Revue de ‘zines [002.024.009]

Revue de ‘zines

Je continue mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures… (Faute de temps et d’énergie je n’ai pas mis d’hyperliens dans cet épisode. Si vous voulez en savoir plus sur un auteur, un titre ou un sujet vous pouvez consulter par vous-même soit Google ou Wikipedia!)

Animeland #243 (Juillet-Septembre 2023)

AL243Ce numéro nous offre un dossier sur sur les parcs à thème: Parc Ghibli, Disneyland Paris, le Futuroscope, Parc Astérix, Parc Spirou, Parc du Petit Prince, Tokyo Disneyland, Disney Sea, Nijigen no Mori, Sunshine City, Fuji-Q Highland, Universal Studio Japan, Sanrio Puroland.

Dans “On a lu !” on nous présente plusieurs manga ou livres notoires: Bôken Shônen, Le Clan des Poe, Designs, Le Coeur et le devoir, Les saisons d’Ohgishima, Partners 2.0, Ocean Rush, Sound of Life, Gachiakuta, Évoluas, Tuer mon bosser SVP!, Holland, Miss Yuki, Show-Ha Shootent, Shut Hell, A fake affair, Dementia 21, Hirayasumi, L’Île aux escaliers, L’art de Shintarô Kago, Garden, Une magie teinté de poison, L’art de Junji Ito. 

Dans “On a vu !” on nous présente plusieurs animations notoires: Super Mario Bros le Film, Aggretsuko S5, Tokyo Revengers S2, Tribun Stampede, Star Wars Visions 2, Tengoku Daimakyo, Le Royaume de Naya.

On retrouve également des Entretien/Portrait avec Makoto Shinkai, RADWIMPS, Philippe Larribau-Lavigne (Paramount), Sullivan Rouaud (Mangetsu), Naoki Miyahara (The First Slam Dunk), Evgenia Medvedeva.

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: PubliRédactionnel (Attractions touristiques L’Attaque des Titans), Focus ( Les Baras, Point sur l’animation française), Figure de Pro (Brigitte Lecordier), Séance Studio (Shaft), Musique (LMYK), Jeux Vidéo (Projet Zero), Reportage (Magic Monaco 2023, Cartoon Movie 2023), Hommage (Yuji Nunokawa [Studio Pierrot], Leiji Matsumoto, Martine Reigner), Trouvaille (Marcel le coquillage), et Humeur.

À lire pour tous fans d’anime. stars-3-5

Capsules

dBD #175 (Juillet-Août 2023)

dBD-175Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Toilet-Bound Hanako-kun Artbook 1 (par Aidairo, chez Pika), les finalistes du Prix Asie de la critique ACBD 2023 (Adieu Eri [Tasuki Fujimoto, chez Crunchyroll], Box: QU’y a-t-il dans la boîte? [Daijiro Morohoshi, chez Lézard Noir], Darwin’s Incident [Shun Umezwa, chez Kana], Les Enfants du rêve chinois [Luxi, chez Sarbacane],  et Hirayasumi [Keigo Shinzo, chez Lézard Noir]), ainsi que la parution de Le roi des Limbes (Aï Tanaka) et Le vendeur du magasin de vélos (Arare Matsumushi) chez Le Lézard Noir.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Milo Manara (sur son adaptation du roman Le nom de la Rose par Umberto Eco, chez Glénat — incluant un extrait de cinq pages!). Les entrevues se poursuivent avec Romain Hugault (sur Angel Wings T.8: Anything Goes, avec Yann, chez Paquet), Derib (sur “La Rencontre” de Buddy Longway & Corentin publié dans le collectif Journal Tintin Spécial 77 ans, chez Moulinsart/Le Lombard, où des auteurs rendent hommage à un personnage ou une série de leur enfance — incluant un extrait de six pages!), Jean-David Morvan (sur Madeline Résistante T.2, avec Madeleine Riffaud et Dominique Bertail, chez Dupuis/Aire Libre — avec un extrait de cinq pages!), Alain Ayroles (sur L’Ombre des Lumières T.1: L’Ennemi du genre humain, avec Richard Guérineau, chez Delcourt — incluant un extrait de cinq pages), Lukasz Wojciechowski (sur Dum Dum, chez Ça et Là), Mathieu Berthod & Éric Burnand (sur Berne, nid d’espions: L’affaire Dubois (1955-1957), chez Antipodes), Luka Nüssli (sur Une enfance de paille, chez Atrabile), Yvon Bertorello (sur Juste parmi les Nations T.1: Les réseaux de la liberté (avec Allali, Espinosa, Scotto & Stoffel, chez Plein Vent), Marco Galli (sur Le Nid: Les Fils de la mort, chez Sarbacane), Mawil [Markus Witzel] (sur Oh les beaux travaux! et La Patrouille des Power Princess, chez Des Ronds dans l’O).

Laurent Lefebvre nous présente également les 10 mangas incontournables de l’année: Ikkyu (Hisashi Sakaguchi, chez Revival), Dandadan (Yukinobu tatou, chez Crunchyroll), Adieu Eri (Tatsuki Fujimoto, chez Crunchyroll), Ville et Infrastructure (Shintaro Kago, chez IMHO), Lone Wolf & Cub (Goseki Kojima & Kazuo Koike, chez Panini), Gourmet Détective (Akiko Higashimura, chez Delcourt/Tonkam), Phénix, l’oiseau de feu (Osamu Tezuka, chez Delcourt/Tonkam), Lost Lad London (Shinya Shima, chez Ki-oon), Sanctuary (Ryoichi Ikegami & Kazuo Koike, chez Glénat), ainsi que La Grande Traversée (Shion Miura & Haruko Kumota, chez Le Lézard Noir). Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: Le son ds morts (Daruma Matsuura, chez Delcourt/Tonkam), Villes et Infrastructure (Shintaro Kago, chez IMHO), Snowball Earth T.1 (Yuhiko Tsujitsugu, chez Panini), Princesse Puncheuse T.1 (Otori & Hoonoki, chez Kana), Red Flower T.1 (Loui, chez Glénat), Villagois LVL 999 (Koneko & Keishi, chez Mana), Make the Exorcist Fall in Love T.1 (Arima & Fukayama, chez Soleil), et All Out!! T.1 (Shiori Amase, chez Pika).

Dans le Cahier Critique je note Chasse au Cadavre T.1 par Hosui Yamazaki, chez Casterman (Super!, “histoire d’horreur (…) prenante (…) découpage clair et net”), Ring Eyes T.1, par Inoryu & Oba chez Kana (Super!, “flirte à la fois avec le récit d’anticipation, le postapocalyptique et le survival; (…) pas encore tout a fait abouti (…) s’apprécie pour sa densité narrative, l’originalité de son contexte et un cliffhanger des plus efficaces”), Tokyo Tarareba Girls Returns, par Akiko Higashimura, chez Le Lézard Noir (Bien; “Beaucoup moins mordant que la série phare, cette suite continue, malgré tout, èa bien décrire le pain quotidien des femmes japonaises coincées entre les conventions, le désir de plaire et celui de s’émanciper de tout ça”), Power Antoinette T.1, par Nishiyama & Shima, chez Doki-Doki (Bien; “du grand n’importe quoi”), et Miraculous T.1, par Warita & Tsushida, chez Nobi-Nobi (Bien; “adaptation en manga de la série animée è succès”).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. Un superbe numéro double [134 pages]! stars-4-0

Capsules

dBD #176 ( Septembre 2023)

dBD-176Dans le cahier actualités on mentionne Hommage à Meiji Matsumoto par delà la boucle du temps par Julien Pirou chez Éditions Ynnis.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Olivier Petit (sur le fanzine Sapristi!, les éditions Petit à Petit, incluant un extrait de six pages de RIP t.6: Eugène par Gaet’s et Julien). Les entrevues se poursuivent avec Gauthier Van Meerbeeck & Didier Platteau (respectivement directeur éditorial au Lombard et éditeur aux éditions Moulinsart sur Journal TinTin Spécial 77 ans), Turk (sur Robin Dubois, Clifton et Léonard, incluant un extrait de trois pages de son interpretation de Luc Orient pour le Spécial Tintin 77 ans), Zep (sur Titeuf, incluant la BD “Titeuf fête ses 30 ans” par Eric Buche) ainsi qu’avec Stéphane Betbeder et Paul Frichet (sur Mikki et la traversée des mondes t.1 chez Glénat).

Côté manga on retrouve un dossier sur “le manga et la SF réaliste” avec un article sur 2001 Night Stories par Yukinobu Hoshino (paru en 2 tomes chez Glénat en octobre 2023). On retrouve également une capsule sur Planetes par Makoto Yukimura chez Panini et une entrevue avec Shiro Kuroi (sur Léviathan, chez Ki-oon). Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: Tsugai t.1 (par Hiromu Arakawa, chez Kurokawa), After God t.1 (par Dumi Eno, chez Glénat), Today’s Burger (par Hanagata & Saitani, chez Soleil), La Reine des Gyozas (par Yusuki Kanmera, chez Soleil), Les 100 Petites amies qui t’aiiiment à en mourir t.1 (parNakamura & Nozawa, chez Mana Books), Holyland t.1 (par Kouji Mori, chez Vega-Dupuis), Return Survival t.1 (par Yeon & Kim, chez KBooks) et Silence t.1 (par Yoann Vornière, chez Kana).

Dans le Cahier Critique je note seulement  Période Bleue par Mizumaru Anzai chez Cornélius (Top!; “recueil (…) tout est beau et lent, elliptique, propice à la subjectivité. Tout enjoint à la méditation”).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

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Métal Hurlant N°7 (mai 2023)

MH7Ce numéro de “création” regroupe 24 récits inédits et 8 articles (que je n’ai parcourue qu’en diagonale) sur le thème des monstres qui dorment en nous. Contrairement aux numéros que j’ai commenté précédemment, la plupart des récits m’ont laissé indifférent mais j’ai bien aimé le style graphique de plusieurs de ces courts récits (j’ai mis en caractères gras les titres les plus intéressants). Je m’attendais à détester ce numéro car je ne raffole pas trop de l’horreur mais j’ai été agréablement surpris.

