/08/16 ]

Les Bernaches du Canada (Branta canadensis / Canada Geese) sont déjà de retour dans le parc et pourtant nous ne sommes qu’à la mi-août. Elles n’y reviennent normalement qu’en octobre. Auraient-elle été chassé du grand nord par les feux de forêts ? Ou alors l’hiver sera précoce !

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Revue de ‘zines [002.023.225]

Revue de ‘zines

Je continue mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

Animeland HS Saint Seiya (Octobre-Décembre 2022)

Ce numéro nous offre trois dossiers sur the thème de la série Les chevaliers du Zodiaque. Le premier étudie l’oeuvre Saint Seiya comme telle (les premières heures de la série, portrait de son créateur Masami Kurumada, sa chronologie, le manga, les voix du doublage français, les produits dérivés, avec des portraits de Shingo Araki (animation, character design), Kôzô Morishita (producteur) et Seiji Yokohama (compositeur)). Le second dossier, “La Galaxie Saint Seiya”, en étudie ses composantes (du sanctuaire aux portes d’Hades, Asgard, Poséidon, les films: Abel, Artémis, Apollon, les guerriers d’Abel, Oméga, Soul of Gold, le manga, Épisode G, Next Dimension, Lost Canvas, et Saintia Shô). Le troisième dossier-Focus étudie comment la série a été la synthèse de son époque en intégrant dans son identité non seulement les influences étrangères (mythes d’ici et d’ailleurs) mais aussi celles du sentai et du tokusatsu en abordant entre autres les armures dans la culture japonaise, les jouets tiré de la série, le film live-action et le cosplay. Ce volume se conclue sur des entretiens avec Jérôme Alquié (auteur d’une aventure inédite), Olivier B. (Chaine Nébulaire sur Youtube) et Davy Fournier (SaintSeiyaPedia).

À lire pour tous fans d’anime et de Saint Seiya en particulier. stars-3-5

Capsules

dBD #171 (Mars 2023)

Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Faut-il brûler Tintin ? (par Renaud Nattiez, chez Éd. 1000 Sabords), de l’Incal Infini (un jeu de plateau par Why Not AI en financement participatif chez KissKissBankBank), et l’intronisation de Emmanuel Guibert à l’Académie des beaux-arts.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Frank Le Gall au sujet de Théodore Poussin T.14: Art Satoe chez Dupuis. Les entrevues se poursuivent avec Jul (sur son oeuvre en général: Silex and the City, 50 nuances de Grecs, ou les nouveaux Lucky Luke), Julien Hervieux et Virginie Augustin (sur Toujours prêtes! Chez Fluide Glacial), Adjim Danngar (sur Djarabane T.1: Au petit marché des amours perdues chez Delcourt), André Houot (sur Asile! chez Glénat), Frédéric Lavabre (sur les 20 ans des Éditions Sarbacane) ainsi que Boulet & Zack Weinersmith (sur Béa Wolf chez Albin Michel).

Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: Ender Geister T.1 (par Takashi Yomoyama chez Glénat), Ikkyu v. 1 (par Hisashi Sakaguchi chez Revival), Wind Breaker t.1 (par Satoru Nii chez Pika), Enzo (par Enzo Lefort, Tony Lourenço et Madana chez. Blackphant), Jun Mayuzuki: Anthologie 2007-2017 (chez Kana), Corpse Party: Blood Covered t.1 (par Makoto Kedouin & Toshimi Shinomiya chez Mana), Cheat Skill Level Up t.1 (par Miku, Kazuomi Minatogawa & Rein Kuwashima chez Delcourt/Tonkam) et Cerise Huître Banane Pêche (par Jo Eth chez Des bulles dans l’océan).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-0

Capsules

 Métal Hurlant N°1: Le Futur, C’est Déjà Demain (Automne 2021)

Je suis encore un peu déçu car je m’attendais à ce que ce numéro en soit un “Vintage” (republiant les meilleurs histoires du magazine) mais c’en est en fait un de “Création” avec des histoires inédites. Il regroupe vingt-deux récits et treize articles (tous placé dans les soixante premières pages du magazine mais que je n’ai parcourue qu’en diagonale) sur le thème de l’anticipation proche. Comme pour le #5 que j’ai commenté précédemment, la plupart des styles (extrêmement variés) des artistes n’étaient pas vraiment de mon goût mais j’ai trouvé tous ces courts récits intéressants et qui méritaient d’être lu.

