Vérité évidente en soi?

Une expérience récente m’a fait me questionner sur le racisme et la controverse du “racisme inversé.” Un collègue (d’origine haïtienne) me faisait remarquer que si un blanc dit “il y a trop de noirs ici” ce serait définitivement du racisme. Par contre, lorsqu’un noir dit “il y a trop de blancs ici” (ou similairement “il n’y a pas assez de noirs ici”) ce n’est pas considéré comme du racisme. Pourtant, me disait-il, c’est exactement la même situation (en miroir) et c’est donc dans les faits aussi du racisme. Ou plutôt, c’est ce que bien des gens considère comme du “racisme inversé.” Pourtant, on fait tout un plat en décriant ce concept, en affirmant fortement que le “racisme inversé” n’existe pas, que c’est un mythe.

J’ai beaucoup de difficulté à comprendre cette controverse car j’ai moi-même souvent eut l’impression de subir ce racisme inversé. Pour moi, quand on me fait sentir mal simplement parce que je suis blanc ou que l’on me traite de raciste — moi qui pourtant fait toujours beaucoup d’efforts pour traiter les gens équitablement (cela arrive surtout quand je critique ou fait un reproche à une personne qui passe devant moi dans une ligne d’attente ou qui ne respecte pas un règlement; C’est sans doute un mécanisme de défense quand ils sont pris en défaut, de tout de suite sortir la carte du racisme même si elle n’est pas justifiée). Je ne peux certainement pas comprendre toute l’horreur de subir le racisme (quoi que je vois et ressens ce que mon épouse expérimente parfois) mais je crois pouvoir en comprendre la frustration — ce n’est certes pas amusant de constamment subir l’oppression juste à cause de la couleur de sa peau (alors que pourtant on ne fait jamais de discrimination parce que les gens sont blonds ou roux ou qu’ils ont les yeux bleus ou de gros nez). 

Cela ne devrait pas exister et c’est exaspérant et enrageant de le subir. Ce n’est toutefois pas une raison de passer ses frustrations sur les autres qui eux ne vous ont jamais rien fait. Je comprend que l’oppressé puisse développer de la haine pour l’oppresseur mais si il projète cette haine avec violence (verbale ou physique) contre lui (ou toute autre personne qui lui ressemble sans nécessairement ÊTRE un oppresseur lui-même) cela en fait un acte tout aussi répréhensible, et l’oppressé sombre aussi bas dans l’abîme moral que l’oppresseur. Cela ne fait que renforcer le mépris ou la haine de l’oppresseur, ou de la faire naître chez celui qui, jusqu’alors, n’avait aucune raison de la ressentir. C’est ainsi que se perpétue la haine dans un cycle éternel et que le feu du racisme couve toujours quelques part. Il faut l’éteindre, l’éradiquer à tout jamais. Car, au bout du compte, il n’y aura toujours qu’une seule race d’hommes sur terre: la race humaine.

L’argument contre le “racisme inversé” est que c’est la défense des blancs pour justifier leur racisme. Ce serait l’invention du mouvement alt-right, des suprémacistes blancs et des opposants à la discrimination positive. Il n’en demeure pas moins que le “racisme inversé” est un fait — mais est-il aussi grave que le racisme? Le problème tient en fait à la définition que chacun donne au “racisme inversé” et même au racisme. Peut être que le gens ne parlent pas de la même chose… Si il n’y a pas de concensus (un example est la différence de définition du “racisme inversé” entre les pages française et anglaise de Wikipedia!), on s’entend généralement à définir le racisme comme étant une oppression et exploitation perpétrée par une race dominante contre un groupe minoritaire (par exemple l’esclavage). Les minorités raciales ou ethniques n’ayant pas le pouvoir économique et/ou politique de nuire aux intérêts de la majorité blanche, il ne peut donc pas y avoir de “racisme inversé”. Dans ce cas-ci, il serait donc plus juste de parler de préjudice racial ou de discrimination inversée. Ou alors si une personne a de la haine envers une autre personne parce qu’elle est différente, c’est de la xénophobie. Au delà de tout cet excès de “political correctness”, je crois que c’est jouer avec les mots. Dans l’esprit du commun des mortels, si tu haït l’autre parce qu’il est d’une race différente, c’est du racisme peu importe la race ou le statut sociale.

Sidebar: Qui a oppressé qui en premier?… On en revient à un paradoxe du type de l’oeuf et de la poule qui me rappel beaucoup mon propre questionnement sur l’origine de la souveraineté au Québec: le canadien-anglais hait-il le québécois parce qu’il est souverainiste? Ou le québécois hait-il l’anglais parce qu’il est oppressé? Et est-il souverainiste parce qu’il hait l’anglais qui lui tape dessus parce qu’il est souverainiste? Allez donc savoir où tout cela a commencé! Probablement parce que le québécois hait l’anglais qui l’a conquit et, après une tentative échouée de génocide culturel (lisez le rapport Durham), il l’a oppressé en le gardant longtemps peu éduqué et pauvre. L’anglais hait le québécois qui persiste à être différent (catholique et francophone) et rebel. Mon père, qui a beaucoup voyagé dans l’ouest canadien dans les années ’50 et ’60, a été témoin de cette haine des anglais (voitures avec des plaques d’immatriculation du Québec prisent pour cibles, travailleur québécois tabassés, etc.) et c’est ce qui l’a rendu souverainiste. Ce n’est sans doute pas par hasard que Vallières nous a appelé les “nègres” blancs d’Amérique… Enfin, je m’égare.

Je comprend parfaitement que ce serait une fausse équivalence de prendre la “discrimination” faite envers les blancs par les noirs et de la comparer avec tout l’historique du racisme que ceux-ci ont subi (particulièrement dans le cas des noirs américains et du lourd passé de l’esclavage). De la même manière, la “discrimination” qui m’est faite lorsque l’on me traite de raciste (et la tentative d’intimidation que cela représente) n’est AUCUNEMENT comparable à l’échelle de l’humiliation, de la frustration  et de l’oppression ressenti par la personne de couleurs qui subie le racisme. Toutefois, de mon point de vue, ce que je ressent est de l’oppression aussi — juste à plus petite échelle — et qui ne devrait pas être rendue triviale juste parce que je suis blanc. C’est un peu la faute des média qui ont perpétué le mythe du noir violent et criminel — d’où la réaction immanquable de la vieille dame qui resserre sa sacoche contre elle quand un jeune noir entre dans la pièce ou monte dans l’autobus. Un mythe qui est exploité tant d’un côté comme de l’autre pour générer la peur et un malaise sociale… Et bien sûr, indépendamment de son appartenance ethnique, c’est d’abord le caractère et l’éducation d’un individu qui le fait agir de façon stupide, irréfléchie ou inconsidérée.

Je trouve quand même au peu insignifiant tout ce pointage de doigts, ce “il a commencé en premier” et ce “il me hait plus que je le hait”. Cela en est presque enfantin. Le racisme, peu importe qui le commet, est un acte condamnable. En bout du compte, toute le monde devrait être respectueux envers l’autre — peu importe la couleur de sa peau ou sa culture d’origine. Point.

Note: Le titre de ce billet, “Self evident truth?”, fait référence à la Déclaration d’indépendance Américaine qui proclame “Nous soutenons que ces vérités vont de soi, que tous les hommes sont créés égaux.” C’est beau l’idéalisme…

(Mise à jour: 2019/03/10)

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N’ice park

Pour faire suite à mes commentaires sur l’état du déneigement à Montréal (“Coeur de glace” et “Trottoir circulatoire – victoire”), je dois avouer que, si la situation semble s’être nettement améliorée pour les trottoirs, il est loin d’en être le cas pour l’état des sentiers du Parc Frédéric-Back!

Après une malencontreuse chute sur le sentier polyvalent du parc (où j’ai non seulement très légèrement égratigné l’écran de mon iPhone mais aussi déchiré mon pantalon au genou droit), j’ai décidé de finalement m’acheter des crampons pour mettre sur mes bottes d’hiver. Malheureusement, après en avoir cherché partout (Jean-Coutu, Dollarama, Walmart) je n’en ai pas trouvé et j’ai dû en commander par Amazon. Je les ai reçu ce midi et j’ai rapidement entrepris de les essayer. Je n’ai pas eu de difficulté à les ajuster à mes bottes et les crampons semblent solides et adhèrent très bien à la glace. Je vais pouvoir enfin profiter du parc et prendre mes marches de santé même si les sentiers sont de véritables patinoires!