Ce numéro nous présente donc les récits suivants: “Aube Métallique” (Jake Thomas & Jorg De Vos, 4 p.), “Marguerite” (Neyef, 11 p.), “Innocence Artificielle” (Otto Maddox & Antoine Dodé, 7 p.), “Bas les Masques” (Julien Lambert, 15 p.), “La Corbeille” (Tom Dearie, 9 p.), “Bug” (Ryan Barry, B&W, 13 p.), “L’Interview” (Nikola Pisarev, 11 p.), “L’Île des Morts” (Lilas Cognet & Yann Damezin, 9 p.), “Le Bracelet” (Corbeyran, Rurik Sallé & Nicolas Bègue, 11 p.), “Peppermint Wendy” (Miran Kim, 11 p.), “Respect” (Matthew Allison, 8 p.), “Bouffée d’Angoisse” (Laurent Siefer, 6 p.), “Vukojebina” (Yann Bécu & Alex Ristorcelli, 13 p.), “Mary Bell” (Elene Usdin, 5 p.), “Le Rite” (Elie Huault, B&W, 7 p.), “Le Repas du Soir” (Sim Bos, 6 p.), “Le Traitement” (Filya Bratukhin, 9 p.), “Final Crash” (Chantal Montellier, 7 p.), “Kreas Inc” (Harry Bozino & Sagar, 13 p.), “La Créature du Canal St-Martin” (Derf Backderf, B&W, 5 p.), “De Profundis” (Stéphane Levallois, 12 p.), “Les Monstres des Abysses” (Anaële Hermans & Nadar, 7 p.), “BOM” (Jim Bishop, 13 p.) et “Aube Métallique [suite]” (Jake Thomas & Jorg De Vos, 4 p.).

C’est malgré tout un numéro intéressant qui mérite d’être lu.stars-3-5

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 Métal Hurlant N°8 (août 2023)

MH8Ce numéro vintage regroupe 26 courts récits et 3 articles (que je n’ai parcourue qu’en diagonale mais j’ai tout de même lu l’intéressant interview avec Bilal) sur le thème de la ménagère du futur. Comme pour les numéros que j’ai commenté précédemment, les différentes histoires présentent des styles graphiques extrêmement variés (qui ne sont pas toujours de mon goût) mais par contre les récits sont généralement assez intéressants et méritent d’être lu (j’ai mis en caractères gras les titres les plus intéressants). C’est malheureusement le dernier numéro du genre car dorénavant chaque magazine offrira une formule hybride qui mélange récits vintages et inédits.

Ce numéro nous présente donc les récits suivants: “Arzach” (Moebius, #1 [1975], 8 p. couleurs), “Polonius” (Picaret & Tardi, #8 à 11 [1976], 22 p. N&B), “Guerre” (Druillet, #42bis [1979], 8 p. couleurs), “Hydrogégèse” (Caza, #30 [1978], 6 p. N&B), “La débandade” (Luc & François Schuiten, #23 [1977], 8 p. couleurs), “Teonanacatl Genèse” (Cortman, #15 [1977], 8 p. couleurs), “L’herbe noire” (Édith Zha, #11 [1976], 8 p. couleurs), “Mademoiselle ma femme!” (Paul guillon, #61bis [1981], 12 p. N&B), “Berlin 1945” (Arno, Métal Aventure #9 [1985], 8 p. couleurs), “Worldwide way of life” (Beb-Deum, inédit [1996-97], 8 p. couleurs), “La patrouille” (Marc Caro, #42bis [1979], 4 p. N&B), “Le trinitromonol a sauvé notre amour” (Dominique Hé, #61bis [1981], 7 p. couleurs), “Oscar Brown n’est pas un espion” (Chantal Montellier, #56 [1980], 10 p. couleurs), “Exterminateur 17” (Bilal, #12-13 [1976-77], 16 p. couleurs), “Hard Porn” (Kent Hutchinson, #64bis [1981], 4 p. N&B), “Acromégalie, les animaux aux pouvoirs” (Kkrist Mirror, #81bis [1982], 5p. couleurs), “La petite guerre” (Vepy & Daniel Ceppi, #42bis [1979], 3 p. couleurs), “Les cinq dernière heures” (Frank Margerin, #36bis [1978], 8 p. couleurs), “Gégène, Idole ds jeunes” (Yves Chaland & Luc Cornillon, Isabelle Beaumenay, #39bis [1979], 8 p. couleurs), “Nassau tourist trophy” (Denis Sire, #68 [1981], 10 p. couleurs), “Pas de peau” (Jean-Michel Nicollet, #39bis [1979], 4 p. couleurs), “On dérouille en 2 roues!” (Jano, Rigolo #3 [1983], 6 p. couleurs), “La guerre du rock” (Dodo & Ben Radis, #83bis [1983], 5 p. couleurs), “Pin-up blonde” (Philippe Manoeuvre & Serge Clerc, #56 [1980], 9 p. couleurs), “Tristan et Iseut” (Francis Masse, #129 [1987], 5 p. couleurs), et “The rolling clones” (Alain Voss, #82 [1982], 8 p. couleurs).

Pour les nostalgiques de la BD rock SF. stars-3-5

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Samurai non grata

SamuraiNonGrata-cov“En Europe, en France, à Paris notamment, les vies de trois personnes s’entrecroisent au gré d’affaires et d’enquêtes. Yoshiaki Hongo, tout d’abord, polyglotte, fils d’un banquier japonais qui a beaucoup voyagé, qui travaille comme “passeur” ou “marchand de biens”. Narcissique, il aime la musculation, il aime sculpter son corps, ce qui contraste avec son manque d’endurance lorsqu’il est dans un lit avec une femme. Rintarô Norimizu, ex-membre de la force de défense japonaise, ex-soldat de la légion étrangère, combattant au Tchad, mercenaire en Lybie, et qui aujourd’hui vend ses services aux plus offrants. Et enfin, Fuchi, vietnamienne d’origine chinoise, mannequin pour les magazines de mode, qui a fui Saigon en hélicoptère à l’âge de cinq ans, et qui aime user de ses charmes, pour arriver à ses fins. À travers quatre enquêtes indépendantes, on suit les mésaventures de ces personnages atypiques, parfois opposés et parfois destinés à s’associer.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

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Page 12

Samurai Non Grata (サムライ・ノングラータ / Samurai non gurāta / en latin lit. “samouraï qui n’est pas bienvenu”) est un manga seinen écrit par Toshihiro Yahagi et illustré par Jirō Taniguchi qui a été publié en feuilleton dans la magazine Goro en 1990-1991 avant d’être compilé en deux volumes chez Shôgakukan en août et octobre 1991 (ré-édité en un volume chez Free Style en octobre 2009 et en juin 2022 — c’est cette édition qui a été traduite en français chez Pika Graphic en novembre 2022). 

Ce volumineux manga nous offre quatre histoires (“Samurai non grata” [144 p.], “Les 25 heures du Mans” [56 p.], “Les 8%” [130 p.] et “Cent yens de solitude” [119 p.]) qui racontent les mésaventures d’un commerçant qui sert d’intermédiaire dans des affaires louches, de son ami ancien mercenaire qui est le gérant de son appartement parisien et d’une modèle vietnamienne qui croise leur chemin de temps en temps. On y retrouve beaucoup d’action mais la complexité du récit et la narration confuse rend la lecture plutôt pénible. Heureusement, il y a le superbe dessin de Taniguchi, dans un style clair et précis, qui sauve un peu la situation et rend la lecture du manga un peu plus agréable. À lire seulement pour les amateurs de Taniguchi…

Samurai non grata, par Toshihiro Yahagi (scénario) et Jirō Taniguchi (dessin). Vanves: Pika Éditions (Coll. Pika Graphic), novembre 2022. 456 pages, 17.0 x 24.0 cm, 22.00 € / $37.95 Can, ISBN 978-2-8116-6305-6. Pour un lectorat adolescent (14+). Extrait disponible. stars-2-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© PAPIER / Jiro Taniguchi, Toshihiro Yahagi, 2009. © 2022 Pika Éditions pour l’édition française.

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Isabella Bird #10

IsabellaBird-10-covLe Japon du XIXe siècle hors des sentiers battus ! Après un trajet mouvementé durant lequel ils ont dû faire face à de nombreux imprévus, Isabella et Ito ont finalement réussi à rallier l’île d’Ezo et la ville de Hakodate. Accueillie par le Dr Hepburn et le consul britannique, l’exploratrice s’apprête à embarquer pour la dernière étape de son voyage, qui devrait la mener au hameau aïnou de Biratori.

C’est malheureusement sans compter la présence sur place de Charles Maries, le précédent employeur d’Ito. Le chasseur de plantes semble prêt à tout pour reprendre le jeune homme à son service… que l’intéressé le veuille ou non ! Le temps des adieux est-il venu pour Isabella et son guide-interprète ?

Lancez-vous à la découverte d’un Japon traditionnel désormais disparu à travers les yeux de l’intrépide Isabella Bird ! Basé sur les écrits réels de l’aventurière, Isabella Bird, femme exploratrice est un récit passionnant sur la rencontre de deux mondes, dessiné avec un rare souci du détail par Taiga Sassa, nouveau talent prometteur !”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Isabella Bird, femme exploratrice (ふしぎの国のバード / Fushigi no Kuni no bādo [Bird] / littéralement: “Bird au pays des merveilles”) nous offre le récit de voyage de la célèbre exploratrice britannique au Japon du début de l’ère Meiji en se basant sur sa correspondance avec sa soeur Henrietta qui fut publiée en 1880 sous le titre Unbeaten Tracks in Japan. Écrit et dessiné par Taiga Sassa, ce manga seinen historique a d’abord été publié en feuilletons dans le magazine Harta (Enterbrain), puis compilé en volumes chez Kadokawa. Le premier volume est paru en mai 2015 et le plus récent volume, le dixième, est paru au Japon en février 2023. J’ai commenté tous  les volumes précédents.

