Photos haiku: Shiki

En regardant une émission à la télévision japonaise, document.write(“”); Haiku Masters, diffusée en anglais sur NHK World, j’ai découvert un concept nouveau en art visuel: le photo haiku ! Le premier épisode de cette émission peut être visionné sur demande sur le site internet de la station.
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Cela m’avait déjà donné l’idée de faire
une video haiku inspiré par les nouvelles rames de métro Azur. Cette fois je vous propose deux photos haiku qui utilisent des textes de Shiki tirés de Cent sept haiku (ouvrage que j’ai tout récemment commenté):

Papillon qui dors
Sleeping Butterfly
(Photo: clodjee.com, iPhone 6, 2015-09-26 / Texte: Shiki, Cent sept haiku, p. 22)
Sur ce haiku, le traducteur note (Cent sept haiku, p. 109): “Réplique adressée à S?shi (Zhuangzi), grand philosophe taoïste chinois, qui un jour avait rêvé qu’il était un papillon, avant de se demander s’il n’était pas plutôt un papillon rêvant qu’il était Zhuangzi.”

Deux kakis
Two Kaki
(Photo: clodjee.com, iPhone 6s, 2015-11-16 / Texte: Shiki, Cent sept haiku, p. 90)
Sur ce haiku, le traducteur note (Cent sept haiku, p. 110): “Bien que très malade et souffrant de consomption, Shiki continue de travailler, recevant de très nombreux haiku dont il doit faire la critique. Mais compensation : il s’offre deux kakis après la séance de travail”.

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Cent Sept Haiku

“Considéré comme « le père du haïku moderne », document.write(“”); Masaoka Shiki (1867-1902) – à qui l’on doit l’adoption définitive du terme – fut le grand défenseur de cette forme majeure de la poésie japonaise qu’il s’attacha à transmettre en fondant une école et une revue littéraire.”
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“En dépit de la brièveté de sa vie, son œuvre figure parmi celles des derniers maîtres de la grande tradition.“

Quelle solitude!
après le feu d’artifice —
l’étoile filante

(Texte du
site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

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Fils de samurai, Tsunenori Masaoka est né en 1867. À la fin de ses études de littérature à Tokyo, il prends le pseudonyme de Shiki (?? / Petit Coucou). Journaliste, il fonde la revue littéraire Hototogisu et publie plusieurs études critiques (notamment sur Bash?) et traités théoriques de poésie. Il meurt de tuberculose en 1902 à l’âge de 35 ans. Il a contribué à forger les formes modernes du tanka (issue du waka, un poème de cinq vers de 5-7-5-7-7 syllables) et du haiku. Il aurait composé près de 25,000 haiku et est considéré comme le père moderne du genre.

Le haiku [??] est issue du tanka, un poème de 31 mores (ou syllables) composé d’un tercet de 17 syllabes (5-7-5), appelé hokku [?? / “vers du début”], et d’un distique de 14 syllabes (7-7). Bash? ne conserva du tanka que la première partie, le hokku, pour en faire un haïkaï (??) et Shiki, qui en modernisa l’esprit, adopta définitivement le nom de haiku, formé par la contraction de haikai no hokku (“les premiers vers du haikai”).

Le haiku est donc un court poème (récité, et non chanté comme le tanka) qui doit “célébrer l’évanescence des choses”, contenir une “notion de saison (le kigo) et comporter une césure (le kireji)”. Le haiku ne doit pas être descriptif: c’est une sorte d’instantané qui fige avec spontanéité, concision et subtilité l’expression d’une sensation ou d’une émotion passagère souvent liée à l’observation de la nature. Bien sûr, il existe plusieurs tendances de haiku (zen, urbain, engagé, etc.) et les règles ne sont pas toujours respectées, particulièrement dans le cas d’une traduction (ou d’un haiku composé dans une langue étrangère) où il est difficile de conserver la métrique. L’important est d’en conserver l’esprit: trois lignes poétiques (qui ne riment pas et ne forment pas une longue phrase fluide mais plutôt des énoncés minimalistes — sans articles et avec une conjugaison simplifiée — séparés d’au moins une pause.

Cent sept haiku nous offre une sélection de haiku par Shiki. L’ouvrage n’a aucune préface mais heureusement se termine avec quelques notes explicatives. Chacun des haiku est présenté sur une page, avec le texte original japonais (en kanji et r?maji) et la traduction française. C’est très rapide à lire, quoiqu’il est nécessaire de relire chacun des haiku deux ou trois fois afin de bien en saisir le sens.

Certain seront sans doute déçu de ne pas découvrir dans ces haiku une grande profondeur philosophique. Pour ma part, j’ai trouvé difficile de ressentir la sensation ou l’émotion que l’auteur a voulu exprimer. Néanmoins, il est beaucoup plus facile de percevoir la scène qu’il décrit. Si l’on se plonge dans cette image paisible, on peut atteindre une certaine sérénité. Et c’est sans doute là que réside la beauté du haiku.

Cent sept haiku constitue donc une excellente introduction à ce genre de poésie japonaise qui connait une popularité croissante.

Cent sept haiku, par Masaoka SHIKI (traduits par Joan Titus-Carmel). Lagrasse, Éditions Verdier, août 2002. 120 pages, 0.9 x 14.5 x 22.0 cm, 14,70 € / $27.95 Cnd, ISBN 978-2-86432-360-0. Édition bilingue (Japonais / Français). Lectorat: pour tous!

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

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Vaccination des employés

Je suis tombé sur un intéressant article dans le journal 24h (section “Jobill!co – Emploi-Formation” du mardi 3 mai 2016) qui affirmait que “la vaccination en milieu de travail est de plus en plus populaire.” Je trouve que c’est une excellente idée surtout dans les secteurs où les employés côtoient le public, document.write(“”); et encore plus si celui-ci est composé d’enfants comme c’est le cas dans les bibliothèques publiques. Cela permettrait non seulement de protéger les employés—tout en diminuant l’absentéisme, mais aussi —surtout— de protéger le jeune public.
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J’aime bien ces affirmations:

Un employeur a l’obligation, en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité du travail du Code civil du Québec et du Code criminel de s’assurer de la santé et de la sécurité de ses employés. (…)

La vaccination des employés est donc un geste de générosité et d’altruisme qui a des impacts positifs”.

Il ne faut cependant pas se leurrer: c’est une bonne idée pour le secteur privé mais cela ne fonctionnerait probablement pas dans le secteur public. Ainsi, même si je trouve que cela serait souhaitable, je doute que la Ville de Montréal n’offre un jour la vaccination à ses employés des bibliothèques publiques. Coûteux, compliqué à organiser et trop évident… pour la ville. Générosité? Altruisme? On peut toujours rêver!

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Solde de livres annuel

Je vous rappelle que le solde de livres annuel des amis des bibliothèques de Montréal se déroule présentement et cela jusqu’à la fin de semaine prochaine (8 mai 2016). Lisez l’affiche et <a href="http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=4276, document.write(“”); 5496140&_dad=portal&_schema=PORTAL” target=”“new””>cliquer dessus pour plus de détail…
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Pour ma part, j’ai déjà trouvé de nombreux trésors: une vingtaine de manga (principalement des séries de Tezuka comme Phénix, Barbara, Kirihito mais aussi Zipang), une trentaine de guides de voyages (publiés chez DK, en anglais, ou Voir, en français — histoire de voyager par la lecture!), deux romans d’auteurs japonais et quelques magazines (des vieux numéro de Solaris, Alibi et National Geographic). Le tout pour à peu près soixante-douze dollars!

J’y retournerai, bien sûr, au moins une fois cette semaine et la fin de semaine prochaine (j’ai des coupons rabais). Quelle joie!

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Découverte: Revue Collections Vol. 3, No 2

Le plus récent numéro de la revue Collections (la revue de la littérature d’ici pour les bibliothèques d’ici, document.write(“”); publiée par l’ANEL), le vol. 3 No 2 (publié en avril 2016), est consacré à l’Art, à la musique et au cinéma.
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On y parle, bien sûr, de livres documentaires sur l’Art mais aussi d’adaptation cinématographique d’oeuvres littéraires. Une excellente référence.

La revue est disponible sous forme imprimée dans certaines bibliothèques et sur le site de l’Entrepôt du livre numérique de l’ANEL (en format PDF).

J’ai déjà mentionné le numéro précédant en février.

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J’ai vu des urubu

Cet après-midi, document.write(“”); en faisant mon six kilomètres de marche de santé autour du Complexe Environnemental Saint-Michel, j’ai pu observer un groupe de cinq rapaces qui jouaient dans le vent, sans doute à l’affut de proies faciles. C’était tout près du quartier général du Cirque du Soleil, dans un beau ciel bleu ponctué de quelques nuages… Malheureusement, je n’avais pas ma caméra avec moi. Seulement mon iPhone 6s, qui demeure tout de même la meilleur caméra à avoir sur soi en tout temps.
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C’était des oiseaux avec une grande envergure d’aile (au moins deux pieds, deux pieds et demi, peut-être plus), des ailes pointues et un bec crochu blanc de rapace. La couleur était sombre et le dessous des ailes vers l’arrière était plus clair. À cause de la couleur sombre, ça ne ressemblait pas aux rapaces
que j’avais déjà observé (du genre épervier ou faucon) mais avec cette description, et leur allure en vol, je crois bien que c’était des urubu à tête rouge (Cathares aura; quoi que, vu la distance, je n’ai pas remarqué la tête rouge et chauve qui les caractérise — d’où le nom anglais de Turkey vulture). Ils sont apparement fréquemment observé l’été dans la région de Montréal.

Il s’agit d’un oiseau de proie de la famille des vautours (Cathartidae). Toutefois, selon certains, “l’urubu à tête rouge n’est plus considéré comme appartenant au groupe des oiseaux de proie, mais est désormais classé dans celui des grands échassiers, tels que les hérons et les cigognes, les Ciconiiformes.” Je ne suis pas sûr, mais ils semblent nicher dans l’une des falaises du CESM.

J’ai fait un petit montage video de mon observation et l’ai mis sur Vimeo:


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Entente Cols Blancs

Pour ceux que ça intéresse, document.write(“”); les cols blancs se sont réunis en assemblée générale mardi soir pour évaluer et entériner les recommandations de la médiatrice concernant la négociation de leur convention collective et de leur régime de retraite avec la Ville de Montréal.
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L’entente proposée n’était pas très bonne mais c’était probablement la meilleur qu’ils pouvaient obtenir. L’alternative aurait été une grève générale qui aurait possiblement durée des mois pour finalement aboutir par se faire imposer les conditions de travail par la ville (conséquence du pacte fiscal entre le gouvernement du Québec et les municipalités).

Malgré de nombreuses pertes (principalement une réduction des congés mobiles de 39 à 21 heures (-46.2%), le coût plus élevé des cotisations de retraite et d’assurance salaire de longue durée, des désavantages pour les fonctions supérieures, etc.) cette entente préserve néanmoins de très nombreux acquis. L’employeur visait à couper 12% de la masse salariale des cols blancs et n’a réussi en fin de compte qu’à la réduire de 6%(ce qui était probablement son objectif de toute façon — en fin négociateur Coderre demandait sans doute le double de ce qu’il désirait obtenir).

Après une longue (et houleuse) assemblée de près de quatre heures (où l’exécutif a présenté la proposition d’entente et où les membres ont posé de nombreuses et longues questions — pas toujours pertinentes), les cols blancs présent à l’assemblée ont voté à 81.4% en faveur de la proposition de la conciliatrice (2146 pour, 472 contre et 17 bulletins rejetés [total de 2635 votes], ce qui représente en fait que 53.7% des ±4000 cols blancs qui étaient présent au début de l’assemblée générale et seulement 26.8% des huit mille membres du syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal).

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Ce qui est important de savoir c’est surtout quel impact les concessions faites dans l’entente auront sur les hausses salariales. Le tableau ci-dessous résume le tout:

En conclusion, les cols blancs se retrouvent avec une augmentation moyenne de 1.14% par année (7.95% sur sept ans), ce qui n’est pas trop loin du 1% par année qu’ils ont l’habitude d’avoir (et qui n’est malheureusement que la moitié de ce qui serait nécessaire pour simplement indexer le salaire au coût de la vie, qui lui se maintient annuellement autour de 2% par année — on ne peut donc pas vraiment pas d’ “augmentation”) [sur ce sujet voir aussi: Beauce Média, Canoe.ca et Banque Nationale].

L’entente n’offre aucun gain, pas trop de pertes et rien de neuf sous le soleil en ce qui concerne les augmentations salariales. Toutefois, c’est une entente qui est pas mal moins pire que ce à quoi je m’attendais, donc une entente somme toute acceptable (pour toutes les parties).

Pour terminer, j’en profite pour féliciter l’exécutif du SFMM pour son travail. Ils ont travaillé fort pour obtenir une médiation qui a abouti à cette entente — qui deviendra très bientôt une nouvelle convention collective.

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Cesare (11)

Cesare_11-cov“C’est à l’abbaye de Fiesole que Giovanni reçoit ses insignes cardinalices avant de rejoindre Florence, où une foule joyeuse brave la pluie pour venir l’acclamer. Mais Lorenzo, qui attendait pourtant ce jour avec impatience, n’assiste pas au spectacle : cloué au lit, rongé par la maladie, il observe d’un œil inquiet les agissements de son fils Piero, grisé par le succès de son cadet.”

“L’heure est donc venue pour chacun de quitter les bancs de l’université et de suivre son propre chemin. Tandis que Cesare s’emploie à soutenir son père depuis Pise, Angelo, lui, part pour Rome afin d’assister le jeune Médicis dans ses débuts à la Curie…”

“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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Les bibliothèques de Montréal à la traine

Un récent article dans The Gazette (2016/01/22 pg A1-A2) révélait que la Ville de Montréal est à la traîne des banlieues en regard des heures d’ouverture des bibliothèques.
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“A Montreal Gazette analysis of operating hours shows that, document.write(“”); compared to those in the city of Montreal, libraries in Montreal Island suburbs tend to have longer hours that are more convenient for people who work or go to school during the day.”

Huit des treize banlieues de l’Ile de Montréal offrent considérablement plus d’heures d’ouverture par semaine que les bibliothèques de la Ville de Montréal: Côte-St-Luc offre le plus d’heures (72 heures), suivie de Dollard-des-Ormeaux (71 hrs), Dorval, Kirkland, Westmount (69 hrs chacune), Pointe-Claire (67 hrs), Town of Mount-Royal (64 hrs) et Beaconsfield (63 hrs). Il faut noter que la bibliothèque de Côte-St-Luc ouvrait jusqu’à récemment 84 heures par semaine (de 10h à 22h) mais les heures ont été coupé au début janvier, la bibliothèque fermant maintenant à 18h les vendredis et le week-end. Exceptionnellement, cette bibliothèque ne ferme d’ailleurs jamais pour les fériés et reste ouverte 365 jours par année!

