Revue de ‘zines [002.023.120]

Revue de ‘zines

Je continue mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

Animeland #241 (Janvier-Mars 2023)

Al241Ce numéro nous offre un dossier sur Cyberpunk Edgerunners (du jeu video à l’anime, entretiens avec Bartosz Sztybor [scénariste et producteur] et Sebastien Kalemba [dir. créatif], le cyberpunk dans le manga [Akira, Appleseed, A.D. Police, Cyber Blue, Ghost in the shell, Gunnm, Silent Möbius, etc.], et Top 10 des adaptations de jeu videos). On retrouve également deux dossiers sur le Wit Studio (entretien avec George Wada, exposition consacrée au 10e anniversaire) et le Cartoon Forum (feedback, entretien avec Bonnie Lener [Millimages] ainsi qu’avec les fondateurs du Studio Superprod:  Jérémie Fajner et Clément Calvet).

Dans “On a Vu” on nous présente plusieurs animations notoires: Chainsaw Man, Call of the night, Bastard!! Heavy Metal DF, Gambling School Twin, Tokyo Mew Mew New, Made in Abyss, Detective Conan Zéro, Buzz l’Éclair, Wendell & Wild, I’m quitting heroing, Ernest et Célestine, Eden, Berserk The Golden Age Arc, La Revanche des Humanoïdes, Shin Ultraman.

Dans “On a Lu” on nous introduit à quelques bons mangas comme The Last Man (Tasuya Egawa chez Black Box), Witch Watch (Kenta Shinohara chez Soleil), Le Monstre d’Einstein (Ryu Miyanaga chez Sakka), Yasha (Akimi Yoshida chez Panini), Trillion Game (Riichiro Inagaki & Ryoichi Ikegami chez Glénat), Coffee Moon (Mochito Bota chez Doki Doki), La Grande Traversée (Haruko Kumota chez Le Lézard Noir), Mon mari dort dans le congélateur (Misaki Yazuki & Hyaku Takara chez Akata), Les Amants sacrifiés (Masasumi Kakizaki chez Ki-oon), Valse à 3 soeurs (Melome Machita chez Sakka), Vlad Draculea (Akiya Ohkubo chez Soleil), La Désastreuse Histoire des Jumeaux Stevenson (Yuu Morikawa chez Delcourt/Tonkam), Meurtre dans le décagone (Yukito Ayatsuji & Hiro Kiyohara chez Pika), Derrière le ciel gris (Sugaru Maki & loundraw chez Delcourt/Tonkam), Le Prince Alchimiste (S. Kosugi chez Doki Doki), et Ton visage au clair de lune (Mika Yamamori chez Pika).

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Entretiens (Takao Matsumoto, Jean Barbaud, Makoto Ojiro), Hommage (Kazuki Takahashi, Christophe Izard), PupliRédactionnel (La Chaîne Mangas), Figure de Pro (Sébastien Onomo), Séance Studio (TMS), Trouvaille (Pantheon), Expo + Musique (Expo Ai Yazawa, portrait en musique), et Focus (L’odyssée Kamen Rider, Docteur Pixar et Mister Disney).

À lire pour tous fans d’anime. stars-3-5

dBD #167 (Octobre 2022)

dBD-167Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Métal Hurlant #4 qui compile des BD vintages tirées de numéros originalement parus en 1976 ~ 1979 et qui abordent le thème de “L’homme est bien petit” (chez Les Humanoïdes Associés) et une adaptation BD des Animaux Dénaturés de Vercors par Hélène Bruller (petite-fille de l’auteur) et Joseph Falzon (chez Albin Michel).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Jean-Michel Dupont et Mezzo au sujet de leur biographie de Jimi Hendrix, Kiss the Sky t.1, chez Glénat.  Les entrevues se poursuivent avec Diane Kurys (sur l’adaptation BD de son film Diabolo menthe, avec Cathy Karsenty, chez Dargaud), Philippe Xavier (sur Le Serpent et le Coyote, avec Matz, chez Le Lombard), Marguerite Abouet et Clément Oubrerie (sur le retour de Aya de Yopougon t.7 chez Gallimard), Nicolas Dumontheuil (sur L’Impudence des chiens, avec Aurélien Ducoudray, chez Delcourt), Nadja (sur Les Dieux de l’Olympe t.1: Aphrodite, chez Dupuis), Laurent Queyssi et Iriol Roig (sur Mundus chez Éditions 404) ainsi qu’avec Xavier Fourquemin et Régis Hautière (sur Révolutionnaires ! t.1: Les princes misère, chez Le Lombard).

Dans le Cahier Critique je note surtout Samurai non grata, un nouveau polar inédit de Jirô Taniguchi (sur un scénario de Toshihiko Yahagi) chez Pika (Bien; “rassemble quatre enquêtes indépendantes, publiées au tournant des années 1980 (…). Les intrigues (…) manquent de consistance pour faire de ce titre un incontournable (…). Réserver donc aux inconditionnels du maître japonais.”). Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: Trillion Game (par Ryoichi Ikegami et Riichirô Inagaki chez Glénat), Witch Watch (par Kenta Shinohara chez Soleil), La Vengeance du souffre-douleur (par Chikara Kimizuka et Yen Hioka chez Soleil), La Désastreuse Histoire des jumeaux Stevenson (par Yuu Morikawa chez Delcourt/Tonkam), et Your Evil Past (par Takashi Sano chez Pika) — je passe sous silence les titres manfra ou manhwa.

