Yawara ! #7-8  

“L’oeuvre incontournable d’un narrateur hors pair. L’auteur de Monster, Pluto, et Asadora! vous entraîne dans le quotidien ordinaire d’une judoka extraordinaire !”

“Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline. Il a été annoncé que les JO de Barcelone accueilleraient enfin la discipline féminine dans la compétition. Jigorô rêve donc de faire de sa petite-fille la première championne olympique féminine de judo. Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idol… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions. Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi les couvertures arrières]

Yawara t. 7, par Naoki Urasawa. Bruxelles: Kana (Coll. Big Kana), janvier 2022. 298 pages, B&W (18 pages en “couleurs”), 14.8 x 21 cm, 15.50 € / $C 26.95, ISBN 978-2-5050-8653-6, Pour un lectorat adolescent (12+).

Yawara t. 8, par Naoki Urasawa. Bruxelles: Kana (Coll. Big Kana), avril 2022. 306 pages, B&W (30 pages en “couleurs”), 14.8 x 21 cm, 15.50 € / $C 26.95, ISBN 978-2-5050-8654-3, Pour un lectorat adolescent (12+).

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Yawara! (やわら!) est une oeuvre de jeunesse de l’excellent mangaka Naoki Urusawa. Elle a originalement été publié entre avril 1987 et octobre 1993 dans l’hebdomadaire seinen Big Comic Spirits, puis compilé en vingt-neuf volumes (tankōbon) chez Shōgakukan. En 1998-99, il y a eut une réédition en format plus petit (bunkoban) de dix-neuf volumes, puis une “collector edition” (Kanzenban) de vingt volumes en 2013-15. C’est cette dernière édition qui est présentement publiée en français chez Big Kana. Il y a dix volumes de paru jusqu’à maintenant, les suivants étant annoncé pour février, avril et juillet 2023. J’ai déjà commenté le premier, le second, le troisième, le quatrième, le cinquième et le sixième volumes.  

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Vol. 7, p. 3

Le septième volume nous présente la conclusion et les conséquences de la compétition de judo féminin “toute catégorie” aux Olympiques de Séoul. Yawara affronte d’abord la Belge Berckens qui décide de prendre sa retraite suite au combat. Puis, la Canadienne Jody Rockwell se mesure à la puissante Russe Tereshkova mais se blesse à nouveau et ne peut donc plus tenir sa promesse à Yawara d’être son adversaire aux Olympiques. En finale, ce sera donc Yawara contre Tereshkova. Mais cette dernière a conservé secret ses meilleurs coups et Yawara est distraite par l’idée de vouloir venger la blessure de Jody. Pendant ce temps, Matsuda remarque Kojiro Inokuma, le père de Yawara, dans la foule et le rejoins. Kojiro lui révèle la véritable raison de sa disparition. De retour au Japon, Yawara annonce qu’elle arrête le judo. 

Yawara-8-p011

Vol. 8, p. 11

Dans le huitième volume, les amis de Yawara sont consternés par sa décision et complotent pour lui faire changer d’avis. Yawara se rends au Canada pour le mariage de Jody et se retrouve à devoir y faire un match d’exhibition (J’ignorais que l’on pouvait voir les Rocheuses à partir de Toronto !). Pendant ce temps, Fujiko se mets au judo et organise un club de judo à l’Université pour filles de Mitsuba. Kojiro, le père de Yawara, est engagé comme l’entraîneur de Sayaka qui veut prendre sa revenge sur Yawara aux jeux de Barcelone. N’ayant pu trouver que des candidates débutantes pour son club de judo, Fujiko demande l’aide de Jigoro, le grand-père de Yawara, qui décide d’organiser un match d’entraînement contre le club de l’Université de Tsukushi, qui est la meilleur équipe du Japon! Jigoro réussira-t-il en un mois à faire de ces débutantes des judokas aptes à affronter des championnes? Et Yawara décidera-t-elle d’y participer?

Yarawa! est  une comédie romantique de sport qui offre un beau style de manga classique et un récit à la fois captivant et amusant, parsemé de (controversés) clins-d’oeil coquins. Ces deux volumes sont rempli d’action que la narration et le dessin de Urasawa sait rendre efficacement. Cela en fait une lecture particulièrement agréable et distrayante. Vivement la suite! stars-3-5

Lire aussi mes commentaire sur les volumes précédents.

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2014 Naoki Urasawa / Studio Nuts. All right reserved. © Kana (Dargaud-Lombard) 2022 pour l’édition française.  

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Poésie du dimanche [002.023.029]

Pro Carmelus

Reposes en paix

Mon si beau Caramel

Auprès de Saya, va…

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I miss... caressing the
softness of his warm fur
the gentle nudge of his nose
when he wanted something
his paw pushing me away
when he was tired of it
his gentle bite when
I didn't get the hint

He was the cutest
but shy of caress
only coming to us
when he was hungry or
when we were sleeping
like all the others
he got old and sick
departing too soon

To keep him from misery
We had to part ways
Leaving us saddened
and with an empty house
until the spare from the garage
learned to be a house cat
bringing us again happiness
and many fond memories...
[ Traduire ]

Image du chat-medi [002.023.028]

Requiescat in pace

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[ iPhone 13 Pro, Domus, 2022/12/31 ]

Malheureusement mon beau Caramel nous a quitté cette semaine. Il n’avait que dix ans. Subitement, il ne pouvait plus fermer sa mâchoire, ni manger et bavait beaucoup. Je l’ai amené d’urgence à la clinique pour découvrir qu’il avait une importante infection à une molaire supérieure droite. La dent s’est déplacée, empêchant ainsi la dent inférieure de prendre sa place et à la mâchoire de se fermer. Il n’avait donné jusqu’à maintenant aucune indication qu’il avait un problème (c’est bien connu les animaux ne s’expriment guère quand ils sont en douleur). Toutefois, à bien y penser, il avait changé de comportement ces derniers mois. Et cette photographie, prise il y a trois semaines (tristement la plus récente que j’ai prise de lui), montre qu’il bavait déjà un peu et j’avais remarqué qu’il avait parfois de la difficulté à mastiquer les céréales sèches. J’aurais dû m’en rendre compte plus tôt! Érangement, lorsque j’ai publié son dernier cliché, je trouvais que cela faisait photo de salon funéraire et j’ai eu un pressentiment… Aurais-je vraiment pu le sauver si j’avais agit plus vite? Toutefois, il avait également un souffle au coeur ce qui rendait l’anesthésie pour une chirurgie dentaire plus risquée et son rétablissement complet était loin d’être assuré (d’autant plus que la facture du vétérinaire s’élevait déjà à six-cent dollars!). Nous avons dû nous résoudre à simplement abréger ses souffrances… Je l’ai sortie de la ruelle et lui ai donné une vie de pacha. Nous aurons eut dix ans de bonheur ensemble, c’est déjà beau. Et maintenant il est allé rejoindre son ami Saya (et son frère Toffee) au paradis des chats…

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Olympia Kyklos vol. 4

Après Thermae Romae, la nouvelle comédie sportive de Mari Yamazaki !