Les deux arrondissements de la Ville de Montréal offrant le plus d’heures d’ouverture sont LaSalle (65 heures) et Montréal-Nord (62 heures) — deux ex-banlieues qui se sont fusionnées en 2001! La plupart des arrondissements (neuf d’entre eux) n’offrent que 53 heures d’ouverture. Les pires arrondissements sont Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (49.25 heures) et Côtes-des-Neige-N.D.G. (46 heures)! Mais ce sont tout de même des (petites) banlieues qui se retrouvent au bas de la liste: Montreal-West (avec 32.75 heures) et Baie d’Urfé (avec 31.5 heures). Il n’en demeure pas moins que la ville de Montréal pourrait (et devrait) faire beaucoup mieux!

Malgré un certain effort pour améliorer la situation ces dernières années, le problème est beaucoup plus profond que de simple heures d’ouverture.

Il y a quelques années un article sur le site de Ici-Radio-Canada (2014-11-07) révélait que la ville estimait avoir besoin d’une dizaine de bibliothèques supplémentaires afin de bien desservir la population montréalaise et de rattraper son retard sur les grandes villes canadiennes.

“L’an dernier [2013], les bibliothèques de la Ville de Montréal enregistraient 6,7 millions de visites, en hausse de plus de 4 % par rapport à 2010. Le nombre de prêts est aussi en progression, à 11,4 millions en 2013.”

C’est pourquoi la ville a entreprise de nombreux projets pour agrandir, rénover et construire de nouvelles bibliothèques. Ainsi la bibliothèque de Saul-Bellow a été agrandie et trois nouvelles bibliothèques ont récemment vu le jour: Du Boisé, Marc-Favreau et Benny-Farm.

Mais est-ce assez pour rattraper l’important retard que la ville accuse vis-à-vis des grandes villes canadiennes?

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Je me souviens d’avoir vu il y a plusieurs années (juillet 2005) un rapport établissant le “Diagnostic des bibliothèques municipales de l’Île de Montréal” et Montréal était à la traine des autres grandes ville canadiennes à tout les niveaux:

  • Superficie : les bibliothèques de la ville de Montréal offrent en moyenne 57 m2 par 1000 habitants alors que ce nombre atteint 82.3 m2/1000 hab. à Vancouver et 63.2 m2/1000 hab. à Toronto.
  • Nombre de livres : avec ses 4.5 million de livres, le réseau des bibliothèques de Montréal se retrouve au 4e rang en n’offrant qu’une moyenne de 2.3 livres par habitant alors que ce chiffre est de 4 livres/hab. à Vancouver et de 3.5 livres/hab. à Toronto.
  • Taux de pénétration : le pourcentage des abonnés actifs parmi la population desservie est de 37.8% à Montréal, ce qui place la ville en dernière position (8/8) dans le palmarès des villes canadiennes de 500 000 habitants et plus. Ce même taux est de 67.7% à Vancouver et de 62.6% à Toronto!
  • Dépenses : la ville de Montréal n’investit dans ses bibliothèques que $38.3 per capita ce qui la place au 3e rang, alors que Vancouver investit $63.9 per capita et Toronto $53.1 per capita. “Comme la moyenne des dépenses per capita des grandes bibliothèques canadiennes est de 43,4 $, ce qui représente un investissement de 113,3 % par rapport à celui de Montréal, cela entraîne un écart négatif de 5,1 $ ou 11,8 %.”
  • Personnel : de plus, avec ses 861 employés de bibliothèques et ses 158 bibliothécaires, la ville de Montréal a un déficit de 72 bibliothécaires et de 262.9 employés par rapport à la moyenne des grandes villes canadiennes. Le taux de bibliothécaires par 6000 habitants y est de 0.52 ce qui la place au 5e rang par rapport à Vancouver (1.32) et Toronto (1.05). Avec un taux de 0.95 employé par 2000 habitants, Montréal se classe au 6e rang! L’écart est particulièrement disproportionné dans le cas des employés affectés à la planification du réseau : 8.2 personnes-année (0.9 % de l’ensemble du personnel) à Montréal alors qu’on en retrouve 69,7 personnes-année à Toronto (3.8 % du personnel)!

Bien sûr, ces chiffres datent de plus de dix ans et les choses se sont certainement améliorées depuis mais l’écart de Montréal par rapport au reste du pays reste honteux. Et il risque de le rester quand on a des dirigeants qui semblent penser que la culture devrait être “rentable” et qu’ils coupent dans la culture au lieu d’y investir.

Pourtant l’impact positif des bibliothèques sur le développement de la population (en alphabétisation, littéracie, intégration des nouveaux arrivants, recherche d’emploi (impact économique), aide aux devoirs et à la recherche, développement personnel, culture générale, socialisation, santé, etc) —- particulièrement dans le cas de la population défavorisée et vulnérable (personnes à faible revenu, personnes âgées, etc) —- est déjà clairement et indubitablement établi. Selon l’UNESCO, les bibliothèques ont une mission d’éducation, de culture et d’information.

Malheureusement, beaucoup de gens semblent encore penser que, de nos jours (avec l’internet), les bibliothèques sont devenues inutiles! Les gens aisés tendent à oublier que ce n’est pas tout le monde qui a l’internet ou qui peut se payer des livres, des encyclopédie ou des dictionnaires! Le bénéfices générés par les bibliothèques ne se calcul pas en dollars ou en valeur économique, mais en développement social, culturel, intellectuel et scientifique, ce qui est indispensable à toute société. Elles sont le temple du savoir humain. Qu’on se le dise! Si on veut VRAIMENT aller plus loin, il faudra faire plus pour nos bibliothèques!

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Découverte: Revue Collection Vol. 3, No 1

J’ai découvert par hasard cette semaine qu’un nouveau numéro de la revue Collections était maintenant disponible. J’ai déjà parlé de ce périodique à l’automne (dans le cadre de la première partie de mon essai sur les genres littéraires). Collections c’est une revue de la littérature d’ici pour les bibliothèques d’ici publiée par l’ANEL (l’Association Nationale Des éditeurs De Livres) sous forme imprimée et électronique (livrel). Publiée six fois l’an, document.write(“”); chaque numéro de la revue “aborde (…) un thème spécifique, le tout dans un cadre visant à faciliter le développement des collections et la création d’activités par les bibliothécaires”.
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Le plus récent numéro, le vol. 3 No 1 (publié en février 2016), est consacré à l’histoire et à la politique. Dans ce numéro “Découvrez tout ce qui se prépare sur le 375e anniversaire de Montréal, apprenez à connaître les personnages historiques à travers leur biographie, parcourez la liste des livres jeunesse, etc.” Ici il est moins question de littérature historique ou politique mais surtout de documentaires sur l’histoire et la politique: biographies de personnages historiques, l’histoire sociale au Québec, essais sur la société et la politique québécoise, etc. On parle tout de même de la politique et de l’histoire dans la fiction (pour adultes mais aussi pour la jeunesse).

La revue est disponible dans certaines bibliothèques et sur le site de l’Entrepôt du livre numérique de l’ANEL (en format PDF).

C’est une ressource très intéressante et pas seulement pour les bibliothécaires mais pour tout les intervenants et fervents de livre et de savoir.

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Joséphine Impératrice (4)

“Pour permettre à Napoléon d’accéder à la gloire, document.write(“”); Agathon devient officier de son état major. Il manque d’y perdre la vie, mais le jour tant attendu du couronnement arrive enfin. Mais, que réserve l’avenir au couple le plus célèbre de l’histoire ?”
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“La dernière partie des aventures de Joséphine, la célèbre épouse de Napoléon!”

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.

Joséphine Impératrice (?????????? / Bara no Josephine / lit. “Les roses de Joséphine”) est un manga sh?jo romantique et historique écrit par Kaoru Ochiai et illustré par Yumiko Igarashi. Prépublié en feuilletons dans Princess Gold, le magazine mensuel sh?jo de Akita Shoten, entre septembre 2011 et décembre 2013, il a été compilé en un premier volume en mai 2012 et le quatrième (et dernier) volume est paru en avril 2014. Il a été traduit en français chez Pika Éditions au début octobre 2013. Un second volume a suivi à la fin octobre, puis un troisième en mars 2014 et, finalement, le quatrième volume français est paru en juillet 2014. Voir mon commentaire sur le premier volume pour plus de détails sur l’auteur et la série.

Le 9 mars 1796, Napoléon épousa Joséphine, au cours d’un mariage modeste à la mairie de Paris. Toutefois, comme Napoléon était en retard à cause d’une réunion d’état-major, le maire s’impatientât et quitta, ce qui fait que la cérémonie fut officié par l’adjoint du maire. De plus, Napoléon et Joséphine n’inscrivent même pas leur véritable dates de naissance (elle pour se rajeunir et lui pour se vieillir!). Deux jours plus tard, Napoléon et Agathon quittent pour faire campagne en Italie afin de libérer la Lombardie et le Piémont de l’occupation autrichienne. Agathon, en fin stratège, se fait accompagné d’un journaliste et d’un dessinateur qui rapporteront dans un journal parisien tout les faits et gestes de Napoléon en les présentant sous un jour favorable. En agissant ainsi Agathon espère se faire l’architecte de la gloire de Napoléon. Pendant ce temps, Joséphine est la coqueluche des salon parisiens et gagne le coeur tant du peuple que de la haute société [ci-haut: page 49].

Napoléon écrit régulièrement à Joséphine et lui envoie des trésors d’or et d’art provenant des tributs et du pillage de sa campagne. Toutefois, celle-ci ne lui répond pas ce qui inquiète le général et le distrait de son devoir militaire. Les conseillers du directoire et Agathon trouvent une solution en convainquant Joséphine de rejoindre Napoléon en Italie. Elle s’installe au palais Serbelloni de Milan. Il peut alors se consacrer au siège de Mantoue, où les Autrichiens résistent toujours. Avant leur départ, Joséphine remet à Napoléon et Agathon un foulard porte-chance. Mais Pauline, la soeur de Napoléon, voit Joséphine sortir de la chambre d’Agathon et assume qu’ils ont une liaison. Elle écrit donc une lettre pour en avertir son frère. Les relations de Joséphine avec sa belle-famille sont à leur pire et la mère de Napoléon jure de les séparer.

Jaloux de l’intimité dont Agathon jouit avec Joséphine, Napoléon l’envoi au front en tant que porte-étendard lors de la bataille du pont d’Arcole, espérant qu’il périsse. Quoiqu’il change d’avis, Agathon, pour protéger le général, ne lui laisse pas prendre l’étendard et est gravement blessé. Bien sûr, la propagande fera que l’histoire se souviendra que c’est Napoléon lui-même qui portait l’étendard. Dans son délire, Agathon murmure qu’il aura une mort digne et que Joséphine n’aura pas a rougir de son petit-frère. Bonaparte comprend alors son erreur: Agathon est le demi-frère de Joséphine ce qui explique l’affection qu’ils partagent! Lorsqu’Agathon se réveille, Eugène est a son chevet. Il a maintenant rejoint l’armée comme membre de l’état-major de Napoléon.

Après la bataille de Rivoli, le siège de Mantoue prends fin lorsque la ville capitule. Emporté dans son élan, Napoléon poursuit son offensive vers Vienne et obtient un traité de paix avec les Autrichiens. Il est de retour à Paris en décembre 1797 mais, six mois plus tard, comme l’Angleterre demeure en guerre, il repart faire campagne, cette fois en Égypte, afin de de couper le contact entre les anglais et leur riche colonie de l’Inde. Mais suite à l’incompétence du Directoire la marine française est anéanti par Nelson et Napoléon se retrouve isolé, sans ravitaillement, abandonné en Egypte. Pour faire face à une deuxième coalition et à la monté des mouvements royalistes contre-révolutionnaires, Bonaparte n’a pas le choix: il ignore ses ordres, fuit l’Égypte et rentre à Paris avec ce qu’il lui reste de troupe afin de renverser le Directoire grâce à son large support populaire! Le Directoire est dissous en décembre 1799 et Napoléon devint le premier consul de la République.


Napoléon achète pour Joséphine le chateau de Malmaison. Il commence alors son oeuvre politique pour consolider l’État et la société française: il signe des traités de paix avec le membres de la coalition, particulièrement avec l’Angleterre, il réconcilie la France et le Saint-Siège, publie le Code Civil, etc. Après plusieurs complots et attentats il doit réprimer l’opposition. Finalement, en 1804, à la demande du Sénat et avec l’approbation du peuple par plébiscite, Napoléon est nommé Empereur des français. Comme leur premier mariage civil n’était pas vraiment valide, Napoléon et Joséphine sont marié religieusement par le Cardinal Fesch. Napoléon peut alors, sans entrave, être sacré Empereur [ci-haut: pages 152-153].

En mars 1805, Napoléon est également sacré roi d’Italie et monsieur Eugène (fils de Joséphine) est nommé vice-roi (et sera également marié à la princesse Augusta-Amélie de Bavière). Napoléon nomme son frère, Louis (qui a marié le fille de Joséphine, Hortense), roi de Hollande. Son fils Charles est l’héritier en titre de Napoléon, mais sa mort prématuré, à l’âge de quatre ans, remet toute la succession en question. Sous la pression de sa mère, le cabinet demande à Napoléon de divorcer Joséphine afin d’épouser une princesse plus jeune et avoir un successeur pour garantir la sécurité et la stabilité de l’Empire. Napoléon résiste mais c’est Joséphine elle-même qui l’en convainc [ci-contre: page 168]. Elle conservera son titre d’impératrice et se retirera à Malmaison pour cultiver des roses (plus de 250 espèces — d’où le titre Japonais original du manga, Les roses de Joséphine) et des plantes exotiques du monde entier.

Napoléon épousera Marie-Louise d’Autriche, qui lui donna un fils, Napoléon II, qui ne règne jamais sur la France. Après son divorce, la chance de Napoléon tourne: une nouvelle coalition contre la France l’amène à une désastreuse campagne de Russie en 1812. Défait, Napoléon doit abdiquer et est exilé sur l’Île d’Elbe. La monarchie est brièvement restaurée.