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

dBD #168 (Novembre 2022)

dBD-168Dans le cahier actualités on mentionne la parution de L’Incroyable histoire de l’Église (par Olivier Bobineau et Pascal Magnat chez Les Arènes BD), Gestes et Bandes Dessinées (un collectif sur l’interprétation du geste en BD chez Presse Universitaires de Rennes sous la direction de Frédéric Chauvaud et Denis Mellier) et La Bande Dessinée en France à la Belle Époque 1880-1914 (par Thierry Groensteen chez Les Impressions Nouvelles).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Tardi sur la dernière aventure d’Adèle Blanc-Sec: T. 10, Le Bébé des Buttes-Chaumont chez Casterman. Les entrevues se poursuivent avec Ersin Karabulut (sur Journal Inquiet d’Isanbul chez Dargaud), Blutch (sur La Mer à Boire chez 2024), Salva Rubio (sur Le Premier Dumas t.1: Le Dragon noir, avec Ruben del Rincon, chez Glénat), Terry Moore (sur Serial chez Delcourt), Gaët’s et Julien Monier (sur RIP, t.5: Fanette, mal dans la peau des autres, chez Petit À Petit), Marcelino Truong (sur 40 hommes et 12 fusils, chez Denoël Graphic), et Mathieu Sapin (sur Pas de baiser pour maman, chez Rue de Sèves).

Dans le Cahier Critique je note Saint Seiya, Time Odyssey par Jérôme Alquié & Arnaud Dollen chez Kana (“scénario et planches (…) validés par Masami Kurumada, l’auteur du manga original (…) n’est ni une suite ni un préquel [mais] (…) une histoire parallèle”), Coffee Moon t.1 par Mochito Bota chez Doki-Doki (Bien; “pas d’une originalité déconcertante (…) dispose d’un potentiel indéniable”), et Fleurs de Pierre t.1 par Hisashi Sakaguchi chez Revival (Bien; “possède d’indéniables qualités graphiques (…) personnages forts et poignants”). Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: Bofuri: Je suis pas venu ici pour souffrir alors j’ai tout mis en défense t.1 (par Jirô Oimoto d’après le light novel de Yuumikan, chez Mana Books), Nos mots comme des bulles t.1 (par Dai Satou et Imo Oono chez Delcourt/Moonlight), Call of the Night t.1 (par Kotoyama chez Kurokawa), Sanctuary Perfect Edition (par Ryoichi Ikegami et Sho Fumimura chez Glénat), Animal Crossing New Horizons t.1 (par Kokonasu Rumba chez Soleil), et NieR: Automata, Operation Pearl Harbor t.1 (par Megumu Soramichi et Yoko Taro chez Kurokawa) — j’ignore les auteurs thaïlandais ou coréens.

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

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Les futurs de Liu Cixin #7: L’attraction de la foudre

AttractionDeLaFoudre-cov“15 récits de l’écrivain de SF Liu Cixin adaptées en BD par des auteurs de tous pays; 15 voyages quantiques à la croisée de dimensions scientifiques, géopolitiques et humanistes, pour y découvrir les futurs de l’humanité.

Chen est fasciné par la foudre globulaire depuis une expérience traumatisante vécue dans l’enfance. Doctorant en modélisations mathématiques, il est poussé par son université vers l’armée qui allie ressources financières et capacités d’expérimentation. Chen se retrouve ainsi à tenter de capturer et analyser ces boules d’énergie brute, alors que les tensions internationales s’intensifient.

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

J’ai déjà commenté la version anglaise des premiers volumes de cette série d’adaptation en BD des récits de l’excellent auteur de science-fiction chinois Liu Cixin: 1. Sea of Dreams, 2. The Wandering Earth, 3. The Village Teacher, ainsi que 4. YuanYuan’s Bubbles (publiés au USA dans la série “Liu Cixin Graphic Novels” de Talos Press). Pour des raisons pratiques (rapidité de publication et disponibilité) je vais poursuivre ma lecture avec l’édition française qui est publiée (dans un ordre légèrement différent) chez Delcourt sous le titre “Les Futurs de Liu Cixin” et dont j’ai déjà commenté les tomes 4. Nourrir l’Humanité et 5. La perfection du cercle ainsi que le sixième tome, Proies et Prédateurs. Les titres se succèdent au rythme d’environ un par mois.