Cet après-midi le sentier polyvalent du parc semblait un peu plus praticable car il était couvert de neige et, comme la température était un peu moins froide, la glace était plus spongieuse et moins glissante. J’aurais peut-être pu faire une randonné sans l’usage de crampons. Toutefois, je n’ai noté AUNCUNS signes d’épandage d’abrasif. Aucun efforts ne semblent donc avoir été fait pour améliorer l’accès au parc. Considérant le type d’hiver que nous avons ces dernières années (et que nous continuerons à avoir dans un avenir prévisible), il est nécessaire de faire un épandage d’abrasif abondant et fréquent. Sinon, avec l’effet du gel/dégel et les éventuelles averses de pluie/verglas, l’abrasif est rapidement absorbé par la nouvelle glace qui se forme et perd toute efficacité. Faute d’un entretien assidu, les sentiers restent glacés et impraticables (sauf pour les skieurs ou raquetteurs pour qui des sentiers sont entretenus sur le côté de la voie polyvalente — et les patineurs aventureux)!

De plus, peu des accès au parc semblent déneigés pour la partie est du parc (je n’ai pas vérifié le côté ouest, le long de Papineau). Les seuls accès déneigés pour le côté est du sentier polyvalent sont les entrées de Lille (#15), de Louvain (#16), Legendre (#17), Émile-Journault (#18), l’escalier Pélican/6e Ave (#19—qui n’était pas déneigé par le passé) et l’entrée 2e Ave/Deville (#20). Les entrées des Prairies (#13) et de Martigny (#14) ne sont pas déblayées du tout. C’est pire pour accéder au coeur du parc lui-même: le seul accès possible pour les piétons est par l’entrée 2e Ave/Deville (#20), ce qui est trop loin pour moi. Contrairement aux années précédentes l’accès par l’entrée Émile-Journault (#18) n’a pas été déblayée—et c’est celui qui est le plus proche de chez moi.

En conclusion, le sentier polyvalent est praticable seulement pour les randonneurs et les joggeurs qui utilisent des crampons. Et l’intérieur du parc lui-même n’est vraiment accessible qu’aux skieurs et raquetteurs! Ceux-ci sont donc privilégiés au détriment des autres (ils ne sont pas les seuls à payer des taxes). Tant pis pour les randonneurs, les joggeurs et cyclistes hivernaux! Cette situation est totalement inacceptable!

Mise-à-jour (2019/02/25): la température est redescendue et les sentiers sont redevenus de véritable patinoires! Sans crampons: oubliez ça, c’est inaccessible! Plusieurs accès vers l’intérieur du parc ne sont toujours pas déneigés! Ce parc devait être accessible à tous et en toutes saisons!

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Memorable music

MacrossSOngCollectionAfter watching on NHK World a documentary on the songs of Studio Ghibli’s animated movies (like Nausicaä or Laputa), I started listening to an old playlist of anime background music (BGM) and songs collections from my late-20s and 30s. I had forgotten how much those tunes could get stuck in your head (particularly “Konya Wa Hurricane” from Bubblegum Crisis, “Ai-Oboe te i masuka” from Macross, the crashing song from Megazone 23 Part 2, or any songs from Kimagure Orange Road). I realize that this is something missing from recent anime that I’ve seen: memorable music. I really miss that. And it makes me sad — and very nostalgic!

My playlist also includes a few hits from great J-pop artists like Aikawa Nanase, Glay, Globe, Namie Amuro, TRF, Yoko Kanno and even a few Enka songs by Misora Hibari!

Do you have anime or J-pop favourite songs ?

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[ Update – 2019/02/23 ] For the curious, here’s the full playlist (recently augmented)—and I have added plenty of links so you can sample them :

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Coeur de glace

Pour la première fois cet hiver j’ai du abandonner une randonné dans le parc parce que les conditions du sentier étaient vraiment trop mauvaise. Tout était complètement glacé. Ce genre de situation est arrivé quelques fois par le passé mais cette année les conditions des sentiers du parc sont systématiquement mauvaises. Il faut croire que la ville confie l’entretien des sentiers à la même équipe qui s’occupe de l’entretien des patinoires! J’ai essayé de marcher sur les côtés du sentier mais comme il y a eut de la neige fraîche récemment je renfonçait trop et marcher dans ces conditions était trop pénible. Il semble que cette année je doive abandonner le parc aux skieurs et aux raquetteurs. Alors je suis simplement rentré à la maison en passant par les rues (dont les trottoirs sont maintenant un peu plus praticable que la semaine dernière car il y a maintenant moins de neige mais encore beaucoup de glace et de flaques d’eau plus ou moins gelées—et glissante!).

Quand j’ai acheté un duplex dans VSP, la proximité du parc Frédéric-Back était une importante considération. Je trouve qu’il est important pour ma santé (et sur recommandation du médecin) de prendre de fréquentes marches (des problèmes de genou et de cheville m’interdisent le jogging) et de faire des randonnées occasionnelles à bicyclette (l’été seulement). Jusqu’à l’an dernier les sentiers du parc étaient suffisamment bien entretenus pour être utilisé en toutes saisons par les marcheurs, joggeurs et cyclistes en plus d’être accessible l’hiver aux skieurs et aux raquetteurs. Étrangement, cet après-midi j’ai remarqué un couple qui faisait du jogging en avançant sans difficulté sur la patinoire du sentier polyvalent alors que j’essayais moi-même de progresser en enfonçant jusqu’à mi-mollet dans la neige. Je me demandais “mais comment réussirent-ils cet exploit?” jusqu’à ce que je remarque qu’ils portaient tous deux de solides crampons à leur chaussures. Je crois que demain je vais aller m’acheter des crampons (et, pourquoi pas, je vais en réclamer le coût à la ville — car le mauvais entretien que la ville fait du parc m’empêche d’en profiter et d’y prendre ma marche de santé !)…

Difficile de marcher dans les sentiers du parc où l’épandage d’abrasif a été trop parcimonieux. Ayoye! [Damn you VSP !]

Comme je l’ai mentionné récemment, l’entretien des rues et des sentiers du parc est déficient ces dernières années (depuis l’arrivé de la nouvelle administration de Projet Montréal, ce qui ne semble pas être une coïncidence — non, ce n’est pas juste à cause du climat). Cessez donc de faire des économies de bouts de chandelles en étant trop parcimonieux avec l’épandage d’abrasif (ce qui est très évident dans le parc) et avec l’utilisation de sous-traitants peu motivés ou inéfficaces et donnez donc le service que vos citoyens méritent! Je ne suis pas contre de constantes augmentations de taxes (je viens d’ailleurs de payer le premier versement sur mon compte de taxe pour cette année) mais cela ne doit pas aller de pair avec une DIMINUTION constante de service! On est vraiment mal servi dans le quartier par nos politiciens qui semblent avoir l’habitude de briller par leur absence (au cours des derniers cinq ans je n’ai jamais réussi à rencontrer mon représentant de quartier, Frantz Benjamin, et je n’ai pas encore vu une seule apparition de son remplaçant, Josué Corvil; même notre député fédéral, Nicola Di Iorio, semble se foutre complètement des citoyens de sa circonscription!)… J’avais beaucoup d’espoir en voyant Projet Montréal détrôner Coderre et c’est pour cela que j’avais voté pour les mairesses Plante/Fumagalli mais jusqu’à maintenant j’ai été extrêmement déçu.

Un petit effort SVP ! Car à Montréal il n’y a pas que des automobilistes : il y a aussi des piétons et des randonneurs (qui votent…) qui aimeraient bien pouvoir utiliser trottoirs et sentiers sans risquer trop de blessures, fractures et ecchymoses !!!

Et il n’y a pas des carences seulement dans le déneigement (de la rue, des trottoirs ou des sentiers du parc — voir les billets du 01/06, 01/21 et 02/13), il y a aussi les fois où la ville ne ramasse pas le recyclage (soit parce que ça tentait pas à l’employé ou parce qu’il trouvait qu’il n’y en avait pas assez dans le bac?). Je paie toujours mes taxes alors je m’attends à ce que la ville me donne toujours du service — pas seulement quand ça leur tente! Il ne faut pas oublier non plus le manque de respect et de considérations de la ville envers ses employés — mais ça c’est une autre histoire… Maudite ville de merde!

Il ouvre le bac et le replace sans le vider !