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vol. 10, pp. 38-39

 

Le récit de ce volume se divise en trois partie. D’abord, le Dr James Hepburn et Richard Eusden (consul Britannique en poste à Hakodate) tentent d’aider Isabella Bird à négocier une entente avec Charles Maries sur l’emploi du guide-interprète Itō Tsurukichi. Toutefois Maries est intraitable et refuse de laisser son employé servir de guide à Bird pour le reste de son expédition à Ezo (Hokkaidō). Plus tard Bird rends visite à Maries sur la ferme expérimentale de Nanae où il est consultant et lui fait une contre-proposition qu’il accepte finalement. Par la suite, alors qu’elle fait les préparatifs pour son expédition avec Ito, Isabella fait la rencontre de Henry Siebold (fils de Philipp Siebold) qui lui raconte les premiers contacts peu reluisant entre l’Occident et les Aïnous et qui s’apprête lui-même à se rendre à Biratori, la devançant de peu! Finalement, la troisième partie du récit nous raconte l’expédition de Charles Maries à Ezo l’année précédente, où il fait la découverte dans les monts Hakkoda du fameux sapin Morobi, plus touffu et plus résistant, qu’il nomme Abies Mariesi.

Ce manga nous fait le récit très romancé de l’expédition d’Isabella Bird à Hokkaidō, nous offrant une fenêtre intéressante sur le Japon de l’ère Meiji. Si le récit est un peu inégal, la qualité du dessin, précis et détaillé, est notable. L’ouvrage nous offre donc une lecture à la fois agréable, distrayante mais aussi très instructive. Un manga indispensable surtout pour les amateurs d’histoire et de culture Japonaise. 

Isabella Bird, femme exploratrice T.10 par Taiga SASSA. Paris: Ki-oon (Coll. Kizuna), août 2023. 224 pg, , 13 x 18 cm, 7,95 € / $14.95 Can., ISBN 979-10-327-1352-5. Pour lectorat adolescent (12+). stars-3-5

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© Taiga Sassa 2023.

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L’Étranger

Etranger-cov“Étranger à la société, étranger à sa propre vie, Meursault est indifférent à tout. La mort de sa mère, une demande en mariage, la défense d’un voisin proxénète… rien ne l’atteint. Pas même l’impardonnable, le meurtre qu’il commet, sur une plage, sans raison autre qu’un soleil écrasant et une chaleur étouffante. Un acte qui l’entraîne dans les méandres de la justice, pour un procès hors norme.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

L’Étranger (異邦人 / Kotokunibito) est un manga seinen par Ryota Kurumado qui adapte sous forme graphique le fameux roman absurde d’Albert Camus — qui a déjà eut une adaptation similaire par Jacques Ferrandez publiée chez Gallimard. Né en 1989, Kurumado est un jeune mangaka qui s’était déjà fait connaître en 2020 avec l’adaptation d’une autre oeuvre de Camus, La Peste (ペスト, 4 volumes aussi publiés chez Michel Lafon). Avant cela, il n’avait publié que deux récits: Freude (フロイデ, sérialisé dans Monthly Morning Two en 2015 et compilé chez Kodansha en un volume) et My Wife is a BL Manga Artist (嫁はBL漫画家, sérialisé dans B Bunch en 2019 et compilé chez Shinchosha en deux volumes).

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Page 1

Meursault semble détaché de tout et avance dans l’existence sans but précis, en titubant comme un mort-vivant, au gré des circonstances. Sa mère meurt, il renoue avec une vieille flamme, se lie d’amitié avec un voisin violent, tout cela comme s’il n’était qu’un spectateur dans une pièce de théâtre absurde… Jusqu’au jour où, sans trop savoir pourquoi, il ramasse un pistolet et crible de balles l’arabe qui vient de poignarder son ami. Sa seule excuse: “le soleil était aveuglant et la chaleur m’écrasait.” Peu de temps avant son exécution, il pêtes les plombs devant le prêtre qui tente de le convertir: ”Je vais mourrir. Rien n’a d’importance. Cette vie est absurde. Vous vivez comme un mort… et ça vous regarde. Je vous interdis de prier pour moi!” Malgré cela il sent qu’il a été heureux… Un étrange roman qui se lit au rythme de l’Afrique du nord et que j’ai lu au début des années ’80 dans le cadre d’un cours de philo. 

L’adaptation de Kurumado me semble bonne, quoiqu’il abrège un peu le récit original. Elle respecte très bien l’esprit de l’oeuvre. Toutefois, son style de dessin minimaliste est plutôt médiocre et enfantin. Cela me rappel beaucoup le style des collectifs Variety Art Works ou Team Banmikas qui se spécialisaient justement dans l’adaptation de classiques de la littérature. J’imagine qu’un dessin plus grossier distrait moins le lecteur et lui permet de se concentrer sur le texte… Ce n’est certes pas la meilleurs adaptation du genre mais cela reste une intéressante introduction à l’œuvre de Camus. À lire par curiosité.

L’étranger, par Albert Camus et Ryota Kurumado. Neuilly-sur-Seine: Michel Lafon (Coll. Kazoku), Juin 2023. 304 pages, 15 x 21.4 cm, 14.95 € / $21.95 CAN, ISBN 978-2-7499-5235-2. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-2-5

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© Éditions Michel Lafon, 2023

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L’Océan des rêves (Liu Cixin 14)

OceanDesReves-Cixin14-cov“15 récits de l’écrivain de SF Liu Cixin adaptées en BD par des auteurs de tous pays ; 15 voyages quantiques à la croisée des dimensions scientifiques, géopolitiques et humanistes, qui imaginent les futurs possibles de l’humanité.”

“Une créature extraterrestre issue de la matière noire s’invite au festival de sculptures sur glace de Harbin. Sa technique comme sa démarche artistique sont radicales : l’entité pille littéralement les cours d’eau, les mers et les océans du globe. Elle reste sourde à nos tentatives de négociations et indifférente à la dissuasion militaire. L’humanité semble perdue…”  [Texte du site de l’éditeur]

“Yan Dong participe au célèbre concours de sculptures monumentales sur glace de Harbin. Soudain surgit de l’espace une entité extraterrestre. C’est un artiste des températures extrêmes, tout à l’urgence de sa nouvelle création.” [Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

J’ai déjà commenté la version anglaise des premiers volumes de cette série d’adaptation en BD des récits de l’excellent auteur de science-fiction chinois Liu Cixin: 1. Sea of Dreams, 2. The Wandering Earth, 3. The Village Teacher, ainsi que 4. YuanYuan’s Bubbles (publiés au USA dans la série “Liu Cixin Graphic Novels” de Talos Press). Pour des raisons pratiques (rapidité de publication et disponibilité) j’ai poursuivi ma lecture avec l’édition française qui est publiée (dans un ordre légèrement différent) chez Delcourt sous le titre “Les Futurs de Liu Cixin” et dont j’ai déjà commenté les tomes quatre (Nourrir l’Humanité), cinq (La perfection du cercle), six (Proies et Prédateurs), sept (L’Attraction de la foudre), huit (Brouillage intégral), neuf et dix (La Terre transpercée et L’Ère des anges) ainsi que le onze (Au-delà des montagnes), le douze (Le calcul du papillon) et le treize (L’Humanité invisible). Les titres se succèdent au rythme d’environ un par mois et il ne m’en reste plus qu’un à lire:  15. Les migrants du temps (septembre).

OceanDesReves-Cixin14-pl01Cet album adapte la nouvelle 梦之海 (Mèng zhī hǎi / lit. “Mer de rêves”) publié en 2002 dans le mensuel chinois 科幻世界 (Kēhuàn shìjiè / lit. “le monde de la science-fiction” ou Science Fiction World). Un artiste interstellaire s’inspire d’un sculpteur de glace sur Terre mais son travail artistique, qui utilise toutes les ressources en eau de planète, menace la survie de l’humanité. Il n’accepte de communiquer qu’avec l’artiste chinois mais celui-ci n’arrive pas à le convaincre d’épargner la Terre.

Comme je l’ai mentionné quand j’ai commenté cet album en anglais, c’est une histoire charmante qui offre une intéressante réflection sur l’art et le fait que la nécessité est la mère de l’invention. Il semble que ce n’est que dans ce genre de situation désespérée que l’humanité délaisse ses différences et s’unit pour saisir le défi. Toutefois le style du dessin un peu brouillon ne m’attire pas beaucoup. Une bonne lecture tout de même.

L’Océan des rêves (Les Futurs de Liu Cixin, #14), par Rodolfo Santullò (Scénario d’après une nouvelle de Liu Cixin) et Jok (illustration et couleurs). Paris: Delcourt (Coll. Néopolis), août 2023. 94 pages, 21.8 x 29.8 cm, 19.99 € / $36.95 Can, ISBN 978-2-413-03798-9. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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© 2020 FT Culture (Beijing) Co., Ltd. All rights reserved. © 2023 Éditions Delcourt pour la présente édition.

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Yawara #12

Yawara-12-cov“L’oeuvre incontournable d’un narrateur hors pair. L’auteur de Monster, Pluto, et Asadora! vous entraîne dans le quotidien ordinaire d’une judoka extraordinaire !”

“Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline. Il a été annoncé que les JO de Barcelone accueilleraient enfin la discipline féminine dans la compétition. Jigorô rêve donc de faire de sa petite-fille la première championne olympique féminine de judo. Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idol… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions. Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Yawara! (やわら!) est une oeuvre de jeunesse de l’excellent mangaka Naoki Urusawa. Elle a originalement été publié entre avril 1987 et octobre 1993 dans l’hebdomadaire seinen Big Comic Spirits, puis compilé en vingt-neuf volumes (tankōbon) chez Shōgakukan. Il y a eut une réédition en format Kanzenban (“collector edition”) de vingt volumes en 2013-15. C’est cette dernière édition qui est présentement publiée en français chez Big Kana. Il y a quatorze volumes de paru jusqu’à maintenant (les deux suivants paraîtront en janvier et avril 2024). J’ai déjà commenté le premier, le second, le troisième, le quatrième, le cinquième, le sixième, les septième et huitième, le neuvième, le dixième ainsi que le onzième volume.  

Yawara-12-extr1Matsuda, dont l’avion s’est posé à Zagreb au lieu de Belgrade, arrive juste à temps grâce à un chauffeur de taxi yougoslave fan de Yawara. Celle-ci, qui jusqu’alors manquait d’entrain, retrouve son enthousiasme et sa combativité lorsqu’elle l’aperçoit dans la foule de supporters. Aurait-elle des sentiments pour Matsuda? Yawara remporte donc la compétition mondiale de judo féminin, catégorie des moins de 48 kg, contre la soviétique Khrushcheva avec un ippon-seoi-nage décisif. De retour au Japon, les filles du club de l’Université de Mitsuba décide d’organiser un tournoi d’adieu et Jigorô accepte de laisser Yawara travailler à l’agence de voyage Tsurukame si (et seulement si) elles remportent ce tournoi. Bien sûr, le grand-père (qui a plus d’un tour dans son sac) n’a pas oublié son projet de faire entrer Yawara à l’Université de Sakai. Non seulement il leur choisi comme adversaire l’équipe de L’Université de la Seine, l’une des meilleures équipes française, mais il les fait s’affronter dans un match aux points, ce qui désavantage fortement l’équipe de Mitsuba. Les filles seront-elles à la hauteur ? Et Sayaka, de retour d’un long entrainement, lance un nouveau défi à Yawara !