 

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L’attraction de la foudre (Les Futurs de Liu Cixin, #7) est l’adaptation en bande dessinée du roman de science-fiction 球状闪电 (Qiúzhuàng shǎndiàn / lit. “foudre en boule”) par par Liu Cixin paru en Chine en 2014 et traduit en français chez Actes Sud en 2019. Ce volume nous raconte la vie de Chen Kun qui prends un tour inattendu le jour de ses quatorze ans alors que ses parents sont tués par une boule de foudre qui est entrée dans leur appartement. Fasciné par ce phénomène, il y consacre ses études universitaires. Lors d’un stage dans un centre de recherche localisé au sommet du mont Taishan, il fait la rencontre de Lin Yuan — une fille de général obsédée par l’armement militaire — qui étudie elle aussi la foudre mais pour en faire une arme. Alors que la tension internationale monte avec l’intervention de navires de la “Coalition Démocratique” en mer de Chine (constituant “une escalade intolérable et un signe d’agression évident”), il est “invité” par le Ministère des Armées à rejoindre le groupe de recherche “Nouveaux Concepts” dirigé par Lin. Ils tenteront d’étudier et de capturer de la foudre globulaire afin d’en faire une arme. Ils découvrent que le phénomène n’est pas créé par la foudre mais qu’il est préexistant et que la foudre ne fait que le rendre visible. Chen théorise que la foudre globulaire est en fait un électron géant qui constitue un macro-atome formant un univers macroscopique ! Après de nombreux échecs et alors que la guerre semble imminente, Lin refuse d’entendre les mises en garde de ses collègues contre les dangers de l’expérience et fait l’essai d’une arme si terrible qu’elle changera à jamais la géopolitique mondiale…

 

L’attraction de la foudre est un récit de hard SF, avec des échos étrangement d’actualité, typique de l’œuvre de Liu Cixin. Le dessin est très bien alors que le récit demeure fort intéressant et relativement vraisemblable. Comme elle adapte non pas une nouvelle mais un roman il en résulte une BD volumineuse qui nous offre une longue et agréable lecture et qui reste divertissante malgré la complexité de ses aspects scientifiques. Elle plaira sans aucun doute aux amateurs de hard SF et de l’oeuvre de Liu Cixin.

L’attraction de la foudre (Les Futurs de Liu Cixin, #7), par Thierry Robin (Scénario d’après une nouvelle de Liu Cixin et illustration), Yang Fei (assistant au décors) et Cyril Saint-Blancat (couleur). Paris: Delcourt (Coll. Néopolis), novembre 2022. 272 pages, 21.9 x 29.8 cm, 34.95 € / $59.95 Can, ISBN 978-2-413-03809-2. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

© 2022 FT Culture (Beijing) Co., Ltd. All rights reserved. © 2022 Éditions Delcourt pour la présente édition.

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Images du mer-fleuri [002.023.116]

Dalea purpurea 

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/07/08 ]

La dalée violette (appelée purple prairie clover en anglais) est une espèce de plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (Angiospermae ou plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (Dicotyledonae i.e.à deux cotylédons), au super-ordre des Rosanae, à l’ordre des Fabales (divisé en trois ou quatre familles), à la famille des Fabaceae (les Légumineuses, qui comprend plus de sept cent genres divisés en près de vingt mille espèces!), à la sous-famille des Faboideae, à la tribu des Amorpheae (qui compte huit genres divisés en deux-cent-quarante espèces), et au genre Dalea (qui regroupe cent-quatre-vingt espèces). Le genre a été nommé ainsi en l’honneur du naturaliste anglais Samuel Dale et l’épithète spécifique latin signifie simplement “violet”. 

Cette plante est caractérisée par une large et profonde racine pivotante, d’où s’érigent plusieurs tiges de vingt à quatre-vingt-dix centimètres de haut, qui portent de courtes feuilles divisées en trois à sept folioles étroites, et se terminent par une inflorescence en forme d’épis pouvant atteindre jusqu’à sept centimètres de long et qui est composée d’une multitudes de petites fleurs violettes. La floraison se fait de juin à août. Le fruit est une gousse qui contient une ou deux graines. 

Originaire des prairies des Grandes Plaines du centre de l’Amérique du Nord, cette plante est utilisée pour la revégétalisation, ainsi que pour prévenir l’érosion et pour fixer l’azote dans le sol. Son nectar et son pollen attirent de nombreuses espèces d’insectes (son principal pollinisateur étant l’abeille plâtrière; elle sert également d’hôte larvaire pour le papillon Zerene cesonia). Elle sert aussi de nourriture à certains mammifères, comme l’Antilope d’Amérique (pronghorn) et peut être inclus dans le fourrage du bétail. Les autochtones d’Amérique en faisaient grand usage: comestibles, les feuilles servaient à faire du thé et étaient utilisées en phytothérapie, les racines pouvaient être mâchées et les tiges utilisées pour fabriquer des balais. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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STATUS REPORT [002.023.112]

Toujours débranché du monde…

IMG_3761Cela fait maintenant quinze jours que je suis sans internet de Bell Fibe. Il faut croire que ce sont de beaux incompétents pour ne pas être capable de réparer une panne dans des délais raisonnable ou alors Bell se fou vraiment complètement de sa clientèle. Ils pensent avoir localisé la panne dans une boîte de connection optique qui est ouverte aux quatre vents, dans un poteau malheureusement situé sur le terrain d’un vieux monsieur malcommode qui refuse d’honorer le droit de passage à la servitude de Bell. La solution serait pourtant très facile et aurait pu être apportée dès le premier jour: faire venir un camion à nacelle pour que les techniciens puissent travailler sans avoir à entrer dans la cour du monsieur. Toutefois, pour des raisons qui défis la logique, Bell semble avoir plutôt choisi de transférer la question à son département légal (sans doute pour obtenir une injonction de la cour pour forcer le monsieur à donner accès aux techniciens). On me dit qu’on ne déplace pas de camion pour si peu. La clientèle (et je ne suis certainement pas le seul dans le quartier a avoir des problèmes) ce n’est pas assez important pour ça! Et cela ne semble certainement pas être une priorité…