Projeté une nouvelle fois depuis sa Grèce antique natale jusque dans le Japon contemporain, Démétrios se retrouve mêlé au conflit qui secoue les différentes générations de la famille Iwaya. Du catch ou de la lutte gréco-romaine, quelle discipline est la plus noble ? Quand votre père a été l’espoir olympique de toute une nation, difficile de faire entendre sa propre voix. Pour régler ce différend, il faudra l’intervention d’une vieille gloire du catch japonais, que Démétrios a croisé il y a bien longtemps…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Olympia kyklos (オリンピア・キュクロス / lit. “Cercles Olympique”) est un manga seinen par Mari Yamazaki qui est sérialisé au Japon dans le magazine bimensuel Grand Jump depuis mars 2018 et a été jusqu’à maintenant compilé en sept volumes chez Shueisha. Il a été traduit en français chez Casterman (six volumes de disponibles). C’est une comédie du style de Thermae Romae (voir aussi mon commentaire sur cette série) mais qui se situe dans l’antiquité grecque cette fois et traite de sujets autour du thème des jeux olympiques. Le manga a sans aucun doute été créé en anticipation des jeux olympiques de Tokyo de 2020 (mais qui furent reportés à l’année suivante à cause de la pandémie de Covid-19). J’ai déjà commenté le trois premiers volumes.

Page 3

Mari Yamazaki n’a as son pareil pour utiliser des artifices loufoques comme le voyage dans le temps pour nous faire réfléchir sur des sujets sérieux et comparer les cultures de l’antiquité et du Japon — cette fois grâce à la foudre de Zeus! Elle nous raconte les mésaventures de Démétrios, un jeune homme athlétique mais qui n’est pas du tout intéressé aux sports car il a l’âme d’un artiste (il peint des vases). Toutefois les circonstances le forcent toujours à faire de la compétition sportive. Pour l’édifier, les dieux l’envoient à tout bout de champs (et sans avertissement) dans le Japon moderne pour découvrir des aspects différents des disciplines olympiques. Dans ce volume, il découvre le catch (lutte professionnelle) et le compare à la lutte classique. Exceptionnellement, cette fois c’est le jeune Takuji qui est transporté à Athènes pour prendre quelques leçons auprès de l’entraîneur Platon qui allie discipline sportive et philosophie pour élever la conscience: “Toute pensée fausse qui traverse votre esprit entrave les mouvements de votre corps” !

Encore une fois Mari Yamazaki nous offre un récit qui non seulement nous diverti par sa mise en situation humoristique mais nous fait également réfléchir sur l’état de notre société. Son style est fort agréable car il est clair, détaillé et précis. Et, malgré les sauts dans le temps, la narration est fluide et facile à suivre. C’est donc une lecture tout à la fois plaisante, intéressante et même amusante. Comme toutes les oeuvres de Yamazaki, je recommande fortement ce manga. 

Olympia Kyklos, 4, par Mari Yamazaki. Bruxelles: Casterman (Coll. Sakka), août 2022. 200 pages, 13.2 x 18 cm, 8,45 € / $C 15.95, ISBN 978-2-203-22866-5. Pour lectorat adolescent (14+).

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2018 Mari Yamazaki. All Right Reserved.

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Images du mer-fleuri [002.023.025]

Rhamnus cathartica

[ iPhone 13 Pro Wide Camera, Parc Frédéric-Back, 2022/07/26 ]

Le Nerprun cathartique (appelé en anglais common buckthorn) est une espèce d’arbrisseau buissonnant à feuilles caduques qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à la sous-classe des Rosidae, à l’ordre des Rhamnales (qui ne comprend que trois familles), à la famille des Rhamnaceae (qui regroupe neuf-cent espèces réparties en une cinquantaine de genres), et au genre Rhamnus (les nerpruns, qui inclus une centaines d’espèces d’arbustes ou de petites arbres). Le nom de l’ordre et du genre provient des termes grecs et latins (Ράμνος / Rhamnos) pour cette plante (Plinius, Naturalis historia: 24, 124) alors que l’épithète spécifique provient du grec (καθαρτικός / kathartikós) et signifie “purgatif”. Quant au nom vernaculaire français il dérive du latin niger prunus (“prunier noir” -> “noir prun”). J’ai déjà mentionné cette plante en 2014.

Cet arbrisseau originaire d’Europe peut atteindre de deux à cinq mètres de haut. Il est caractérisé par une écorce lisse d’un ton gris-brun, un bois dur dont la couleur tire sur l’orangé, des feuilles elliptiques ou ovales, nervurées et finement dentelées (de vingt-cinq à quatre-vingt-dix millimètres de long par douze à trente-cinq de large), des fleurs d’un ton vert-jaune à quatre pétales qui poussent en grappes de cinq à dix, et un fruit qui est constitué d’une drupe de six à dix millimètres de diamètre et qui contient quatre graines. Le fruit est vert durant l’été et tourne au noir par la suite. Le feuillage vire au jaune à l’automne. C’est une plante dioïques (monosexuées), c’est-à-dire que les organes mâles et femelles se retrouvent sur des plantes séparées. Un autre trait caractéristique qui permet d’identifier l’arbrisseau est que ses branches se terminent généralement par une épine (au printemps elle est souvent entourée de deux bourgeons ce qui lui donne l’apparence d’une empreinte d’un cerf d’où le nom vernaculaire anglais de “buckthorn”). 