C’est comme toujours un très bon manga qui est à la fois un shonen (un récit sportif) et un shojo (une comédie romantique). Le récit est fort bien écrit car il mélange savamment une histoire captivante rempli d’action avec des personnages attachants mais troublés par de cocasses imbroglio amoureux. Le style de Urasawa est simple mais efficace car le dessin exprime parfaitement la narration. C’est donc une très bonne lecture qui est agréable et amusante.

Yawara t. 12, par Naoki Urasawa. Bruxelles: Kana (Coll. Big Kana), avril 2023. 322 pages, B&W (20 pages en “couleurs”), 14.8 x 21 cm, 15.50 € / $C 26.95, ISBN 978-2-5050-8658-1. Sens de lecture originale. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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Lire aussi mes commentaire sur les volumes précédents.

© 2014 Naoki Urasawa. All right reserved. © Kana (Dargaud-Lombard) 2023 pour l’édition française.  

 

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L’Iris Blanc (Astérix #40)

Asterix40-IrisBlanc-cov“« Pour éclairer la forêt, la floraison d’un seul iris suffit »

L’Iris blanc est le nom d’une nouvelle école de pensée positive, venue de Rome qui commence à se propager dans les grandes villes, de Rome à Lutèce. César décide que cette méthode peut avoir un effet bénéfique sur les camps qui se trouvent autour du célèbre village gaulois. Mais les préceptes de cette école exercent aussi une influence sur les villageois qui croisent son chemin…

Qu’est-il arrivé à notre chef Gaulois préféré et pourquoi cette mine renfrognée ?”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Asterix40-IrisBlanc-p005

Vol. 40, page 5

Un gourou de la pensée positive propose à César de rendre ses légions, qui sont devenu démoralisées et démotivées, beaucoup plus combatives. César met donc Vicévertus au défi de se rendre à Babaorum pour y stimuler la garnison et soumettre le village gaulois. Toutefois il va jusqu’à professer sa méthode au village même, ce qui a l’effet contraire et réduit la combativité des gaulois. Il convainc même Bonemine de quitter le village pour aller à Lutèce, ce qui déprime le chef Abraracourcix. Toutefois, Astérix (toujours aussi sagace) perçoit le subterfuge de Vicévertus…

Suite au désastre du tome précédent, j’ai aborder la lecture de ce quarantième volume avec appréhension. Quelle ne fut donc pas ma surprise de découvrir qu’il contient un bouquet d’assez bons calembours. Ce n’est certes pas comparable aux albums classiques mais il offre une lecture très agréable. J’ai pouffé de rire à de nombreuses reprises. Si le dessin est un peu différent des albums de Goscinny et Uderzo, il reste très fidèle aux maîtres. Toutefois, le récit est plutôt mince et la cadence des jeux de mots s’essouffle vers la fin. C’est malgré tout une très bonne bande dessinée qui, enfin, nous fait à nouveau rigoler.

L’Iris Blanc (Astérix #40), écrit par FabCaro et illustré par Didier Conrad. Vanves: Éditions Albert-René/Hachette, Octobre 2023, 48 pages, 22.8 x 29.4 cm.  € 10.50 / $14.95, ISBN 978-2-01400-133-4. Pour un lectorat jeune (7+). stars-3-5

Voir aussi mes commentaires sur les volumes précédents.

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© 2023 Hachette Livre / Goscinny – Uderzo.

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The Wheel of Time GN #1: The Eye of the World

EyeOfTheWorld-1-cov“Now an original series starring Rosamund Pike as Moiraine!

Created with the cooperation of the Jordan estate, adapted by well-known comics writer Chuck Dixon and illustrated by the talented Chase Conley, The Eye of the World: The Graphic Novel has been hailed as an exciting interpretation of Robert Jordan’s classic fantasy novel.

The Eye of the World: The Graphic Novel, Volume One begins Robert Jordan’s epic tale by introducing Rand al’Thor and his friends Matrim and Perrin at home in Emond’s Field, shortly before the spring festival. Moiraine Damodred and Lan Mandragoran appear and almost before Rand knows it, he’s fleeing his home village with Moiraine, Lan, his friends, and Egwene al’Vere, the innkeeper’s daughter, who wishes to become an Aes Sedai. The conclusion of this volume leaves the travelers on the road to Baerlon, barely ahead of the pursuing Trollocs and Draghkar. But even as they run for their lives, Moiraine and Lan begin to teach the young people what they will need to know to survive in this dangerous world.” 

[Text from the publisher’s website; see also the backcover]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

I have recently watched the first two seasons of Wheels of Time TV series on Amazon Prime Video and I liked it a lot. It is an excellent fantasy TV series which is unfortunately not very original as it is a mish-mash of many things. It takes a lot from the Arthurian legends, the tolkienian high fantasy as well as a little from Game of Thrones, the Dune movie and even Star Wars. However, it is quite addictive. It is very well written and with superb special effects. It a must-see and I can’t wait for the next season. stars-4-0

EyeOfTheWorld-1-p166-167

vol. 1, p. 166-167

As it is often the case, I wanted to have more but couldn’t muster yet the courage to tackled Robert Jordan’s lengthy novel series so I settled for reading the comic book adaptation by Chuck Dixon illustrated by Chase Conley originally published by Dynamite and compiled in graphic novel format by Tor Books. I was a little disappointed. The storytelling is good and probably faithful to the book (although some events unfold differently in the TV series) but, if the graphic style is generally fine, the rendering of the characters is sometimes quite sloppy. However, it makes for a good reading and offers an interesting introduction to the world of Wheels of Time. I think I am now ready for the novels…

The Wheel of Time GN #1: The Eye of the World, by Chuck Dixon (Based on the novel by Robert Jordan) and Chase Conley (Illustrator). New York: Tor Books, March 2023. 240 pages, 6 5/8 x 10 1/8 in., US $21.99 / CAN $28.99, ISBN 978-1-250-90001-2. For a teenage readership (12+). stars-3-0

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© 2011 Bandersnatch Group Inc.

Fleurs de pierre, vol. 2

FleursDePierre-2-cov“La paix n’est plus qu’un lointain souvenir. Tout comme l’enfance et l’innocence de Krilo, dont il a été dérobé. La réalité de la nature s’impose à lui, celle de la survie du plus fort. Ses actions de résistant vont le mettre à l’épreuve pendant que Fi semble perdre l’esprit devant les horreurs de la guerre. Quant à Ivan… sa mission se poursuit. Mais pour quel camp, exactement ?

Fidèles à leur politique de redécouverte d’œuvres majeures du patrimoine de la bande dessinée mondiale, les éditions Revival ont décidé de reprendre l’aventure éditoriale de Fleurs de pierre en publiant l’intégrale des aventures de Krilo en 5 volumes entre octobre 2022 et juin 2025.

Le 1er volume a été récompensé du prix du patrimoine lors de l’édition 2023 du festival international de la bande dessinée d’Angoulême”.

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Fleurs de pierre (石の花 / Ishi no Hana) est un manga seinen par Hisashi Sakaguchi qui nous offre, chose rare, un drame historique prenant place en Yougoslavie durant la deuxième guerre mondiale. Il a été d’abord publié en feuilletons dans Comic Tom entre mars 1983 et août 1986 avant d’être compilé en six volumes chez Ushio Shuppansha (1984-1986). Une édition française complète, avec une nouvelle traduction par Ilan Nguyen et présentant des planches renumérisées, est publiée aux Éditions Revival depuis octobre 2022 dans un grand format qui offre le sens de lecture original. J’ai déjà commenté le premie volume.

FleursDePierre-2-p079

Vol. 2, p. 79

Krilo s’est joint à un groupe de résistants mais ils ont la vie dure et sont témoins des pires horreurs. Les actions d’un traitre coûtera très cher à son groupe. À bout de vivres et de munitions, ils décident de se joindre aux partisans du front de libération du peuple Yougoslave dirigé par Tito. Krilo s’inquiète pour son frère Ivan qu’il croit être un traître. Fi tente de s’échapper mais est frappé par une voiture et devient aveugle. Nous suivons aussi plusieurs autres personnages qui tentent de survivre aux terribles conditions que l’occupation nazi leur impose. En temps de guerre les circonstances ne s’avèrent jamais être tout à fait noir et blanc…

Ce manga nous offre un très beau récit sur les horreurs de la guerre ce qui en fait un ouvrage toujours d’actualité. Le style de Sakaguchi est certes très classique mais ses traits d’encrage plutôt simple mais réaliste expriment parfaitement l’action et les sentiments des personnages. Toutefois, le récit dans ce volume progresse plutôt lentement. C’est néanmoins un bonne lecture qui mérite notre attention.

Fleurs de pierre, vol. 2, par Hisashi Sakaguchi. Paris: Édition Revival, juin 2023. 280 pages, 21 x 28 cm, 29 € / $49.95 Can, ISBN 979-10-96119-69-1. Pour un lectorat jeune adulte (16+). stars-3-0

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© Hisashi Sakaguchi 2021. © Revival 2023 pour l’édition française.

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L’Humanité invisible (Liu Cixin 13)

HumaniteInvisible-Cixin13-cov“15 récits de l’écrivain de SF Liu Cixin adaptées en BD par des auteurs de tous pays ; 15 voyages quantiques à la croisée des dimensions scientifiques, géopolitiques et humanistes, qui imaginent les futurs possibles de l’humanité.”