Lors d’une visite du tsar Alexandre Ier à Malmaison Joséphine a un malaise (en fait, elle prend froid et attrape une pneumonie) et meurt peu de temps après (mai 1814). Ses dernières paroles furent pour Bonaparte. Après s’être échappé d’Elbe en mars 1815, Napoléon revint à Malmaison et pleura dans la chambre de Joséphine. Après un bref retour au pouvoir et sa défaite à Waterloo, Napoléon sera exilé à nouveau, cette fois sur l’Île Sainte-Hélène où il meurt en mai 1821. Ses dernières paroles auraient été pour Joséphine. Ils auront été amant jusqu’au bout…

Je dois avouer que la lecture de Joséphine Impératrice est une excellente façon de rafraîchir (très brièvement) ses connaissances sur l’Histoire de France. Et, dans l’ensemble, cette série est un magnifique exemple (par le thème mais surtout par son superbe style graphique) de manga sh?jo. Toutefois, ce volume en particulier est un peu moins intéressant, car le récit est un peu précipité vers la fin. De plus, la véracité du détails des événements historiques (quoique l’essentiel est vrai il faut dire), des motivations des protagonistes ainsi que la caractérisation des personnages (je doute sérieusement que Joséphine ait accepté le divorce aussi gracieusement!) est plutôt suspect. Quoiqu’il en soit c’est une lecture agréable qui nous offre un très bon manga romantique et historique. A lire absolument!

Joséphine Impératrice, vol. 4, écrit par Kaoru Ochiai et illustré par Rumiko Igarashi. Boulogne: Pika Éditions, juillet 2014. 192 pgs, N&B, 11.5 x 18.0 x 1.4 cm, 7,50 € / $12.95 Can, ISBN  978-2-8116-1523-9. Sens de lecture japonais. Recommandé pour adolescents (12+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Voir aussi mes commentaires sur les volumes précédents:
Bara no Josephine © Kaoru OCHIAI / Yumiko IGARASHI / Visions 2014 / AKITA SHOTEN.

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Animeland change de propriétaire

Voici la preuve que je ne suit plus vraiment l’actualité dans le domaine de l’anime et du manga (à part lire les gros titres du fil de nouvelles de ANN et Animeland — que vous retrouvez dans la colonne de droite de mon blog). Je suis passé à côté d’une grosse nouvelle: Animeland a changé de propriétaire… l’an dernier!

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AnimeLand est le 1er magazine français sur l’animation japonaise et internationale, document.write(“”); les mangas et tout l’univers otaku en France”. À tout les deux mois il offre une centaines de pages pleine à craquer de news, chroniques, interviews, articles et dossiers. J’ai toujours grandement admiré ce magazine fondé par Yvan West Laurence et Cédrik Littardi en avril 1991 (même si j’ai souvent eut l’impression que parfois ils “s’inspiraient” de Protoculture Addicts — quoiqu’il faudrait sans doute dire que l’inspiration était mutuelle). C’est rapidement devenu le meilleurs magazine sur l’anime et le manga hors-Japon et pas seulement en langue française.

Il y a quelques semaines, voulant justement me mettre un peu à jour dans les dernières tendances de la pop-culture japonaise, j’ai emprunté le plus récent numéro à la bibliothèque (#207, Décembre 2015 / Janvier 2016). Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que l’éditorial était signé par… Christopher Macdonald, l’éditeur de Anime News Network (et mon partenaire dans la dernière incarnation de Protoculture Addicts)! J’ai également noté que le magazine n’était plus publié par Anime Manga Presse mais plutôt par le mystérieux AMN (et cela depuis le numéro 202, en février/mars 2015). Qu’est-ce que tout cela voulait dire?

J’ai trouvé la réponse dans le fil de nouvelle du site d’Animeland: “Anime News Network reprend AnimeLand” (daté du 21 décembre 2014) [MàJ: ANN en a aussi parlé en janvier 2015]. ANN s’était donc bel et bien porté acquéreur du magazine français! Wow!

“Anime News Network, site internet leader mondial des news sur le manga et l’animation japonaise, est heureux d’annoncer la reprise d’AnimeLand, le premier magazine français de l’animation et du manga. (…) Une nouvelle société, AM Media Network, filiale de la société québécoise Anime News Network, reprend dès maintenant la publication de tous les magazines d’Anime Manga Presse qui, suite à des troubles financiers importants, a récemment traversé une procédure judiciaire.”

Toute mes félicitations à mon ami Christopher! Je lui souhaite, ainsi qu’à Animeland, le plus grand des succès. Je vais très certainement essayer de les suivre de plus près.

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Joséphine Impératrice (3)

“Après la mort de Robespierre et la fin de la Terreur, document.write(“”); Joséphine peut enfin sortir de prison. Elle se retrouve alors propulsée dans la vie mondaine parisienne, et très vite, devient le centre de gravité de l’un des grands salons de la capitale, où elle reçoit des hôtes prestigieux. Un jour, se présente un petit général, le jeune et timide Napoleone di Buonaparte, appelé à un grand avenir. Joséphine saura-t-elle découvrir le coeur d’or qui se cache derrière ces manières un peu brusques ?”
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“La vie tumultueuse et passionnée de Joséphine de Beauharnais, qui devint la femme de Napoléon et l’impératrice des Français !”

[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>

ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.

Joséphine Impératrice (?????????? / Bara no Josephine / lit. “Les roses de Joséphine”) est un manga sh?jo romantique et historique écrit par Kaoru Ochiai et illustré par Yumiko Igarashi. Prépublié en feuilletons dans Princess Gold, le magazine mensuel sh?jo de Akita Shoten, entre septembre 2011 et décembre 2013, il a été compilé en un premier volume en mai 2012 et le quatrième (et dernier) volume est paru en avril 2014. Il a été traduit en français chez Pika Éditions au début octobre 2013. Un second volume a suivi à la fin octobre, puis un troisième en mars 2014 et, finalement, le quatrième volume français est paru en juillet 2014. Voir mon commentaire sur le premier volume pour plus de détails sur l’auteur et la série.

Rose a été arrêté simplement parce qu’elle est l’épouse d’Alexandre de Beauharnais, qui a été exécuté sous l’accusation d’être un traître. Agathon, le domestique et demi-frère de Rose, tente le tout pour le tout pour la faire libérer en assassinant Robespierre. Au même moment les députés de la Convention font arrêter les Jacobins dans l’espoir de mettre fin à la Terreur par la terreur! Ainsi, le 29 juillet 1794, Saint-Just et dix-neuf de ses compagnons furent exécutés. Dans les jours qui suivirent près d’une centaine de partisans Jacobins furent aussi guillotinés! Peu de temps après, Rose est finalement libéré et Agathon l’attend à sa sortie de prison. Elle retrouve rapidement la vie mondaine parisienne et s’épanouie à la “chaumière,” le salon de sa compagne de captivité, Thérésia Cabarrus, qui est devenu l’épouse de Tallien. C’est là qu’elle attire l’attention du timide et maladroit Napoleone di Buonaparte. [ci-haut: p. 46]

Agathon voudrait bien servir Rose de son mieux mais se sent plutôt inutile. Comme ils n’ont pas vraiment de revenu, Agathon cherche un moyen de gagner de l’argent. Avec la complicité du négociant Charles Tustier, que Rose avait rencontrer lors de son voyage en Martinique, Agathon fera le commerce du thé indien (interdit en France à cause de la guerre avec l’Angleterre, il est apporté au pays en contrebande par des navires anglais).

Napoleone di Buonaparte s’illustre avec la répression de l’insurrection de Vendémiaire. Il n’hésite pas à utiliser des canons en plein Paris contre les royalistes. Acclamé comme un héros, il est nommé commandant en chef des armées révolutionnaires à la place de Barras. Il vient en aide à Eugène, le fils de Rose, qui désire conserver le sabre de son père alors que toutes les armes sont interdites dans Paris suite à l’insurrection. Rose vient le remercier et Napoleone en tombe amoureux. Il demande l’aide d’Agathon pour lui faire la cour [ci-dessous: pp. 92-93].


Napoleone découvre que Agathon est derrière la contrebande de thé et le défi en duel mais, voyant comment il est dévoué au service de Rose, décide de l’épargner. Agathon lui suggère d’amener Rose en ballade à l’extérieur de Paris. Le couple se rapproche et finalement Napoleone demande Rose en mariage. Rose, trouvant son nom trop Italien, surnomme le Général “Napoléon”. Celui-ci veut aussi lui donner un nom que lui seul emploierait et ainsi Marie-Josèphe-Rose de Beauharnois devient “Joséphine”! [ci-contre: p. 134] Mais Hortense, la fille de Rose, s’oppose à cette union et fugue de la maison. Agathon et Napoléon la retrouve et parviennent à la faire changer d’avis.

Les monarchies voisines, craignant que la révolution soit contagieuse, forment une coalition contre la France. Bonaparte est nommé Commandant Général de l’armée d’Italie. Agathon se joint à son état-major en tant que conseillé stratégique. Rose fait la rencontre de la mère (Maria Letizia), du frère (Louis) et des soeurs (Pauline et Caroline) de Napoléon. Ils sont plutôt désagréables et mesquins mais Rose réussi tout de même à les charmer. Deux jours avant son départ pour la campagne d’Italie, le 9 mars 1796, Joséphine et Napoléon se marient à la mairie de Paris au cours d’une cérémonie modeste.

Joséphine Impératrice est un beau manga historique mais qui prends tout de même beaucoup de liberté avec l’Histoire. Par exemple, Robespierre n’est pas mort assassiné mais plutôt guillotiné le 28 juillet 1794. Ce manga n’a certes pas le sérieux de Cesare, qui offre dans chaque volume une bibliographie et plusieurs pages de notes historiques sur les événements, l’architecture ou les artistes présent dans le récit. C’est avant tout un manga romantique présenté dans un contexte historique qui se veut plus ou moins exacte mais sans faire trop d’effort. C’est un beau petit récit, très agréable à lire et dessiné dans un superbe style shojo, très typique du genre (sur ce sujet voir mon commentaire sur le deuxième volume). Juste pour cet aspect, c’est un manga qu’il faut lire absolument!

Joséphine Impératrice, vol. 3, écrit par Kaoru Ochiai et illustré par Yumiko Igarashi. Boulogne, Pika Éditions, mars 2014. 192 pages, N & B, 11.5 x 18.0 x 1.4 cm, 7,50 € / $12.95 Can, ISBN  978-2-8116-1395-2. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour adolescents (12+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Voir aussi mes commentaires sur les volumes précédents:

Bara no Josephine © Yumiko Igarashi & Kaoru Ochiai / Visions 2013. All rights reserved. © 2014 Pika Éditions pour la présente édition française.

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Cesare (10)

Cesare_10-cov“Tout Pise est en effervescence : Giovanni de Médicis s’apprête à passer son grand oral, ultime étape qui le sépare de la fin de ses études et surtout de son accession au rang de cardinal…”

“Mais sa réussite n’aura pas seulement des conséquences politiques. À la suggestion de Cesare, Angelo se prépare à partir pour Florence, où il est destiné à devenir le nouvel homme de confiance de Son Excellence. L’avenir des Borgia, des Médicis et de la papauté même repose désormais sur les épaules de Giovanni !”

“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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Cesare (9)

Cesare_9-cov“Cesare a désormais conscience que le fragile équilibre sur lequel repose la péninsule italienne pourrait bien voler en éclats : Lorenzo de Médicis est rongé par la maladie, tandis qu’un discours dissident, porté notamment par le charismatique Savonarole, commence à prendre de l’ampleur au cœur même de Florence.”

“Dans ces circonstances, les révélations de Raffaele Riario, qui vient d’annoncer que Naples avait trahi ses alliés pour se tourner vers la curie, font l’effet d’un coup de tonnerre. D’autant que c’est l’ennemi juré des Borgia, Giuliano della Rovere, qui est à l’origine de ce revirement ! Alors que le rideau se lève sur 1492, année qui va marquer l’histoire, les ambitions de chacun sont sur le point de faire basculer l’ordre du monde…”

“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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La couleur du Jazz

La semaine dernière j’ai visité l’exposition “La couleur du Jazz” au Musée des Beaux Arts de Montréal. Cette exposition nous propose de vivre la modernité des années 1920 à Montréal avec le groupe de Beaver Hall. Il s’agit de la première grande étude sur ce “regroupement éphémère d’une vingtaine d’artistes dont la production a donné, document.write(“”); comme le soulignait la critique de l’époque, « une nouvelle impulsion » à la vie artistique montréalaise, québécoise et canadienne”.
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Le
Groupe de Beaver Hall est en quelque sort le pendant montréalais au Groupe des Sept qui était basé à Toronto. Et plutôt que de se limiter à “proposer une image identitaire du Canada à travers la représentation de la nature sauvage du Nord” comme le faisait le Groupe des Sept, le Groupe de Beaver Hall exprime la modernité de l’époque à travers des portraits et les paysages humanisés de la ville et de la campagne. Le groupe a eut une existence très courte (1920-1923) mais ses membres ont continué par la suite leur travail individuellement et contribué à la formation du Groupe des peintres canadiens en 1933. L’exposition couvre toute cette période.

Ce qui est remarquable dans ce groupe ce n’est pas tant qu’il “constitue l’une des manifestations les plus originales de la modernité picturale au Canada“ mais bien la parité hommes-femmes au sein des membres du groupe qui dénote encore une fois la grande modernité de ce courant artistique. Pour plus de détails sur le contexte historique et les thématiques de l’exposition vous pouvez consulter le site internet que le musée y consacre.

J’ai bien aimé l’exposition. Il y a de très belle pièces et c’est rafraichissant de voir que des artistes montréalais ont pu avoir un tel impact (et d’en apprendre plus sur eux). Les portraits sont fascinants (certains détails, comme les mains, sont parfois très réaliste). On retrouve beaucoup de paysages hivernaux (après tout c’est le Canada). Les paysages urbains (dont le style varie beaucoup d’un artiste à l’autre, allant du réalisme détaillé et précis au quasi impressionnisme) nous font presque voyager dans le temps (Archambault sur la rue Sainte-Catherine, l’Église Saint-Jacques [qui a passé au feu et a été “cannibalisé” par l’UQAM] sur Saint-Denis, etc.).

J’ai toutefois trouvé l’exposition un peu courte et j’aurais bien aimé y voir une peu plus de média (photos des artistes, petits documentaires videos, etc. — il existe d’ailleurs un film de l’ONF sur trois des membres féminins du groupe). J’ai aussi trouvé que le titre de l’exposition ne se retrouvait pas vraiment dans la sujet. Oui, le jazz représente bien la modernité de l’époque et on a reproché aux membres du groupe de faire des oeuvres trop colorées qui furent à l’époque comparées aux notes dissonantes du jazz. Mais l’analogie s’arrête là. Une petite musique de fond jazzée aurait aussi sans doute contribué à donner plus de couleur à l’atmosphère de l’exposition.

En souvenir de cette exposition, je vous offre sur Vimeo (et ci-bas) un petit diaporama des oeuvres qui m’ont le plus marqué. J’ai aussi créé un album sur Flickr (avec le détail de chacune des pièces).


Vous trouverez également sur Youtube quelques courts videos sur l’exposition.

Si ça vous intéresse, dépêchez-vous car l’exposition prends fin le 31 janvier!