 

[Mise à jour] Pour suivre l’état des choses dans le parc, voir les billets suivants:

 

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Découverte: Mangas de chats

Les chats ont toujours été populaires en bande dessinée. On a qu’a penser à Garfield ou Le chat du rabbin. C’est toutefois encore plus vrai au Japon où l’on retrouve une quantité phénoménale de manga qui ont des chats comme protagonistes ou comme sujet principal. Plusieurs listes de titres plus ou moins exhaustives sont déjà disponibles pour les amateurs (Anime Planet, Barnes & Noble, Goodreads, Manga-newsManga Updates, etc.) mais je me permet toute de même d’y ajouter la mienne (tous ces titres sont disponibles dans le réseau des bibliothèques de Montréal):

Certains autres titres sont traduits mais pas encore disponibles dans les bibliothèques de Montréal:

  • Biki & Maru (TARASAWA Michi) Black Box Editions
  • Cyborg Kurochan (Yokouchi Naoki) Pika (épuisé?)
  • Kanojo to Kanojo no Neko / She and her cat (Makoto Shinkai) Kodansha
  • Neko Atsume: Kitty Collector Haiku — Seasons of the Kitty (Hit-Point) Viz Media
  • Nekogahara: Stray cat samurai (Hiroyuki Takei) Kodansha
  • Neko Ramen (Kenji Sonishi) TokyoPop
  • Nyankees (OKADA Atsushi) Doki Doki
  • Street Fighting Cats (SP Nakatema) Doki Doki

Et quelques autres titres qui ne sont pas encore traduits mais qui me semblent intéressants…

  • Cha! Chu! Cho! (Ei Mihara)
  • Deka Neko Hiyori (Emi Hashimoto)
  • Kyou no Nyakotan (Minori Kashiwa)
  • My Roommate is a Cat / Dōkyonin wa Hiza, Tokidoki, Atama no Ue (Tsunami Minatsuki / Asu Futatsuya) Flex
  • Neko no Machi no Ko (Satoshi Morie)
  • Walking Cat (KITAOKA Tomo) Futabasha [ウォーキング・キャット]

J’ai déjà lu Les chats du Louvre, Je suis un chat, Félin pour l’autre!, Manga Chat, Le vieil Homme et son Chat, Le journal des chats de Junji Ito et What’s Michael?, mais je vais essayer d’en lire encore plus dans l’avenir (Choubi-Choubi, Miaou! et Plum me semblent de bon candidats). Cette liste n’est toutefois que la pointe de l’iceberg! (Je vais essayer de la mettre à jour avec de nouvelles découvertes).

Et vous, quels sont vos manga de chats préférés?

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The Bill Murray Stories

billmurraystoryApparently there are lots of stories on the internet about Bill Murray doing some crazy spontaneous things where he crashes a party or a wedding picture session, comes behind someone in a public toilet and puts his hands on the person eyes saying “No one will ever believe you”, or ends up doing the dishes in some kid’s apartment. He just shows up out of the blue, acts like he is just a normal guy (not a celebrity) but in a way that touches people’s life. Could those stories be true? That’s the question which Tommy Avallone asked himself and decided to make a documentary about it. 

The Bill Murray Stories: Life Lessons Learned From a Mythical Man is a documentary that retells those stories and interviews the people who experienced them. It really seems that most stories — at least those told in the documentary — are true and there is pictorial or video evidences to prove it. Avallone then goes on asking himself: why? Why someone like Bill Murray would do such things? To goof around? As a publicity stunt? Not at all. It is just who Bill Murray is. It is part of an improv thing and part of a life philosophy (something like taoism or zen). He just like to live in the moment and make people happy.

Personally, I am just wondering what makes people wake up in the morning and decides to make a documentary about Bill Murray. You are in movie school and need to do one as an assignment? Or really want answers to those questions and decide to just films everything and try to make money out of it? Or you just have the “reporter” gene in your blood? I guess someone should make a documentary about that.

It’s not a very good documentary (it’s clumsy, particularly toward the end, and I dislike when someone makes a documentary about themselves looking for something) but I enjoyed it because I not only learned a lot about who is Bill Murray, but it was also quite entertaining (lots of funny anecdotes and movie excerpts). It reminds me of this book that I once saw in the library: The Tao of Bill Murray: Real-Life Stories of Joy, Enlightenment, and Party Crashing, by Gavin Edwards and R. Sikoryak, which was basically asking the same questions. [ Amazon / Goodreads / Library ]

Apparently, Bill Murray is quite an interesting person. But whether you are interested or not, whether you like documentaries or not, it doesn’t matter: if you just take the moment to watch this sixty-seven minutes movies you will certainly enjoy it. And maybe, maybe, you’ll take something out if it and wonder, like me, could I ever be that spontaneous and really live in the moment? stars-3-0

To learn more about this title you can consult the following web sites:

[ AmazonGoogleIMDbNetflixRotten TomatoesWikipedia ]

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Capsules

Notable News (w42-w53)

It has been a little more than two months since the last entry of our journal. The weather has been relatively gray, since we’ve had very little snow so far, as it was—more often than not—rain and freezing rain, and lots of ups and downs in the temperature. The most notable events on the domestic front included a strange saga over the video of a panel at the book fair, where I also attended the launch of Solaris #208 and did a capsule interview with Catherine Sylvestre. We had again a problem of flicker in our electricity (strangely only on one side of the house), so bad that one night I thought my apartment had become a disco! Finally, we found the source of the problem (old wirings) and hired an electrician for a temporary fix but we will have to change the electrical entry in spring.

Somehow my sister’s cats managed to start the shower while she was on vacation. It lasted about twenty minutes before we realized that water was dripping from my bathroom’s ceiling. Luckily this small flood was relatively contained but we had to mopped the floor for a couple of hours in the middle of the night. The damage is limited but we will have to redo our bathroom’s ceiling…

The work-place was not too much a strain on my mental health, beside the continuing problem with the ventilation and heating system (strangely when this happens at another library of the borough they close immediately while we have to endure and work in very unpleasant conditions—that’s so unfair!) and some dubious decision on age classification of some mangas (Bride Stories, Nausicaa & Mafalda for kids! Are you joking?)!

readings2018Apple announced new Macs and iPads. We attended the vegan fest again, visited the Book of Hours and the Calder exhibits. I reached my reading goal for the year (fifty books! But, as usual, it was mostly comics and mangas). This allowed my to comment on  a few books (C Comme Cthulhu, Le Chat du Rabbin 8, Isabella Bird 3, Nous rêvions de robots, Pline 6, Ross Poldark, and a book about the New Yorker’s cartoons). I also wrote about the works (bande dessinée) of Philippe Gauckler: Convoi, Prince Lao and Koralovski. Unfortunately, I still watch too much TV and movies (A place to call home season 6, Mars season 2, Murder on the Orient Express, Outlaw KingPicnic at Hanging RockRBG, Solo, Transformer: The Last Knight, Traverlers season 3). Finally, I took some time to reminisce about the fanzine era and the old Protoculture days.

2018blogstatsI just completed my first year with WordPress.com so I don’t have much basis to compare this year’s statistics (although I remember that with Internic’s hosting I had ten times more traffic so either they were calculating it differently or I lost some followers in the switch or WordPress is not promoting the traffic as well). There is also a slight difference between WordPress’ and StatCounter’s numbers. Anyway, in 2018 I posted 319 entries (a 16% increase), acquired 68 followers and received (if we round up a little) an average of a thousand views per month or 350 visitors per month (about 135 returning visitors per month). It is not as much as I would I’ve liked but it is a beginning. The most important is that it keeps increasing from month to month. I’ll keep improving the blog and (hopefully) writing more so it will be at its best when I retire and make it my main occupation (in about 3064 days!). 

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Doonesbury (2018/10/21)

On the world stage, the months of November and December had their lots of typhoon, floods, wildfires, tsunami, and violent protests in France, but it is mainly the U.S. Mid-term elections that retained the attention. In reaction to Trump’s insane White House, people went to the ballot with numbers not seen in nearly a century allowing the Democrats to retake the House by electing many young candidates, including several women (95), members of racial minorities (two Muslim and two Native Americans) or of the LGBT! Space exploration was also in the news as we landed another probe on Mars, explored more asteroids and mini-planets, and China landed a probe on the far-side of the moon.

All in all, 2018 was a very challenging year for everyone, so let’s hope that 2019 will be much better.

Through all this I tried to stay acquainted with the affairs of the world and gathered a few notable news & links — which I now share with you (in both french or english, slightly categorized, but in no particular order — note that, to save on coding time, the links will NOT open in a new window as usual), after the jump.