IMG_3759En attendant je me débrouille comme je peux. J’ai installé un étendeur de réseau wi-fi Vilo pour profiter de l’internet de Vidéotron de ma soeur. Je peux recommencer à travailler sur l’ordi. J’ai pu y rebrancher mon routeur téléphonique Primus et je regarde la télé avec l’application de Bell à partir de mon AppleTV (chambre), de mon iPad avec AirPlay (salon) et j’ai acheté un ChromeCast pour pouvoir faire jouer l’application sur la petite télé de la cuisine. Malheureusement je suis limité à cinq appareils que je peux utiliser pour visionner les postes (avec le iPhone, le MacBook Air et le MacBook Pro cela fait six — et juste un à la fois !), plusieurs postes ne fonctionnent uniquement qu’à la maison (c’est pourtant où je suis!) et avec l’internet Fibe de Bell ce qui fait que je n’y ai plus accès (NTV, PBS, Super Channels, TCM et MSNBC — presque tous des postes que d’habitude je regarde régulièrement —comme je ne suis pas sur l’internet Fibe l’app assume que je suis à l’extérieur de la maison). De plus, je dois attendre qu’un enregistrement soit terminé (plus dix minutes) avant de pouvoir le visionner. Par sécurité, j’ai également branché sur ce réseau temporaire deux des cinq caméras de sécurité, mon thermostat et mes deux détecteurs de fumée. Malgré les limitations de la télé, cela fonctionne plutôt bien. La qualité du signal wi-fi et de l’image télé est même meilleure qu’avec Bell!

Cependant je me demande combien de temps tout cela va durer. Des jours ? Des semaines ? Des mois ? Je commence à en avoir marre! On dit souvent que l’on apprécie vraiment les choses que l’on a quand elles nous manquent. C’est vrai. Mais l’inverse est vrai aussi: après un certain temps à se priver de quelques choses on finit par se demander si on en avait vraiment de besoin. Watch out Bell !

Mise à jour: j’ai acheté un deuxième Chromecast Google TV pour mettre sur la télé du salon car cette interface est plus facile à naviguer que l’appli du iPad.

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Sa majesté des chats

SaMajesteDesChats-covHumains, votre salut dépendra de la communication avec les animaux…

Bastet, Pythagore, et leur communauté de chats et d’humains se sont retranchés sur l’Île de la cité, à Paris. Assiégés par les rats et leur inquiétant chef, Tamerlan, les félins doivent chercher de l’aide. Mais les animaux ne sont pas tous dépourvus des défauts humains, et la menace plane sur les chats…

Une interprétation visuelle ultra-contemporaine du second volume de la trilogie best-seller !

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Sa majesté des chats est une bande dessinée scénarisée par Pog et illustrée par Naïs Quin qui adapte le second tome de la trilogie du cycle des chats par Bernard Werber. C’est une histoire d’anticipation post-cataclysmique présenté du point de vue des chats et dont le titre fait un clin d’oeil à Demain les chiens (City) de Clifford D. Simak. J’ai déjà commenté le premie tome.

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Bastet, Pythagore, Nathalie et leur communauté de survivants trouve refuge sur l’Île de la cité mais ils sont rapidement assiégé par l’armée de rats de l’ignoble Tamerlan. Ils fuient en ballon pour tenter de trouver des renforts. Ils trouvent d’abord une communauté de chats qui leur refuse de l’aide, puis sont recueilli par la communauté humaine du Campus d’Orsay de l’Université Paris-Sud. Ce lieu est le gardien de la connaissance (l’ESRA: l’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu) et le berceau du projet “Troisième Oeil” où Pythagore a reçu son savoir. Bastet demande elle aussi a recevoir ce “Troisième Oeil”, une interface USB qui lui permet d’acquérir de la connaissance et de communiquer. Ils apprennent que l’université de New York aurait mis au point un raticide efficace. Le campus est malheureusement détruit lors d’une attaque par un groupe d’humains hostiles qui vole le clé USB contenant l’ESRA. Roman, leur nouvel allié, réussi à la récupérer mais ils sont capturés par une communauté d’animaux de laboratoires et d’élevage qui veut se venger des humains et leur tient un procès. L’éloquence de Pythagore et Bastet les tire du danger mais ils reviennent trop tard à l’Île de la cité qui a été dévasté par les rats… Après un arrêt au Louvres pour récupérer les quelques survivants, le groupe se rends au Havre pour y entreprendre un nouveau périple, cette fois transatlantique!

 

Une charmante bande dessinée au style un peu brouillon mais qui offre un excellent récit d’aventure et de survie. Nous y retrouvons les aspects les plus sombres de l’humain, qui se reflètent aussi chez les animaux, mais toujours avec une note d’espoir. C’est une lecture agréable, captivante et distrayante qui plaira sans aucun doute aux amateurs de chats et de récits post-cataclysmiques!

Sa majesté des chats, par POG (adaptation & dialogues), Naïs Quin (dessin & couleur) et Bernard Werber (récit original). Paris: Albin Michel, octobre 2022. 128 pages, 20.3 x 22.2 cm, 18,90 € / $C 29.95, ISBN 978-2-226-46769-0, Pour lectorat adolescent (14+). Extraits disponibles. stars-3-5

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© Werber, Pog, Quin. © Éditions Albin Michel BD 2022.