Introduite en Amérique du Nord, le nerprun y est considéré comme envahissant et même nuisible car il a des propriétés allélopathique: certains composés chimiques contenu dans son écorce et son feuillage et exsudé par ses racines empêche la croissance d’autres plantes dans son entourage. Le feuillage et les graines sont même légèrement toxique pour l’homme et les animaux. Les composés d’anthraquinone  et d’emodin qu’il contient ont des propriétés purgatives qui peut causer des crampes violentes (un processus toutefois très utile pour permettre la propagation des graines par les oiseaux). Pour cette raison, l’écorce et le fruit ont parfois été utilisé en médecine traditionnelle comme purgatif. Ils avaient également un usage en teinture. Les fleurs attirent les pollinisateurs et la plante est l’hôte de plusieurs espèces de chenilles (principalement la chenille du Gonepteryx rhamni).

Le parc Frédéric-Back contient beaucoup de petits arbres fruitiers, surtout sur les bordures nord et sud-est, et il est important de pouvoir les distinguer les uns des autres car leurs fruits ne sont pas tous comestibles. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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La nuit des temps (De Metter)

NuitDesTemps-DeMetter-covÀ la veille d’un conflit mondial, dans les profondeurs de l’Antartique, une expédition scientifique internationale découvre un couple cryogénisé, survivant d’une civilisation disparue il y a 900 000 ans. L’héritage de cette population miraculeusement tirée de son sommeil pourrait être le salut de notre monde, fragile entre amours et trahisons…

Les Expéditions Polaires françaises enregistrent le signal d’un émetteur sous la glace de l’Antarctique… L’expédition internationale découvre les ruines d’une civilisation disparue depuis 900 000 ans et les scientifiques du monde entier affluent vers le site pour aider à explorer et comprendre. Ils découvrent un objet ovoïde en or de trois mètres de diamètre dans lequel se trouvent en état de biostase un homme et une femme dont les têtes sont recouvertes de casques d’or. Simon, médecin de l’expédition, décide de procéder au réveil des corps en commençant par celui de la femme, le corps de l’homme montrant des traces de brûlures sur le torse…

La Nuit des temps est un roman pacifiste et assez anarchisant. Russes et Américains, renvoyés dos à dos, travaillent malgré tout ensemble, à l’image de l’effort de dépassement des oppositions nationales, assez répandu dans le milieu des sciences de l’époque. Les savants court-circuitent les décisions des gouvernants. Notre civilisation paraît barbare face au raffinement et à la sagesse des savants des temps anciens, leur savoir immense risquant d’être perdu par la bêtise humaine. ”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

J’ai été fortement impressionné par la lecture du roman La nuit des temps lorsque j’étais adolescent (voir mon commentaire). Puis j’ai découvert que René Barjavel s’était fortement inspiré du roman de l’australien Erle Cox, alors je l’ai lu aussi. Et quelle ne fut pas ma joie de découvrir qu’un artiste que j’admirais beaucoup, Philippe Gauckler, avait adapté ce(s) roman(s) en bande dessinée: Kébek t.1: L’Éternité et t.2: Adamante. Le dessin est superbe mais il s’agit bien d’une “adaptation” puisqu’il déplace le récit dans le nord du Québec et le place dans un contexte socio-politique futur fictif. Il serait plus juste de dire que la bande dessinée est “inspirée” du roman de Barjavel. Finalement, je découvre récemment qu’un autre artiste a adapté le roman graphiquement. Je ne pouvais évidemment pas résister à la tentation de lire cette nouvelle interprétation par Christian de Metter et de vous en partager mes impressions. Toutefois, comme j’ai déjà amplement parlé du le récit de Barjavel alors je ne m’attarderai pas trop sur l’histoire…

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Cette bande dessinée est presque l’opposée de celle de Gauckler. Le style de dessin de De Metter, en couleur directe à l’aquarelle dans des tons plutôt glauques, ne m’enthousiasme pas vraiment. Je trouve que cela fait un peu brouillon (stars-2-0). Par contre, si quelques aspects du récit sont éclipsés ou peu développés, cette bande dessinée est une excellente adaptation du roman (stars-4-0). Le récit reste très proche de l’histoire originale et la visualisation du monde de Gondawa que fait De Metter correspond bien à l’image que je m’en faisait à la (re)lecture du roman. Toutefois, pour rendre son récit plus pertinent auprès de son lectorat, De Metter n’a pas vraiment eut le choix, lui non plus, de l’adapter en le situant dans le contexte socio-politique actuel. Barjavel situe son roman à l’époque où il a été écrit c’est-à-dire dans un contexte de guerre froide tendue, de menace nucléaire et de la révolution sociale de Mai ’68 dans le monde et particulièrement en France. Il était donc tout à fait naturel de transposer le récit dans le contexte actuel de nouvelle guerre froide (exacerbé par le conflit russo-ukrainien) et de crise climatique. Mais ce n’est qu’un tout petit aspect du récit qui n’apparaît vraiment que dans les dernières pages (tant du roman que de la bande dessinée).

Dans l’ensemble, cette adaptation graphique du roman de Barjavel offre une bonne lecture, divertissante et intelligente, qui plaira sans aucun doute tant aux amateurs nostalgiques de Barjavel qu’à ceux qui apprécient la science-fiction à son meilleure.

La nuit des temps, par Christian De Metter (d’après le roman de René Barjavel). Paris: Éditions Philéas, décembre 2021. 184 pages (170 planches), 21.5 x 28 cm, 25.00 € / $45.95 Can, ISBN 978-2-491-46713-5. Pour un lectorat adolescent (14+, nudité, violence). stars-3-0

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Roman © Presses de la Cité. Adaptation © 2021, Éditions Philéas.

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Marie-Antoinette

Marie-Antoinette-1-covSa véritable Histoire, pour la première fois en manga !

Marie-Antoinette est l’une des personnalités historiques les plus adaptées en fiction. Sophia Coppola, Chantal Thomas ou Riyoko Ikeda… de nombreux créateurs ont donné naissance à un personnage en adéquation avec leurs idéaux.

Cependant, quand Fuyumi Soryo s’attaque au mythe, ce n’est pas pour reproduire une énième icône malmenée par la vision trop partiale de Stephan Zweig, mais pour restituer dans la réalité historique une jeune fille dénuée de tout artifice. 