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SDL: La Philosophie-Fiction

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Voici une vidéo qui offre des extraits de la conférence sur la “Philosophie fiction” présenté sur l’Espace TD du Salon du Livre de Montréal le mercredi 14 novembre 2018 à 19h00 — voir mon billet “SDL: Jour 1, mercredi”. Animée par Jocelyn Lebeau, les participants incluaient Elisabeth Vonarburg, Esther Rochon, Bernard Werber et Karoline Georges. Dans cet extrait il manque les quinze première minutes ainsi que toutes les interventions de Mme Georges (retirées à sa demande)… mais cela reste une très intéressante discussion qu’il valait la peine de partager, je crois.

(Mise à jour: 2018/12/03)

J’ai retiré la video de la conférence à la demande de Karoline Georges qui affirme ne pas avoir donné son consentement pour être filmé ainsi que pour la diffusion de la conférence.  Toutefois aucun consentement de la sorte n’est requis pour filmer et diffuser un événement publique, qui se déroule sur un lieu publique. J’ai vérifié ce point légal avec un ami avocat qui pratique le droit intellectuel international dans une firme importante et qui l’enseigne dans une université américaine. J’ai cependant retiré la video pour le moment par courtoisie.

Je trouve cela très dommage car cette table-ronde offrait une discussion très intéressant et que ce n’est pas tout les jours que des auteurs de science-fiction québécoise ont la chance de débattre ce genre de sujet sur une scène du salon du livre.

Je reste très pantois sur la position de Karoline Georges. Un auteur se présente au salon du livre pour faire la promotion de sa personne et de ses livres. Il est dans son intérêt de rejoindre le plus de personnes possible, chacun étant un lecteur potentiel. Lorsqu’un bibliophile (promoteur de la SFQ de longue date) assiste à une conférence publique (sur un lieu publique), l’enregistre et veut la partager parce qu’il trouve ça bon et intéressant, n’est-ce pas dans l’intérêt de l’auteur qu’elle soit diffusée? Si une personne ne veut pas être vue, elle n’a qu’à NE PAS monter sur une scène publique et prendre la parole! Beaucoup d’auteurs n’ont pas la chance d’avoir une telle tribune. Je ne comprends simplement pas.

Ce sera quoi la prochaine fois? Demander qu’on retire un commentaire de lecture parce qu’on aime pas la critique? Vous en pensez quoi, mes chers lecteurs?

Je serais particulièrement intéressé à lire ce que mes collègues du milieu SFQ en pensent… N’hésitez pas à commenter sur ce billet ou sur le fil Facebook

(mise à jour : 2018/11/20)

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SDL: Jour 1, mercredi

SDL2018

SDL-2018

Mercredi, 14 novembre, le salon du livre (SDL) était ouvert gratuitement au grand public. Tel que promis, j’y étais. J’avais peur qu’il y ait une foule monstre mais finalement il n’y avait pas tant de monde que ça. La journée des bibliothèques (où l’on peut entrer gratuitement avec une carte de membre des bibliothèques de Montréal ou de la BAnQ) est maintenant le jeudi! Il est clair que le salon fait de grands efforts pour être accessible à un plus grand public.

Cette année, les invités d’honneur sont Joséphine Bacon, Samuel Champagne, Martine Devaux, Marianne Ferrer, Dany Laferrière, Heather O’Neill, Alain Vadeboncoeur et Bernard Werber. On note quelques innovations dont une zone SDL ADO (c’est tout un engagement de tenter de dynamiser les visites des adolescents au salon. Bonne chance!) et une présence accrue d’éditeurs et d’écrivains anglophones, entre autre avec la présence de l’Association of English Language Publishers of Quebec et la Quebec Writer’s Federation, ainsi que des librairies anglophones (Drawn & Quarterly et Paragraphe).

IMG_3895Comme à mon habitude, j’en ai fait le tour dans tout les sens, afin de prendre le pouls de l’édition cette année. Mais il y a tellement de chose à voir (des BD, des romans, des tonnes de documentaires, des livres pour enfants, des livres audio, et j’en passe) que s’en est accablant. La tête me tourne juste à y penser…

Je note d’abord l’absence du cahier-guide habituel qui a été remplacé cette année par une charmante carte beaucoup plus pratique et, surtout, écologique. On a pas vraiment besoin des articles qu’offrait auparavant le cahier. C’était la carte qui était le plus utile. Bon choix.

Chrysanthe1GFCette année, je n’ai rien vu dans les nouveautés qui ait particulièrement éveillé mon désir. Un livre m’a intrigué: Shinrin Yoku; Les bains de forêt, le secret de santé naturelle des Japonais par Pr. Yoshifumi Miyazaki [Biblio-Mtl]. Et il y a bien sûr les plus récentes parutions chez Alire: Les Pierres et les Roses 2: La voie des roses et Les Pierres et les Roses 3: La Balance et le Sablier par Élisabeth Vonarburg, Radio Vérité: la radio du vrai monde par Jean-Jacques Pelletier, Neiges Rouges par François Lévesque, Chrysanthe 1: La Princess perdue  par Yves Meynard, et Les Traitres du Camp 133 par Wayne Arthurson. Ne manquez pas de mettre la main sur leur Catalogue 2018-2019!

J’ai profité du salon pour prendre contact auprès des distributeurs de BD et de manga pour quêter quelques services de presse. Je n’ai pas eu recours à des services de presse pour faire des commentaires de lecture depuis très longtemps (pendant plus de vingt ans j’ai écris sur la SF francophone quand je faisais Samizdat et sur les mangas en anglais quand je faisais Protoculture Addicts). Mais je fais ce blogue depuis plus d’une dizaine d’années alors il serait temps que je commente un peu plus de nouveautés… Et pour ça, je vais avoir besoin de recevoir des services de presse. On verra ce que ça donne.

IMG_3900J’ai aussi assisté sur l’Espace TD à une intéressante conférence sur la “Philosophie fiction” avec Karoline Georges, Elisabeth Vonarburg, Esther Rochon et Bernard Werber. Mais n’est-ce justement pas l’attribut de la science-fiction (et des littératures de l’imaginaire) de raconter des histoires qui se déroulent hors de notre quotidien ou de notre réalité pour se questionner sur la nature humaine et ses possibles devenir? Des extraits video de la conférence seront ajouté au blogue dans les jours qui suivent.

 

 

Je remarque qu’il n’y toujours pas de présence des bibliothèques de Montréal au SDL (en fait, cette année, je crois que même la BAnQ n’avait aucun kiosque). Cela est très décevant car le SDL est pourtant l’endroit idéal pour rejoindre des lecteurs. Étrangement, beaucoup de citoyens de Montréal ignorent qu’ils ont accès à un vaste réseau de bibliothèques où ils peuvent emprunter gratuitement tout les livres qu’ils désirent (ou presque)!

En fait, plus je fréquente les bibliothèques et plus je me rends comptes que je n’ai plus (et ne ressent plus) le besoin d’acheter des livres, puisque je trouve tout ce que je veux dans les bibliothèques (même les nouveautés — avec un léger délai). Je n’achète donc presque plus de livres — à moins, bien sûr, d’un énorme coup de coeur (ça arrive). Et puis, il faut tout de même en acheter quelques uns pour faire vivre les libraires, les éditeurs et, surtout, les auteurs!

IMG_3898Le SDL est donc à voir absolument. C’est l’endroit idéal pour avoir une vue d’ensemble de l’édition francophone, pour découvrir les dernières nouveautés et pour faire ses emplettes des fêtes!

Moi, j’y retourne samedi pour le lancement du numéro 208 de la revue Solaris (au kiosque d’Alire — le #364). Au plaisir de vous y voir!

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FFM 2018: Wrap-up

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It has been a good festival this year.

There was no scuffle to get the credentials, no problem with the schedule or screenings and an excellent selection of titles. 

Of course, it could be better. Apparently they brought back the Movie Market (and the press room?). I heard it was on the third floor of the Imperial, but couldn’t find how to get to it… In the past, they were always the practical places to access press information and to be able to screen video on our own schedule. However, what I really miss is the press conferences where we could have direct access to the film crew and cast of the movies in competition. Beside that, for me, the festival is already all I needs it to be.

As long as there’s good movies to watch, people should be happy. At least, as long as there’s Japanese movies, I’ll be happy. Although, come to think of it, the festival deserves a bigger audience. In the past, I used to see lots of people from the local Japanese community, but I saw very few of them this year. Most of the movie I’ve screened this year had barely an audience of a dozen people! Of course, there was absolutely no advertising this year and very little media coverage, so it certainly didn’t helped. And the last couple of years have had a fair share of scheduling and screening problems which might also have discouraged people from attending this year. If there is a festival next year (the same question come back every year lately), this really must be improved.