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Yawara ! #9

Yawara-9-cov“L’oeuvre incontournable d’un narrateur hors pair. L’auteur de Monster, Pluto, et Asadora! vous entraîne dans le quotidien ordinaire d’une judoka extraordinaire !”

“Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline. Il a été annoncé que les JO de Barcelone accueilleraient enfin la discipline féminine dans la compétition. Jigorô rêve donc de faire de sa petite-fille la première championne olympique féminine de judo. Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idol… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions. Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Yawara! (やわら!) est une oeuvre de jeunesse de l’excellent mangaka Naoki Urusawa. Elle a originalement été publié entre avril 1987 et octobre 1993 dans l’hebdomadaire seinen Big Comic Spirits, puis compilé en vingt-neuf volumes (tankōbon) chez Shōgakukan. En 1998-99, il y a eut une réédition en format plus petit (bunkoban) de dix-neuf volumes, puis une “collector edition” (Kanzenban) de vingt volumes en 2013-15. C’est cette dernière édition qui est présentement publiée en français chez Big Kana. Il y a onze volumes de paru jusqu’à maintenant, les suivants étant annoncé pour fin avril et juillet 2023. J’ai déjà commenté le premier, le second, le troisième, le quatrième, le cinquième, le sixième ainsi que les septième et huitième volumes.  

Yawara-9-p005

vol. 9, p. 5

Pour pouvoir affronter Yawara et le club de Judo de l’Université pour filles de Mitsuba, Sayaka décide de créer son propre club de judo féminin à l’Université du Sacré-Corps. Celui-ci est composé de jeunes bourgeoises qui n’ont aucune expérience en judo mais cela ne concerne pas Sayaka qui compte gagner à elle seule. Et si l’équipe de Yawara est elle aussi composé de ceintures blanches inexpérimentées, elle est entraînée par Jigorô et compte parmi son rang une athlète surprenamment prometteuse, l’ex-ballerine Fujiko. Les deux équipes vont s’affronter à la coupe Hortensia du judo universitaire féminin. Toutefois, les co-équipières de Yawara se révèlent d’un tel niveau qu’elle n’a même pas à combattre et Sayaka se retrouve frustré de son duel avec elle. Cependant, en finale, Yawara se retrouve à affronter seule toute l’équipe championne de l’Université de Tsukushi!  En aura-t-elle la force ?

Ce volume nous offre une bonne dose d’action sportive enrobées d’humour et de quelques scènes coquines pour aguicher le lectorat masculin (le controversé “fan service”). Le dessin est de haute qualité et sait bien rendre les scènes de combats. Yarawa! est  une comédie romantique de sport qui nous offre une lecture à la fois captivante, agréable et distrayante. Vivement la suite! 

Yawara t. 9, par Naoki Urasawa. Bruxelles: Kana (Coll. Big Kana), juillet 2022. 306 pages, B&W (12 pages en “couleurs”), 14.8 x 21 cm, 15.50 € / $C 26.95, ISBN 978-2-5050-8655-0, Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-5

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Lire aussi mes commentaire sur les volumes précédents.

© 2014 Naoki Urasawa / Studio Nuts. All right reserved. © Kana (Dargaud-Lombard) 2022 pour l’édition française.  

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Status Report [002.023.106]

Still cut off from the world

I am still without internet. I has been a little more than a week. It seems that Bell has now identify where the interruption is located on its Fibe Internet network. There is a fiber optic connections box that is open to all winds at the top of a telephone post nearby but it is located on private property and the owner refuses to honour the right of way of the Bell servitude to allow the technicians to do the repair. It is now in the hand of Bell’s legal department. I suppose that they will get a court order to force the owner to honour his obligation. I am therefore expecting a much longer outage…

Up to now I was without any internet which also means no IP phone, no television, no security camera, no connected smoke detectors or thermostat or garage door, etc. All I have now is my cell phone. It is surprising the amount of essential stuff in a house that depends on the internet now a day. I couldn’t do any remote working nor manage the blog. It causes me a tremendous loss of use and even psychological stress. The most frustrating is the fact that Bell seems in no hurry to find solutions… They could have done the repair from the start using a bucket truck (aka cherry picker) but they refused to do so. I will recount the whole ordeal later.

I have purchased and installed a mesh wi-fi extender system that allow me to use my sister wi-fi (she’s living on the upper floor of our duplex and has Vidéotron cable internet). I now have a strong enough wi-fi that allows me to work, watch TV (using the Bell Fibe TV app and Appleplay) and the phone is back (to the great relief of my wife). It is far from perfect but at least I feel I can live again… And spring is really here. It almost feels like summer. It is so good to be back!

[ Traduire ]

La Chronique de Nuremberg

Suite à ma récente visite au Salon du Livre Ancien de Westmount  je me retrouve donc maintenant le fier propriétaire d’une page d’incunable, c’est-à-dire un livre imprimé en Europe avant 1501, soit à l’aube de l’invention de l’imprimerie à caractère mobile (typographique par opposition à xylographique) par Gutenberg (vers 1450). Il s’agit d’une page tirée de La Chronique de Nuremberg.