Avec la précision qu’on lui connaît déjà sur Cesare et grâce au soutien du Château de Versailles, ce n’est plus un simple manga, mais une plongée virtuelle au cœur de la cour au XVIIIe siècle que l’auteur vous offre. Que vous soyez adepte des fresques historiques, lecteur de manga ou tout simplement curieux de nouveauté, ne passez pas à côté de cette création ! D’autant plus que les Éditions Glénat, co-éditeur dans ce projet, auront la chance de publier ce titre en avant-première de sa sortie japonaise !!”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Marie-Antoinette (マリー・アントワネット) est un manga historique seinen par Fuyumi Sōryō qui a d’abord été pré-publié en feuilleton dans Morning (et son pendant digital: D Morning), un magazine hebdomadaire de Kōdansha. Il a débuté dans le numéro 38 (18 août 2016) et s’est étalé sur quatre publications (se terminant dans le numéro 41). Chose rare, la publication en volume (tankōbon) s’est faite au Japon en septembre 2016, soit quelques jours après la parution du volume en français!

La vie de la reine Marie-Antoinette a déjà fait l’objet de plusieurs adaptations en mangas (notamment par Mamoru KURIHARA & Natsuko WADA, KOMAGATA & Mayuho HASEGAWA, et sans oublier Riyoko IKEDA) mais il n’est pas surprenant de voir Fuyumi Sōryō y consacrer un ouvrage puisqu’elle avait déjà touché à la biographie avec son superbe manga traitant de la jeunesse de Cesare Borgia (que j’admire beaucoup — voir mes commentaires sur ce manga. J’ai d’ailleurs récemment découvert qu’un treizième, et semble-t-il, dernier volume est paru au Japon en janvier 2022. J’ai bien hâte qu’il paraisse en France mais aucune date n’a encore été annoncée). Je avais déjà lu Marie-Antoinette en 2017 mais j’avais omis d’en parler sur le blog (j’en avais toutefois touché quelques mots lors de la découverte de son existence). Le visionnement d’un épisode de la récente sérié télévisée franco-britannique Marie-Antoinette (par les créateurs de la série Versailles) m’a donné le goût de le relire et d’en parler. J’ai vu beaucoup de similitudes entre le premier épisode de la série et le manga de Sōryō.

Ce que j’admire le plus dans le travail de Fuyumi Sōryō c’est la qualité extraordinaire de son dessin. Les traits sont fins, clairs et précis, les personnages sont beaux et, surtout, les décors et les arrières-plans sont incroyablement détaillés (probablement grâce à la contributions d’assistants). C’est tout simplement superbe. C’est ce que je croyais avec Cesare mais avec Marie-Antoinette Sōryō se surpasse encore une fois. Malheureusement, le récit est très décevant. D’une part il ne s’y passe pas grand chose et c’est même un peu ennuyant. Il n’offre qu’une tranche de vie très brève: suite à un mariage arrangé la jeune archiduchesse Maria-Antonia doit quitter avec appréhension son Autriche natale pour se rendre à Versailles, y découvrir la complexité et l’absurdité des rituels de la cour, et peu à peu apprivoiser l’affection du jeune prince Louis-Auguste, futur Louis XVI. En France, on a beaucoup reproché à ce manga son inexactitude historique et le fait que l’histoire est romancée. Cela me surprend car Sōryō est reconnue pour ses recherches rigoureuses et elle a d’ailleurs travaillé étroitement avec le château de Versailles lors de sa création. C’est justement là, selon moi, qu’est le problème: ce manga, malgré son réalisme, est de toute évidence une “commande” de Versailles et c’est pourquoi tant la future reine que la famille royale sont présenté sous un jour un peu trop positif et rose à mon goût. Cela reste une bonne lecture, divertissante et intéressante. À lire surtout par les amateurs de beaux mangas et d’histoire.

Marie-Antoinette: La jeunesse d’une reine, par Fuyumi Sōryō. Paris: Château de Versailles / Glénat (Coll. Seinen), septembre 2016. 180 pg., 9.50 € / $14.95 Can. ISBN: 978-2-344-01238-3. Recommandé pour public adolescent (12+). stars-3-0

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© 2016 Fuyumi Soryo. All rights reserved.

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Images du mer-fleuri [002.023.018]

Salix exigua

[ iPhone 13 Pro Wide Camera, Parc Frédéric-Back, 2022/10/11 ]

Le saule coyote (appelé en anglais sandbar ou narrowleaf willow) est un espèce d’arbuste à feuilles caduques qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à la sous-classe des Dilleniidae, à l’ordre des Salicales, à la famille des Salicaceae (les saules et les peupliers) et au genre Salix (qui comprend plus de trois-cent-cinquante espèces). Le nom scientifique provient du terme latin pour le saule alors que l’épithète spécifique fait simplement référence à l’étroitesse des feuilles (exiguë, de petite taille). Le nom vernaculaire aurait pour racine le germanique salχaz et l’indo-européen wel (“rouler, tourner”) et ferait référence à la flexibilité du bois.

Native de l’Amérique du Nord, cette plante pousse en arbustes denses, qui se répandent par les racines en colonies clonales, et qui peuvent atteindre de quatre à sept mètre de haut. Elle est caractérisée par ses branches minces et très flexibles, ses feuilles étroites lancéolées et légèrement dentelées (de quatre à douze centimètres de long par deux à dix millimètres de large) et une inflorescence formée par des chatons (de huit à dix centimètres de long) qui apparaissent après le feuillage à la fin du printemps. C’est une plante dioïques (monosexuées), c’est-à-dire que les organes mâles et femelles se retrouvent sur des plantes séparées.

C’est un arbuste ornemental dont les branches servent à faire de l’osier, utilisé en vannerie et comme matériau de construction. L’écorce peut également produire des fibres pour fabriquer toiles, ficelles et cordes. Riche en tannin, l’écorce est aussi utilisée en tannerie. L’écorce et le feuillage ont de nombreux usages en médecine traditionnelle (contre toux, douleurs et fièvres). Riches en vitamine C, les feuilles sont comestibles en plus d’avoir des propriétés antispasmodiques, sédatives, ou anaphrodisiaques. De façon similaire, c’est à partir de l’écorce de saule blanc (Salix alba), réduite en poudre et bouillie, que l’on produit la salicyline à partir de laquelle a été synthétisé l’acide acétylsalicylique (aspirine).