Another needed improvement, beside more advertising, would be more screens. The festival could use at least a couple more rooms of the Quartier Latin (if not the entire floor like in the good old years). However, for that to happen, the festival would need more budget. Not to put on lavish parties, but to make sure that all the movies can be screened at least a couple of times. Why not giving the festival a chance and give it again at least some subsidies?

The festival certainly has its share of detractors. People who don’t think it can improve or who want to see something else in its stead. Strangely, most of the criticism seems to come from the anglophone community (for example, the articles in The Gazette appears to be quite hostile). However, I don’t think that the majority of people in or around the local movie industry want the festival to continue in its downward spiral of death. But we don’t want a glamorous festival like Cannes or Toronto either (yeah, it’s nice to see Brad Pitt or the latest blockbuster with its load of stars, but what’s the use if that movie is gonna by in all theatres two weeks later?). Personally, I want a festival where I can see movies I couldn’t see anywhere else. Movies from all around the world. A festival that gives their chances to young or unknown directors, to small productions. A festival that doesn’t exclude stars, but that is not built around them. That’s what the festival was in the past and I think this formula can still works. There is no other festival like this one. And we can still mend its wounds. We must. Of course, every parties will need to water down its position a little. The government (local, provincial or federal) must look past previous disagreements and accept to provide a little help. And Losique needs to let go of his creation and prepare some sort of succession. Pass on the mantle while still remaining in the background to provide his knowledge and wisdom. If he doesn’t do that, the festival will surely die with him… We’ve seen a little improvement this year, so let’s hope it can continue in that direction…

All in all, this year, I’ve succeeded to watch five of the eight Japanese movies. I am pretty happy with this score. The selection included a great variety: a samurai movie, a docudrama-style movie, a comedy, a yakuza movie and a biopic — I wish I could have added to my score card the documentary, the action movie and the scary co-production!  And almost all the titles I’ve seen were good movies — save one which was a disappointment. Beside this last entry, I was able to write seven articles (including five movie comments) about the festival (which represents more articles than La Presse, Le Devoir or The Gazette each wrote about the FFM !).

Please read our other articles on the festival:

Your can also check the review of the Japanese movies at the FFM by Claude R. Blouin (in French: “FFM 2018: Cinq témoins japonais de la condition humaine” on Shomingeki.org)

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The festival’s awards:

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Electoral conundrum

On October 1st the population of Quebec will have to vote to put their favourite candidates in the National Assembly. I find myself in quite an electoral conundrum since the lack of leadership makes it impossible to find anyone worth of my support. Every party has good ideas, but also so many stupid ones. I began this reflection when my union started a campaign advocating not voting for either the Liberals or the CAQ because “they are all the same” and that “we deserve better”… But if not them, who?

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Zone Out

Zone OutKindergarten teacher, Chinatsu is always in a state of stress. And it is at this moment that a pupil of her class is murdered. Totally distraught, Chinatsu begins to sink into a world of illusion that she can not control. (FFM)

I don’t know what they have put in the water of that city but all the characters in this movie offer a whole catalog of mental illness: Chinatsu, a kindergarten teacher, cracks under the pressure brought by all those helicopter parents and develops schizophrenia; her acupuncture doctor, Yuichi, suffers from Capgras syndrome; Naoto, a salesman bullied by his seniors, has nomophobia; Akamatsu, the convenience store clerk, suffers from Asperger; Mitsuki, Haruka’s mother, suffer from Munchausen syndrome, etc. I guess it was the purpose of the director to show with this docudrama-style movie what it is to have such illness and how difficult it can be for the families.

It is a very dark movie and the end result is, unfortunately, barely average. The storytelling is awkward and not particularly skillful, the photography feels amateurish and the acting is so-so — although, the main actress is very charming and switching the actors who plays the two Yuichi toward the end of the movie in order to unexpectedly show the schizophrenia of Chinatsu is, I must say, quite brilliant. Also, the movie is really not well served by the poor translation (in the subtitles). When I noticed two typos in the very first sentence of the movie, I knew that this would spell trouble! (unless they made it on purpose to make us feel crazy!) If it was not already obvious with the production quality, the horrible translation really smelled of tiny budget…

Finally, to really give a last pathetic impression, the absence of a translator for the Q&A at the end of the presentation (due to the minimalistic ressources of the festival this year — what? they couldn’t even find a volunteer to take up the task?) left the poor director and main actress at the mercy of their basic English language skills and made for such a laughable exchange that you could only feel sorry for them. 

However, undertaking such a difficult and serious subject requires some strength. I understand what the director was trying to achieve and I greatly appreciate his efforts (for that I give him extra points!). In a society that was repressed for so long, where you find a real epidemic of bullying (both at school and at the work place, including sexual harassment) and where an aging population is plagued by various forms of dementia, it is really not surprising to find that mental illness has become a great challenge in Japan today. Kudos to the director for trying to bring attention to this problem.

Zone Out / Regarder dans le vide (アウトゾーン / Out Zone): Japan, 2017, 115 mins; Dir.: Hiroshi Kanno; Scr.: Mari Takanashi; Phot.: Makoto Hayashi; Ed.: Aya Mitsuaka; Light.: Sousuke Yoshikado; Sound: Kazuyuki Tutiya; Mus.: Magumi Masui; Cast: Minami Matsunaka (Chinatsu), Masato Oki (Yuichi Akino), Kyoko Toyama (Kyoko), Gen Kuwayama (Naoto), Yusuke Ueda (Akamatsu), Yusuke Sugiyama (Yuichi Kagawa), Ben Hori (Hisashi Aoyama).

Screened at the Cinema Imperial (Sat. 8/25 at 16:30) as part of the “World Great” program (out of competition) of the 42nd Montreal World Film Festival. stars-2-0

[ IMDb ]

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Japanese movies at the FFM 2018

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FFM2018-posterThe 42nd Montreal World Film Festival will be held from August 23rd to September 3rd 2018. So far there is only seven eight Japanese films listed in the line-up. We will add more details as they are available.

Of course, the festival has had financial troubles for sometime and run on a very minimal staff, so we shouldn’t expect a smooth operation. It will certainly not be better than last year. But the most important part of the festival is that there is movies to watch. This year it will be the nineteenth year that we are covering this movie festival and we hope that it will recover from this difficult period and prosper for many years to come.

The schedule for the Cinema Imperial (CI) is now available (2018/08/22). And the schedule for the Cinéma Quartier Latin (QL) is now also available (2018/08/23). As for previous years, the closing film will be a mystery title to be screened for free at the Cinema Imperial Monday September 3rd at 18:30. 

The FFM just announced the awards for the 42nd Montreal’s World Film Festival and for the 49th Student Film Festival (2018/09/03).

Two Japanese movies won an award: Samurai’s Promise by Daisaku Kimura won for the Special Grand Prix of the Jury (Ex-aequo) and Hiroshi Tachi won the Best Actor award for his role in Life in overtime by Hideo Nakata.

Please, read our comments on the festival:

 

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Here is the Japanese movies line-up (after the jump) :

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Fantasia 2018

fantasia2018

The 22nd edition of the Fantasia International Film Festival will be held in Montreal from July 12th to August 2nd 2018. It specializes in animated and live-action genre cinema (fantasy, horror, action, science-fiction, etc.), but mostly horror and asian action movies. It will open with Daniel Roby’s “Dans la brume” (a Canada-France co-production). As usual, the festival will be offering “over 125 features and 220 shorts, featuring the premieres of more than 100 cutting-edge visions from across the world.”

The asian movies line-up (our main interest here) includes eight movies from China (six from Hong Kong), twenty-four from South-Korea, one from Vietnam and, of course, twenty-eight from Japan (including six anime). Here’s the list of Japanese movies:

Anime

Live-Action

It is interesting to note that a large majority of those movies are manga or novel adaptations. I am particularly interested in seeing The Travelling Cat Chronicles and Tremble All You Want — unfortunately I don’t have time to attend the festival… Check the festival website for more details (description, cast & crew info, schedule, location, etc).

Update: You can read a comment (in French) by Claude R. Blouin on some of those movies, “Sept fantaisies japonaises au festival Fantasia 2018” (Shomingeki)

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Customer service is dead!

It seems that wherever we go these days companies don’t care about customer service. Either they have a quasi monopole and it’s irrelevant or, despite a competitive environment, nobody seems to pay attention to the need or satisfaction of the customer. It must be really bad in my area — or I am a VERY unlucky customer — because I keep having those horrible experiences with customer service.

