New Year haïku
We celebrates…
We made it —
Survived another year !
New Year haïku
We celebrates…
We made it —
Survived another year !
Warmer haïku
Blinded by the snow
Feeling the warm sun
We’ve past the solstice
I hear Janus whispering…
Reading Cicero in the morning
Watching “The Expanse” in evening
[ Traduire ]Geezer Haïku
There’s an old man in the mirror
Gazing at me with horror;
How fleeting the seasons are…
[ Traduire ]
You reap what you sow
If you call for violence
It comes back bitting you in the (r)ear !
[ Traduire ]It happened before and will happen again
Stiff-necked in need of guidance
Worshiping a golden calf
Boule orange dans le ciel
Lumière de fin de monde
Haleine de dragon dans l’air

[ Translate ]Reposes en paix
Mon si beau Caramel
Auprès de Saya, va…
I miss... caressing the softness of his warm fur the gentle nudge of his nose when he wanted something his paw pushing me away when he was tired of it his gentle bite when I didn't get the hint He was the cutest but shy of caress only coming to us when he was hungry or when we were sleeping like all the others he got old and sick departing too soon To keep him from misery We had to part ways Leaving us saddened and with an empty house until the spare from the garage learned to be a house cat bringing us again happiness and many fond memories...[ Traduire ]
[ Translate ]Voici la fin des vacances hivernales —
Prélude à la douce et totale liberté à venir…
Dans Mille cinq cent quatre-vingt-seize jours !
The oyster said to the world:
I don’t give a clam about you,
That’s why I’m so shellfish!
[ Traduire ?! ]
Et si Dieu était l’Univers —
Nous ne serions que des micro-organismes
Dans Son corps infini…
What if God is the Universe —
We would be merely microorganisms
Inside His infinite body…
“Né il y a trois siècles au Japon, le haiku est la forme poétique la plus courte du monde. Art de l’ellipse et de la suggestion, poème de l’instant révélé, il cherche à éveiller en nous une conscience de la vie comme miracle. De Bashô jusqu’aux poètes contemporains, en passant par Buson, Issa, Shiki et bien d’autres, Haiku est la première anthologie à présenter un panorama complet de ce genre littéraire, en lequel on a pu voir le plus parfait accomplissement de l’esthétique japonaise.
« Pourquoi aimons-nous le haiku ? » interrogent les préfaciers de ce livre. « Sans doute pour l’acquiescement qu’il suscite en nous, entre émerveillement et mystère. Le temps d’un souffle (un haiku, selon la règle, ne doit pas être plus long qu’une respiration), le poème coïncide tout à coup avec notre exacte intimité, provoquant le plus subtil des séismes. Sans doute, aussi, parce qu’il nous déroute, parce qu’il nous sort de notre pli, déchirant une taie sur notre regard, rappelant que la création a lieu à chaque instant. Peut-être, enfin, parce qu’il sait pincer le coeur avec légèreté. Rien de pesant, rien de solennel, rien de convenu. Juste un tressaillement complice. Une savante simplicité. »”
[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]
(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)
Ce qui rend ce petit recueil de poésie Japonaise intéressant c’est qu’il nous offre un savant mélange de haïkus classiques et modernes, du XVIIe siècle jusqu’au début du XXIe siècle, mais surtout qu’il est accompagné d’une introduction, d’un petit essai historique, de notes, d’une bibliographie et d’un index qui en font un bon ouvrage de référence pour celui ou celle qui s’intéresse à ce qui est probablement la plus courte des toutes les formes poétiques. Car le haïku n’est composé que de 17 syllables (mores) repartis en trois phrases (selon le schéma 5-7-5). Par la juxtaposition de deux images ou idées — séparées par un kireji (切れ字 / “caractère de coupe”) ou césure — il exprime des sentiments liés à l’évanescence des choses et aux saisons (kigo).
On y retrouve environ cinq-cent petits poèmes divisés en quatre saisons (plus un chapitre hors-saison). J’y ai appris que mes haïkus étaient trop bavards. C’est intéressant et agréable à lire. Plutôt relaxant. À lire si les haïkus vous intéressent…
Haiku: Anthologie du poème court japonais, préparé par Corinne Atlan et Zéno Bianu. Paris: Gallimard (Poésie), décembre 2002. 242 pages, 10.5 x 18 cm, 7.50 € / , ISBN 9782070413065. Pour un lectorat adulte. ![]()
Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:
[ Amazon • Goodreads • Google • Nelligan • Wikipedia • WorldCat ]
© Éditions Gallimard, 2002.