Comme les tout premiers livres imprimés ne comportaient pas de page titre, le nom de “Chronique de Nuremberg” lui a été attribué ultérieurement par les spécialistes puisque c’est une “chronique” publiée à “Nuremberg”. Il s’agit d’une chronique universelle qui se veut raconter l’histoire du monde en se basant sur la Bible (et quelques autres sources anciennes et médiévales) et y ajoutant, de façon encyclopédique, des vignettes sur les villes et les personnages importants de l’époque traitée (rois, membres du clergé, penseurs et philosophes). L’ouvrage a connu deux éditions, toutes deux imprimées à Nuremberg par Anton Koberger en 1493. Il a d’abord été écrit en latin par Hartmann Schedel sur une commande des marchands Sebald Schreyer et Sebastian Kammermeister, puis il a ensuite été traduit en allemand par George Alt. L’édition latine, le Liber chronicarum, a été publié en juillet 1493 à environ 1500 exemplaires (dont il ne subsiste que quatre cent) et l’édition allemande, Das buch der Chroniken vnnd geschichten mit figuren vld pildnussen von Anbeginn der welt biss auff dise vnsere Zeyt [“Le livre des chroniques et histoires avec figures et illustrations depuis le commencement du monde jusqu’à nos jours”] ou simplement Die Schedelsche Weltchronik [“Chronique universelle de Schedel”], a été publiée en décembre 1493 à environ mille exemplaires (dont il ne subsiste que trois cent). C’est l’incunable le mieux conservé et le plus étudié (le plus connu et le plus ancien étant La Bible de Gutenberg publiée en 1454).

L’ouvrage est divisé en dix sections: la page titre de l’index, l’index, une préface et sept sections consacrées aux différents âge du monde: de la Genèse au Déluge, jusqu’à la naissance d’Abraham, jusqu’au roi David, jusqu’à l’Exil à Babylone, jusqu’au Christ, jusqu’à l’époque de l’auteur, puis la Fin du Monde avec la venu de l’Antéchrist et finalement le Jugement Dernier. Il se termine sur des descriptions géographiques. L’ensemble est constitué de trois-cent-vingt-six feuillets imprimés pour l’édition latine et de deux-cent-quatre-vingt-dix-sept pour l’édition allemande (quoi que ces quantité peuvent varier d’une édition à l’autre). L’ouvrage est imprimé de préférence sur le format de papier “superregal” (485 X 660 mm) mais l’utilisation de plusieurs fournisseurs de papier et le fait que l’on rognait le papier pour refaire la reliure entraîne une grande variation dans le format du papier.

L’aspect le plus remarquable de cet ouvrage est le fait que c’est le premier livre imprimé (et sans doute le seul de son époque) à comporter un nombre aussi important d’illustrations. L’impression de ce livre a nécessité l’utilisation d’un double procédé: la presse typographique pour le texte et des panneaux de gravure sur bois pour les illustrations. Pour produire celles-ci, l’imprimeur a fait appel à l’atelier local de Michael Wolgemut et de Wilhelm Pleydenwurff (auquel a brièvement travaillé le jeune Albrecht Dürer). La plupart représentent des villes ou des personnages importants mais on retrouve également deux cartes géographiques (l’une représentant le monde selon la second projection de Ptolémée et l’autre l’Allemagne). L’ouvrage contient ainsi près de trois mille illustrations mais comme un millier d’entre elles sont des répétitions (la même image étant utilisée pour illustrer différentes villes ou personnages) il n’y a en fait que mille huit cent neuf illustrations uniques ayant nécessité la création de six cent quarante cinq gravures sur bois. Certains ouvrages contiennent des illustrations qui ont été par la suite rehaussée à la main de couleurs à l’aquarelle. 

La Chronique de Nuremberg peut facilement être consulté et étudié sur l’internet car on y retrouve des versions digitalisées (en jpg ou pdf) tant de la version latine que de la version allemande. Il existe même plusieurs reproductions de l’ouvrage qui peuvent être acquise sur Amazon. Finalement, on retrouve également plusieurs articles sur le sujet (par Adrian Wilson, Ronald Patkus, ou encore sur Wikipedia ou wiki Talk; pour plus de détails voir Google et WorldCat).

Disposition du feuillet CCXXIIII et le même feuillet (R/V) en version latine

Le feuillet que j’ai acquis appartient à l’édition allemande. Il est imprimé sur un papier de chiffon (principalement fait de chiffon de lin traité dans des moulins à papier) de format 315 x 460 mm avec une surface imprimée de 225 x 320 mm. Il n’y a aucune marque en filigrane de visible (pouvant identifier la provenance du papier). Il s’agit du feuillet (“Blat”) CCXXIIII [224] qui appartient à la section qui traite du “Sixième âge du monde” (“Das sechst alter (…) der werlt”) qui va du début de la chrétienté jusqu’à l’époque contemporaine de l’auteur (XVe siècle) et qui s’étend du recto du feuillet LXXXV [95] jusqu’au verso du feuillet CCLVIII [258]. La typographie du texte allemand est en gothique ce qui, en plus de l’utilisation d’abréviation parfois nébuleuse, en rends la lecture difficile. Heureusement, j’en ai trouvé une traduction anglaise.