Ce numéro nous présente donc les récits suivants: Premiers de cordée (par Mathieu Bablet, 10 p. coul.), Pet Play (par Diego Agrimbau et Lucas Varela, 8 p. coul.), War Games (par Berliac, 12 p. N&B), E-Balade (par Merwan & Sandrine Bonini, 10 p. coul.), Orpheus (par Jeremy Perrodeau, 12 p. coul.), Ces mains qui nourrissent (par Samir Marshy & Lee Lai, 14 p. N&B), Solar Plant (par Anna Hill / Luke Jones, 8 p. coul.), Ticket Tuesday (par Maya Pen & Tommi Parrish, 12 p. coul.), Dieu était déjà là (par Paul Lacolley & Pierre Colleu, 8 p. coul.), Les différents visages du Dr. Dehlinger (par Benjamin Fogel & Franck Biancarelli, 12 p. principalement N&B), Un futur différent (par Sylvain Runberg & Ingo Römling, 10 p. coul.), La vie quotidienne (par Matt Fraction & Afif Khaled, 8p. coul.), Replica. I (par Mark Waid & Julien Perron, 10 p. coul.), Clean and clear (par Brian Michael Bendis & Jacob Edgar, 8p. coul.), Snapshots (par Xavier Mauméjean & Jaouen Salaün, 12 p. coul.), Delete (par Sergio Salma & Carole Maurel, 8 p. coul.), Frissons Synthétiques (par Jerry Frissen & Jessie Lonergan, 8 p. coul.), Belle Époque (par Roxane Lumeret, 6 p. coul.), The Passenger (par Pierre van Hove, 12 p. coul.), H.O.P. (par Ugo Bienvenu, 6 p. coul.), Le Blues du dentiste (par Adam Sillard, 4 p. coul.), et Le roi nu (par Fabien Vahlmann & Alfred, 6 p. coul.).

Une belle découverte quand même. stars-3-0

Pour plus d’Infos: [ GoodreadsHumanosNelliganWikipedia ]

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 Métal Hurlant N°2: 1975-1984, Le nouveau visage de l’imaginaire (Hiver 2022)

Enfin un numéro “Vintage” qui retrace l’histoire de ce périodique de BD mythique avec une anthologie de ses meilleurs récits. En plus de l’éditorial de Jerry Frissen et de l’introduction de Jean-Pierre Dionnet on y retrouve trois articles (“La naissance de Métal Hurlant” par Claude Ecken [16 p.], “Règlements de comptes à OK Métal” par Christophe Quillien [2 p.] et “Entretien avec Jean-Pierre Dionnet” par Christophe Quillien [28 p.]). Le reste n’est que pure joie avec vingt-deux récits (chacun précédé d’une page d’introduction) qui ont contribué à faire la renommé du magazine: The long tomorrow (par Dan O’Bannon & Moebius, MH #7-8 [1976], 16 p. coul.), L’Oiseau-poussière (par François Bazzoli & Caza, MH #17 [1977], 10 p. N&B), Bunker’s Family (par Philippe Picaret & Jean-Michel Nicollet, MH #14 [1977], 8 p. coul.), 1996 (par Chantal Montellier, MH #25-26 [1978], 6 p. N&B), La Gare (par Michel Crespin, MH #30 [1978], 10 p. N&B), La main verte (par Édith Zha & Nicole Claveloux, MH #9 [1976], 8 p. coul.), Cobalt 60 (par Vaughn Bodé, MH #4 [1975], 10 p. N&B), Crux Universalis Eternity Road (par Enki Bilal, MH #6 [1976], 6 p. N&B), Carapaces (par Luc & François Schuiten, MH #13 [1977], 8 p. coul.), Rock’n’Roll Suicide (par Marc Caro, MH #39bis [1979], 4 p. N&B), Les armées du Conquérant (par Jean-Pierre Dionnet & Jean-Claude Gal, MH #1 [1975], 12 p. N&B), Téléchamps (par Sergio Macedo, MH #16 [1977], 8 p. coul.), Front Nord (par Serge Clerc, MH #52 [1980], 7 p. en bichromie), Heilman (par Alain Voss, MH #22 [1977], 8 p. N&B), Expérience avec la pompe à air (par Angus McKie, MH #29 [1978], 16 p. coul.), Fin de Série (par Alias, MH #27 [1978], 8 p. N&B), Baroudeurs de l’espace (par Jean-Claude Mézières, MH #7 [1976], 8 p. coul.), Opération Oméga (par Denis Sire, MH #13 [1977], 12 p. N&B), Ballade (par Paul Gillon, MH #76bis [1982], 8 p. N&B), L’Expérience religieuse de Philip K. Dick (par Robert Crumb, MH #120 [1986], 8 p. N&B), Aux Premières Loges (par Jacques Lob & Ted Benoit, MH #36bis [1978], 13 p. N&B), et Agorn (par Philippe Druillet, MH #1 [1975], 14 p. N&B).