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Découverte: de sérieux manga

Cette semaine, document.write(“”); je suis sorti en ville pour visiter un musée et j’en ai profité pour bouquiner un peu. J’ai été surpris de faire quelques découvertes: une perle rare du Lézard Noir, un autre Taniguchi (eh oui!), des manga qui n’en sont pas et un nouveau tome de Versailles no bara.
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Pour en savoir plus, jetez un coup d’oeil
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Gekiga Fanatics

“Osaka, fin des années 1950. De jeunes mangakas vont participer à la création d’un genre nouveau qui révolutionnera la bande dessinée japonaise : le gekiga. En partie autobiographique, Gekiga Fanatics se concentre sur trois mangakas encore inconnus à l’époque : Yoshihiro TatsumiL’Enfer, Une vie dans les marges (Cornélius), Takao SaitôGolgo 13 (Glénat), ainsi que l’auteur lui-même, Masahiko Matsumoto – La Fille du bureau de tabac (Cambourakis). Extrêmement documenté, le livre décrit avec justesse et précision les doutes et les difficultés qu’affrontent de jeunes auteurs exigeants et passionnés, qui refuseront toujours de renoncer à leurs rêves.”

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

Ce manga me rappelle beaucoup Une vie dans les marges de Yoshihiro Tatsumi (publié chez Cornélius et dont j’ai commenté la version anglaise, A drifting life, publié par Drawn & Quarterly). Dans les deux cas, il s’agit de manga autobiographiques qui parlent de l’après-guerre, de la carrière de mangaka de l’auteur et de la naissance du manga comme on le connait aujourd’hui. Tant Tatsumi que Matsumoto, faisaient partie (avec entre autres Shigeru Mizuki et Osamu Tezuka) de cette première génération de mangaka pionniers qui dessinaient des histoires plutôt sérieuses dans un style un peu brouillon et parfois même caricatural. Mais Tatsumi et Matsumoto faisaient partie d’un groupe qui écrivait du Gekiga (“dessin dramatique”) caractérisé par des histoires plus sombres et avec plus d’action que le manga typique (qui offrait généralement des récit plus léger et un style plus caricatural) et visaient donc un lectorat plus âgé, plus mature. Ils s’inspiraient de la vie de tout les jours et traitaient de thèmes réalistes plus en phase avec les problèmes socio-politiques de l’époque. Pour bien exprimer ce genre de récit complexe, ils utilisaient des techniques artistiques plus cinématique qui permettaient de mieux rythmer la narration pour que l’action coule plus naturellement à travers les cases. [image ci-haut: Tatsumi Yoshihiro, Saito Takao et Matsumoto Masahiko]

Gekiga Fanatics (??????!! / Gekiga bakatachi !!) a d’abord été publié en feuilleton dans le magazine Big Comic Zôkan de Shôgakukan en 1979 avant d’être compilé en volumes chez Seirink?geisha. Il a été traduit et publié en français chez Le Lézard Noir.

Nous sommes très chanceux d’avoir des éditeurs français comme Cornélius ou le Lézard Noir qui n’hésitent aucunement à publier ces oeuvres plus anciennes, parfois plus difficile d’approche et donc moins populaire. Du côté anglophone, jusqu’à récemment, il n’y avait que Drawn & Quarterly et Vertical qui s’y était risqué mais maintenant d’autres éditeurs tâtent le terrain avec des titres comme The Rose of Versailles de Riyoko Ikeda chez Udon Entertainment, Queen Emeraldas de Leiji Matsumoto chez Kodansha Comics, Otherworld Barbara par Moto Hagio chez Fantagraphics Books ou même le colossal The Osamu Tezuka Story: A Life in Anime and Manga par Toshio Ban chez Stone Bridge Press.

Dans une langue comme dans l’autre, même si le graphisme est un peu moins plaisant ou que l’histoire représente une lecture un peu plus exigeante, il n’en demeure pas moins que ce sont des classiques de la littérature graphique japonaise que tout amateur se doit d’avoir lu.


Gekiga Fanatics, par Masahiko Matsumoto (Traduction par Miyako Slocombe). Le Lézard Noir, novembre 2013. 328 pg., 24,00 € / $42.95 Can. ISBN: 978-2-35348-0494. Recommandé pour public jeune adulte (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Ice Age chronicle of the earth, vol. 1 & 2

“Dans le futur, tandis que l’humanité tente tant bien que mal de survivre aux conséquences d’un nouvel âge glaciaire, Takéru va devoir se lancer dans une odyssée afin de sauver ses compagnons. A son bras, un bracelet sacré en argent, seul souvenir qui lui reste de sa mère…”

“Saura-t-il faire face à son destin ?”

(Texte du site de l’éditeur)

Les éditeurs de manga français (dans ce cas-ci Kana) continue à nous sortir des vieux Taniguchi qui date de l’époque où il faisait plus dans le récit d’action que dans le contemplatif. Et nous en sommes fort heureux!

Ice Age Chronicle of the Earth (?????? / Chiky? hy?kai-ji-ki) a d’abord été publié en feuilleton dans le magazine Morning de Kôdansha en 1987-88 avant d’être compiler en volumes chez Futabasha. Dans les années ’80, Taniguchi écrivait surtout des récits d’action comme Trouble Is My Business, Enemigo ou Garôden, ou des récits qui mettaient en scène la nature et les grands espaces tels que Blanco, K ou Encyclopédie des animaux de la préhistoire. Ice Age Chronicle of the Earth s’inscrit bien dans ces thématiques. Et, si l’on se fit à la bande de couverture de l’édition française ainsi qu’au style de Taniguchi pour ce diptyque visionnaire, c’est une époque où il devait lire et s’inspirer du magazine français Métal Hurlant


En tout cas j’ai bien hâte de lire ce manga. Ce sera délicieux!

Ice Age chronicle of the earth vol. 1 & 2, par Jirô TANIGUCHI. Paris: Dargaud (collection Kana: Made In), mai et septembre 2015. 272 & 224 pgs, 16.3 x 23.2 x 2 cm, 18.00 € / $31.95 Ca, ISBN: 9782505063643 & 9782505063650. Recommandé pour public adolescent (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga Classics: Great Expectations

“Great Expectations has it all: romance, mystery, comedy, and unforgettable characters woven through a gripping rags-to-riches tale. Naive Pip, creepy Miss Faversham, beautifully cold Estella, terrifying Abel Magwitch, and the rest of Dicken’s fantastic cast are perfectly envisioned in this new adaptation in this 300-plus page volume featuring artwork by artist Nokman Poon.”

“Manga Classics editions feature classic stories, faithfully adapted and illustrated in manga style, and available in both hardcover and softcover editions. Proudly presented by UDON Entertainment and Morpheus Publishing.”

(Text from the publisher’s website)

When I first noticed this book while browsing at the bookstore I thought “Great! Another interesting manga classics adaptation!” but I soon realized that it was no manga at all! A manga is a comics by a Japanese artist while this one is produced by a Canadian artist (of asian origin). I think I mentioned before this collection of manga classics from Udon Enterainment. They have many interesting adaptations such as Jane Austen’s Emma, Victor Hugo’s Les Miserables, Jane Austen’s Pride and Prejudice, or Nathaniel Hawthorne’s The scarlet letter. But none of them is really manga. Too bad. However, it might still be worth a look.

Great Expectations, original story by Charles Dickens, adaptation by Crystal Silvermoon, and illustrations by Nokman Poon. Richmond Hill: Udon Entertainment (collection Manga Classics), mai 2015. 308 pg, 6 x 8.5″, B&W, Softcover, $19.99 US / $26.50 Cnd, ISBN: 978-1927925317. Recommandé pour public jeune (7+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Musashi

“Minamoto Musashi (1584-1645), le samouraï légendaire, est connu dans le monde entier comme un grand maître de sabre, un chercheur spirituel, et l’auteur du classique Le livre des Cinq Roues.”

“Cette version graphique nous raconte sa vie étonnante. C’est à la fois un récit vivant d’une période fascinante dans le Japon féodal et le portrait d’un courageux samouraï qui a combattu avec les idées philosophiques et spirituelles qui sont aussi pertinentes aujourd’hui qu’elles l’étaient en son temps.”

“Plus de 350 ans après sa mort, Musashi nous fascine toujours. À partir d’authentiques sources japonaises, William Scott Wilson, brosse un portrait inoubliable de cet illustre personnage historique.”

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)


Bon encore une fois, est-ce que cette bande-dessinée est du manga ou pas? L’auteur est écossais (mais vivant au japon) et l’artiste est japonaise. Je crois qu’à la rigueur on peut considérer ça comme du manga. A noter qu’il s’agit ici d’un nouveau petit éditeur, qui semble spécialisé en arts martiaux. Cela m’a accroché l’oeil à la librairie mais ce n’est peut-être pas d’un grand intérêt. À voir par curiosité peut-être…

Musashi, scénarisé par Sean Michael Wilson et illustré par Michiru Morikawa. Noisy sur Ecole: Budo, août 2015. 176 pgs, 15 x 21 cm, 12.95 € / $17.95 Can, ISBN: 978-2-84617-363-6. Recommandé pour public adolescent (12+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

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“?40???????????????????????????????2?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????24P???????!”

J’ai déjà mentionné en mars les fameux Rose of Versailles Episodes. Riyoko Ikeda avait déjà tenté de faire des suite à son chef d’oeuvre Versailles no bara avec les Rose of Versailles Side-Stories que l’éditeur Kana avait inclus dans le troisième tome de l’édition française. Toutefois, quarante ans plus tard, alors qu’elle reprend sa carrière de mangaka, elle se remet sur une véritable suite composée d’histoire courtes qui sont chacune centrée autour d’un personnage secondaire différent. Les épisodes sont sérialisé dans Margaret, le magazine hebdomadaire shojo de Shueisha. Une première compilation est paru en août 2014 rassemblant les quatre premières histoires. Ce volume, faisant véritablement suite à la série de dix tomes, a été numéroté le volume onze.

En cherchant à commander le volume onze pour l’anniversaire de mon épouse, j’ai eu la surprise de constater qu’un douzième volume était paru en juillet. Il va sans dire que je l’ai également commandé. Hélas mon japonais n’est pas assez bon pour que je puisse le lire. J’espère que ma femme pourra me le raconter!

Le volume 12 contient les épisodes cinq et six. L’épisode 5, qui suit le Major Victor Clement de Girodelle (l’autre amoureux d’Oscar, qui lui fit une proposition de mariage), est paru en deux parties: une première partie de trente-sept page dans le Margaret #22 (publié le 20 octobre 2014) et une seconde partie de trente-trois pages dans le Margaret #23 (publié le 5 novembre 2014), chacune comportant cinq pages en couleurs. L’épisode 6 a lui aussi été publié en deux partie: l’une dans le Margaret #8 (publié le 20 mars 2015) et l’autre dans le Margaret #9 (publié le 4 avril 2015) totalisant une centaine de pages. Cet épisode nous révèle le secret de la naissance d’Oscar (en révélant comment ses parents se sont rencontré)!

???????? 12 (Versailles no bara 12 / La rose de versailles vol. 12), par Riyoko Ikeda. Tokyo: Shueisha (collection Margaret), juillet 2015. 216 pgs, 7.1 x 5 x 0.9 inches, ? 745 ($9.00 Cnd), ISBN: 978-4088454092. Recommandé pour public adolescent (12+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

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Asterix: Le Papyrus de César

Asterix-Papyrus_de_Cesar-cov“Deux ans après le succès d’Astérix chez les Pictes, les personnages créés par René Goscinny et Albert Uderzo sont de retour dans un nouvel album écrit par Jean-Yves Ferri et dessiné par Didier Conrad.”

“Tous les ingrédients de la potion magique Astérix sont au rendez-vous : l’Histoire de Rome et des Gaulois est revue et corrigée à coups de gags et de jeux de mots en pagaille ! Par Toutatis !”

“Jules César a eu beau tenter d’exercer sa censure, rien n’y a fait ! Le Papyrus de César est un succès public et critique. Tous les colporteurs de nouvelles sont unanimes, et font part de leur enthousiasme à longueur d’Acta Diurna, dans des critiques élogieuses. « Coup de tonnerre dans le monde des lettres », « Déjà un classique ! », les unes se succèdent pour souligner la qualité d’un album dont on parlera encore dans 2 000 ans !“

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

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Le Sommet des Dieux au cinema

J’ai lu cette semaine sur le site d’Animeland que le roman de Baku Yumemakura Le Sommet des Dieux a été adapté au cinema!
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Intitulé Everest: le sommet des dieux (?????? – ????? / Evu-eresuto: Kamigami no Itadaki), document.write(“”); le film est réalisé par Hideyuki Hirayama, avec un script de Masato Katô, et met en vedette Junichi Okawa (Makoto Fukamachi), Hiroshi Abe (Joji Hanyu), Machiko Ono (Ryogo Kishi), Pierre Taki (Miyazawa), Masahiro Komodo (Inoue), Shunsuke Kazaa (Buntaro Kishi), Kuranosuke Sasaki (Wataru Hase). Le film, qui a réellement été tourné sur l’Everest, sortira en salle au Japon le 12 mars 2016. La bande-annonce est déjà disponible sur
le site officiel et sur Youtube:

“Dans une petite boutique népalaise, Fukamachi tombe sur un appareil photo qui pourrait bien être celui de George Mallory, le célèbre alpiniste qui fut le premier à essayer de vaincre l’Everest. Mallory disparût avec Andrew Irvine, lors de cette ascension en 1924, sans que l’on puisse savoir s’ils sont parvenus au sommet. Et si c’était seulement lors du chemin du retour qu’ils avaient eu cet accident fatal? Cela changerait l’histoire de l’alpinisme! C’est sur cette passionnante question que s’ouvre le chemin initiatique de Fukamachi qui sera amené à faire la rencontre de figures hautes en couleurs.” [résumé sur Manga-News]

Toujours selon Animeland, un court manga inspiré du film et dessiné par Tetsuya Saruwatari devrait paraitre dans le numéro de mars 2016 (parution le 24 février) de Grand Jump Premium. Décidément, le roman de Baku Yumemakura est très populaire.

En effet, en janvier dernier Manga-News nous apprenait que la superbe adaptation manga de ce même roman par Jir? Taniguchi serait elle-même adaptée en un long métrage d’animation 3D! Le film serait produit par le studio Julianne Films (France) en association avec Walking The Dog (Belgique) et Mélusine Productions (Luxembourg) et est réalisé par Jean-Christophe Roger et Eric Valli. Il n’y a pas encore de date de sortie d’annoncée. [MAJ: quelques détails de plus sur Cineuropa]

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Découverte: Le livre des morts

À la découverte de la mythologie égyptienne !
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“Égypte ancienne, document.write(“”); Louxor, 1400 avant J.-C., le faible taux de survie des nourrissons, la famine et les épidémies faisaient que pour les Égyptiens, la mort était monnaie courante. L’apparition du livre des morts donne de l’espoir au peuple, car il est la promesse d’une vie après après la mort.”