“Depuis la confirmation d’un terrible flash d’énergie solaire, des dizaines de navettes spatiales avaient embarqué le maximum d’espèces terrestres, parties en quête d’un astre habitable. Notre unique et dernière solution pour perpétuer la vie. Et aujourd’hui, le Précurseur revenait enfin, seul survivant, après des années-lumière d’exploration. Dans quel état allait-il retrouver la Terre ?”  [Texte du site de l’éditeur]

“De retour sur Terre après des centaines d’années, Précurseur découvre avec effroi que le flash solaire s’est produit et a ravagé la planète. La vie n’y est désormais plus possible. Mais alors, quels sont ces messages vidéos ?” [Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

J’ai déjà commenté la version anglaise des premiers volumes de cette série d’adaptation en BD des récits de l’excellent auteur de science-fiction chinois Liu Cixin: 1. Sea of Dreams, 2. The Wandering Earth, 3. The Village Teacher, ainsi que 4. YuanYuan’s Bubbles (publiés au USA dans la série “Liu Cixin Graphic Novels” de Talos Press). Pour des raisons pratiques (rapidité de publication et disponibilité) j’ai poursuivi ma lecture avec l’édition française qui est publiée (dans un ordre légèrement différent) chez Delcourt sous le titre “Les Futurs de Liu Cixin” et dont j’ai déjà commenté les tomes quatre (Nourrir l’Humanité), cinq (La perfection du cercle), six (Proies et Prédateurs), sept (L’Attraction de la foudre), huit (Brouillage intégral), neuf et dix (La Terre transpercée et L’Ère des anges) ainsi que le onze (Au-delà des montagnes) et le douze (Le calcul du papillon). Les titres se succèdent au rythme d’environ un par mois et il ne m’en reste plus que deux à lire: 14. L’Océan des rêves (août, déjà commenté en anglais) et 15. Les migrants du temps (septembre).

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Vol. 13, p. 24

Cet album adapte la nouvelle 微纪元 (Wēi jìyuán / lit. “La micro époque”) publié en 2001 dans le mensuel chinois 科幻世界 (Kēhuàn shìjiè / lit. “le monde de la science-fiction” ou Science Fiction World). Suite à la découverte qu’un flash d’énergie solaire détruira la Terre, plusieurs vaisseaux d’exploration sont envoyé vers des exo-planètes pour vérifier si elles sont habitables. Seul survivant de ces expéditions, Précurseur revient bredouille sur Terre plusieurs millénaires plus tard (due à la relativité qui cause une dilatation temporelle) pour découvrir que le flash a bel et bien rendu la Terre inhabitable. Toutefois, il reçoit des messages vidéos de bienvenue ! L’Humanité a survécu en se miniaturisant et en vivant comme des microbes dans de minuscules cités souterraines. Son retour déclenchera une nouvelle ère de développement pour l’Humanité…

Dans un style graphique agréable similaire à celui des mangas japonais, Liu Wei fait une excellente adaptation d’un récit de hard-science qui est malheureusement ridiculement invraisemblable. C’est néanmoins une lecture agréable. À lire tout de même par curiosité.

L’Humanité invisible (Les Futurs de Liu Cixin, #13), par Liu Wei (Scénario d’après une nouvelle de Liu Cixin). Paris: Delcourt (Coll. Néopolis), juin 2023. 78 pages, 21.6 x 29.2 cm, 17.95 € / $36.95 Can, ISBN 978-2-413-03803-0. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-2-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2021 FT Culture (Beijing) Co., Ltd. All rights reserved. © 2023 Éditions Delcourt pour la présente édition.

Silo #2-3

Shift (Silo #2)

Shift-cov“In 2007, the Center for Automation in Nanobiotech (CAN) outlined the hardware and software platforms that would one day allow robots smaller than human cells to make medical diagnoses, conduct repairs, and even self-propagate. The technology has an almost limitless capacity for good—but in the wrong hands, it could have an equally boundless capacity for evil.

In the same year, the CBS network re-aired a program about the effects of propranolol on sufferers of extreme trauma. A simple pill, it had been discovered, could wipe out the memory of any traumatic event.

At almost the same moment in humanity’s broad history, mankind discovered the means for bringing about its utter downfall, and the ability to forget it ever happened. With this godlike power at their fingertips, can humanity be trusted to create a new—and better—world? Or is it doomed to bring about its own destruction?” 

[Text from the publisher]

The Shift omnibus (Silo #2) by Hugh Howey. CreateSpace, January 2013. 603 pages. ISBN 9781481983556.

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Dust (Silo #3)

Dust-covWool introduced the world of the silo. Shift told the story of its creation. Dust will describe its downfall. In order for a new world to begin, the old one must fall.

Juliette, now mayor of Silo 18, doesn’t trust Silo 1, especially its leader, Donald. But in the world of the Silos, there is no black and white—everything is shades of gray. Donald may not be the monster Juliette thinks he is, and may in fact be key to humanity’s continued survival. But can they work together long enough to succeed?

In Dust, the final book in the New York Times best-selling Silo trilogy, the choices that Juliette and Donald make could lead to salvation . . . or to the death of everyone on the planet.”

[Text from the publisher; see also the backcover]

Dust (Silo #3) by Hugh Howey. Hugh Howey, c2013. 458 pages. ISBN 9781490904382.

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>> Please, read the warning for possible spoilers <<

If you’ve seen the first season of the Apple TV series Silo and you don’t want to know how the story ends STOP READING right now.

In Shift we follow the story of Donald who has just been elected to the U.S. senate. Because he has a background in architecture, he is asked by his mentor, the senator Thurman, to work on a special, secret project. They are building a site to burry nuclear waste near Atlanta and he is asked to design a shelter for the workers in case something goes wrong. It is like a skyscraper with hundreds of levels, but buried into the ground, like a huge silo. Unbeknown to him, Thurman is at the head of an ominous conspiracy. During the war against Iran, he has discovered that the Iranians were working on nanites (or molecular robots) that could target and kill a specific genetic group. To save his country against an eventual attack he decides to develop his own nanites in order to make a preemptive strike. The best way to be ready for an attack is to take the initiative. The silos (not just one but fifty of them, one for each U.S. states) are designed to be an ark to preserve the American culture for several centuries, until the world is habitable again. Thurman organizes the Democratic convention on the site of the silos and then launch an attack forcing each state delegation into its own silo. Silo 1 works differently than the other silos: all non essential personnel (women, children and civilian) have been put into a cryogenic sleep and an administrative crew take shifts to oversee the other forty-nine silos. The memory of everyone is wiped through the use of drugs. “Troy” stops taking his meds and eventually remembers that his name is Donald. His wife, Helen, who was mistakenly taken to another silo, is now long dead. He is not sure why, but he has the feeling that what they are doing is wrong…

The storytelling of this prequel is awkward and is often tedious. The story lacks of the excitements that made the first part a thriller. You are not sure  where it is going and your only reason to continue reading is because you are wondering where it intersects with Juliet story. stars-2-0

With Dust, we pick up again with the story of Juliet. She made it back to Silo 18 but she is determined to rescue her new-made friends from Silo 17. Below Mechanicals, she discovers a digging machine that she uses to excavate a tunnel toward Silo 17. Unfortunately, the digging and the coming of strangers in the silo disturb the order of things and the legitimacy of Juliet as mayor is contested. Lukas and Juliet struggle to maintain order. In Silo 1, Donald discovers the true intentions of Thurman but he is discovered and arrested. Thurman decides to put an end to Silo 18 which trigger a mass exodus toward silo 17, which Thurman doesn’t know is still functional but lacks the resources to sustain its new population of refugees. With the help of Charlotte, Donald’s sister, would Juliet be able to save the survivors of Silo 17 and 18 ?

This third book brings an interesting conclusion to the series. Like Wool, the first volume, it is a thriller that keeps you on the edge of your seat, flipping through the pages as fast as you can read to discover what will happen next. It is a good story that offers a warning against environmental disaster, warmongering, the misuse of science and extreme political ideals that can only lead to destruction. I feel it is a kind of allegory mirroring the political situation of the U.S. where each states live in its own “silo” competing against each other instead of working toward a common goal. The story isn’t as much entertaining as it is a source of reflexion, but you still enjoy it because you have become attached to the characters and care for their survival. I am wondering what the TV series will do with all this… stars-3-5

© 2013 Hugh Howey.

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Indiana Jones and the Dial of Destiny

In 1969, an old Indiana Jones, broken by the death of his son in the war and separated from Marion, is finally retiring from his teaching job. He is visited by Helena, the daughter of his friend Basil Shaw, who seeks an artifact that Indy and Shaw took from some looting Nazis in 1944 and that Indy had promised her father that he would destroy: the Dial of Destiny (or half of it). However the artifact falls into the hands of an old Nazis (somehow helped by the CIA). Ensue a long chase through New York, Morocco and Greece to recover the artifact, finds clues to the location of its second half, recover it and prevent the ex-Nazis to change the course of history.

Meh. If the movie offers good action and is quite faithful to the character, it has nothing really new. My greater complain is that, of course, the Antikythera mechanism (the so-called dial of destiny) didn’t looked like that in reality when it was found, but it is nevertheless a very good plot device for the movie. There are also too many chase and fighting scenes to my taste. I would rather have had more scenes with Archimedes during the siege of Syracuse. The effects for the “de-aged” scenes (in the intro) are quite impressive — but no wonder that the advent of A.I. in movies are worrying the Actors’ Guild as they might not be needed anymore in a near future. Too bad it will also likely be the last Indiana Jones movie.

Over all, if it is not a very exciting movie (rated only 6.6 on IMDb or 69 % on RT), it is still quite enjoyable and entertaining. stars-3-0

DialOfDestinyIndiana Jones and the Dial of Destiny : USA, 2023, 154 min.; Dir.: James Mangold; Scr.: Jez Butterworth, John-Henry Butterworth, David Koepp and James Mangold (based on characters created by George Lucas and Philip Kaufman); Phot.: Phedon Papamichael; Ed.: Michael McCusker, Andrew Buckland and Dirk Westervelt; Prod.: ; Kathleen Kennedy (Lucasfilm), Frank Marshall and Simon Emanuel; Music: John Williams; Distr.: Walt Disney Studios; Cast: Harrison Ford (Dr. Henry “Indiana” Jones Jr.), Phoebe Waller-Bridge (Helena Shaw), Antonio Banderas (Renaldo), John Rhys-Davies (Sallah), Toby Jones (Basil Shaw), Boyd Holbrook (Klaber), Ethann Isidore (Teddy Kumar), Mads Mikkelsen (Dr. Schmidt / Jürgen Voller); Rated: PG. For more information you can visit: GoogleIMDbRotten TomatoesWikipediaYouTube.