Une excellente lecture nostalgique. stars-4-0

Pour plus d’Infos: [ GoodreadsHumanosNelliganWikipedia ]

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Les saisons d’Ohgishima 1

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Un récit qui déploie les souvenirs de Tamao, 14 ans, née dans le quartier des plaisirs, et conte, au fil des saisons, les jours aussi beaux que cruels d’une adolescente condamnée à mourir jeune.

1866, Nagasaki, à la veille de la révolution de Meiji. Dans cet estuaire où les influences étrangères se mêlent à la culture japonaise, Tamao, enfant du quartier des plaisirs, part travailler avec la courtisane dont elle est l’apprentie chez un commerçant hollandais de Dejima, le quartier occidental. Au fil des saisons et des rencontres avec une foule de personnages bigarrés, elle entrevoit le vaste monde au-delà de sa cage, mais la marche du temps la rappelle inexorablement au destin qui l’attend, tout comme la société qui l’entoure.

Après Le Dernier Envol du papillon et La Lanterne de Nyx, découvrez la dernière partie de la “trilogie de Nagasaki”, par Kan Takahama — lauréate du 24e Grand Prix Osamu Tezuka en 2020.”  [Texte du site de l’éditeur et du rabat intérieur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Les saisons d’Ohgishima (扇島歳時記 / Oogishima Saijiki / lit. “Registres saisonniers d’Ohgishima”) est un manga seinen par Kan Takahama qui a d’abord été prépublié dans les périodiques Torch et Comic Ran en 2019-2022 avant d’être compilé en volumes chez Leed Publishing (série complète de quatre tomes) en 2020-22. Il a été traduit en français chez Glénat en octobre 2022 (avec un deuxième tome paru en février 2023 et un troisième à paraître en octobre). Takahama est une mangaka au style particulier et qui est très populaire en France. Son sujet de prédilection est les relations amoureuses complexes et difficiles, mais elle s’est également intéressé au manga seinen historique, en particulier avec sa “Trilogie de Nagasaki” qui se déroule un peu avant et au tout début de l’ère Meiji. J’ai déjà amplement commenté plusieurs de ses ouvrages (Mariko Parade, L’eau amère, 2 Espressos, Tokyo, amour et libertés, Le goût d’Emma, L’Amant, et Invincibles: Au pays du Dalaï-Lama) notamment les deux premières parties de la “Trilogie de Nagasaki”: Le Dernier envol du papillon et La lanterne de Nyx.

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Le récit des Saisons d’Ohgishima débute en l’an 2 de l’ère Keio (1866) et s’insère donc au milieu des deux premières parties de la trilogie en offrant une sorte de transition. Le récit cette fois est centré sur la petite servante Tama. Kicho a quitté la maison Chikugo car elle a contracté la syphilis et elle est en convalescence. Tama est maintenant l’apprentie de Sakunosuke, qui vient d’être engagée comme courtisane chez Monsieur Hartmans, un commerçant hollandais de Dejima. Tama est contente car elle pourra ainsi revoir le Docteur Thorn. Au fil des mois, le récit nous révèle le quotidien de Tama alors qu’elle s’épanouie dans ce monde étranger et qu’elle se fait de nouveaux amis. On y découvre notamment comment Tama fait la connaissance Genji et Victor, alors qu’elle croise Momotoshi sans jamais le rencontrer.