Nuremberg Chronicle-SlatCCXXIIII

Feuillet CCXXIIII (R)

Le recto du feuillet CCXXIIII comporte un titre en entête (“Anfang der Carrarier herrschung” / “Origine du règne des seigneurs de Carrare”), cinq illustrations et six vignettes consacrées à Marsiglio (Marsilius) de Carrara (seigneur de Padoue), Arnaldus de Novavilla (Arnaud de Villeneuve, médecin et théologien valencien), Petrus Apponus (Pietro d’Abano, médecin et philosophe de Padoue), Dino Del Garbo (médecin florentin), Gentilis Fulginas (Gentile da Foligno, médecin et philosophe de la ville de Foligno) et Matheus Silvaticus (Matthieu Silvaticus, médecin et botaniste de Mantoue). Voir la traduction anglaise du recto.

Nuremberg Chronicle-SlatCCXXIIII-alter

Feuillet CCXXIIII (V)

Le verso du feuillet CCXXIIII comporte en entête une date (“Jar der werlt vi v i vi; Jar cristi i iii i vi” / “Année du monde 6516; An du Christ 1316”), deux illustrations et deux vignettes: l’une consacrées au pape Iohannes der xxii (Jean XXII) et l’autre, après une nouvelle date (“Jar der werlt vi v xxxiiii; Jar cristi i iii xxxv” / “Année du monde 6534; An du Christ 1335”), au pape Benedictus der xii (Benoît XII). Voir la traduction anglaise du verso.

 

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Verglas et incunable

IMG_3726Cette semaine la région de Montréal a subit une petite tempête de verglas (35 mm, ce qui est peu comparé au 125 mm reçu lors de la mythique crise du verglas de janvier 1998) qui a néanmoins causé une véritable hécatombe dans le parc arboricole de la ville ainsi que plusieurs pannes de courant qui ont déranger la routine de nombreux citoyens. Pour ma part, j’ai été chanceux car je n’ai pas été affecté par les pannes de courant. Toutefois, vendredi après-midi mon internet a subitement cessé de fonctionner. À 14h24 tout fonctionnait normalement, puis à 14h25 il n’y avait plus ni internet, ni caméra de sécurité, ni télévision ou même de téléphone. C’est incroyable la quantité de choses qui dépendent de l’internet dans une maison… 

J’ai passé un peu plus de trente minutes à “clavarder” avec un agent du service à la clientèle de Bell Internet Fibe et Télé pour obtenir un rendez-vous avec un technicien seulement dimanche après-midi… J’ai redémarré mon routeur et lancé l’outil de réparation virtuelle mais sans succès. Le modem me donne le message “Error 1202 – No HSI configured” et semble avoir perdu la communication avec le serveur de Bell. Je doute que le problème soit dans mon installation car rien n’a changé entre 14h24 et 14h25. Le problème se situe probablement dans un poteau de Bell, des cables optiques ayant probablement été endommagées, non pas par le verglas, mais plus par les vents forts qui soufflaient cet après-midi là. Étrangement le site de Bell n’indique qu’aucune panne n’a été signalé dans mon secteur et le service de Vidéotron (qui utilise pourtant les même poteaux) était, lui, toujours fonctionnel — heureusement car je peux utiliser le wi-fi de ma soeur qui est branchée sur Vidéotron. Un voisin m’a pourtant dit que plusieurs personnes du voisinage avaient des problèmes avec Bell en ce moment…

Mise à jour: Après la visite de DEUX équipes de techniciens de Bell et six heures d’investigation le problème n’a toujours pas été identifié… Le premier gars a refait tout le filage du poteau à la maison, juste au cas. La deuxième équipe a confirmé que tout semblait règlo entre le poteau et la maison. Le problème est définitivement en amont… Je trouve incroyable qu’un fournisseur de service comme Bell ne soit pas capable d’identifier où se trouve une panne dans son réseau! J’ai rappelé au service technique ET au service à la clientèle mais on ne me redonne un rendez-vous avec un autre technicien que pour jeudi !! À ce moment là cela va faire presqu’une semaine que je suis sans service! Je considère sérieusement changer de fournisseur pour Vidéotron (mais il y a plusieurs de mes postes de télé favoris qu’ils n’ont pas)… J’ai considéré prendre un autre service d’internet temporairement mais aucune compagnie ne peut faire d’installation rapidement… Arggh!

Faute d’internet je ne peux pas vraiment travailler sur l’ordi et faire des recherches alors les entrées de blogues de ce week-end seront retardées (ou reportées à la semaine prochaine)…

wabfnewsmPar contre, je suis allé faire un tour au Salon du Livre Ancien de Westmount qui se tenait samedi de 10h à 17h au Centre Communautaire Greene. Comme je ne veux pas trop dépenser cette année j’ai décidé de resserrer mes critères de sélection et de vraiment m’en tenir à des éditions du XVIIe siècle d’auteurs grecs ou latins en dessous de $300. Malheureusement je n’ai vu aucune éditions du XVIIe avec les reliures originales en vélin (vellum, généralement en peau de porc). Une libraire avait un ouvrage de Dion Cassius avec texte grec et traduction latine en regard mais c’était une édition du XVIIIe siècle. Elle avait également un ouvrage assez grand (sans doute un petit in-folio), hors sujet pour moi mais avec beaucoup de belles gravures. Il était en dehors de mon budget et la reliure avait été refaite en veau mais, comme il avait quelques trous de vers et plusieurs taches, elle m’a dit de lui faire une offre. Toutefois, entre temps, un autre acheteur s’en est emparé. 