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Revue de ‘zines [002.023.302]

Revue de ‘zines

Je continue mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

dBD HS #25 (Novembre 2022)

dBD-HS-25Ce numéro hors-série est consacrée à l’oeuvre de Wilfrid Lupano et est constitué d’une longue entrevue avec l’auteur sur les thèmes de “Être et Écrire” (avec en aparté des entretiens avec Grégory Panaccione et Pierre Christin), “Approches de la mécanique Lupanienne: Préférences et Références” (avec en aparté un entretien avec Yannick Corboz), “Imaginer des mondes réels” (avec en aparté des entretiens avec Jérémie Moreau, Ohazar et Jean-Baptiste Andréae), “Être auteur sur tous les fronts” (avec en aparté des entretiens avec Stéphane Fert, Lucy Mazel, Laure Garancher et Pozla), et “De vieux mecs et des jeunes blancs-becs” (avec en aparté un entretien avec Christophe Duthuron, réalisateur de l’adaptation cinématographique des Vieux Fourneaux). Le numéro se conclut sur des entrevues (“Du scénario à la planche: Dans l’atelier de…”) avec Mayana Itoïz (dessinatrice du Loup en slip), Léonard Chemineau (dessinateur de La Bibliomule de Cordoue) et Paul Cauuet (dessinateur des Vieux Fourneaux).

Dans ce numéro il n’y a pas d’actualité ni de cahier critique.

Un numéro plutôt décevant à moins que vous soyez un inconditionnel de Lupano. stars-2-5

Capsules

dBD #172 (Avril 2023)

dBD-172Dans le cahier actualités on mentionne la parution d’une nouvelle anthologie de récits de Yoshiharu Tsuge, Désir sous la pluie (Oeuvres 1981-1985), chez Cornélius, de plusieurs adaptations de Georges Simenon en BD chez Dargaud (Le Passager du Polarys par José-Louis Bocquet & Christian Cailleaux, La neige était sale par Jean-Luc Fromental & Bernard Yslaire et la biographie Simenon l’Ostrogoth Cahier 1/3 par Loustal, Bocquet, Fromental & John Simenon), le conte illustré Shamisen par Guilherme Petreca & Tiago Minamisawa chez Ankama, ainsi que Les Métamorphoses Métalliques, le sixième tome de Métal Hurlant aux Humanoïdes associés (un numéro vintage offrant “Polonius” de Picaret & Tardi ainsi que des histoires de Caza, Druillet, Margerin, Moebius, Montellier, Schuiten, etc.).

À la une de ce numéro on retrouve des entrevues avec Éric Dubois (sur l’exposition “Odyssée: aux origines de Blake et Mortimer”) et Jean van Hamme (sur La Flèche Ardente par Van Hamme, Schréder & Cailleaux, qui fait suite à l’album inachevé de Edgar P. Jacobs, Le Rayon “U”). Les entrevues se poursuivent avec le graphiste Frédéric Bosser (sur l’exposition “Étienne + Robial. Graphisme & Collection, de Futuropolis à Canal+”), Thomas Legrain (sur Latah chez Le Lombard), Laurent Galandon & Damien Vidal (sur La Truie, le Juge et l’Avocat chez Delcourt), Loo Hui Phang & Benjamin Bachelier (sur Oliphant chez Futuropolis), Albert Algoud (sur Le prof qui a sauvé sa vie, avec Florence Cestac, chez Dargaud) ainsi que Jérôme Pélissier & Carine Hinder (sur Brume t.1 chez Glénat).

Dans le Cahier Critique je note seulement Evol t.1 par Atsuchi Kaneko chez Delcourt/Tonkam.  Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: Shut Hell T.1 par Yu Ito chez Panini, Garden par Usamaru Furuya chez IMHO, Last mission: PK Killer T.1 par AAA & Eri Harada chez Soleil, Soul Eater T.1 par Atsushi Ohkubo chez Kurokawa, Blue Box T.1 par Kouji Miura chez Delcourt/Tonkam, Abara Deluxe par Tsutomu Nihei chez Glénat, A Fake Affair T.1 par Akiko Higashimura chez Le Lézard Noir et Bokko – Stratège T.1 par Sentaro Kubota & Hideki Mori (d’après Kenichi Sakemi) chez Vega (Dupuis).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

Capsules

dBD #173 (Mai 2023)

dBD-173Dans le cahier actualités on mentionne la parution chez Casterman d’un nouvel album d’Alix, La Reine des Amazones (#41), écrit par Valérie Mangin et dessiné par Chrys Millien (on note d’ailleurs que ce sera cette année le 75e anniversaire de la série créée par Jacques Martin). On retrouve également un article sur la nouvelle collection Kim de Cornélius consacrée au format court.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Tebo au sujet de Qui est ce Schtroumpf ? chez Le Lombard, complétée par un article sur la société IMPS qui détient et gère les droits des Schtroumpfs. Les entrevues se poursuivent avec Richard D Nolane (sur Wunderwaffen T21, avec Maza & Desimir Miljic, chez Soleil), Philippe Pelaez (sur Six T.1 avec Javier Casado chez Dargaud, Ceux qui n’existaient plus T.1 avec Olivier Mangin chez Grand Angle, Dans l’ombre avec Cédrick Le Bihan chez Grand Angle et Furioso T.2 avec Laval Ng chez Drakoo), Takashi Morita (sur la série Arsène Lupin chez Kurokawa), Keko et Carlos Porte (sur Contrition chez Denoël Graphic), ainsi que Olivier Bocquet et Fabio Lai (sur Le métier le plus dangereux du monde T.1 & 2 chez Dupuis).

Dans le Cahier Critique je note surtout Who’s Next T.1 par Kiminori Wakasugi chez Delcourt/Tonkam (Super!; “Entre clin d’oeil aux Who et hommage au cynisme sous toutes ses formes (…) série prometteuse (…) sur le plan de l’humour noir, c’est tou simplement grandiose”), New Normal T.2 par Akito Aihara chez Kana (Super!; “il était évident que le Covid-19 allait inspirer les auteurs (…) qui ne s’intéresse pas à la pandémie en elle-même, mais bien à ses conséquences sociales à long terme”), Conqueror of the Dying Kingdom T.1 par Fudeorca & Muramasa Sabiku chez Doki-Doki (Super!; “Adapté d’un light novel (…) revisite avec une certaine originalité le récit de fantasy. (…) Un premier tome somme toute très solide”), Lethal Experiment T.1 par Yae Utsumi chez Pika (Super!; “shonen confrontant des adolescents à une mort violente (…) explore la part la plus sombre de l’être humain (…) ambiance malsaine (…) une excellente entrée en matière pour les amateurs de thrillers horrifiques”) ainsi que Hachi & Maruru: Chats des rues T.1 par Yuri Sonoda chez Doki-Doki (Bien; “personnages attendrissants (…) intéressantes pistes narratives”).

Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: Lost Lad London T.1 (Shima Shinya chez Ki-oon), Your Turn to Die T.1 (Nankidai & Tatsuya Ikegami chez Mana), La Dame de la Chambre Close (Minetaro Mochizuki chez Glénat), Blue Wolves T.1 (Yasuda Tsuyoshi chez Kana), Beauty and the Beast of Paradise Lost T.1 (Kaori Yuki chez Pika), Cheese in the Trap T.1 (Soon Kki chez Kbooks) et En Famille à Tokyo (Julie Blanchin Fujita chez Kana).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

Capsules

dBD #174 (Juin 2023)

dBD-174Dans le cahier actualités on mentionne l’exposition “Alix: de ville en ville entre Orient et Méditerranée” organisée conjointement par Gallimard et le MuséoParc d’Alise-Sainte-Reine et la parution d’un prequel à l’Incal: Mental Incal par Mark Russell et Yanick Paquette aux Humanoïdes Associés.

À la une de ce numéro on retrouve des entrevues avec Jean-Louis Dauger, Denis Lapierre, Marc Bourgne, et Benjamin Beneteau sur la renaissance de Michel Vaillant avec une “Saison 2” de la série (Michel Vaillant Saison 2, T.12: La Cible par Lapière, Bourgne & Benéteau chez Éditions Graton, Dossier Michel Vaillant T.17: Les 100 ans du Mans par Brun, Eillam & Denayer chez Éditions Graton, et Henri Vaillant T.1: Passion par Bourgne et Stassi chez Éditions Graton). Les entrevues se poursuivent avec Fabrice Erre (sur Les trois Mousquetaires T.1 avec Gilles Rochier chez Casterman, et La drôle de guerre de Papi et Lucien T.2, avec Téhem chez Éditions Auzou), Margaux Meissonnier (sur Pharoewère chez Magnani), Jordan Mechner (sur Replay chez Delcourt) et Elisabeth Jammes (sur Fortuna T.1: La demeure de passage chez Bayard). On retrouve également le très intéressant article de Laurent Lefebvre, “Les Fleurs de l’An 24: Le manga au féminin”, sur les mangaka qui ont revitalisé le shōjo au début des années 70: Keiko Takemiya (Destination Terra chez Naban), Riyoko Ikeda (La Rose de Versailles chez Kana) et Moto Hagio (Le Clan des Poe chez Akata).

Dans le Cahier Critique je note surtout Kujô l’Implacable T.2 par Shohei Manabe chez Kana (Bien; “l’intrigue se densifie (…) recours massif à la photographie”), et Timebomb Teacher T.1 par Yanagi Takakuchi chez Panini (Super!; “pas d’une originalité dingue (…) hyper captivant (…)une touche WTF?!”). Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: L’étranger (Albert Camus et Kurumado Ryota chez Michel Lafon), Toah’s Ark: Livre des Anima (Kenshiro Sakamoto chez Kana), Murder X Murder (Yuji Takezoe chez Omake), Demons Star (Abe Shuji & Shin Mikuni chez Michel Lafon), Nights with a cat T.1 (Kyuryu Z chez Glénat), Sleepy Boy (Marika Herzog chez Ankama), Romantic Killer T.1 (Wataru Momose chez Soleil) et Gachiakuta (Kei Urana chez Pika).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

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 Métal Hurlant N°3 (juin 2022)

MH3Ce numéro en est un de “Création” (histoires inédites) qui regroupe 23 courts récits et 7 articles (que je n’ai parcourue qu’en diagonale) sur le thème de “Vacances sur mars”. Comme pour les numéros que j’ai commenté précédemment, la plupart des styles (extrêmement variés) des artistes n’étaient pas vraiment de mon goût mais j’ai trouvé tous ces courts récits intéressants et qui méritaient d’être lu (j’ai mis en caractères gras les titres les plus intéressants).