Comme pour les volumes précédents de la série, ce manga nous fait découvrir au travers de son récit les particularités de cette intéressante époque de transition dans l’histoire du Japon, en s’attardant surtout sur l’univers des courtisanes et la relation que le Japon de l’époque entretenait avec les étrangers. Cet aspect didactique est accentué par des capsules informatives (cette fois appelées “Boîte à secrets de Dejima”) où l’auteur explique le contexte historique des lieux, des événements ou personnages rencontrés dans le récit. Au début je trouvais le style graphique de Takahama un peu brouillon et déplaisant mais on s’y habitue et elle s’est beaucoup améliorée avec le temps. Elle utilise beaucoup de trames et de ton de gris ce qui donne beaucoup de dimension et d’originalité à son dessin. Somme toute, ce manga nous offre un beau récit à la fois informatif et divertissant. C’est donc une très bonne et agréable lecture. J’ai bien hâte de lire la suite…

Les saisons d’Ohgishima t.1,  par Kan Takahama (traduction par Yohan Leclerc). Grenoble: Éditions Glénat (Coll. Seinen, Roman Graphique), octobre 2022. 224 pages, 14.5 x 21.0 cm, 10.95 € / $18.95 Can, ISBN 978-2-344-05384-3. Pour un lectorat jeune adulte (16+). stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© Kan Takahama. © 2022 Éditions Glénat pour la traduction française.

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Les Futurs de Liu Cixin #9-10

La Terre transpercée (Liu Cixin 9)

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“15 récits de l’écrivain de SF Liu Cixin adaptées en BD par des auteurs de tous pays ; 15 voyages quantiques à la croisée des dimensions scientifiques, géopolitiques et humanistes, pour imaginer les possibles futurs de l’humanité.”

“Un physicien est tiré de force d’un sommeil cryogénique par un tribunal populaire qui le condamne à mort ! Stupéfait, Shen Huabei enfile combinaison et scaphandre, comme ses ravisseurs le lui intiment, et saute dans le vide d’un gouffre souterrain. Durant son interminable chute, ses juges instruisent le procès et lui révèlent l’ampleur de la catastrophe qui met également son fils en cause… [Texte du site de l’éditeur]

“Le découverte d’un nouveau matériau solide, fruit du désarmement nucléaire généralisé, permet la construction d’un projet pharaonique. Mais son exploitation se révèle risquée, Shen Huabei et son fils en font l’étrange expérience.” [Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

J’ai déjà commenté la version anglaise des premiers volumes de cette série d’adaptation en BD des récits de l’excellent auteur de science-fiction chinois Liu Cixin: 1. Sea of Dreams, 2. The Wandering Earth, 3. The Village Teacher, ainsi que 4. YuanYuan’s Bubbles (publiés au USA dans la série “Liu Cixin Graphic Novels” de Talos Press). Pour des raisons pratiques (rapidité de publication et disponibilité) je vais poursuivre ma lecture avec l’édition française qui est publiée (dans un ordre légèrement différent) chez Delcourt sous le titre “Les Futurs de Liu Cixin” et dont j’ai déjà commenté les tomes quatre (Nourrir l’Humanité) et cinq (La perfection du cercle) ainsi que les sixième (Proies et Prédateurs), septième (L’Attraction de la foudre) et huitième (Brouillage intégral) tomes. Les titres se succèdent au rythme d’environ un par mois.

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Cet album adapte la nouvelle 地球大炮 (“Dìqiú dàpào” / lit. “Le canon de la Terre”; titre anglais: “The Longest Fall” / “La chute la plus longue”) publié en 2003 dans le périodique chinois 科幻世界 (Kēhuàn shìjiè / lit. “le monde de la science-fiction” ou Science Fiction World).  

Le Dr. Shen Huabei et son fils Yuan ont l’étrange idée de creuser un tunnel de bord en bord de la Terre, au travers du noyau terrestre, pour faciliter le transport. C’est évidement une idée farfelue et impossible, jusqu’à ce que la destruction de l’arsenal nucléaire permette la création d’un nouveau matériau ultra-résistant. Après de nombreux revers le tunnel est complété mais son utilisation est abandonné après qu’un accident ait causé la mort d’un millier d’ouvriers. Des proches des victimes qui cherchent vengeance poussent Shen Huabei dans le tunnel. Durant son interminable chute libre, il réalise que le tunnel pourrait avoir une autre utilisation qui bénéficierait grandement à l’Humanité !