“Après le décès de leur mère, Thouti élève seul avec son père sa petite soeur Kiki. Contant les légendes du panthéon des dieux égyptiens, un vieux prêtre leur redonne le sourire. Il finit par leur parler du fameux livre des morts, mais Thouti et sa soeur apprennent avec horreur que tous les humains ne peuvent pas accéder à la deuxième vie promise dans l’autre monde…”

[ Texte du site de l’éditeur ]

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Le livre des morts (??????????? / Manga de dokuha: Shisha no sho / “Lire en manga: Le livre des morts”) est le cent-unième volume de la collection manga de dokuha publiés par East Press en août 2011 (le #1361 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le treizième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en novembre 2014 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital, Le rouge et le noir, Les misérables, Guerre et Paix, Le manifeste du Parti Communiste, L’interprétation des rêves et Les mots de Bouddha). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha (comportant jusqu’à maintenant plus de cent-cinquante titres!) publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

Extrait des pages 2 et 7 de la version originale

Je bien hâte de mettre la main sur ce manga et de le lire. Il ne semble pas encore disponible au Québec en bibliothèque mais heureusement il l’est en librairie (pas partout toutefois). Si c’est une collection intéressante (il me reste encore à lire les deux volumes de Entretiens avec Confucius et Le Prince de Machiavel) et que le concept de Manga de dokuha est assez génial, il semble que l’adaptation et les illustrations parfois médiocre de Variety Art Works aient beaucoup nui à sa popularité. J’ai bien peur que Soleil en ait abandonné la publication puisque seulement deux titres sont paru en 2014 (le volume 2 de Entretiens avec Confucius en mai ainsi que Le livre des morts en novembre) et aucun en 2015.

C’est dommage mais le concept d’adapter des classiques de la littérature en manga n’est pas unique à Manga de dokuha. D’autres auteurs l’ont fait et, l’idée commençant à faire son chemin en occident, d’autres éditeurs en ont publié des adaptations en français. On en retrouve donc maintenant aussi chez Kurokawa (Les misérables) ou Ki-oon (Le requiem des roses) mais surtout chez Nobi Nobi (Les Quatre Filles du Docteur March, La Petite Princesse Sara, Les Aventures de Tom Sawyer, Les Enquêtes de Sherlock Holmes, Les Trois Mousquetaires, et Roméo et Juliette).

À suivre, donc.

Le livre des morts, adapté et illustré par Variety Art Works. Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), novembre 2014. 13,0 × 18,3 × 1,3 cm, 192 pg., 6,99 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-302-04336-7. Lecture dans le sens occidental et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Shisha no sho © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2014 MC Productions.

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Chattitudes

Comment décoder le comportement de son chat en 100 situations clés dessinées, document.write(“”); type BD, via des dessins à la fois tendres, drôles et très explicites.”
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“Sayo Koizumi nous fait partager avec humour et un grand sens de l’observation 100 moments complices qui en disent long sur le tempérament de chats: comment ils nous disent bonjour, leurs jeux préférés, ce qu’ils expriment quand ils remuent la queue, pourquoi ils dorment tant et dans des postures incroyables…”

Chôjiro, grand frère et Raku la petite soeur, sont les deux chats adorés de Sayo Koizumi, une illustratrice vivant à Tokyo. Comme tous les chats du monde, ils ont leurs habitudes, leurs petits défauts, leur language, leurs mystères…”

“Illustré de dessins poétiques et charmants, ce joli guide célèbre avec tendresse les petits bonheurs d’une vie sous le signe du plus adorable des félins: le chat.“

(Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière)

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Chattitudes: Ce que me dit mon chat par Sayo Koizumi a originalement été publié au Japon en septembre 2012 sous le titre ???????????! ?????????100 (Motto neko to nakayoku narou! Daisukina neko no himitsu 100 / lit. “Pour devenir amis avec plus de chat! Les 100 secrets de votre chat favoris”) par l’éditeur Media Factory, une filiale de Kadokawa (ISBN: 978-4840148092, ? 1,296). Il a été suivi d’un second volume en octobre 2013 intitulé ??????????????????100 (Zûtto neko to asobou! Neko to no o tanoshimi 100 / lit. “Jouons tout le temps avec les chats! Les 100 plaisirs du chat!”). Le premier volume a été traduit et adapté en français par Marcia Nishio pour être publié par Larousse en février 2015.

Sayo Koizumi est une illustratrice professionnelle qui adore les chats et les utilisent depuis une vingtaine d’années dans son travail. Elle s’est inspirée de ses deux chats, Chôjiro et Raku, pour concevoir cet ouvrage.

Ce guide très kawaii (“mignon” en japonais) a pour but de nous faire découvrir des tas d’information nouvelles sur les chats pour nous les rendre plus familier et enrichir nos relations avec eux. Le guide offre cent information ou faits concernant les chats et est divisé en cinq chapitres. Dans l’introduction (info # 1 à 9), “C’est bien vrai que les chats sont comme ça!”, on présente les différentes races de chats, dit que le chats on l’air démoniaques quand ils bâillent, qu’ils n’aiment pas les voix graves, etc. Dans le chapitre 1 (info # 10 à 20), “Comprendre ce que ressentent les chats”, on y apprend pourquoi les chats aiment se mettre la tête dans les sacs, qu’ils disent bonjour en nous sentant les doigts, qu’ils font des bisous en se collant les truffes, etc., et on donne quelques conseils pour prendre de belles photos de chats. Dans le chapitre 2 (info # 21 à 36, “Petit bric-à-brac de connaissances sur les chats”, on y apprend qu’un chat qui ronronne produit 26 vibrations par seconde, qu’en japonais le mot “chat” vient du verbe “dormir” (nemuru ko [dormir + enfant] -> neko), que les chats sont nyctalopes, etc., et on y présente les différents types de pelages de chat.


Dans le chapitre 3 (info # 37 à 44), “De nouveaux jeux avec les chats”, on propose quelques jeux pour embêter votre chats, on apprend que la liane Matatabi (Actinidia polygame) a un effet similaire à l’herbe à chat, et on propose une visite dans un bar ou café à chat (on en suggère à Tokyo mais il en existe aussi quelques uns à Montréal). Dans le chapitre 4 (info # 45 à 53), “Petites histoires sur les chats et la nourriture”, on y apprend que les chats ne perçoivent pas le goût sucré, qu’ils détestent les agrumes, qu’ils adorent laper l’eau du robinet, etc., et on y présente les aliments et plantes toxiques pour les chats.


Dans le chapitre 5 (info # 54 à 63), “Différences entre mâles et femelles et étranges histoires liées au sexe des chats”, on y apprend que les mâles sont généralement plus gros, les femelles plus soignées, que les chatons d’une même portée peuvent avoir des pères différents, etc., et on donne quelques trucs pour aller chez le vétérinaire. Le livre se termine avec des infos bonus (# 64 à 100 — histoire de compléter le compte) sur le language des chats et autres chatfolies et un carnet d’adresses utiles (en France).

C’est un guide amusant qui offre quelques information pratique sans être vraiment très utile. Malheureusement, comme c’est un livre publié en Europe, toutes les information sur les centre d’adoption et les cliniques vétérinaires ne sont d’absolument aucune utilité pour les lecteurs nord-américains. Cela reste néanmoins un bon livre de chevet pour passer le temps en s’amusant. Dans mon cas cela m’a permis, pour un temps, d’allier mon amour des chats et du Japon. D’autant plus que mes deux chats ressemble beaucoup à ceux de l’auteur et que je n’arrêtais pas de me dire durant la lecture que c’est bien vrai que mes chats sont comme ça! Un bon divertissement pour les amateurs de chats. Avez-vous caressé un chat aujourd’hui?

Chattitudes, écrit et illustré par Sayo Koizumi. Paris, Larousse, février 2015. 128 pages, 15 x 21.2 x 1.4 cm, 7,90 € / $12.95 Cnd, ISBN 9782035879301. Lectorat: pour tous les amateurs de chats!

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Mangeons! (1)

“D’elle, document.write(“”); on ne connaît rien ou presque. Cette superbe jeune femme surgit sans crier gare dans la vie de gens ordinaires qui ont pour point commun d’être agacés, écrasés parfois, par les tracas du quotidien. Jeune diplômé attendant désespérément le résultat d’un entretien d’embauche, homme hanté par le souvenir de la rupture avec sa compagne, mari torturé par sa propre infidélité… Les âmes à secourir sont légion pour celle qui pourrait être la déesse de la bonne chère. Le temps d’un repas auquel elle convie silencieusement cette galerie de personnages, elle leur redonnera le sourire, l’espoir, ou cette légèreté qu’ils ont perdue. Ses armes : une gourmandise ô combien communicative et une sensualité où se rejoignent désir et plaisir du palais, qui feront vite oublier l’incongruité de ses apparitions toujours plus hilarantes.”
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“Entre un bol de nouilles avalé goulûment dans une gargote, des fruits de mer grillés à même le bord de mer où ils ont été ramassés, un steak haché préparé avec amour à la maison, ce pendant féminin du Gourmet Solitaire de Jirô Taniguchi nous convie à un voyage gastronomique, sensuel et comique dans le paysage culinaire japonais d’aujourd’hui, et oeuvre à nous rappeler que la gourmandise est peut-être le plus grand plaisir de la vie et que nous perdrions beaucoup à le bouder.”

Une comédie gourmande en quatre tomes.

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

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Mangeons ! (????? / Taberu Dake / lit. “just eating”) est un manga seinen par Sanko Takada qui est d’abord paru en feuilletons dans la magazine Gekkan! (Monthly) Spirits de l’éditeur japonais Shôgakukan entre décembre 2010 et novembre 2013. La série maintenant complète a été compilée en quatre volumes (le premier volume est paru en novembre 2011, le second en mai 2012, le troisième en juin 2013 et le quatrième en janvier 2014). La version française est publiée dans la collection Sakka de Casterman (paru respectivement en mars, juin, octobre 2014 et en février 2015).

Fait intéressant, l’auteur — qui a remporté avec ce titre le 66ème Grand prix comics des nouveaux auteurs de Shôgakukan — est non seulement passionnée par son sujet mais le maîtrise parfaitement puisqu’elle est elle-même diététicienne! La protagoniste de l’histoire rencontre dans chaque chapitre une personne différente avec qui elle partage un repas, écoute leur problèmes et les laisse dans le bonheur, le tout n’étant sans doute qu’un prétexte pour partager avec les lecteurs ses connaissances gastronomiques. Chose amusante, le manga a également été adapté en juillet 2013 par TV Tokyo en une série télévisée de douze épisodes mettant en vedettes les actrices et chanteuses Mariko Goto et Hirofumi Arai. (Ci-contre, page 59)


Le sujet gastronomique, qui me rappel beaucoup Gourmet Solitaire de Jirô Taniguchi — mais avec une tournure humoristique et supernaturelle, dans le style Video Girl Ai ou Ah! My Goddess — en fait un titre qui aurait pu être intéressant… si l’histoire n’était pas aussi insipide, terne et répétitive. Et chaque chapitre nous apparait beaucoup trop court. Il manque quelque chose à la recette…

Dans le chapitre 1, “La déesse et son bol de riz garni,” un jeune en recherche d’emploi désespère de n’avoir aucune réponse. Il reçoit un mail disant “Aujourd’hui vous avez le soutien d’une déesse! Prenez des forces et tout ira bien!” Une jeune femme apparait donc de nulle part et l’entraîne dans un petit restaurant qui ne paie pas de mine où elle commande deux ”Staminadon” (un bol de riz avec une garniture de viande et de légumes sautés). Ils mangent avec enthousiasme et, tout revigoré, il est prêt à se relancer dans la recherche d’emploi! Dans le chap. 2, “Steaks hachés Full Power”, elle montre à un jeune garçon à préparer son repas lui-même à la maison sans attendre sa mère qui est au travail. Au chap. 3, “Dango tricolores sous les cerisiers”, elle partage des boulettes à base de farine de riz avec un homme nostalgique après une rupture. Dans le chap. 4, “Un homme, deux femmes et des bentos”, elle partage une boite à lunch avec un homme qui trompe sa femme. Dans le chap. 5, “Le gâteau coup de coeur”, elle partage un morceau de gâteau et fait vivre de grandes émotions à une jeune fille qui rêve du grand amour. Dans le chap. 6, “Histoire de nouilles”, elle fait des Udon avec un joueur de pachinko qui se prend pour Don Juan. Dans le chap. 7, “Torimotsu night”, elle partage des tripes sur du riz avec Une-chan, le gros chat du quartier. Dans le chap. 8, “Mori-ken et les palourdes”, elle apparait comme une pêcheuse de palourde en détresse à un sauveteur cuistot (pas fameux ce récit).

Le volume se termine avec deux histoires ayant remportées le 66e grand prix Shôgakukan du nouvelle espoir. Dans la première, “Une bonne bouchée de curry”, elle aide un salaryman célibataire à se préparer un plat de curry. Dans la seconde, “La belle et le poisson”, elle prépare du poisson pour une jeune fille qui manque de confiance en elle. Chacune des histoires de ce volume sont entrecoupées de ”L’analyse nutritionnelle d’Ume et de l’auteur” qui analyse la valeur nutritive de chacun des plats présentés. Un peu nul.

Le concept a du potentiel, le dessin est bien mais l’histoire est ennuyeuse et ne “click” pas du tout. J’ai fais la découverte de ce titre en novembre dernier et en ai débuté la lecture en janvier suivant. J’en ai lu quelques pages ici là laborieusement pour l’abandonner au trois-quart au début février. Je l’ai terminé aujourd’hui pour en faire le commentaire. Pénible lecture. Je ne lirai donc pas les tomes suivants.

Mangeons! Vol. 1, écrit et illustré par Sanko Takada. Paris, Casterman (Coll. Sakka), mars 2014. 184 pages, 13.2 x 18 x 1.6 cm, 7,95 € / $13.25 Cnd, ISBN 9782203077034. Lectorat de 14 ans et plus. Un extrait d’une douzaine de pages sur le site de l’éditeur japonais (en japonais évidemment!).