IMG_3733Un vendeur que je connais bien avait une édition de 1683 du Rerum Romanorum de Florus  mais la reliure avait également été refaite en veau et il était en dehors de mon budget. Toutefois, ce même vendeur (Wilfrid M. de Freitas) avait encore une page (différente cette fois) tirée de La Chronique de Nuremberg (édition allemande in-folio de 1493, donc un incunable). Cette page avait attiré mon regard dans un salon précédent mais, si elle était au-dessus de mon budget, je m’étais quand même juré d’en faire l’acquisition la fois suivante si je pouvais obtenir un petit rabais du vendeur — ce qui fut le cas. Cette fois-ci, n’ayant pas pu me payer un livre ancien, je me suis contenté d’en acheter une seule page… Mais quelle page!  C’est ma plus ancienne acquisition, la seule du XVe siècle. Jusqu’à maintenant mes ouvrage les plus anciens étaient deux livres du XVIe siècle (un volume du Digeste de Justinien publié en 1581 et les Fables d’Ésope publié en 1594).

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L’Histoire de l’Empereur Akihito

Histoire deEmpereurAkihito-covNaïvement, on aurait tendance à envier celui qui est présenté comme empereur d’un pays comme le Japon. Statut et honneurs, fastes et richesses cachent en vérité une vie d’esclave au service d’une fonction ingrate et d’un peuple en crise permanente. Une vie de chef d’État sans mandat, sans arrêt, de l’enfance jusqu’à la tombe. Qu’est-ce qui poussa ainsi Akihito à devenir le premier empereur japonais à démissionner de sa fonction ? La difficulté de succéder à Hirohito, l’empereur qui a mené le pays à la guerre puis à la défaite, la haine d’une partie du peuple qui reniera le pouvoir du trône du chrysanthème, les concessions et humiliations pour desserrer le blocus des occidentaux et relever son pays, le poids des traditions et des protocoles. De l’abdication de son père à la catastrophe de Fukushima, voici le récit de la vie d’un empereur à qui l’on n’aura jamais accordé d’être un homme.

Évitant l’écueil de la partialité, le propos de Eifuku, factuel mais tourné vers la personne humaine, qui ne pouvait être porté que par un moine bouddhiste, est illustré avec sobriété et élégance par Furuya, artiste majeur au réalisme saisissant.

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

L’histoire de l’empereur Akihito (明仁天皇物語 / Akihito ten’nō monogatari) est un manga seinen biographique écrit par Issei Eifuku (Le Samourai Bambou) et dessiné par Usamaru Furuya (Je ne suis pas un homme, Je rêve d’être tué par une lycéenne). Il a été prépubliée en 2019 dans le magazine Shuukan Post (週刊ポスト) avant d’être compilé en un volume chez Shôgakukan. Il a été traduit en français chez l’éditeur belge Véga / Dupuis.

Histoire deEmpereurAkihito-p159

P. 159

 

Issei Eifuku (moine bouddhiste et mangaka !) n’est pas étranger avec les biographies impériales puisqu’il a déjà co-écrit, avec Kazutoshi Handō, le manga Empereur du Japon (昭和天皇物語 / Shōwa Tennō Monogatari) qui présentait en douze volumes la vie et le règne de l’Empereur Hirohito, le père de Akihito, publié en français chez Delcourt/Tonkam et dont j’ai déjà commenté les deux premiers volumes. Ce volume en constitue une postface en quelque sorte. Il nous offre un survol plutôt rapide de la vie et du règne d’Akihito: son enfance durant la guerre, sa rencontre sur un court de tennis avec celle qui deviendra son épouse, ses efforts pour se rapprocher du peuple ainsi que son dévouement envers la constitution japonaise et au pacifisme, puis son abdication. Le résultat est un récit très anecdotique avec peu de dialogues, constitué plutôt des tranches de vie accompagnées d’une narration. Ainsi, pour éviter sans doute de trop romancer le récit, l’ouvrage est construit autour d’extraits de discours ou de correspondance. Toutefois, écrit sous la supervision du palais impérial, l’ouvrage tombe dans l’opposé du récit romancé et s’apparente plus à un exercice de propagande pour mousser l’image de l’Empereur tout en expliquant et justifiant son abdication…

C’est un manga plutôt bien dessiné mais l’aspect anecdotique et politique du récit le rend plus didactique que divertissant. Cela reste néanmoins une lecture intéressante mais surtout pour les amateurs d’histoire du Japon.

L’Histoire de l’Empereur Akihito, par Issei Eifuku (scénario), Usamaru Furuya (dessin) et Hidetaka Shiba (Supervision). Marcinelle: Vega / Dupuis (Coll. Seinen), Décembre 2021. 216 pages (8 en couleurs), 21.0 x 15.0 cm, 11.00 € / $19.95 Can, ISBN 9782379501531. Pour un lectorat jeune (7+). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2019 Issei Eifuku, Usamaru Furuya. All Rights Reserved. © 2021 Éditions Dupuis pour l’édition française.

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