[ Translate ]Ces quelques poèmes insensés
Ont servis à me défouler
Mes désirs, mes horribles peurs
Soupapes d’où s’échappait la vapeur
De cet immense et éternel train
Fonçant vers un avenir incertain
Biset
Janvier 1980
[ Translate ]J’avais écrit ces quelques vers, à dix-sept ans, comme introduction pour un éventuel recueil de poésie. Étrangement, lorsque j’ai effectivement écrit la préface de mon premier recueil, je ne les ai pas utilisé… Bon, le poète du dimanche va probablement se mettre sur pause pour quelques temps, à moins que j’exhume des trucs plus profondément enfoui dans mes tiroirs (plus vieux ou plus moche?) ou que je ponde quelques choses de nouveau. Il faudra peut-être vous contenter de haïkus pour le moment…
Voir l’index des poèmes publiés sur ce blog (excluant haïku et tanka pour l’instant)…
Blossoms in the tree
Flickers of beauty
Short-lived sanity
Spring rain
In a chilly morning
Bring hope anew
Crypto Trump woke virus
Madness of the world
Washed away in the rain
Ephemeral satisfaction
Momentary victory
Forgotten chaos
Dans le feu des enfers elle fut coulée
De maléfices démoniaques fut imprégnée
De runes magiques elle fut gravée
Elle est la lame de pierre
Le poing noir, vengeur de la terre
Elle est Élaï, l’épée meurtrière
Ainsi chantait-on à travers les millénaires
La gloire d’Elaï, le démon de basalte
Trouvée dans les cendres grises du désert
S’étendant aux pieds du Mont de l’Ersalt
Par Tkwaïsh, dernier bâtard Swaihwé
Biset
1980/04/15
[ Translate ]Comme je l’ai mentionné plus tôt, le poète du dimanche (à l’aube de ses dix-huit ans) a aussi écrit de la poésie de fantasy (dans le genre plus heroic). Rien de bien sophistiqué et qui, comme à son habitude, ne respecte aucune règle ou forme poétique. On y voit une rare influence de Robert E. Howard, de Edgar Rice Burroughs ou, à la rigueur, même de Tolkien alors que son inspiration venait généralement plus du fantastique (Lovecraft), du symbolisme ou du romantisme…
Son âme est un soulier percé
Et son esprit comme un soldat blessé
Perd son sang et sa vitalité
Se vide de sa substance, de ses idées
Il prend l’eau de sa coque éventrée
Dans l’abime, le vaisseau d’or a sombré
L’hymne aux morts est joué
O Nelligan, Ave !
Biset
1979/11/17
1980/07/07
[ Translate ]Le poète du dimanche a écrit cet hommage à Nelligan pour l’occasion de l’anniversaire de son décès, le 18 novembre (1941). C’est un piètre hommage (deux quatrains, tous sur la même rimes) mais je n’avais que dix-sept ans. Nelligan, lui, a écrit la plupart de ses chefs-d’oeuvres à l’âge de vingt ans mais rapidement, avant même de compléter son Récital des Anges, sa santé mentale décline (possiblement après un excès de fièvre) et il sombre dans l’apathie. Tel Icare, il aura volé trop près du génie et la démence qu’il avait appréhendé (et même prédit) l’enveloppe. Il n’aura écrit qu’une centaine de poèmes, dont la profondeur tragique nous hantent tous depuis.
Les dieux répandirent leur fiel
Sur cette Terre qu’on croyait immortelle
Et l’apocalypse fut
Créant le chaos à perte de vue
Ce fut un néant vaste et noir
Comme une nuit, comme un soir
Où je plonge dans l’illusion
Et m’enveloppe de rêve profonds
Biset
1979/11/05
1980/07/07
Ils s’envolèrent d’un coup d’ailes
Ces rêves qui lui rongeaient l’esprit
Rêves temporels, parallèles
Une ride sur un océan en furie
Une ombre dans la nuit
Lumière cendrée qui éblouit
Mais même lorsqu’il git ici
L’énergie de ses cendres fuit
Et erre sans trêve
Dans l’abîme du rêve
Biset
1980/08/18-19
[ Translate ]Le poète du dimanche vous rote une autre arrière-pensée d’outre-temps, de ses dix-huit ans, cette fois avec des relents vaguement lovecratiens. Un sonnet mort trop jeune alors qu’il lui manquait encore un quatrain?