Ce numéro nous présente donc les récits suivants: “Red” (Virginie Augustin, 7 p.), “Ressource” (Nikolai Pisarev, 9 p.), “Ailleurs” (Aimée De Jongh, 7 p.), “Une belle et grande famille” (scénario de Homero Rios et dessin de Ninja Jo, 9 p.), “Escale sur Goldo-Gaï” (scenario de François Corteggiani et dessin de Marc Caro, 5 p.), “David Jones” (Richard Guérineau, 9 p.), “Le protocole” (Jonathan Djob Nkondo, 8 p.), “Exolove” (Scénario de Marc Caro et dessin de Jorg De Vos, 11 p.), “Overload” (Elgo, 15 p.), “À la recherche du Mob” (Jean Dalin, 11 p.), “David William Hugues 2007-2053” (scénario de Jerry Frissen et dessin de Afif Khaled, 9 p.), “Rencontre du mauvais type” (scénario de Otto Maddox et dessin de Antoine Dodé, 5 p.), “SOS” (Elie Huault, 11 p. ), “Rétrograde” (scénario de Karla Pacheco et dessin de Sagar, 10 p.), “L’Énigme” (Laurent Siefer, 11 p.), “Éternité Perdue” (scénario Nicolas Tellop et dessin Pierre Jeanneau, 9 p.), “Triangle d’été” (Toru Terada, 15 p.), “Night Mare Motel” (Eleane Usdin, 15 p.), “Le messager” (Peter Snejbjerg, 7 p.), “Tolliver Jakes le gouverneur de mars” (scénario Mark Waid et dessin Fabien Grolleau, 13 p.), “Réconfort” (Ryan Barry, 13 p.), “Les tomates de la planète rouge” (James Stokoe, 7 p.), et “L’arbre à sang” (Frederik Peeters)

Une bonne lecture quand même. stars-3-0

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 Métal Hurlant N°4 (août 2022)

MH4Un numéro “Vintage” qui regroupe 25 courts récits et 4 articles (que je n’ai parcourue qu’en diagonale mais je note surtout deux entrevues avec Philippe Druillet et Jean-Michel Nicollet) sur le thème de “L’Home est bien petit”. Comme pour les numéros que j’ai commenté précédemment, même si certains des styles (extrêmement variés) des artistes n’étaient pas vraiment de mon goût, j’ai tout de même trouvé tous ces courts récits intéressants et qu’ils méritaient d’être lu (j’ai mis en caractères gras les titres les plus intéressants).

Ce numéro nous présente donc les récits suivants: “L’Homme est-il bon?” (Moebius, MH #10 [1976], 10p. ), “Quetzal” (Michel Halmos, MH #31 [1978], 8 p.), “Sans famille” (Nicole Claveloux, MH #45 [1979], 8 p.), “Le cas du fils Yamamoto” (Michio Hisauchi, MH #61bis [1981], 11 p.), “Chute Libre” (scénario Michel Imbert et dessin de Philippe Gauckler, MH #71 [1982], 8 p.), “Paradise Lost” (scénario Victor Mora et dessin Carlos Giménez, MH #36bis [1978], 7 p.), “Pas de linceul pour Billy Brakko” (Marc Caro, MH #27 [1978], 5 p.), “Vacances” (Dominique Hé, MH #21 [1977], 3 p.), “Rockblitz” (Sergio Macedo, MH #10 [1976], 10 p.), “La conquête de Pluton” (Frank Margerin, MH #28 [1978], 7 p.), “Retour à la nature” (Jean-Claude Mézières, MH #41 [1979], 8 p.), “Vuzz” (Philippe Druillet, MH #15 [1976], 21 p.), “Les aventures d’Yrris” (scénario Philippe Druillet et dessin Alexis, MH #3-4 [1975], 16 p.), “Albinos” (Beb-Deum, MH #91 [1984], 6 p.), “L’homme de sable” (scénario Philippe Paringaux et dessin Loustal, MH #61bis [1981], 6 p.), “Démographie: Compression de personnel” (Francis Masse, MH #7 [1976], 4 p.), “Les chants de Maldoror” (Palacios, MH #77 [1982], 16 p.), “Baltard 3” (scénario Rodolphe et dessin Didier Eberoni, MH #65 [1981], 6 p.), “Exterminateur 17” (scénario Jean-Pierre Dionnet et dessin Enki Bilal, MH #11-19 [1976/77], 13 p. ), “La crevasse” (Luc et François Schuiten, MH #43 [1979], 8 p.), “Au-delà des étoiles” (Serge Clerc, MH #44 [1979], 11 p.), “Face à Face” (Chantal Montellier, MH #133 [1987], 6 p.), “Sans titre” (Yves Chaland, MH #29 [1978], 6 p.), “Miracle” (Keleck, MH #24 [1977], 3 p.), et “Monsieur” (Jean-Michel Nicollet, MH #17 [1977], 8 p.).

Un numéro exceptionnel. stars-4-5

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 Métal Hurlant N°6 (février 2023)

MH6-CoverKiosque.inddUn numéro “Vintage” qui regroupe 20 courts récits et 4 articles (que je n’ai parcourue qu’en diagonale) sur le thème des “Métamorphoses Métalliques”. Comme pour les numéros que j’ai commenté précédemment, la plupart des styles (extrêmement variés) des artistes n’étaient pas vraiment de mon goût mais j’ai trouvé tous ces courts récits intéressants et qu’ils méritaient d’être lu (j’ai mis en caractères gras les titres les plus intéressants).

Ce numéro nous présente donc les récits suivants: “Polonius” (scénario de Picaret et dessin de Jacques Tardi, MH #8-11 [1976], 20 p.), “Phantasme & Phasme” (Marc Caro, MH #81bis [1982], 4 p.), “L’univers en bien petit” (Moebius, MH #11 [1976], 8 p.), “L’esprit du jeu” (Alias, MH #37 [1979], 12 p.), “Blue Arrow” (scénario Rodolphe et dessin Didier Eberoni, MH #71-72 [1982], 24 p.), “Machine Célibataire” (Jean-Michel Nicollet, publié en album aux Humanos [1979], 8 p.), “Le camping rouge” (scénario Philippe Manoeuvre et dessin Luc Cornillon, MH #90 [1983], 9 p.), “Sanguine” (Caza, MH #12 [1976], 6 p.), “Nid d’espions à Alpha-Plage” (Serge Clerc, MH #76 [1982], 13 p.), “London Girl” (Kent Hutchinson, MH #73bis [1982], 5 p.), “Jules l’Éclair” (scénario Jean-Pierre Dionnet et dessin Mandryka, MH #2, 3 et 5 [1975/76], 3 p.), “Rock ma Banlieue!” (Tramber et Jano, MH #45bis [1979], 8 p.), “17 rue Monsigny” (Paul Gillon, MH #100 [1984], 2 p.), “Kamikaze Electrik” (Beb-Deum, MH #110 [1985], 6 p.), “Paradis 9” (collectif, MH #19 [1977], 24 p.), “Gail” (Philippe Druillet, MH #18 [1978], 16 p.), “L’esclavage c’est la liberté” (Chantal Montellier, publié en album aux Humanos [1984], 10 p.), “Rickie banlieue et ses riverains” (Frank Margerin, MH #39bis [1979], 8 p.), “Scalpel Rock” (scénario Dodo et dessin Jano, Tramber, Ben Radis et Margerin, MH #4 [1981], 7 p.), et “Le tailleur de brume” (Luc et François Schuiten, MH #53 [1980], 14 p.).

Une excellente lecture. stars-4-0

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Entre autres nouvelles

À noter la parution à la fin octobre 2023 d’un nouvel album d’Astérix par Fabcaro & Conrad: #40 L’Iris blanc. Et il ne faut pas non plus oublier l’album illustré L’Empire du Milieu, par Olivier Gay & Fabrice Tarrin (paru en février 2023) qui adapte le récent film de Guillaume Canet

À noter aussi la parution chez Casterman d’un autre album d’Alix: Le Bouclier d’Achille (#42) écrit par Roger Seiter et dessiné par Marc Jailloux 

À noter également que Noeve grafx publie Five Star Stories par Mamoru Nagano.

Dans sa collection Héritage, Akata a également publié en octobre 2023 Autant en emporte la brume (霧のなかの少女 / Kiri no Naka no Shōjo / lit. “La fille dans le brouillard”  publié au Japon en 1968) par Eiko Hanamura et Confidences d’une prostituée (娼婦ナオミ夜話 / Shōfu Naomi Yawa / lit. “Discussion nocturne avec la prostituée Naomi” publié au Japon en 1972) par Takao Saitô.

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Le calcul du papillon (Liu Cixin 12)

CalculDuPapillon-cov“15 récits de l’écrivain de SF Liu Cixin adaptées en BD par des auteurs de tous pays ; 15 voyages quantiques à la croisée des dimensions scientifiques, géopolitiques et humanistes, pour imaginer les possibles futurs de l’humanité.”

“Belgrade sous les bombes. L’organisme de la petite Katya rejette sa récente greffe de rein. Son père, Alexsander, cherche un supercalculateur pour déterminer les coordonnées terrestres exactes d’où provoquer la formation d’un épais brouillard. Pour donner le répit nécessaire au rétablissement de sa fille, pour sauver leurs vies… Les premières coordonnées indiquent le désert malien…”  [Texte du site de l’éditeur]

“Pour stopper les bombardements de l’OTAN, Aleksander a mis au point une modélisation mathématique capable de lui indiquer les coordonnées terrestres d’où provoquer un épais brouillard. Mais il a besoin d’un supercalculateur.” [Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

J’ai déjà commenté la version anglaise des premiers volumes de cette série d’adaptation en BD des récits de l’excellent auteur de science-fiction chinois Liu Cixin: 1. Sea of Dreams, 2. The Wandering Earth, 3. The Village Teacher, ainsi que 4. YuanYuan’s Bubbles (publiés au USA dans la série “Liu Cixin Graphic Novels” de Talos Press). Pour des raisons pratiques (rapidité de publication et disponibilité) j’ai poursuivi ma lecture avec l’édition française qui est publiée (dans un ordre légèrement différent) chez Delcourt sous le titre “Les Futurs de Liu Cixin” et dont j’ai déjà commenté les tomes quatre (Nourrir l’Humanité), cinq (La perfection du cercle), six (Proies et Prédateurs), sept (L’Attraction de la foudre), huit (Brouillage intégral), neuf et dix (La Terre transpercée et L’Ère des anges) ainsi que le onze (Au-delà des montagnes). Les titres se succèdent au rythme d’environ un par mois et il ne m’en reste plus que trois à lire: 13: L’Humanité invisible (juin), 14. L’Océan des rêves (août, déjà commenté en anglais) et 15. Les migrants du temps (septembre).