Beside the notoriously bad customer service of telecom companies like Bell (about which I have talked many times — their Fibe TV is superb but their wi-fi is quite shitty and their tech service doesn’t seem to care — unless they can sell you extra service or device that supposedly would improve the situation) I can easily mention three or four companies that gave me bad service just in the last couple of weeks!

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Does that ring a bell?

Bell offers a notoriously bad service to its customers. In fact, as I mentioned recently, the Commission for Complaints for Telecom-television Services  tells us that 32% of all complaints from Canadian consumers are related to Bell! I experienced this personally numerous times (I once had five services with them [phone, cellphone, internet, web hosting and satellite TV] and cancelled it all because of a really bad customer service!). Recently, after switching internet & TV service from Videotron to Bell, my VoIP phone from a third party stopped working properly and, when I called Bell technical service, I was told that they didn’t support VoIP phone and that if I wanted a good phone service I should use theirs! Also, as soon as I started using their wi-fi, half my numerous devices using internet (computers, iPhone, iPad, VoIP phone, thermostat, WeMo Insight & Switch, Philips Hue lights, printer, garage door opener, security cameras, etc. — I have over twenty different devices requiring wi-fi!) wouldn’t connect properly through their WPS and it took me a long time to figure a way to have everything working in a decent and almost stable way (using a combination of DMZ and MAC filtering — as well as using my sister’s Videotron‘s wi-fi!). Clearly, this bad service thing is not a myth… At least it has a ring of truth, but I am sure many other people can confirm that.

I always wondered how come that a company with such a bad reputation would, first, manage to stay in business and, second, never make any attempt to improve either their service or reputation. This week, I just figured it all: why improve your crappy service when you can just charge your customers for an improved premium service ?!

For instance, if you are not satisfied with the crappy-almost-inexistant technical service, you can simply subscribe to their “Bell Tech Expert” service for only $6.00 per month! There’s no incentive for them to offer a good service if they are making money with the premium service option!

Screen Shot 2018-02-08 at 20.04.03Or, if you find their crappy, unstable wi-fi service unbearable, you can simply subscribe to their “Whole Home Wi-Fi” service that uses a network of pods plugins that works with the Home Hub 3000 to strengthen and optimize the wi-fi! Only for $5.00 per month extra!

Some people will put up with the crappy service and some will pay up for the extra (real) service. You subscribe to Bell because (you think) they offer more than the competitor for a much cheaper price, but you end up paying more anyway for what should be standard service…

Quite annoying!

Unfortunately, I could never go back to Videotron’s TV service because Bell’s system is really amazing. It’s only their wi-fi (and customer service) that’s totally crap. Unfortunately, this makes their offers of Wi-Fi pods very tempting…

But at least, now, the Bell’s secret is out of the bag!

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Discovery: Mujin

Mujin_1I read mostly manga and I am particularly interested in historical manga. Every now and then I discover a new one. Earlier this week, Imagine-nation — a TV show airing on NHK World and dedicated to Japanese pop culture — talked about the manga series Mujin by Tetuzoh Okadaya. The show first aired on Monday December 11 and will be available for streaming until December 19.

Tetuzoh Okadaya is a former doujin writer who publish regularly in Hakusensha‘s Hanamaru. She seems to specialize in boys love manga but has also dabbled in period drama. Her first manga, Tango no Otoko, has been translated in English (available as The Man of Tango from SuBLime, a yaoi / boys love publisher formed by the partnership between Viz and Animate). You can find more details about her on Baka Updates, Goodreads, Wikipedia and her official web page.

Mujin_v4p6Mujin (無尽 / むじん / lit. “ending” or “expiring”) is a historical manga set in the Bakumatsu period (late Edo period). It tells the story of real-life swordsman Hachiro Iba (1844-1869). He was a bakushin (Shogun’s personal guard) who lost his left arm in the Boshin war and became later the head of the “Yugekitai” (guerilla corps). He was a master of the Shingyōtō-ryū style and died at the battle of Hakodate. Not much is known about him (although he was famously illustrated by Yoshitoshi) so it leaves Tetuzoh Okadaya some freedom to develop her fictitious story around the character. Many manga are set in this fascinating period (Blade of the immortal, Hidamari no ki, Lone wolf and cub, Nobunaga Concerto, Nobunaga no chef, Ooku: The inner chamber, Rurouni Kenshin, Shigurui, Vagabond, etc.) but, unfortunately, this one is not available in English. Nonetheless, it seems quite interesting. (You can find more details on the manga on the Google-translated version of Wikipedia).

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Astérix et la Transitalique

Asterix_et_la_transitalique-cov“Célèbres pour leurs nombreux voyages à travers le Monde Connu, Astérix et Obélix vont cette fois découvrir les nombreux peuples de la péninsule italienne : les Italiques !

En effet, si Astérix et Obélix ont plusieurs fois arpenté les rues de Rome, ils vont pour la 1e fois découvrir que les habitants de l’Italie ne sont pas tous des Romains, n’en déplaise à Obélix ! Les multiples régions de la péninsule sont au contraire habitées par une grande diversité de peuples qui tiennent à préserver leur indépendance, et voient d’un mauvais oeil les velléités de domination de Jules César et ses légions.

Pour Astérix et Obélix, s’engage dans Astérix et la Transitalique une grande aventure aux confins de la péninsule, à la découverte d’une Italie telle que vous ne l’avez jamais vue !”  (Texte du site de l’éditeur)

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Image du mer-fleurie

Fleur mystère / Mystery flower
Mystery flower    Mystery flower (detail)
(iPhone 8+, Parc Frédéric-Back, 2017-10-15)

(iPhone 8+, Parc Frédéric-Back, 2017-10-22)

Est-ce que quelqu’un sait quelle est cette fleur?

Anyone knows what is this flower ?

Ishiguro gets Nobel Prize in literature !

British writer Kazuo Ishiguro (mostly known for his books The remains of the day [1989] and Never let me go [2005], which were both adapted into movies) has received the 2017 Nobel Prize in Literature. The award was announced on October 5th. Sara Danius, the secretary of the Swedish Academy, said that his novels showed “great emotional force” as he was uncovering “the abyss beneath our illusory sense of connection with the world.” She also described his style as a “mix of Jane Austen, comedy of manners and Franz Kafka.” His recurrent themes seem to be identity, memory, time and self-delusion.

Kazuo Ishiguro was born in Nagasaki, Japan, in 1954 but moved to Surrey, England, at age five because of his father’s work as an oceanographer for the NOCS. He always stayed close to his Japanese roots because, until age fifteen, he had planned to go back to Japan but, instead, his family decided to settle in England (he received British citizenship in 1982). He graduated from UKC in English and Philosophy in 1978 and received a Master in creative writing from UEA in 1980.  Before starting his writing career in 1982, he wanted to be a musician and worked as a social worker. Strangely, his life background and relationship with Japan is very similar with Belgian author Amélie Nothomb and their writings share some themes.

To celebrate Ishiguro’s Nobel Prize, NHK World re-broadcasted a two-part special where the writer gives a lecture about his work. Originally broadcasted on October 22nd and November 5th 2016, the show is titled “First Class [in literature], Kazuo Ishiguro: My Secret of Writing” and is still available for streaming until October 25th, 2017 [Part 1 and Part 2]. It is also partly available on Youtube [in English and in Japanese]. It is very interesting and well worth watching.

Sources: BBC, Le Devoir, Goodreads, HazLitt, Japan Times, NHK World, Wikipedia.

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L’art subtil du commentaire-critique

On me demande souvent quels sont les critères que j’utilise quand j’écris des critiques (reviews) de livres ou de films. En fait, j’utilise les même critères que j’ai développé au cours des années alors que j’écrivais des critiques d’abord pour Samizdat (un fanzine de science-fiction et fantastique québécois, 1987-1994) et, par la suite, pour Protoculture Addicts (un magazine sur la culture, le dessin animé et la bande-dessinée japonaise, 1987-2008). J’ai été rédacteur-en-chef pour ce dernier pendant plus d’une vingtaine d’années et ce sont ces même critères auxquels je demandais à mes collaborateurs d’adhérer. Je vais donc profiter de la présente occasion pour vous expliquer un peu comment je procède. Et je suggère à quiconque qui désire écrire des critiques de suivre ces quelques lignes directrices.