La mélancolie
Des jours de pluie
Fait place au remord
D’un précoce départ
Le soleil brille de tout ses feux
Il m’est indifférent dans mes adieux
À cette paisible et oisive vie
Ou pendant deux pléiades, ici
J’ai vécu dans l’insouciance
Et l’oubli de l’horreur rance
Je vis dans un monde de terreur et de merveille
Des forces s’affrontent, secouant l’âme de mes rêves
Comme un navire malmené par une mer en furie
Biset
1980/07/24
[ Translate ]Une autre poésie du dimanche tirée d’un vieux carnet trouvé dans une malle oubliée. À dix-huit ans, j’avais quitté ma banlieue d’Isléaval et mis ma vie sur pause pour deux semaines pour oublier mes soucis et le monde cruel au chalet de ma grand-mère . En pleine nature, sur les rives du lac Daphné, près du village rustique de Saint-Eloi-de-Paxton, j’ai fait un séjour d’oisiveté et de loisir qui hélas prenait fin… Une poésie simple et anarchique…
C’est le printemps qui arrive
Les banquises partent à la dérive
La nature se réveille
Et les Hommes s’émerveillent
Que reviennent les oiseaux
Que chantent les p’tits moineaux
Que la marmotte se réveille
Que croassent les corneilles
Que chasse l’oiseau de proie
Que pondent les oies
Qu’aux arbres poussent les feuilles
C’est le printemps qui arrive
Faisons lui un bel accueil
Montrons lui notre joie de vivre !
Biset
1976/03/09
1978/05/03
[ Translate ]Une nouvelle entrée nostalgique du poète du dimanche avec des vers joyeux qui accueillent le printemps. Le premier brouillon écrit à treize ans, remanié deux ans plus tard. J’y ai apporté quelques petits changements (un mot ici et là) pour cette occasion.
Snow, mud and ice
Disappearing at last
As the sun warm us all
On this last day of winter, I took a walk into the park. It was a little colder than the previous day, as if the winter wanted to remind us that it was still there… However, the hopeful signs of the coming spring could be seen everywhere: in the tiny shoots of daffodils (which will flower at last this year, I expect) or in the birds that were starting to populate the bare branches of the trees and fill the air with their songs. Today, I have seen a female cardinal (Cardinalis cardinalis), a downy woodpecker (Dryobates pubescens) and two crows (Corvus brachyrhynchos).
At the same time, the coming of spring brings hope of more than sunnier and warmer days. The coronavirus pandemic has reached its first anniversary and it has now been a year also since we started confinement and mitigation measures. People are exhausted and fed up with the distanciation and the mask wearing. Unfortunately, the threat of more potent virus variants forces us to persist in our efforts. But warmer temperature will allow for more outdoor activities which will in its turn alleviate our mental stress and the increasing vaccination pace will soon help everyone to better defend against the virus and create enough immunity to starve its spread and mutation.
I have never seen a spring burdened with so much hope…
[ Traduire ]Pourquoi faut-il que du fond du ciel ils soient venus
Sans que les oracles aient prévenu
Pour transmettre leur civilisation
Et leur odieuse religion?
Les Grands Anciens de loin étaient venu
Pour peupler cette terre que le destin semblait leur devoir
Mais un jour apparurent ceux qui cherchaient la gloire
Jusqu’au sang nous nous sommes défendu
Les Guerriers sur le sol ne se sont plus relevés
Les Chefs poussèrent alors le peuple à se soulever
Mais Ils occultaient toute notre puissance
Nous nous relevions chaque jour avec moins d’aisance
Et avec le dernier Chaman nos dieux se sont éteint
Pourquoi ont-ils pris ce chemin ?
Biset
Isléaval
1979/05/09
1980/07/07
[ Translate ]Pour nos amer indiens
Publié originalement (page 17) dans Inscriptions sur une pierre tombale icosaédrique datant de 1986, par Claude J. Pelletier. Laval: Publications Ianus, Février 1990. 54 pages. ISBN 2-9801683-1-9. Édition limitée à 75 exemplaires. [ BAnQ • WorldCat ]. J’y ai encore fait quelques ajustement (changé un mot, ici ou là).
Un poème de science-fiction ou une référence aux autochtones d’Amériques? Qui sais…
Robots, robots
Cela fait si longtemps
Quand les humains avaient du pot
Du moins plus que maintenant
Avec vos petites roues
Faites de caoutchouc
Vous rouliez de ci, de là
Tout en faisant ceci, cela
C’était les balbutiements de la robotique
Frankenstein faisait peur, c’était cynique
Sans sentiments, mais vous parliez
Maladroits, mais que vous travailliez
Robots, robots
Vous étiez presque sot
Ce n’était que le début
Ah, si nous avions su !
Biset
1978/05/11
[ Translate ]Le poète du dimanche frappe encore. À l’époque de mes presque seize ans, j’écrivais beaucoup de poésie de science-fiction (et même de fantasy comme vous le verrez plus tard), quoique la saveur la plus commune de mes vers restait généralement dans le fantastique… Ici c’est la rencontre du lyrisme asimovien et du récit de mise en garde du genre Terminator (qui ne verra pourtant le jour qu’en 1984)… C’est pas génial mais c’est du bonbon amer. Juste pour la postérité…
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