J’ai photographié ce beau bosquet de Salix exigua au début de l’automne. Il grandissait depuis quelques années le long d’un fossé du parc Frédéric-Back. Il a malheureusement été entièrement coupé par les gestionnaires du parc au début de l’hiver… (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Jeudi nature [002.023.012]

Corvus brachyrhynchos

Corvus_brachyrhynchos

[ Canon PowerShot S5 IS, Parc Frédéric-Back, 2011/07/01 ]

La Corneille d’Amérique (appelée “American crow” en anglais ou 亜米利加烏 [アメリカガラス/ Amerika karasu] en japonais) est une espèce d’oiseau qui appartient à l’ordre des Passeriformes (ou passereaux, dont c’est d’ailleurs l’une des plus grandes espèces), à la famille des Corvidæ (qui, chose surprenante, inclue également le Geai bleu et le Mésangeai du Canada) et au genre Corvus (qui inclut une cinquantaine d’espèces). La sous-espèce que l’on retrouve dans le sud du Québec est le Corvus brachyrhynchos brachythynchos. Le nom de la famille et du genre veulent simplement dire “corbeau” en latin alors que l’épithète spécifique, lui, dérive du grec (βραχυ / brachy [court] et ρυνχος / rhynchos [bec]) et signifit “à bec court”.

C’est un oiseau caractérisé par le fait qu’il est entièrement noir (au plumage iridescent) et par son croassement rauque (toutefois son chant est assez varié et parfois imitateur). C’est un oiseau monogame, de nature grégaire (il aime se regrouper en large bande qu’on appel “murder” en anglais — il ne semble pas y avoir d’équivalent français), omnivore (mais il est opportuniste et donc s’il est souvent charognard il peut aussi être un redoutable prédateur) et surtout très intelligent. Il fréquente principalement les milieux ouverts (comme les champs et les parcs). L’hiver la plupart migrent vers le sud.

Il ne faut pas le confondre avec le Grand Corbeau (Corvus corax) qui lui ressemble beaucoup mais est plus grand (il fait de soixante-cinq à soixante-dix centimètre de long alors que la Corneille mesure de quarante à cinquante centimètres et dépasse rarement soixante, son envergure d’aile est presque deux fois plus large allant jusqu’à un mètre et demi), a un bec plus massif, une queue plus droite et carrée, un cri plus rauque et fréquente surtout les régions arboricoles. (Sources: Wikipedia et divers sites ornithologiques)

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Images du mer-fleuri [002.023.011]

Verbena hastata

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/07/07 & 08/26 ]

La Vervaine hastée (appelée “American vervain” ou “blue vervain” en anglais) est une espèce de plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à la sous-classe des Asteridae (qui rassemble un dizaine d’ordres), à l’ordre des Lamiales (qui regroupe seulement quatre familles dans la classification de Cronquist mais une vingtaine dans la classification APG), à la famille des Verbenaceae (les verveines, qui comprend environ trois mille espèces divisées en quatre-vingt-dix genres), et au genre Verbena (où l’on retrouve pas loin de cent-trente espèces). Le nom de la famille et du genre provient du latin verberare (“frapper”) et désignait dans l’antiquité une plante sacrée ou rituelle que certains prêtres utilisaient pour frapper une personne pour la guérir ou la bénir ou même déclarer la guerre (comme des rameaux de laurier, d’olivier ou de myrte). Pline l’Ancien la mentionne dans son Histoire Naturelle (Liber XXV, cap. LIX). L’épithète spécifique (nom scientifique de l’espèce) signifie simplement “en forme de lance”. J’ai déjà parlé de la verveine des jardins (Glandularia x hybrida qui appartient au genre Glandularia), de la verveine de Buenos-Aires (Verbena bonariensis du genre Verbena) et du lantanier (Lantana camara du genre Lantana). La verveine la plus connue et la plus usuelle est la Verveine officinale (Verbena officinalis).

La verveine hastée pousse sur une tige rigide quadrangulaire qui peut atteindre jusqu’à deux mètres et se divise en plusieurs faisceaux. Elle est caractérisée par ses feuilles simples, opposées, aux marges dentelées, généralement de forme lancéolée (mesurant jusqu’à quinze centimètres de long par trois de large) et par ses épis (panicule) de petites fleurs mauves qui se développent à l’extrémité des faisceaux et peuvent atteindre une quinzaine de centimètres. Les fleurs quinti-lobées, d’un centimètre de long, s’épanouissent par petits groupes à partir de la base de l’épis vers le haut. La floraison s’effectue du milieu à la fin de l’été. Native des États-Unis et du sud du Canada, elle se retrouve surtout dans les milieux humides (bordures de lacs ou de cours d’eau). Comme la plupart des autres verveines, elle attire les pollinisateurs (surtout les bourdons et les abeilles), elle peut être utilisé en cosmétique et avoir des usages médicinales. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Revue de ‘zines [002.023.008]

Revue de ‘zines

Je continue mon rattrapage perpétuel sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

Capsules

Animeland #239 (Juil.-Sept. 2022)

AL-239Ce numéro nous offre deux dossiers sur L’Attaque des Titans (Retour sur le manga, Evangelion et L’Attaque des Titans, L’être et le géant, L’Escalade métaphorique des armes, La question politique, Et demain?) et Angoulême (Un cluster d’émotions, Exposition Fujimoto, Exposition Mizuki, Inu-Oh, Entretien avec Masaaki Yuasa, Portrait de Taiyô Matsumoto).

Ce numéro nous offre aussi une série d’Entretiens avec Benjamin Maizak (de Koyohan), Guillaume Le Gros (d’Adult Swim) et Luke (CEO de Piccoma). On retrouve également des Reportages sur Crayon Shin-chan et Cartoon Movie 2022.

Dans “On a vu !” on nous présente plusieurs animations notoires: Ao Ashi, Dance Dance Danseur, Police in a Pod, Archipel, L’Enfant du mois de Kamiari, Ma famille afghane, The Witcher: Le cauchemar du loup, Love of Kill, Ma Favorite War, Bubble, Adam by Eve: A life in animation, Thermae Romae Novae, et De l’autre côté du ciel.

Dans “Ça ferait un bon anime !” on nous introduit à quelques bons mangas comme Look Back (par Tatsuki Fujimoto chez Kazé), Wandance (par Coffee chez Noeve Grafx), Bambi Remodeled (par Atsushi Kaneko chez IMHO), On l’a fait (par Mineyuki Kaneshiro & Hikaru Araki chez Noeve Grafx), Miroirs (par Kaiu Shirai & Poussa Demizu chez Kazé), Old Knight Bard Loen (par Shien Bis & Morio Kikuishi chez Noeve Grafx), Nous irons manger du crabe (par Gino0808 chez Noeve Grafx), Millenium Darling (par Midori Iwasawa chez naBan), Chat de Yakuza (par Riddle Kamimura chez Doki Doki), et 300 jours avec toi (par Masaki Kirimoto & Kôhei Nagashii chez Doki Doki)

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Partenariat (Noeve x Animeland), Fermez les Yeux (Comment choisir la musique des anime?), Jeux Vidéo (Elden Ring), Séance Studio (Tôei Animation), Figure de Pro (Noureddine Widad), Trouvaille (Junk Head), Hommage (Fujiko A. Fujio, Jean-Claude Balard), On a lu (Hommage à Illumination) et Humeur.