J’aimerais d’abord définir la critique comme étant un simple commentaire et non pas une critique analytique. Cette dernière cherche à étudier, en profondeur, les moindres aspects d’une oeuvre: les motivations des personnages, les choix narratifs, le message de l’auteur, etc. Une simple critique, quant à elle, n’est qu’un commentaire qui se veut ni objectif, ni constructif, ni négatif : c’est juste une opinion, un ressenti, que l’on exprime. On aime ou on aime pas, et on tente d’expliquer pourquoi, en décortiquant brièvement les impressions que l’oeuvre nous a laissé.

Je préfère d’ailleurs parler de “commentaire” et non de “critique” car ce dernier terme fait plus pompeux et peut aisément être confondu avec son cousin analytique. Un commentaire donne une impression plus modeste. On ne cherche pas a donner de leçon mais simplement à dire ce qu’on en pense. Dans le cas d’un livre, on pourrait parler de commentaire de lecture mais comme on peut commenter aussi des documents audio-visuels (des BD ou des manga, des films (vu au cinéma, en Dvd, ou Blu-ray), ou même de la musique (concert, CD)) je préfère m’en tenir simplement à “commentaire.” Bien sûr, l’approche sera un peu différente selon le type d’ouvrage  que l’on commente (livre, cinéma, musique).

Une autre question que j’entend parfois c’est “pourquoi se donner la peine de faire un commentaire” alors que l’on pourrait bien se contenter d’apprécier une oeuvre pour ce qu’elle est sans trop se poser de question. Je dois avouer que pour moi c’est plus une déformation professionnelle. J’ai écrit tellement de commentaires pour les publications pour lesquelles je travaillais que maintenant je ne peux pas m’empêcher d’analyser et de penser à ce que je ressens au fur et à mesure que je progresse dans le livre que je lis ou dans le film que je visionne. Et tant qu’à avoir des idées ou des opinions, pourquoi ne pas les partager? Car la raison fondamentale d’un commentaire c’est cela: partager ses coups de coeur (ou de foudre!), son amour (ou parfois son aversion) pour une oeuvre, ou simplement donner son opinion. Parfois, aussi, il s’agit de vouloir aider les autres à comprendre et à mieux apprécier une oeuvre ou, tout au moins, à partager la façon dont nous percevons une oeuvre (à travers le prisme de nos expériences personnelles, de notre savoir, de notre vécu). Si nous sommes passionné par un sujet, il est tout naturel de vouloir partager cette passion. Le lecteur (du commentaire) en fera bien ce qu’il veut…

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Genres et littératures (3)

Sources et Bibliographie complémentaire

Pour compléter mon essai sur les Genres et littérature (0: Introduction, 1: Littératures rationnelles, 2: Littératures de l’Imaginaire) je vous présente ici la liste des sources que j’ai utilisé ainsi qu’une bibliographie complémentaire pour ceux et celles qui désireraient pousser plus loin sur le sujet.

Sources

ALLARD, Yvon. Paralittérature. Montréal, La Centrale des Bibliothèques, 1979. 728 p. ISBN 2-89059-000-3. [ BiblioWorldCat ]

AMALRIC, Hélène. Le guide des 100 polars incontournables. Paris, Libris, 2008. 110 p. ISBN 978-2-290-00919-2. [ BiblioWorldCat ]

BARETS, Stan. Catalogue des âmes et cycles de la S.F.. Paris: Denoël, 1979. 298 p. [ BiblioWorldCat ]

BARETS, Stan. Le Science-fictionnaire 2. Paris, Denoël (Présence du Futur #549), 1994. 332 p. ISBN 978-2-207-30565-1. [ BiblioWorldCat ]

BOGDANOFF, Igor & Grichka. Clefs pour la science-fiction. Paris, Seghers, 1976. 378 p. [ WorldCat ]

Collections : La revue de la littérature d’ici pour les bibliothèques d’ici. Montreal, Association Nationale des Éditeurs de Livres, 52 p. Vol. 1, No 3 (Avril 2014): Le roman historique, Vol. 1, No 4 (Juin 2014): Polars, thrillers et romans policiers et Vol. 2, No 6 (Novembre 2015): Littérature et imaginaire.

Éditions Alire: Catalogue 2015-2016. Québec, Éditions Alire, 2015. 98 p.

JANELLE, Claude. Le DALIAF: Dictionnaire des auteurs des littératures de l’imaginaire en Amérique française. Québec, Les éditions Alire, 2011. 535 p. ISBN 978-2-8961507-4-8. [ BiblioWorldCat ]

Lire: Special Polar (Juin 2010).

SPINRAD, Norman, ”Les Neuromantiques” in Univers 1987. Paris: J’ai Lu (#2165), pp. 256-278. [ WorldCat ]

J’ai également essayé d’inclure le plus d’hyper-liens possible (principalement vers Wikipedia) afin de renvoyer les lecteurs vers des références plus développées et ainsi limiter cet essai à un bref schéma visant simplement à introduire le sujet. Veuillez prendre note que d’autres hyper-liens seront ajouté avec le temps (pour les auteurs et les titres).

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Genres et littératures (2)

Littératures de l’imaginaire

J’ai précédemment parlé des genres littéraires rationnels (les genres ordinaires, voir banal — mundane comme ils disent en anglais) qui sont ancrés dans la réalité. Il me reste donc à vous entretenir des genres littéraires de l’imaginaire. Un collègue les avait sommairement définit comme “des histoires qui ne se peuvent pas”, qui se déroulent dans un monde entièrement ou partiellement créé par l’auteur. Ils se divisent en trois grandes catégories qui se définissent grossièrement comme suit:

  1. le fantastique, où l’on imagine ce qui est, mais autrement, ce qui existe en dehors des normes, de façon irrationnel, caché, ailleurs ou au-delà de notre réalité quotidienne (par exemple: le surnaturel)
  2. la fantasy, où l’on imagine ce qui aurait pu être dans le passé ou dans un autre monde (par exemple : la magie)
  3. la science-fiction, où l’on imagine ce qui sera dans un avenir immédiat ou lointain (par exemple : un empire galactique)

Les genres tendent à être définit par leurs styles littéraires et les thèmes qu’ils utilisent. Je ne m’attarderai pas vraiment sur le style mais plutôt sur les thèmes et les sujets qui caractérisent un genre. De ce point de vue, les trois grands genres de l’imaginaire sont assez aisé à définir. Ce qui est plus difficile à définir ce sont les nombreux sous-genres pour chacune de ces catégories. Non seulement les érudits ne semblent pas s’entendre sur leur nomenclature mais la frontière est parfois floue entre les différents sous-genres (leurs multiples variantes ont parfois des tonalités assez similaires). Alors, comme je l’ai fait pour les genres rationnels, je vais vous présenter ici les principaux genres des littératures de l’imaginaire, les définir du mieux que je peux, en expliquer les sous-genres majeures (ou les regrouper selon leurs similarités) et donner quelques exemples d’auteurs ou de titres.

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Dear Etranger

FFM_banner-2017

FFM17-dear_etrangerBased on the novel from Kiyoshi Shigematsu, this is the story of Makoto Tanaka, a 40-years-old who has remarried. His wife is Nanae and they care for 2 daughters from Nanae’s prior marriage. Makoto tries to have an ordinary family but Nanae becomes pregnant and things are bound to change.

 

 

WARNING: May contains trace of spoilers! People allergic to the discussion of any plot’s elements before seeing a movie are strongly advised to take the necessary precautions for their safety and should avoid reading further.

Dear Étranger is an average Japanese family drama: it’s both funny and sad, offers excellent acting but is rather slow moving. It’s a touching story about Makoto, a man in his forties, who has remarried and must deal with the difficulties of a blended family. He has one pre-teen girl (Saori) from a previous marriage (with Yuka). His new wife, Sanae, has two daughters (Kaoru, a tweenager, and Eriko, a preschooler) from her own previous marriage (with Sawada, who used to beat her and the children). When she gets pregnant, the delicate balance of their couple is challenged. Of course, in such situation, the children are suffering the most (with emotional or psychological stress). Can they really call themselves a “family”? Can he call himself a “dad”? Can he succeeds to keep a good relationship with BOTH his tweenage daughters? Or is he just a “dear stranger” to them?

The movie tackle quite realistically many aspects of the modern Japanese society: divorce, one of its causes (domestic violence) and one of its increasingly frequent consequences, the stepfamily. Divorce in Japan is relatively similar to what it is in the West (although there is no joint custody). Still not as frequent as in the West, the Japanese divorce rate has been steadily increasing (up to one in three marriages, quadrupling the rate of the post-WW2 era — mostly among retiring-age couples) but it has recently started to decrease due to a corresponding diminution in marriages (men are too busy at work and don’t feel economically confident enough to seek marriage and have children). The Japanese society is evolving and it is not surprising that we also see an increase in the number of female movie directors, who are more likely to want to use sociological theme in their storytelling.