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Paul dans le Nord

Paul_dans_le_Nord“Été 76. Paul a 16 ans et ne rêve que d’une chose: une motocyclette Kawasaki KE100 pour fuir son quotidien et ses parents envahissants. Avec Ti-Marc, un nouvel ami rencontré à sa polyvalente, Paul traversera cette période difficile de son adolescence avec un peu plus de légèreté. Voyages en auto-stop, soirées arrosées entre copains et expériences nouvelles seront au rendez-vous. Le tout, sur fond de jeux olympiques, de musique de Peter Frampton et de Beau Dommage…”

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

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Genres et littératures (1): Littératures rationnelles

Littératures rationnelles

Aventure

Le roman d’aventure est l’archétype par excellence de la littérature populaire et en est le plus ancien des genres. En fait, plusieurs des genres littéraires modernes pourraient être considéré comme des sous-genres du roman d’aventure. C’est le cas du roman historique, d’espionage, d’anticipation ou même du roman sentimental. C’est pourquoi, maintenant, un pure roman d’aventure ne devrait pas contenir trop d’éléments qui le rapprocheraient de l’un de ces sous-genres.

Le roman d’aventure peut se définir comme un récit où un ou plusieurs protagonistes se retrouvent plongés inopinément dans une série de péripéties souvent rocambolesques qui les sortent de leur quotidien. L’histoire est généralement linéaire, l’arrière-plan simple, les personnages peu définie, mais l’intrigue est riche en action et rebondissements. C’est un genre souvent associé à la littérature jeunesse.

On pourrait faire remonter le roman d’aventure jusqu’à l’Odyssée et l’Iliade d’Homère, mais il a connu son essor surtout entre le milieu du XIXe et le milieu du XXe siècle. De nombreux auteurs s’y sont adonnés: Edgar Rice Burroughs (Tarzan), Daniel Defoe (Robinson Crusoé), Charles Dickens (Les aventures d’Oliver Twist), Alexandre Dumas (Le Comte de Monte-Cristo), Jack London (Croc-Blanc), Herman Melville (Moby Dick), Robert Louis Stevenson (L’Île au trésor), Mark Twain (Les aventures de Tom Sawyer), Jules Verne (Le Tour du monde en quatre-vingts jours), Henri Vernes (la série Bob Morane), etc.

Historique

Le roman historique se définit simplement comme un récit qui se déroule dans le passé et où le contexte historique, réel ou fictif, occupe une part importante. Les protagonistes peuvent être un mélange de personnage historiques réels et inventés. Dans ce cas-ci on pourrait se retrouver avec autant de sous-genres qu’il y a d’époque (roman antique, médiéval, de la renaissance, etc.) mais en fait on distingue surtout deux grandes catégories:

  • le roman historique réaliste “qui se veut le plus près possible des faits rapportés par les historiens et qui met en vedette un ou des personnages véridiques” [ALLARD, p. 213]
  • le roman historique lyrique où “le ou les personnages dominants sont des héros inventés ou copiés sur de multiples modèles, l’époque et les grands personnages ne servant que de décors et n’apparaissant qu’en silhouettes” [ALLARD, p. 214]

Certains incluent dans les sous-genres du roman historique la politique-fiction, qui s’apparente beaucoup au roman policier ou d’espionage et, pour cette raison, j’aurais plutôt tendance à en faire un genre en soi. À l’opposé, certains considèrent le western comme un genre à part alors que j’aurais plutôt tendance à le considérer comme un sous-genre du roman historique. Je mentionne en passant un autre sous-genre du roman historique: le roman biographique.

Le roman historique est un genre prolifique qui a eut les faveurs de nombreux auteurs: Juliette Benzoni (les cycles de Catherine et de Marianne), James Clavell (Shogun), Arthur Conan Doyle (Les aventures du brigadier Gérard), Maurice Druon (Les rois maudits), Alexandre Dumas (La reine Margot, Les trois mousquetaires, Les mohicans de Paris, etc.), Gustave Flaubert (Salammbô), Ken Follett (Les piliers de la terre), Diana Gabaldon (Outlander), Max Gallo (Le cortège des vainqueurs), Théophile Gauthier (Le capitaine Fracasse), Robert Graves (Moi, Claude), Alex Haley (Racines), Victor Hugo (Notre-Dame de Paris), Margaret Mitchell (Autant en emporte le vent), J.-H. Rosny ainé (La guerre du feu), Walter Scott (Rob Roy, Ivanhoe, Quantin Durward, etc.), Stendhal (La chartreuse de Parme), Léon Tolstoï (Guerre et paix), Léon Uris (Exodus), Lewis Wallace (Ben-Hur), Marguerite Yourcenar (Mémoires d’Hadrien), pour n’en citer que quelques-uns.

Il est a noter que l’on retrouve récemment dans la littérature québécoise un grand engouement pour le roman historique (particulièrement pour le sous-genre du roman familial) avec des auteurs comme Jean-Pierre Charland, Michel David, Pauline Gill, Michel Langlois et Juliette Thibault. La revue Collections de l’ANEL a consacré un numéro complet au roman historique québécois.

Humour

On a tendance à oublier que l’humour est aussi un genre littéraire et pourtant c’est un genre ancien et tout de même assez prolifique. Le fait qu’il soit négligée tient peut-être qu’il est parfois considérée comme dans une catégorie à part, la littérature hyperrationnelle.

La littérature humoristique est une littérature qui fait bien sûr rire, ou du moins sourire, mais elle fait surtout réfléchir en nous présentant la réalité dans un angle amusant certes mais c’est justement parce qu’elle nous la présente sous un jour différent qu’elle nous la fait comprendre avec une perspicacité nouvelle.

L’humour se présente sous une forme variée de sous-genres comme l’esprit, la satire, le pastiche (parodie), l’ironie (humour noir), voir même l’absurde alors qu’au théâtre on parle plutôt de genre comique ou de farce. Chaque culture a aussi son humour propre: l’humour anglais ou l’humour juif par exemple.

L’humour, et particulièrement la satire, remonte à l’antiquité avec des auteurs comme Ésope (et ses Fables qui “inspireront” beaucoup Lafontaine), Ovide (Métamorphoses), Pétrone (Satyricon), Martial (Épigrammes), Juvénal (Satires), Apulée (L’Âne d’or ou les Métamorphoses) ou encore Lucien de Samosate (pour ses nombreux dialogues humoristiques). Pour la Renaissance on peut citer Boccace (Décaméron), Rabelais (Pantagruel) ou même Jonathan Swift (Les voyages de Gulliver). Avec les Lumières viendront Molière et Voltaire. Pour les modernes, je me contenterai que de citer Woody Allen (Dieu, Shakespeare… et moi), Art Buchwald, Raymond Devos (Çà n’a pas de sens, Sens dessus dessous), Kafka, O’Henry (Contes du Far West, New York tic tac), San Antonio (L’Histoire de France vue par San Antonio, Les vacances de Bérurier), Sempé (Le petit Nicolas), et Mark Twain (Contes choisis, Contes humoristiques anglo-saxons).

Policier

Le roman policier (ou polar) est probablement l’un des genres modernes les plus populaires. Il se définit de façon général comme un récit dont l’élément principal est l’intrigue, et qui tourne autour d’un crime ou d’un mystère que doivent résoudre petit à petit les protagonistes à l’aide d’une analyse méthodique et de déductions. Parmi les nombreux sous-genres on peut distinguer trois grandes catégories:

  • le roman de détective, d’enquête ou de mystère nous offre le point de vue du policier ou du détective. Il s’agit ici du véritable roman policier où le récit est axé sur le processus de déduction du (ou des) protagoniste(s) qui recherche le coupable et son modus operandi (ce que les anglais appelle le “who done it”). On peut aussi adjoindre à cette catégorie le roman de procédure (procédural), le roman médico-légal (police scientifique) et le roman judiciaire (mais celui-ci est souvent plutôt associé au thriller)
  • le thriller ou roman noir (hard boiled) offre le point de vue du criminel ou du détective peu scrupuleux; le récit est souvent violent, placé dans un contexte urbain et axé sur l’action
  • le suspense psychologique offre le point de vue de la victime; le récit est axé sur la psychologie des personnages et leurs émotions, particulièrement l’angoisse

C’est un genre tellement populaire et prolifique qu’il est difficile de se limiter dans les exemples, ne serait-ce qu’à vingt-cinq. Les auteurs les plus emblématiques seraient, je crois, Boileau-Narcejac (Sueurs froides), Dan Brown (Da Vinci Code), John Dickson Carr (La chamber ardente), Raymond Chandler (série Philip Marlowe), Agatha Christie (Dix petits nègres, séries Hercule Poirot et Miss Marple), Mary Higgins Clark (La maison du guet), Harlan Coben (Ne le dis à personne), Michael Connelly (Le poète), Frédéric Dard (Le bourreau pleure), Sir Arthur Conan Doyle (série Sherlock Holmes), Umberto Eco (Le nom de la rose), James Ellroy (Le dahlia noir), Charles Exbrayat (Barthélemy et sa colère), Graham Green (Tueur à gages), John Grisham (La firme, L’affaire Pélican, Le client), P. D. James (un certain goût pour la mort), Maurice Leblanc (série Arsène Lupin), Donna Leon (série Commissaire Brunetti), Gaston Leroux (Le mystère de la chambre jaune), Ellis Peters (série Cadfael), Edgar Allan Poe (Double assassinat dans la Rue Morgue), Ellery Queen (Le cas de l’inspecteur Queen), Kathy Reichs (série Temperance Brennan), Georges Simenon (Inspecteur Maigret), et Fred Vargas (L’homme à l’envers).

Il est à noter que, ces dernières années, les auteurs de polars scandinaves connaissent une grande notoriété. On parle ici surtout de Åke Edwardson (série Erik Winter), Arnaldur Indriðason (série du commissaire Erlendur Svensson), Camilla Läckberg (La princesse des glaces), Stieg Larsson (série Millenium), Henning Mankell (série Kurt Wallander), ou de Jo Nesbø (série Harry Hole).

On retrouve également de nombreux auteurs de polars japonais, sans doute grâce à l’influence de l’auteur classique Edogawa Rampo (série du détective Kogoro Akechi, dont La proie et l’ombre) qui a fortement contribuer à populariser le genre au Japon. Il a fondé en 1947 la Nihon Suiri Sakka Ky?kai (Mystery Writers of Japan), une association qui décerne deux prix annuels: le Nihon Suiri Sakka Ky?kai Sh? (le prix des auteurs japonais de romans policiers) et le Edogawa Rampo Sh? (le prix Edogawa Ranpo). Avec ces prix et la palmarès Tozai Misuteri Besuto 100 (Les 100 meilleurs romans policiers de l’Orient et l’Occident) on peut facilement dénicher une douzaine d’auteurs emblématiques parmi la centaine d’auteurs de polars japonais (dont plusieurs sont traduit en français aux Éditions Philippe Picquier): Jir? Akagawa (Le Piège de la marionnette), Keigo Higashino (La Maison où je suis mort autrefois), Natsuo Kirino (Out), Mariko Koike (Le chat dans le cercueil), Seicho Matsumoto (Tokyo Express, Le vase de sable — dont j’ai déjà commenté la traduction anglaise), Miyuki Miyabe (Une carte pour l’enfer), Shizuko Natzuki (Meurtre au Mont Fuji), Ky?tar? Nishimura (Les grands détectives n’ont pas froid aux yeux), Seiryôin Ryûsui (série Japan Detectives Club), S?ji Shimada (The Tokyo Zodiac Murders), Akimitsu Takagi (The tattoo murder case), Seishi Yokomizo (Le Village aux huit tombes).

Je terminerai avec le polar québécois qui est de plus en plus populaire. Montréal avait déjà vu naître dans l’après-guerre de nombreux romans noir ou de mystère (l’éditeur Véhicule Press y consacre d’ailleurs sa collection Ricochet Books avec des titres comme The Crime on Cote des Neiges, Murder over Dorval, The Mayor of Côte St. Paul ou encore Sugar-Puss on Dorchester Street — que j’ai commenté dans ce blogue) mais ce n’est qu’avec les années ’80 que nait vraiment le polar québécois moderne. La revue Collections de l’ANEL a d’ailleurs consacré un numéro complet au Polars, thrillers et romans policiers québécois. On peut noter une douzaine d’auteurs emblématique: Natasha Beaulieu (Le deuxième gant), Jacques Bissonnette (série Julien Stifer), Camille Bouchard (L’agence Kavongo), Christine Brouillet (série Maud Graham), Jacques Côté (Série Daniel Duval), Maxime Houde (série Stan Coveleski), Jean-Jacques Pelletier (série les Gestionnaires de l’Apocalypse), Lionel Noël (Opération Iskra), Louise Penny (série de l’inspecteur Armand Gamache), Patrick Senécal (Sur le seuil), Richard Ste-Marie (série Francis Pagliaro), Catherine Sylvestre (La vieille fille et la mort) — presque tous publié aux Éditions Alire qui publie également la revue Alibis: L’anthologie permanente du polar.

Espionnage

Le roman d’espionnage se retrouve au confluent du roman d’aventure et du roman policier. C’est une sorte de thriller d’action où le protagoniste se voit confier une mission secrète de surveillance ou de renseignement dont la nature est politique, voire militaire. On associe aussi à cette catégorie les sous-genre du roman de guerre et de la Politique-fiction qui est un thriller politique qui met en scène des événements politiques fictifs ou des théories du complot dans un contexte géopolitique contemporain réel.

Si les précurseurs du genre sont Joseph Conrad (L’agent secret) et John Buchan (Les 39 marches) au début du XXe siècle, ce n’est qu’avec la Seconde Guerre Mondiale qu’il prends vraiment son essor avec des auteurs comme Eric Ambler (Le masque de Dimitrios), Peter Cheyney (Héros de l’ombre), Tom Clancy (Série Jack Ryan), Len Deighton (Manoeuvres en eaux troubles), Charles Exbrayat (série Imogène), Ian Fleming (série James Bond), Frederick Forsyth (Le dossier Odessa), James Grady (Les trois jours du Condor), Graham Green (L’agent secret), John Le Carré (L’espion qui venait du froid), Robert Ludlum (série Jason Bourne), ou Pierre Nord (Double crime sur la ligne Maginot). Dans le cas de la Politique-fiction on peut citer Frederick Forsyth (Chacal), Jack Higgins (L’aigle s’est envolé), Michel Houellebecq (Soumission), Antoine Vitkine (La tentation de la défaite), et Irving Wallace (Complot).

Sentimental

Le roman sentimental ou d’amour (romance novel en anglais) est sans aucun doute la littérature de genre la moins respectée. Toutefois le roman sentimental c’est plus que les simples “romans à l’eau de rose” comme la fameuse collection Harlequin. C’est une longue tradition romanesque “issue du mélodrame, du roman social surtout familial et du récit psychologique“ et qui constitue en quelques sorte le pendant féminin “du roman d’aventure, insistant plus sur la passion que sur l’action, plus sur le sentiment que sur le sensationnel. (…) L’argument moteur de ces récits demeure le sentiment d’amour ou de haine, avec ses corollaires de rupture, de solitude, de reprise, de bonheur, de vengeance, où très souvent l’homme est passivement actif sinon activement passif en tant que désiré, lointain, timide, mais aussi perfide, autoritaire, incompréhensif; somme toute, le roman sentimental est perçu, éprouvé, raconté du point de vue de la jeune fille ou de la femme qui en est le centre, le pivot, la charnière.” (ALLARD, p. 183).