À lire pour tous fans d’anime. stars-3-0

Capsules

Animeland #240 (Oct.-Déc. 2022)

AL-240Ce numéro nous offre des dossiers sur les trente ans de Sailor Moon (le manga, l’anime, l’expo Sailor Moon Museum, un portrait de la créatrice Naoko Takeuchi et un bilan), sur Annecy 2022 (“On a vu”: Interdit aux chiens et aux Italiens [entrevue avec Alain Ughetto], Le Petit Nicolas, Nayola, Goodbye DonGlees!, My Love Affair With Marriage, Saules Aveugles Femme Endormie, Le Pharaon le sauvage et la Princesse [portrait de Michel Ocelot], Unicorn Wars [entretien avec Alberto Vasquez], Garden of Remembrance [entretien avec Naoko Yamada], panels Sony Pictures et Netflix) et sur Japan Expo 2022 (Conférences animateurs et AnimeLand, Crunchyroll, Animation Digital Network [ADN], Entretiens avec le studio Mappa, Kotteri!, Mika Kobayashi, Yusuke Kozaki et Yuka Nagate).

Dans “On a vu” on nous présente plusieurs animations notoires comme One Piece: Red, Magical Doremi, L’Enfant et le Maudit, Spy x Family, Tomodachi Game, Love Death & Robot S3, Trese entre deux mondes, The Sandman, Vampire in the Garden, Les Monstres des mers, Mobile Suit Gundam: Hathaway, Dragon Ball Super: Super Hero, et Summer Ghost [entretien avec loundraw]

Dans “On a lu” on nous introduit à quelques bons mangas comme Zingnize (Warainaku, chez Shiba), Dandadan (Yukinobu Tatsu, chez Crunchyroll), La Déesse de 3000 ans (Fumitaka Katô, chez Michel Lafon), Contes merveilleux du Printemps (Monday Recover, chez Mahô), Histoires courtes de Koyoharu Gotouge (chez Panini), Moi Tsushima (Opû no Kyôdai, chez Le Lézard Noir), Boire pour fuir ma solitude (Kabi Nagata, chez Pika) et Les Promeneuses de l’apocalypse (Sakae Saito, chez Doki Doki).

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Focus (remasterisation de Ranma 1/2), Il Était une Pub (Call to Action, webtoon), Expo + Entretien (Masakazu Katsura), Jeux Vidéo (Xenoblade Chronicles 3, The Quarry), Trouvaille (Mad Dog), Séance Studio (Gainax), et Humeur.

À lire pour tous fans d’anime. stars-3-5

Capsules

dBD #166 (Septembre 2022)

dBD-166Dans le cahier actualités on mentionne une adaptation BD de Le Meilleur des Mondes (par Fred Fordham & Aldous Huxley chez Philéas), Oenologix: Tout savoir sur le vin en bande dessinée (par François Bachelot & Vincent Burgeon chez Dunod Graphic), que les Éditions Akata (dirigées par Bruno Pham et Sylvie Chang) ont choisi le groupe Albin Michel et les éditions Leducs comme partenaires, et que l’anthologie anime Memories par Katsuhiro Otomo, Koji Morimoto & Tensai Okamura sort enfin en salles en France. 

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Alex W. Inker et Thibault Vermot au sujet de Colorado Train (d’après le roman éponyme de Thibault Vermot, chez Sarbacane). Les entrevues se poursuivent avec Quentin Zuttion (sur Toutes les princesses meurent après minuit, chez Le Lombard), Pierre-Henry Gomont (sur Slava t.1, chez Dargaud), Alison Bechdel (sur Le secret de la force surhumaine, chez Denoël Graphic), Jim Bishop (sur Lettres perdues et Mon ami Pierrot chez Glénat), Sylvain Tronchet (sur Très chers élus, 40 ans de financement politique, avec Élodie Guéguen & Erwann Terrier, chez Delcourt/La Revue Dessinée) et Tim Probert (sur Lightfall t.2: L’Ombre et l’oiseau, chez Gallimard).

Dans le Cahier Critique je note Trillion Game t.1 par Riichiro Inagaki & Ryoichi Ikegami chez Glénat (Bien; “(…) sans être médiocre (…) un peu poussif (…) personnages (…) déjantés, procédé ultra osé. (…) un peu fades et prévisibles.”) et Corto Maltese t.16: Nocturnes Berlinois par Juan Diaz Canales & Ruben Pellejero chez Casterman (Super; “le scénario élevé, la riche palette de couleurs et les nombreuses planches aux dessins réussis (…) rendent tout de même un bel hommage [à Hugo Pratt] tout en affirmant la personnalité des auteurs. (…) jolie reprise”). Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: From the Red fog (par Mosae Nohara chez Panini), Du-Ran-Ki (par Studio Gaga & Kentaro Miura chez Glénat), Dead flag t.1 (par Holico & Jun Nishikawa chez Soleil), SinoAlice t.1 (par Takuto Aoki, Himiko & Jino chez Kurokawa), Dynamic Heroes (par Gô Nagai & Kazuhiro Ochi chez Isan) et Arena t.1 (par Le Chef Otaku & Clarity chez Véga/Dupuis).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.stars-3-5

Capsules

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À la découverte de la nature [002.023.006]

Zenaida macroura

Tourterelle triste / Mourning dove

[iPhone 13 Pro / Premiere Rush / Speech, Parc Frédéric-Back, 2022/09/04 16:44]

🪶 🪶 🪶 

Texte:

Aujourd’hui, notre exploration de la nature nous amène à découvrir la tourterelle triste.

Son nom scientifique est Zenaida macroura (appelé aussi en anglais Mourning dove).

C’est une espèce d’oiseau de l’ordre des Columbiformes, de la famille des colombidés (qui regroupe les différentes espèces de Colombes, de Tourterelles et de Pigeons) et du genre Zenaida (où l’on retrouve les différentes espèces de tourterelles) — nommé ainsi par l’ornithologue français Charles-Lucien Bonaparte en l’honneur de son épouse Zénaïde. Le nom de l’espèce signifie “grande queue” en grec alors que le nom vernaculaire fait référence au chant de l’oiseau et au sifflement de ses ailes durant le vol qui évoquent une expression plaintive.