C’est une très belle histoire mais malheureusement les nombreux flash-back et saut dans le temps rendent la narration confuse. Ce volume démontre encore une fois que Liú Cíxīn aime bien les récit qui se déroule sur une longue durée et qui sont à la limite du possible — dans ce cas-ci, si un tunnel entre la Chine et l’Amérique du Sud est présenté comme scientifiquement possible, l’ampleur du projet est plutôt inimaginable. Le style graphique de Wu Qingsong, à mi-chemin entre le comic américain et le manga, est très beau. Cette bande dessinée nous offre donc une lecture intrigante et agréable. Elle constitue une porte qui facilite l’accès à l’univers imaginaire de Liu Cixin.

La Terre Transpercée (Les Futurs de Liu Cixin, #9), par Wu Qingsong (Scénario d’après une nouvelle de Liu Cixin). Paris: Delcourt (Coll. Néopolis), février 2023. 93 pages, 21.5 x 29.8 cm, 21.90 € / $36.95 Can, ISBN 978-2-413-03807-8. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-5

Capsules

L’ère des anges (Liu Cixin 10)

“15 récits de l’écrivain de SF Liu Cixin adaptées en BD par des auteurs de tous pays ; 15 voyages quantiques à la croisée des dimensions scientifiques, géopolitiques et humanistes, pour imaginer les possibles futurs de l’humanité.”

“Un scientifique africain décide de reprendre le destin de son pays en main. Malgré leurs moyens financiers ou technologiques, les pays développés ne parviennent pas à sortir son pays de la famine. Les fabuleuses ressources de l’Afrique finissent toujours par pervertir l’aide étrangère. Le brillant Dr Ita veut s’affranchir d’un système devenu pernicieux, grâce à une solution génétique contestée. [Texte du site de l’éditeur]

“Lassé des guerres civiles larvées qui minent son pays et des soi-disant coopérations économiques qui le maintiennent dans la pauvreté, un généticien africain décide de reprendre le destin de son pays en mains par des moyens très contestés.” [Texte de la couverture arrière]

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Cet album adapte la nouvelle 天使时代 (“Tiānshǐ shídài” / lit. “L’âge des anges”; titre anglais: “The Angel Era”) publié en 2002 dans le périodique chinois 科幻世界 (Kēhuàn shìjiè / lit. “le monde de la science-fiction” ou Science Fiction World).  Cette BD nous raconte l’histoire du Dr. Ita qui — lassé du cycle de chaos et de famine qui, sous l’influence du colonialisme des nations développées, maintient sans cesse l’Afrique dans la pauvreté — consacre sa vie à trouver une solution génétique au problème. Si l’amélioration des cultures agricoles demeure une solution insuffisante pourquoi ne pas alors modifier le corps humain pour que son système digestif lui permette d’élargir de manière significative son régime alimentaire ? Toutefois cela transgresse le tabou interdisant les modifications génétiques sur l’humain, controlé par le Comité Bioéthique des Nations Unis (dominé, évidemment, par les nations développées). Le Dr Ita est jugé comme un criminel et son pays, la Xambie, est bombardé sans relâche par les Américains, tant qu’il ne se rendra pas, lui et les milliers d’humains qui ont ainsi été modifié… Toutefois, pour défendre son pays, le Dr Ita a également créé une nouvelle race de guerriers…

Une autre histoire typique de Liu Cixin qui tente de démontrer que la science peut résoudre beaucoup de problèmes si on lui en donne la chance. Il pose également des questions d’un grand intérêt — comme à qui bénéficie vraiment les interdits et les limites qu’on impose à la science ? C’est un autre récit qui se déroule sur une longue durée et que Cixin, pour bien marquer son argument, pousse encore aux limites du vraisemblable. Le style graphique de Ma Yi, qui s’apparente aux comics américains, est assez bien. Le récit est plus fluide que le précédant et nous offre une lecture fascinante et agréable. J’ai bien aimé.

L’ère des anges (Les Futurs de Liu Cixin, #10), par Sylvain Runberg (Scénario d’après une nouvelle de Liu Cixin) & Ma Yi (dessin et couleurs). Paris: Delcourt (Coll. Néopolis), mars 2023. 82 pages, 21.8 x 29.8 cm, 19.99 € / $36.95 Can, ISBN 978-2-41303-808-5. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-5

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© 2022 FT Culture (Beijing) Co., Ltd. All rights reserved. © 2022 Éditions Delcourt pour la présente édition.

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