Au delà des grands classiques du roman sentimental, la grande popularité du genre auprès du public féminin en a fait un genre extrêmement prolifique qui offre une immense variété stylistique (ou le sentimental est teinté par les autres genres, y ajoutant des éléments policiers, historiques, fantastiques, de fantasy ou même érotiques donnant ainsi lieu à de nombreux sous-genres) et qualitative (tombant parfois dans la production de masse, n’offrant plus que des récit éphémères remplis de “clichés fanés et d’illusions nostalgiques” et qui tend à reléguer le genre “en une sorte de ghetto culturel populaire” (ALLARD, p. 184)). Si la littérature féminine (Chick lit) pourrait être considéré comme un sous genre du roman sentimental, elle en est plutôt l’évolution et est surtout vue comme un genre distinct.

Les auteurs de roman sentimental classique emblématiques sont Jane Austen (Orgueil et préjugés), Charlotte Brontë (Jane Eyre), Alexandre Dumas fils (La dame aux camélias), Mme de La Fayette (La Princesse de Clèves), William Shakespeare (Roméo et Juliette), Stendhal (Le rouge et le noir). La liste des auteurs modernes pourrait inclure Elisabeth Barbier (Les gens de Mogador), Barbara Cartland (La belle et le cavalier), Mazo de La Roche (série Jalna), Delly (Esclave… ou reine?), Guy Des Cars (La brute), Anne et Serge Golon (série Angélique), Han Suyin (Multiple splendeur), Heinz Günther Konsalik (Deux filles en liberté), Colleen McCullough (Les oiseaux se cachent pour mourir), Nora Roberts (Le collectionneur), Erich Segal (Love story), Irwin Shaw (Le riche et le pauvre), Henri Troyat (Les semailles et les moissons), et Kathleen Woodiwiss (Quand l’ouragan s’apaise).

Note: d’autres hyper-liens seront ajouté avec le temps.

Lire la suite dans: “Genres et Littératures (2): Littératures de l’imaginaire

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Les découvertes du mois

En août et en septembre j’ai fait la découverte (par hasard ou parce qu’on me les a recommandé) de quelques livres intéressants qui se sont, document.write(“”); bien sûr, ajouté à cette liste de lecture qui ne cesse de croître. Il s’agit d’ouvrages très diversifiés, dont certains en anglais, que je vous présente sans aucun ordre particulier dans l’espoir qu’ils vous intéresseront également.
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Ad Astra

“Sicile, 241 avant J.-C. Après deux décennies de conflit avec Rome, l’armée carthaginoise menée par Hamilcar Barca doit déposer les armes. Son fils, Hannibal, a six ans quand il assiste à cette bataille. Mise en déroute, Carthage doit un tribut astronomique au vainqueur, et l’enfant est témoin, impuissant, de l’humiliation des siens.”

“Mais le jeune Hannibal refuse l’échec : élevé dans la haine de Rome, il va vouer son existence entière à la destruction de l’ennemi. Commence alors l’affrontement exceptionnel d’un des plus grands tacticiens de tous les temps et de son alter ego romain, le génie militaire Scipion l’Africain. Traversée des Alpes à dos d’éléphant, pillages impitoyables et combats parmi les plus sanglants de mémoire d’homme : un duel à mort qui a marqué l’Histoire…”

“Bravoure, complots et stratégie… Plongez au cœur des batailles qui opposèrent les légendaires Hannibal et Scipion !”

Je ne peux pas croire qu’un manga mettant en scène l’histoire de Rome m’ait échappé! Et c’est dans un style très décent! Il s’agit d’un manga seinen historique couramment prépublié dans le magazine Ultra Jump de Shueisha depuis mars 2011. On y raconte la deuxième guerre punique alors que l’expansion naissante de Rome l’opposait à l’empire Carthaginois au IIIe siècle avant notre ère. Il y a sept tomes de paru jusqu’à maintenant. Une bande-annonce et un extrait de cinquante-neuf pages sont disponible sur le site de Ki-oon. À lire absolument dès que j’ai un peu de temps!

Ad Astra : Scipion L’Africain & Hannibal Baca, Tome 1, par Mihachi KAGANO. Paris, Éditions Ki-oon, mars 2014. 13 x 18 cm, 226 pg., 7,90 € / $14.95 Can. Sens de lecture original japonais. ISBN: 978-2-35592-652-5. Recommandé pour public adolescent (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Godzilla: une métaphore du japon d’après-guerre

“Le kaiju eiga (film de monstres) continue encore aujourd’hui à offrir aux théoriciens un indicateur intéressant de l’évolution de la société japonaise depuis 1954, année de sortie du premier Godzilla. Le Japon d’après-guerre demeure sans nul doute un lieu de prédilection qui se prête à l’incarnation de plusieurs périls enfantés par l’inconscience des hommes. Godzilla et ses avatars, par leurs ravages cataclysmiques, perpétuent cette image d’une nation victime des forces de la nature ou des dérives génocidaires de la science.”

Un sujet qui me semble passionnant, abordé ici par un auteur québécois dans un essai publié en France. J’ai toujours dit que le cinéma est une fenêtre ouverte sur la société et le temps et qu’il peut nous en apprendre beaucoup si seulement on peut prendre quelques instant pour l’observer et y réfléchir. C’est particulièrement vrai pour le cinéma japonais. Vous pouvez voir la couverture arrière pour plus de détails, ainsi qu’un extrait sur Google Books.

Godzillamd: une métaphore du japon d’après-guerre, par Alain Vézina. Paris, l’Harmattan, mai 2014. 21.5 x 0.8 x 13.5 cm, 198 pg., 24 € / $40.95 Can. ISBN: 978-2-343-03201-6. Recommandé pour public adulte (16+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Planète japon

“Planète Japon est un magazine francophone trimestriel, entièrement dédié à la culture japonaise. On y trouve des dossiers (sur l’histoire, la culture, la société japonaise, les arts et même les paysages japonais), des articles de qualités (musique, littérature, mangas, cinéma, cuisine, technologie, tendances, etc.) mais aussi des interview. Distribué partout en France ainsi que dans certains pays francophones, Planète Japon propose un voyage entre modernisme et traditions à tous les passionnés de Japon, quel que soit leur âge et leur connaissance du pays.”

On me dit que c’est disponible en kiosques ici mais jusqu’à maintenant j’en ai fait une demi-douzaine sans la moindre chance. Pour plus de détails voyez leur site internet ou la page Facebook.

La Divine Comédie par Go Nagai

J’ai été plutôt intrigué lorsque Animeland m’a appris que les éditions Black Box (dont j’ignorais l’existence: voir leur site internet et page Facebook) allait publier fin septembre une adaptation très personnelle (et qui semble très “inspirée” de Gustave Doré—pour ne pas dire copié) de la Divine Comédie de Dante dans le cadre de leur Collection Go Nagai (3 tomes de 258 pages, 14,5 x 21 cm, 32.70 €). Cela n’a rien de récent puisque Dante shinkyoku (?????) a originalement été publié au Japon en 1994.

Je n’aime pas du tout Go Nagai: je trouve son dessin laid, ses histoires vulgaires et il a la fâcheuse tendance à usurper le travail de ses assistants sous son propre nom. J’imagine assez bien cependant une adaptation de Dante par cet auteur fasciné par l’horreur démoniaque. Je serais donc curieux de voir ce que cela donne comme résultat (en fait, nul besoin d’attendre que cette série traverse l’Atlantique puisqu’il existe déjà une “scanlation” anglaise partielle). À voir donc, mais par simple curiosité.

The Firefly Effect: Electoral 2072 – Book 1

I have this friend from college who seems to be a real renaissance man: he’s an athlete, an artist (he drew a wicked Calvin on my dorm’s door and inked the comic I scripted, Gates of Pandragon), an engineer, and a lawyer. I knew he was creative (he wrote some RPG scenarii) but I recently discovered that he also wrote a couple of science-fiction novels! Some would say they are not real books because they are not in print, but ebooks are the future and the publishing company is an open access publisher specialized in Science, Technology and Medicine! It looks quite serious (but actually they’re based in India and have a questionable record; it’s more like self-publishing as you pay them to publish your stuff). He told me that he writes hard-science and implied that it might be a difficult read since he writes for himself, assuming that his readers have a PhD in Physics! Comments are good, though, and it looks interesting so I will surely give it a try as soon as I have a little time.

The Firefly Effect: Electoral 2072 – Book 1, by Alain Villeneuve. Austin Publishing, June 2014. 278 pg., $3.39 (Kindle edition). ASIN B00L0T49WA. The second book is titled The Oldest: Electoral 2072.

For more information you can check the following websites:

A Brief History of Manga

“Manga is more than a genre in the comics field: it is a vital creative medium in its own right, with hundreds of millions of readers worldwide, a host of graphic styles, and a rich history now spanning seven decades.”

“Now for the first time, that history is told by an award-winning expert in the field. Covering topics from Akira to Mazinger Z, this book is fully illustrated throughout, and photos of key creators accompany accessible sidebars and timelines.”

“Answering the key questions of any fan where did my favourite manga come from, and what should I read next? this book will open doors to neophytes and experts alike.”

There sure has been an avalanche of reference books about manga lately, but I always said that there is never too much information. Each new books offer a new angle, a new perspective. And this time it’s written by Helen McCarthy, a well-known anime and manga specialist from the United Kingdom. I am quite curious to read it and add it to my reference shelf. I’ll try to get a review copy from the publisher (if I can reach them, their website was down for a while).

A Brief History of Manga: The essential pocket guide to the Japanese pop culture phenomenon, by Helen McCarthy. London: Ilex Press, July 2014. 18.5 x 11.5 cm, 96 pg., £7.99 / $14.99 Cnd. ISBN:978-1-78157-098-2.

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Histoire(s) du manga moderne

“1952. Le manga moderne fait ses premiers pas dans un Japon qui retrouve son indépendance après la Seconde Guerre mondiale. 2012. Phénomène culturel global, le manga est un rouage essentiel de la troisième puissance économique au monde. Comment, en soixante ans, la BD japonaise a-t-elle connu un tel essor ? Qui sont les acteurs ayant permis cette incroyable expansion ? Année après année, découvrez les événements majeurs et les artistes qui ont marqué l’histoire du manga moderne.”

J’ai introduit ce titre il y plus d’un an déjà mais, là il est finalement paru alors j’aimerais encore une fois en souligner l’importance avant d’en faire un commentaire plus approfondi. C’est un bel ouvrage avec une présentation chronologique fort intéressante. Et comme je l’ai dit plus haut, on a jamais trop de références sur le manga, chaque nouveau livre apportant une nouvelle perspective.

Histoire(s) du manga moderne , par Matthieu Pinon et Laurent Lefebvre. Paris: YNNIS Éditions, Avril 2015. 24 x 2.5 x 27 cm, 204 pg., 29.99 € / $49.95 Can. ISBN: 979-1-0933-7622-6.

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Yoko Tsuno 27 – Le secret de Khâny

Yoko_Tsuno_27-Le_secret_de_Khâny-cov“La nuit est tombée sur Loch Castle Cottage et ses habitants. Mais tous ne dorment pas… Yoko et Émilia sont dehors au moment où un étrange engin volant les survole et, d’un rayon fulgurant, frappe Yoko à la tête. Dans un réflexe de survie, Émilia désintègre l’engin qui explose et s’écrase dans le Loch.”

“Peu de temps après, Khâny apparaît dans son vaisseau spatial et explique à Yoko que l’engin l’a prise pour elle, à cause de l’alignement de leurs ondes de pensée. Elle lui révèle une info étonnante : chargée de veiller sur les Vinéens qui dorment en léthargie sous la terre et d’assurer leur retour sur Vinéa, Khâny a découvert parmi eux une adolescente à qui on a insufflé des connaissances très particulières, à savoir un programme de “purification” capable d’éliminer microbes et bactéries de la surface de la Terre pour permettre aux Vinéens de s’y installer sans danger. Ce programme, sinistre héritage de l’infâme Karpan, aurait donc le pouvoir d’éliminer toute vie terrestre ! Plus grave encore: l’adolescente a réussi à fuir son caisson pour se réfugier sur Mars où un accélérateur-lanceur pointé sur la Terre pourrait réaliser, à titre posthume, l’horrible dessein de Karpan.”

“Pour aider son amie vinéenne, Yoko va prendre tous les risques et se lancer dans cette aventure sans se douter que Khâny lui cache un autre secret…”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

ATTENTION: Peut contenir des traces de “divulgâcheurs”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

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Elle s’appelait Tomoji

“L’histoire vraie d’une rencontre signée Taniguchi
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“Taniguchi met ici en scène la rencontre entre deux adolescents dans le Japon de l’entre-deux guerres (1925-1932). Tomoji vit dans la campagne au nord du mont Fuji, document.write(“”); tandis que Fumiaki fait ses premiers pas de photographe à Tokyo. L’auteur nous fait découvrir avec sa sensibilité habituelle ce qui va unir ces personnages.”

“Une histoire inspirée de personnages réels qui fonderont par la suite une branche dérivée du bouddhisme.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

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Elle s’appelait Tomoji (intitulé simplement ????? [ Tomoji ] en japonais) est le fruit d’une commande de la part du temple bouddhiste fréquenté par Jirô Taniguchi et son épouse. L’histoire est d’abord parue dans le bulletin trimestrielle de la secte Shinnyo-En avant d’être publié chez Futabasha en août 2014. La traduction française n’a pas tardé à paraître en janvier 2015 chez un jeune éditeur appartenant au groupe de l’école des loisirs, Rue de Sèvres, qui avait déjà publié Giacomo Foscari de Mari Yamazaki en septembre 2013 ainsi que Cet été-là par Mariko et Jillian Tamaki (une BD par des nord-américaines d’origine japonaise) en mai 2014.

Dans l’interview inclut à la fin de l’ouvrage, Taniguchi nous explique que Shinnyo-En désirait “valoriser ce qui fait la particularité de ce temple, et notamment mieux faire connaître la personnalité et le parcours de sa créatrice, Tomoji Uchida.” Taniguchi n’avait cependant pas l’intentsion de se lancer dans un travail hagiographique, car de simples anecdotes biographiques sont insuffisant pour bâtir une histoire accrocheuse. Pour ce faire il était nécessaire d’y introduire des éléments fictifs. Il décida de se concentrer sur la vie de Tomoji avant la création du temple en privilégiant “le parcours de vie qui a façonné la personnalité de Tomoji, et qui l’a conduite à choisir la voie de la spiritualité.”