Répartie sur un territoire qui va de l’Amérique Centrale au sud du Canada, c’est un oiseau élancé, de taille moyenne (de vingt à trente centimètre de long), à la tête arrondie, au bec court et dont le plumage est dans des tons de gris ou de bruns. C’est un oiseau percheur et granivore. Il passe du temps au sol à la recherche de graine. Il n’est pas trop difficile mais préfère les pignons de pin. Il ne gratte pas le sol mais picore les graines qui sont bien visibles. Sa démarche n’est pas sautillante. 

C’est un oiseau monogame, qui préfère nicher dans les arbres. Sa population importante, estimée à 130 millions d’individus, fait que l’espèce n’est pas considéré en danger immédiat (préoccupation mineure). Ses prédateurs sont les rapaces diurnes, les corvidés, les chats domestiques et les chasseurs humains. C’est un animal qui est souvent considéré comme un symbole de paix.

L’individu observé ici, dans le parc Frédéric-Back, est possiblement blessé car il reste au sol pour une période prolongée et ne s’envole pas à l’approche des humains. Il continue simplement à picorer les graines sur son passage.

Ceci était une présentation de la tourterelle triste. N’oubliez pas de toujours rester attentif à la nature qui vous entoure. 

(Sources: Wikipedia et divers sites zoologiques)

☆ ☆ ☆ 

J’ai fait ce petit vidéo (de 1m52s) pour faire un essai avec Premiere Rush qui m’est offert gratuitement avec mon Plan Photographie de Adobe. Je commence à avoir fait pas mal le tour des possibilités avec iMovie d’Apple et j’aimerais pousser un peu plus loin les montages vidéos intéressants sans me ruiner financièrement. Malheureusement, si il offre beaucoup de possibilités, Premiere Rush m’apparait un peu décevant car la majorité des fonctions qui valent la peine sont premium et demandent donc un abonnement ($12.99 par mois avec Adobe Express). Il y a quand même une grande variété de trames musicales ou d’effets, et les titres sont ajustables (ce qui est une grosse amélioration). Et il y avait des pages titres vraiment superbes mais que je ne pouvais pas utiliser faute de pouvoir exporter (l’utilisation de fonction premium sans abonnement bloque l’exportation). Je vais probablement me réessayer avec Rush (il y a sûrement de quoi faire des montages intéressants même sans les fonctions premium). Sinon il me faudra peut-être me résoudre à essayer DaVinci Resolve qui je crois est encore gratuit mais semble incroyablement compliqué à apprendre et utiliser…

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Images du mer-fleuri [002.023.004]

Asclepias incarnata

[ iPhone 13 Pro Wide Camera, Parc Frédéric-Back, 2022/08/26 ]

Quand j’étais jeune je ne connaissais qu’une seule sorte d’Asclépiade: l’asclépiade commune (asclepias syriaca) que l’on appelait “herbe à cocons” et qui était considéré comme une mauvaise herbe car elle poussait sur le bord des routes et dans les champs abandonnés (voir photo datant de 2014 et une autre de 2019). J’ai toutefois découvert l’été dernier, à ma grande surprise, qu’il en existait plusieurs variétés au Québec, dont l’Asclépiade tubéreuse (Asclepias tuberosa). Et cet été, j’en ai découvert une autre: l’Asclépiade rouge (Asclepias incarnata aussi appelée en anglais swamp milkweed).

C’est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliopsida (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à l’ordre des Gentianales (qui comprend six familles), à la famille des Asclepiadaceae (qui regroupe environ deux mille espèces divisé en près de deux-cent-cinquante genres) et au genre Asclepias (où l’on retrouve près de cent-cinquante espèces). Le nom tant de la famille que du genre fait référence à Asclepios, le dieu grec de la médecine, car elle est considérée comme une plante médicinale. Le nom latin de l’espèce veut simplement dire “incarnat” ou “couleur chair”.

Originaire d’Amérique du Nord, cette plante peut atteindre un mètre ou un mètre et demi de haut et est caractérisée par des feuilles lancéolées opposées (de sept à quinze centimètres de long par un à quatre centimètres de large), des fleurs rosées et parfumées, pentamères (cinq sépales, pétales et étamines symétriques) et disposées en ombelles, ainsi que par les cosses (fruits déhiscents) qu’elle produit et qui contiennent des filaments soyeux auxquels sont rattachés les graines (à maturité la cosse s’ouvre et les graines sont dispersées par anémochorie). Toutes les variétés d’asclépiades produisent également du latex (un liquide blanchâtre qui contient des alcaloïdes, des cardénolides et des terpènes qui rendent la plante toxique). La floraison se fait en juillet et en août. On la retrouve surtout dans les milieux humides (marais, fossé, bordure de cours d’eau) et partiellement ombragés.

C’est une plante qui a de nombreux usages: en phytothérapie, dans l’industrie textile (mais pas autant que l’asclépiade commune), et en horticulture où elle est cultivé pour ses qualités décoratives (fleurs coupées) mais surtout nectarifères car elle est visitée par de nombreux pollinisateurs (le plus connu étant le papillon monarque — Danaus plexippus). (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Sous le ciel de Tokyo 1

SousLeCielDeTokyo-1-cov“Tout comme le film Le vent se lève de Hayao Miyazaki, Sous le ciel de Tokyo… suit le quotidien d’un couple en pleine Seconde Guerre mondiale.

Fin 1943. Shirakawa, un pilote de chasse ayant combattu dans diverses régions du monde, rentre enfin à Tokyo. Il vient d’être muté au Centre d’essais aériens de l’armée impériale. Après une longue absence, Shirakawa essaie de reprendre sa vie de famille auprès de sa femme Mariko. 