I cannot pass over in silence the superb inclined elevator that regularly appears in the film. The Nashion inclined elevator (ナシオン斜行エレベーター / Nashion shakō erebētā) is located in Higashiyamadai, Nishinomiya (Hyōgo prefecture) near Kobe and Osaka. Many scenes were shot in that area. It offers a beautiful scenery but might also symbolise the hardship of the main protagonist as he must step up to resolve his delicate situation.

Anyway, when you put together two interesting writer and script-writer, a skilled director (who already came to the FFM in 2014 with A Drop of the Grapevine) and a great cast of actors, you can only get a good movie. And, apparently, the Jury of the 2017 Montreal World Film Festival agreed with this, since they awarded Dear Étranger with the Special Grand Prix of the Jury (a kind of “second best” award).

Dear Etranger (幼な子われらに生まれ / Osanago Warera ni umare / lit. “Children born to us” or We’re having a Baby): Japan, 2017, 127 mins; Dir.: Yukiko Mishima; Scr.: Haruhiko Arai (based on a novel by Kiyoshi Shigematsu); Cast: Tadanobu Asano (Makoto Tanaka), Rena Tanaka (Nanae), Shinobu Terajima (Yuka), Raiju Kamata (Saori), Sara Minami (Kaoru), Miu Arai (Eriko), Kankurô Kudô (Sawada), Shingo Mizusawa, Narushi Ikeda.

FFM17-ShinjiSakoda_DSC_0042Film screened at the Montreal World Film Festival on Friday September 1st 2017 (Cinema Imperial, 19:00 — the attendance was about an hundred people) as part of the “World Competition” segment. Shinji Sakoda, the international sales representative from Pony Canyon, was there to introduce the movie. stars-3-0

For more information you can visit the following websites:

[ AsianWiki — IMDbOfficial webVimeo —  Youtube ]

Dear Etranger © 2016「幼な子われらに生まれ」製作委員会.

See also the comments of Mark Schilling (Japan Times) and Claude R. Blouin (Shomingeki).

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FFM Update

The 41st edition of the Festival des Films du Monde is offering us this year only ninety-two movies and forty-two shorts from countries all over the world. It might be a reduced formula (no printed program, no press room, no film market) but, still, no other festival could offers such diversity.

The information has finally finished to trickle down and we now know the complete list of the movies to be screened and their schedule. Unfortunately, aficionado of Japanese cinema will feel a little short-changed this year as the lists includes only FOUR Japanese movies:

The movies will be screened in three theatres:

Day 1: I went to see my first movie tonight, Noise. The theatre was almost empty, but that’s to be expected for a Japanese movie on a Friday night. I have taken notes on the bus ride on my way back, and I’ll post my comments on the movie as soon as I can. However, I will not see much movies this year: the one in competition for sure (Dear Etranger), but I’ll see for the other two (a horror movie and a short ?). The first day went smoothly so, even with the minimalist organisation, the festival seems to be doing well (I guess that with the experience of last year’s disaster they were better prepared this time). I hope it will continue and get better in the future. This year is the eighteeth time I have been covering and reporting on the FFM and I wish I’ll reach the twentieth time…

Here is what they say about the FFM in the news:

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Monthly notable news (w26-33)

On the domestic front, in the last month or so, the condition were still rather horrible at work: it was way too hot (ventilation is working but there’s absolutely no air conditioning so we regularly work at temperature of 28~33 ? including the humidex — 23~25 ? with 45%~55% humidity) and we are still running like crazy… Therefore, most of the time, I come back home totally exhausted.

When I was not busy chasing quotes for the balcony and masonry repairs on the duplex, I was taking care of the stray cats, but this year’s cat saga has finally concluded: the two females have been sterilized & released and their kittens have been adopted through a good samaritan shelter. Despite all this (and maybe thanks to the omega 3 supplement I am taking? Nah…) I wrote much more than the previous months (many capsule reviews including commentaries on the Ghost in the Shell and Valerian live-action movies, as well as the superb Pline manga)  and I also started contributing to the Irrésistibles blog (with a version of my commentaries on Animeland #214 & #215, dBD #115, Pline #1, and the movie Silence).

In the news, everything was about the Trump circus. I was literally consumed by the news of this train wreck in the making, like watching an accident where you know you shouldn’t but just can’t turn you gaze from it. So we’ve spent countless hours watching news reports on MSNBC (mainly Rachel Maddow and Lawrence O’Donnell shows) about the latest trump scandals — and there’s a new one almost every day! It never stops: the Buzzfeed Russian “dossier” (Wikipedia, document), the possible election tempering collusion and financial involvement with Russia, the healthcare repeal & replace disaster, the sabre-rattling with North Korea and, finally, the controversial comments following the Charlottesville violence contributing to inflame the supremacist and racist agenda! When will the republicans realize they have bet on the wrong horse and decide to put him out of his misery? I can’t believe it has gone this far…

I have also watched today’s partial eclipse of the sun (58%) on TV and with my own eyes (using a home-made filter) but, unfortunately, I was not able to take any respectable pictures (by lack of preparation and appropriate equipment). But, at least, the weather was cooperating and I was able to see it. The next opportunities for such event will be June 10 2021 (partial at 85%), October 14 2023 (partial at 29%) and on April 8 2024 (a total solar eclipse!).

As always, I tried to remain acquainted with the affairs of the world and gathered oven an hundred notable news & links — which I share with you (in both french or english, and roughly separated in a few categories of interest), after the jump.

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What about the FFM ?

We are less than a week before the alleged beginning of the 41st edition of the Montreal World Film Festival on Thursday and there is still very little information available about it. Will it even take place?

According to an article in La Presse, it seems that it is still on course. And tonight, the list of the eighteen movies in the run for World Competition was released. There is only one Japanese movie in competition: Dear Etranger (?????????? / Osanago Warera ni umare) directed by Yukiko Mishima [ AsianWiki / IMDb / Vimeo / Youtube ].

My guess is that the festival will be even more chaotic than last year and scheduling information will trickle down day by day… But does it really matter as long as we can watch good international movies that we would probably not be able to see anywhere else?

Here is what they say about it in the news:

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How to save the planet

You’re feeling good because you think you are saving the environment by recycling and switching to LED light bulbs? Well,  don’t (feel good, I mean). It is totally useless.

Last week-end, I read an interesting article in The Gazette titled “Want to save the planet?” (also from the National Post via PressReader). A study by the University of British Columbia is showing that what we are told to do to reduce climate change is rarely the most effective way.  We’re told that “making a difference doesn’t have to be difficult” when, in truth, making a real impact demands some major sacrifices!

The most interesting part of the article is found in a graphic that was available only in the print version. What high school textbooks suggest students to do for the environment is not very effective: using reusable shopping bags instead of plastic ones represent only a saving of 0.005 tonne (5 kg) of carbon dioxide per person per year, while upgrading light bulbs saves 0.1 tonne, hanging your laundry to dry in the sun saves 0.21 tonne, recycling saves 0.213 tonne and washing your clothes in cold water saves 0.247 tonne. Small changes.

In opposite, the more effective actions for helping the environment represents only four per cent of the suggestions given to students. The best tactics are eating less meat with a plant-based diet (saving of 0.8 tonne per year), buying green energy (saving 1.5 tonne per year), taking one less transatlantic flight per year (saves 1.6 tonne), and going car-free (saving 2.4 tonne per year — note that switching from an electric car to car-free saves 1.15 tonne per year and buying a more efficient car saves 1.19 tonne per year!). However, the most effective way to be environmentally friendly is to have one less child: you would save 58.6 tonne of CO2 emission per year! I always said that those kids are killing the planet.

I am really happy because I am already doing all those things (switching light bulbs, washing in cold water, hang-drying, using reusable bags, hydro-electricity, having a plant-based diet, no flying, no car, no kid) and I hope you will consider it too. I won’t go as far as some sci-fi shows and suggest, as some sort of Sophie’s Choice, that we should reduce the children population (or even the general population) — it would surely make the environment quieter — but please copulate with moderation (I would say “practice abstinence” but that would be inconsiderate: just don’t have four or five kids and think of it as a planetary-wide one-child policy)! There are already too many people on earth…

That would certainly be a good way to save the planet.

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