Ayant un emploi du temps plutôt chargé et étant peu familier avec ce genre de récit et la période, Taniguchi a décidé de faire appel à une scénariste professionnelle, Miwako Ogihara. Il admet volontiers qu’avec les années il produit des mangas qui offrent moins d’action et de passion, comme ce fut le cas pour Blanco ou Le sommet des dieux, par exemple, et plus de subtilités et de douceurs. Dans le cas de Elle s’appelait Tomoji, il trouvait particulièrement important que l’intrigue se déroule d’une “façon calme et précise”.

Taniguchi nous raconte donc divers moments marquants de la vie de Tomoji Uchida. Chapitre I: Elle s’appelait Tomoji; 1925 (Taishô 14). Tomoji a 13 ans et revient de l’école en flânant. Pendant ce temps, Fumiaki Itô, 19 ans, arrive au village pour photographier, à la demande de sa mère, la grand-mère de Tomoji, Kin Uchida (67 ans)—dont il est le petit-fils de la soeur ainé. Tomoji arrive tard et elle croise Fumiaki sur la route mais sans le rencontrer. Le 9 mai 1912 (dernière année de l’ère Meiji) nait Tomoji par une nuit orageuse.

Chapitre II: Des jours heureux; Mai 1913 (Taishô 2): Pour l’anniversaire de Tomoji, toute la famille se rends chez le photographe de Nirasaki, à vingt kilomètres de Takane. Août 1914 (Taishô 3): sa petite soeur, Masaji, vient au monde. Décembre 1916 (Taishô 4): son père, Yoshihira, meurt d’une péritonite aigüe due à une appendicite.

Chapitre III: La séparation; janvier 1919 (Taishô 8): les enfants travaillent à l’épicerie de la famille; la mère, maintenant veuve, retourne dans sa famille à Gochôda. Elle sera élevé par sa grand-mère et son grand (demi-)frère, Toyô. En avril, Tomoji rentre à l’école primaire Jinjô à Nagasawa. Elle doit marché, seule, plus d’une heure pour s’y rendre. Au retour elle doit aider aux travaux ménagers et au magasin. Printemps 1921 (Taishô 10): Masaji entre aussi à l’école, ce qui fait que Tomoji ne marche plus seule. Masaji est souvent malade. Décembre 1921: la fièvre de Masaji empire et elle doit rester alité plusieurs jours. Janvier 1922 (Taishô 11): Masaji meurt de la fièvre.

Chapitre IV: Le ciel, au loin; avril 1923 (Taishô 12): Tomoji va en excursion avec sa classe.e Elle démontre beaucoup de compassion et d’entraide pour ses amis et sa famille. Été 1923 (Taishô 12): Tomoji est bien organisé et débrouillarde dans son travail. Sa famille mène une vie simple mais sereine. 1er septembre 1923 (Taishô 12): c’est le grand tremblement de terre de la région du Kantô et un vaste incendie ravage Tokyo. Fumiaki, qui vit maintenant à Tokyo, assiste de près à la catastrophe. Été 1924 (Taishô 13): Tomoji travaille aux champs avec sa grand-mère. Le travail est dur mais “après les difficultés… il y a toujours quelque chose d’heureux qui arrive.” Pendant ce temps, Tokyo se reconstruit et Fumiaki apprend l’anglais.

Chapitre V: Le voyage; mars 1925 (Taishô 14): il est décidé que Tomoji poursuivra ses études à l’école supérieure. Elle doit marcher trois kilomètre sur un chemin de montagne pour aller en classe, où elle excelle en toute matière dont le chant. Elle est nommé déléguée de classe. Été 1930 (Shôwa 5): un mariage est arrangé pour Toyô. La grand-mère, qui travaille encore au champs, au magasin et dit des prières pour les voisins malades, commence à avoir des problèmes de santé et meurt à 72 ans. A ses funérailles, le 1er septembre 1930, “Tomoji se souvient de sa grand-mère, attentive aux problèmes que lui racontaient les gens pour pouvoir les aider.” À l’automne c’est le marriage de Toyô. Tomoji décide de quitter la maison pour aller à l’école de couture de kimonos à Kôfu. Elle part en janvier 1931 (Shôwa 6). Elle a 18 ans.

Chapitre VI: Le printemps est arrivé; janvier 1931: de sept heures du matin à minuit, Tomoji passe tout son temps à la couture, puis aux travaux ménagers. Son seul moment de repos c’est celui du repas. Janvier 1932 (Shôwa 7): elle retourne à la maison pour visiter son frère et sa femme qui est enceinte. Elle y apprend qu’elle a une proposition de mariage: il s’agit de Fumiaki Itô de Minami-Arai. C’est un bon prospect car il travail dans une société de construction d’avion à Tokyo. Il est aussi de retour dans sa famille pour les fêtes du nouvel an. Mais avant qu’elle aille se présenter à sa famille, Fumiaki et son frère viennent faire une visite surprise. Quelques jours plus tard, Tomoji se rends avec sa tante à Minami-Arai pour rencontrer la famille de Fumiaki. Elle y fait bonne impression grâce à la bonne éducation qu’elle a reçu de sa grand-mère. Elle est adroite et économe: “Le riz est le résultat de beaucoup de travail (…) il ne faut pas en gaspiller le moindre grain.” De sa grand-mère elle dit aussi qu’elle “était sincèrement dévouée aux autres.” Le jeune couple promet de s’écrire et chacun retourne à son travail.

En Mars, Tomoji reçoit une lettre de sa tante pour lui annoncer qu’elle a reçu le consentement officiel de madame Yoshi Itô pour le mariage. Elle écrit aussitôt à Fumiaki pour lui dire qu’elle est prête à partir dès qu’il viendra la chercher. Il vient aussitôt et ils repartent pour Tokyô. Comme il n’est pas le successeur de la famille et qu’elle n’a pas de dot, ils décident qu’ils peuvent se passer de cérémonie de mariage. En avril, ils s’installent dans un appartement près de la gare de Tachikawa. Ils organisent un petit banquet pour célébrer leur union. Tomoji veux vivre simplement, et construire une famille avec des enfants “dont les rires animent la maison”. Pour la première fois depuis la mort de son père, Tomoji est heureuse et sereine. Elle a le sentiment qu’elle doit beaucoup à sa grand-mère…

Dans Elle s’appelait Tomoji, on retrouve avant tout le superbe style graphique de Taniguchi — clair, précis, détaillé, avec quelques belles pages en couleurs — ainsi que le même genre de récit que pour Le Journal de mon père. Toutefois l’on sent qu’il y manque quelque chose et que le récit n’a pas vraiment d’âme. Le sujet était pourtant prometteur mais Taniguchi (et/ou la scénariste) a échoué dans sa tentative d’en faire un récit captivant. C’était probablement un projet trop ambitieux et Taniguchi a essayé de couvrir trop d’année en un petit nombre de pages ce qui en fait un récit beaucoup trop anecdotique. C’est un très beau manga, et malgré la volonté d’en apprendre plus sur ce personnage intéressant, la lecture n’en est cependant pas satisfaisante. C’est donc un manga très décevant, ce qui est rare dans le cas de Taniguchi.

Elle s’appelait Tomoji, scénario: Jirô TANIGUCHI et Miwako Ogihara, dessin: Jirô TANIGUCHI. Paris: Rue de Sèvres, janvier 2015. 174 pgs, 18.5 x 25.5 cm, 17 € / $31.95 Can, ISBN: 9782369811312. Recommandé pour public adolescent (12+). Un extrait peut être consulté sur le site de l’éditeur.

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

Elle s’appelait Tomoji © Jirô Taniguchi / Miwako Ogihara, 2014. Traduction française © Rue de Sèvres, Paris, 2015.

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Le guide du mauvais père (3)

Guide_du_mauvais_pere_3-cov“Transformer la lecture du soir en cours de grammaire ou en usine à cauchemars, rivaliser de puérilité avec ses enfants, leur apprendre les pires bêtises, gagner en trichant, et les mettre au défi de faire pire… Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l’imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l’observation et une bonne dose d’autodérision.”

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

guide-mauvais-pere-butaneLe guide du mauvais père 3 c’est du pareil au même, très similaire aux deux premiers volumes (commentés précédemment). Mais comme on en redemande toujours chaque nouveau volume est le bienvenue. Cette fois il s’agit de dix-neuf petites histoires d’une dizaine de pages (6 à 18 pages) où un père un peu égoïste et amoral abuse psychologiquement ses enfants de son humour tordu, parfois sans vraiment sans rendre compte: Harry Potter, Dans le jardin, Sortie de l’école, Je chante, Taralle, Moutarde, Les bourreaux, Dvd, Le cadeau d’anniversaire, Devant la télé, Tour de magie, Le pingouin, La vie, Boucle d’or, Dans l’avion, Scientifique, Au magasin, Par la cheminée et La console. Cela crée des situations cocasses, sans doute inspirées de la vie quotidienne de l’auteur (mais, on l’espère, pas trop réelle). Ce qui est extraordinaire c’est qu’en quelques traits simples, Delisle réussi à décrire des situations ou des expressions tout de même assez complexes.

Un petit exemple: extrait de “Harry Potter” (pg 3-5, 9-10)

Comme je l’ai déjà dit pour les deux premiers volumes, c’est un petit bijou fort amusant mais trop bref, car à deux illustrations par pages ça se lit très rapidement. C’est donc une BD légère qui offre une lecture agréable et amusante. Parfait pour l’autobus ou la salle d’attente.

Le Guide du Mauvais Père 3, par Guy Delisle. Paris, Éditions Delcourt (Coll. Shampooing), janvier 2015. 18 x 13 x 1.75 cm, 192 pg., 9,95 € / $15.95 Can. ISBN: 978-2-7560-6647-9. Recommandé pour public adolescent (12+). stars-3-0

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipedia ]

Voir aussi mes commentaires sur les deux premiers volumes:

Le Guide du Mauvais Père © Éditions Delcourt, 2015 – Guy Delisle.

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Découverte: trois nouveaux Taniguchi

Cette semaine, document.write(“”); en feuilletant le catalogue des bibliothèques de Montréal, j’ai fait la découverte de trois nouveaux manga de Jirô Taniguchi qui avaient échappé à mon attention jusque là: il s’agit de Les Gardiens du Louvre (que j’ai déjà commenté tout récemment), du volume 2 de Contrées Sauvages (que j’avais annoncé déjà en juillet de l’an dernier) et finalement, le plus nouveau de tous, Elle s’appelait Tomoji.
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Les Gardiens du Louvre

Résultat d’un projet spécial, coédité par Futuropolis et Louvre Éditions, où des artistes de BD s’inspirent des oeuvres du Louvre, cette bande-dessinée de Taniguchi nous offre des planches superbement détailées et colorées.

“(…) un dessinateur japonais fait étape en solitaire à Paris, dans l’idée de visiter les musées de la capitale. Mais, cloué au lit de sa chambre d’hôtel par une fièvre insidieuse, il se trouve confronté avant tout à une forme de solitude absolue (…). Alors que le mal lui laisse quelque répit, il met son projet à exécution, et se perd dans les allées bondées du Louvre (…) oscillant entre rêve et réalité, qui le mènera pour finir à la croisée des chemins entre tragédie collective et histoire personnelle.”

Les Gardiens du Louvre, par Jiro TANIGUCHI (Traduction: Ilan Nguyên). Paris, Futuropolis / Louvre Éditions, novembre 2014. 23.0 x 32.5 x 1.7 cm, 136 pg., album couleur et cartonné, 20,00 € / $37.95 Can. Sens de lecture original japonais. ISBN: 9782754810159. Recommandé pour public adolescent (12+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Les contrées sauvages 2

“Au milieu d’une nature aussi cruelle que ses paysages sont sublimes et les créatures qui la peuplent sont hostiles, l’homme est la proie de tout, et surtout de lui-même. Véritable périple à travers les grands espaces, des montagnes japonaises aux étendues de l’Ouest américain, cette anthologie n deux tomes donne à voir une facette encore méconnue en France de l’oeuvre de Taniguchi : l’époque où, nourri de bande dessinée européenne, il s’essayait avec succès à la BD de genre en y insufflant ce qui est aujourd’hui encore sa marque de fabrique : un immense talent de raconteur d’histoires.”

Les Contrées Sauvages vol. 2, par Jirô TANIGUCHI. Paris: Casterman (collection Sakka), janvier 2015. 264 pgs, 15 x 21.4 x 2.2 cm, 13.95 € / $26.95 Can, ISBN: 9782203084445. Recommandé pour public adolescent (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Elle s’appelait Tomoji

“L’histoire vraie d’une rencontre signée Taniguchi

“Taniguchi met ici en scène la rencontre entre deux adolescents dans le Japon de l’entre-deux guerres (1925-1932). Tomoji vit dans la campagne au nord du mont Fuji, tandis que Fumiaki fait ses premiers pas de photographe à Tokyo. L’auteur nous fait découvrir avec sa sensibilité habituelle ce qui va unir ces personnages.”

“Une histoire inspirée de personnages réels qui fonderont par la suite une branche dérivée du bouddhisme.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

Elle s’appelait Tomoji , scénario: Jirô TANIGUCHI et Miwako Ogihara, dessin: Jirô TANIGUCHI. Paris: Rue de Sèvres, janvier 2015. 174 pgs, 18.5 x 25.5 cm, 17 € / $31.95 Can, ISBN: 9782369811312. Recommandé pour public adolescent (12+).

Extraits des pages 3 à 8


Un extrait plus long peut être consulté sur le site de l’éditeur
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Les Gardiens du Louvre

Gardiens_du_Louvre-cov“Au terme d’un voyage collectif en Europe, un dessinateur japonais fait étape en solitaire à Paris, dans l’idée de visiter les musées de la capitale. Mais, cloué au lit de sa chambre d’hôtel par une fièvre insidieuse, il se trouve confronté avant tout à une forme de solitude absolue, celle des souffrants en terre étrangère, privés de tout recours immédiat au coeur de l’inconnu. Alors que le mal lui laisse quelque répit, il met son projet à exécution, et se perd dans les allées bondées du Louvre. Très vite, il va découvrir bien des facettes insoupçonnées de ce musée-monde, à la rencontre d’oeuvres et d’artistes de diverses époques, au cours d’un périple oscillant entre rêve et réalité, qui le mènera pour finir à la croisée des chemins entre tragédie collective et histoire personnelle.”

“Avec cet album en forme de voyage intérieur, Jirô Taniguchi nous invite à une traversée temporelle et artistique à la découverte d’un esprit des lieux, sous la houlette de quelques figures tutélaires, familières ou méconnues… Car le Louvre a ses gardiens.”

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

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