Sous le ciel de Tokyo… raconte le quotidien ordinaire d’un couple à une époque où la vie et la mort se côtoient chaque jour.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Sous le ciel de Tokyo (東京物語 / Tōkyō monogatari / litt. “Histoire de Tokyo”) est un manga seinen par Seiho Takizawa qui a d’abord été publié en feuilletons dans Comic Taiga en 2010 avant d’être compilé en deux volumes chez Dai Nihon Kaiga (juin 2012 et mars 2013). Il a ensuite été republié chez Futabasha en août 2015 (c’est cette édition qui a été traduite en français par Delcourt / Tonkam en 2017). Seiho Takizawa a débuté comme illustrateur dans le magazine Model Graphix et se spécialise dans les récits aéronautiques qui se déroulent durant la Guerre du Pacifique. Un seul de ses mangas a été traduit en anglais (Who Fighter with Heart of Darkness publié chez Dark Horse en 2006) mais une demi-douzaine de ses titres (sur la vingtaine de publiée au Japon) ont été traduit en français, principalement dans la collection “Cockpit” des Éditions Paquet.

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T. 1, p. 34

Sous le ciel de Tokyo nous raconte la vie quotidienne d’un officier de l’aviation de l’armée vivant avec son épouse à Tokyo pendant la Guerre du Pacifique. Le récit suit en parallèle les missions d’entrainement et d’essai du pilote, le capitaine Shirakawa, et les difficultés journalières rencontrées par sa femme, Mariko, à cause de la militarisation de la société et du rationnement. On retrouve donc un mélange de scènes de combat et de scènes de la routine de tout les jours. C’est un récit plutôt simple et épisodique mais qui reste intéressant et même touchant. L’auteur semble faire un effort pour ne pas glorifier la guerre et démontrer que la population japonaise était elle-même victime d’un gouvernement militariste. Le style de dessin est beau et simple (un peu inspiré de celui de Katsuhiro Otomo) avec des traits fins et précis. L’utilisation de trames fines et de peu de détails d’arrière-plan laisse les cases assez aérées sauf pour les illustrations d’avions qui sont très riches en détails avec des explications sur la capacité des appareils et ce qui distingue les différents modèles. L’auteur rajoute également des cartes et de nombreux détails historiques sur le déroulement de la guerre et la débâcle de l’armée japonaise. C’est un bon manga qui offre une lecture agréable qui sera surtout apprécié des amateurs de mangas historiques, d’aviation et de la deuxième guerre mondiale.

Sous le ciel de Tokyo…, t.1, par Seiho Takizawa. Paris: Delcourt / Tonkam (Coll. Seinen), novembre 2017. 208 pages, 12.8 x 18.2 cm, 7.99 € / $13.95 Can, ISBN 978-2-413-00085-3. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

© Seiho Takizawa 2015. Édition française © 2017 Éditions Delcourt.

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Pictorial chronicle [002.023.002]

Le jardin au cours des mois
The garden over the months

[ iPhone 13 Pro, Horteo meo (VSP), 2021-2023 ]

Sunday’s poetry [002.023.001]

Haïku bonshô for shôgatsu / 正月用俳句梵鐘

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[ iPhone 13 Pro, parc Frédéric-Back, 2023/01/01 ]

The last day of the year
And it was a dark and rainy one —
God’s Rottweiler and Babawawa died… 

Beatus ianuariis

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[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2023/01/01 ]

January is the first step
To the start of a new year
— hopefully a happy one

Note: Those are my ninety-ninth and one-hundredth haïku…

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Blue Period #9

BluePeriod-9-cov“Afin de fabriquer le mikoshi du festival culturel de Geidai, Yatora et ses camarades travaillent d’arrache-pied pendant plusieurs semaines. Mais n’en voyant pas le bout et croulant sous la chaleur de l’été, les étudiants atteignent leurs limites. Heureusement, les renforts arrivent, mais suffiront-ils pour finaliser le projet ? Plus inquiétant encore, Yatora n’a pas peint de toutes les vacances et n’arrive plus à retrouver la joie de dessiner…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Blue period (ブルーピリオド / Burū Piriodo) est un manga Seinen sur la peinture écrit et illustré par Tsubasa Yamaguchi qui est sérialisé depuis juin 2017 dans Monthly Afternoon et a été compilé jusqu’à maintenant en treize volumes chez Kōdansha. La version anglaise est publiée aux USA par Kodansha (onze volumes de disponibles, les suivants sont à paraître fin janvier et mai 2023) et la version française est publiée chez Pika (douze tomes de disponibles). Il a remporté plusieurs prix en 2020 (le Manga Taishō et le Kōdansha manga shō; nominé aussi pour le Tezuka Osamu bunka shō) et a été adapté en une série télévisée d’animation en 2021 (douze épisodes animé par le studio Seven Arcs sous la direction de Koji Masunari et Katsuya Asano, sur un scénario de Reiko Yoshida; diffusée sur MBS, TBS, AT-X et sur Netflix). J’ai déjà commenté les trois premiers volumes, les trois suivants et les volumes sept et huit.

Le projet de mikoshi pour le festival était probablement un peu trop ambitieux mais heureusement le reste de la classe vient donner un coup de main au groupe de Yatora et le festival est une réussite (même s’ils ne gagnent pas le prix du meilleur mikoshi). Yatora profite du reste de l’été en allant à la pêche, en lisant et visitant une exposition sur Velasquez mais il ne peint qu’une seule toile. De retour en classe, les étudiants doivent s’attaquer à deux nouveau projets: peindre une fresque et faire une mosaïque. En faisant son bilan, Yosuke trouve que l’année a été plutôt difficile pour lui et il se demande si il est a la hauteur. Il n’a pas le talent de Yotasuke, avec qui il ‘arrête pas de se comparer, mais tente de compenser en travaillant fort. Et même si certains pensent que l’ardeur au travail est un talent en soi, il manque de confiance…

BluePeriod-9-p054-055

Pages 54-55

Le style de ce manga est très ordinaire mais cela demeure une bonne lecture car les personnages sont attachants et le récit est entrainant. Toutefois, ce qui rend ce manga vraiment intéressant c’est qu’il nous ouvre une fenêtre sur le monde et les techniques de l’art d’une façon plutôt inhabituelle. En effet, l’auteur utilise le style narratif du manga shōnen en présentant une suite de défis et de compétitions comme moteur du récit ce qui a pour résultat de captiver l’attention du lecteur tout en lui enseignant les bases de l’art. Un bon manga mais surtout pour les amateurs d’art.

Blue period vol. 9, par Tsubasa Yamaguchi. Vanves: Pika (Coll. Seinen), mai 2022. 192 pages, 13.4 x 18.0 cm, 7 € 50 /  $12.95 Can, ISBN 978-2-8116-6977-5, Pour lectorat adolescent (12+).stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

© 2021 Tsubasa Yamaguchi. All rights reserved.

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