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v. 12, p. 5

Cet album adapte la nouvelle 混沌蝴蝶 (Hùndùn húdié / lit. “Papillon du chaos”) publié en 2001 dans le mensuel chinois 科幻大王 (Kēhuàn dàwáng / lit. “Roi de la science-fiction”). Avec l’aide d’un super-ordinateur russe, un scientifique Yougoslave tente d’utiliser la théorie du chaos et l’effet papillon pour provoquer un brouillard qui empêchera les bombardements ennemi afin de donner un répit pour le traitement de sa fille gravement malade. 

Encore une fois Liu Cixin mélange politique internationale et science (qu’il pousse aux limites du vraisemblable — et cette fois il les dépasse largement) pour nous offrir un intéressant récit de hard-science qui nous interroge sur la nature humaine et les capacités de notre savoir. C’est toutefois son récit le moins crédible de la série. L’adaptation narrative et le style graphique de Dan Panosian est néanmoins fort agréable. À lire tout de même par curiosité.

Le calcul du papillon (Les Futurs de Liu Cixin, #12), par Dan Panosian (Scénario d’après une nouvelle de Liu Cixin). Paris: Delcourt (Coll. Néopolis), mai 2023. 80 pages, 21.8 x 29.8 cm, 19.99 € / $36.95 Can, ISBN 978-2-413-03804-7. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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© 2022 FT Culture (Beijing) Co., Ltd. All rights reserved. © 2022 Éditions Delcourt pour la présente édition.

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Yawara! Vol. 11

Yawara-11-cov“L’oeuvre incontournable d’un narrateur hors pair. L’auteur de Monster, Pluto, et Asadora! vous entraîne dans le quotidien ordinaire d’une judoka extraordinaire !”

“Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline. Il a été annoncé que les JO de Barcelone accueilleraient enfin la discipline féminine dans la compétition. Jigorô rêve donc de faire de sa petite-fille la première championne olympique féminine de judo. Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idol… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions. Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Yawara! (やわら!) est une oeuvre de jeunesse de l’excellent mangaka Naoki Urusawa. Elle a originalement été publié entre avril 1987 et octobre 1993 dans l’hebdomadaire seinen Big Comic Spirits, puis compilé en vingt-neuf volumes (tankōbon) chez Shōgakukan. En 1998-99, il y a eut une réédition en format plus petit (bunkoban) de dix-neuf volumes, puis une “collector edition” (Kanzenban) de vingt volumes en 2013-15. C’est cette dernière édition qui est présentement publiée en français chez Big Kana. Il y a treize volumes de paru jusqu’à maintenant. J’ai déjà commenté le premier, le second, le troisième, le quatrième, le cinquième, le sixième, les septième et huitième, le neuvième ainsi que le dixième volume.  

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v. 11, p. 11

Yawara s’est qualifié pour le championnat du monde judo en Yougoslavie mais pas Fujiko (qui est toutefois sélectionnée comme judoka de réserve). Elle est toujours décidé à ne pas aller à l’Université de Sakai comme le voudrait Jigorô mais plutôt à travailler dans une petite agence de voyage. Elle hésite encore à participer au championnat du monde jusqu’à ce qu’elle apprenne que Jody, la championne canadienne, y sera. Finalement, Fujiko est choisi comme la candidate japonaise en toute catégorie et se débrouille plutôt bien au début. Yawara compétitionne seulement dans la catégorie des moins de 48 kg. La photo-journaliste Kuniko, qui se perçoit comme la rivale amoureuse de Yawara, sème le doute dans son esprit et Yawara perds sa concentration. Elle est troublé par l’absence de Matsuda, qui s’est rendu auprès de son père malade. Éprouverait-elle du sentiment pour lui? Matsuda arrivera-t-il à Belgrade à temps pour la rassurer ? Yawara et Fujiko remporteront-elles des médailles ?

Yawara! est un très bon manga qui se présente à la fois comme un récit sportif (shonen) et une comédie romantique (shojo) qui mélange des scènes d’action bien ficelées, les insécurités d’une jeune adolescente, sans oublié les incontournables imbroglio humoristiques. Le récit, fort bien écrit, nous offre des personnages attachants et une histoire captivante. La narration est également solidement appuyé par le style simple et expressif de Urasawa qui rend superbement les scènes d’action de la compétition sportive. C’est donc un lecture agréable et amusante que je recommande fortement.

Yawara t. 11, par Naoki Urasawa. Bruxelles: Kana (Coll. Big Kana), février 2023. 322 pages, B&W (14 pages en “couleurs”), 14.8 x 21 cm, 15.50 € / $C 26.95, ISBN 978-2-5050-8657-4. Sens de lecture originale. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-5

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Lire aussi mes commentaire sur les volumes précédents.

© 2014 Naoki Urasawa. All right reserved. © Kana (Dargaud-Lombard) 2023 pour l’édition française.  

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Au-delà des montagnes (Liu Cixin #11)

AuDelaDesMontagnes-Cixin11-cov“15 récits de l’écrivain de SF Liu Cixin adaptées en BD par des auteurs de tous pays ; 15 voyages quantiques à la croisée des dimensions scientifiques, géopolitiques et humanistes, pour imaginer les possibles futurs de l’humanité.”

“Stationné à l’aplomb exact de la Terre au-dessus de l’océan, un astronef extra-terrestre provoque une absence totale de gravité. Les flots, comme aspirés vers le ciel, entraînent la formation d’un cyclone abyssal, et notre atmosphère s’échappe par la brèche causée par l’astronef. Le géologue Feng Fan va gravir cette monstrueuse colonne d’eau avec l’espoir d’entrer en contact avec son équipage. [Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

J’ai déjà commenté la version anglaise des premiers volumes de cette série d’adaptation en BD des récits de l’excellent auteur de science-fiction chinois Liu Cixin: 1. Sea of Dreams, 2. The Wandering Earth, 3. The Village Teacher, ainsi que 4. YuanYuan’s Bubbles (publiés au USA dans la série “Liu Cixin Graphic Novels” de Talos Press). Pour des raisons pratiques (rapidité de publication et disponibilité) je vais poursuivre ma lecture avec l’édition française qui est publiée (dans un ordre légèrement différent) chez Delcourt sous le titre “Les Futurs de Liu Cixin” et dont j’ai déjà commenté les tomes quatre (Nourrir l’Humanité) et cinq (La perfection du cercle) ainsi que les sixième (Proies et Prédateurs), septième (L’Attraction de la foudre), huitième (Brouillage intégral), neuvième et dixième (La Terre transpercée et L’Ère des anges) tomes. Les titres se succèdent au rythme d’environ un par mois. Il ne reste plus que quatre tomes à lire: 12. Le calcul du papillon (paru en mai), 13: L’Humanité invisible (juin), 14. L’Océan des rêves (août, déjà commenté en anglais) et 15. Les migrants du temps (à paraître fin septembre).

Les Futurs de Liu Cixin – Tome 11 – Au-delà des montagnes

T.11, p. 83

Cet album adapte la nouvelle 山 (Shān / “Montagne”) publié en 2006 dans le périodique chinois 科幻世界 (Kēhuàn shìjiè / lit. “le monde de la science-fiction” ou Science Fiction World).  Suite à un accident d’alpinisme sur l’Éverest qui à causé la mort de quatre personnes, le géologue Feng Fan a décidé de travailler loin de toute montagne à bord d’un navire de recherche qui étudie les fonds marins. Lorsqu’un gigantesque vaisseau spatial extra-terrestre s’immobilise en orbite géosynchrone à trente-six mille kilomètre de la Terre, il cause une force d’attraction gravitationnelle qui aspire dans le ciel une énorme colonne d’eau d’une hauteur qui dépasse de loin l’Éverest ! Feng, croyant accomplir son destin, décide de gravir cette montagne d’eau et établit un premier contact avec l’un des extra-terrestres qui lui raconte l’histoire de sa civilisation. Ces êtres de métal, constituant une forme de vie mécanique, origine d’une planète creuse. Après avoir prit une centaine de milliers d’années pour en atteindre la surface, ils explorent depuis les galaxies et se sont arrêté à la Terre juste pour dire bonjour…

Un très beau récit, fluide et intriguant, qui nous raconte une histoire “hard science-fiction” de premier contact comme Liu Cixin aime bien en écrire — et qui est comme toujours dans son oeuvre à la limite du vraisemblable. L’adaptation offre une bonne lecture dans un style graphique agréable à l’oeil. Dans ce cas-ci l’auteur et l’artiste sont d’origine espagnole. Une autre bande dessinée qui nous facilite l’accès à l’univers imaginaire de Liu Cixin. À lire.

Au-delà des montagnes (Les Futurs de Liu Cixin, #11), par Eduard Torrents (Scénario d’après une nouvelle de Liu Cixin) et Ruben Pellejero (illustration). Paris: Delcourt (Coll. Néopolis), avril 2023. 94 pages, 21.6 x 29.8 cm, 19.99 € / $36.95 Can, ISBN 978-2-413-03805-4. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-5

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© 2021 FT Culture (Beijing) Co., Ltd. All rights reserved. © 2023 Éditions Delcourt pour la présente édition.

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Les Saisons d’Ohgishima 2

SaisonsdOhgishima-2-cov“1867, Nagasaki, à la veille de la révolution de Meiji. Découvrez le récit de la jeunesse de Tamao, apprentie courtisane à Maruyama, le quartier des plaisirs, au rythme des saisons de la dernière année de l’époque Edo, ponctuée des signes avant-coureurs d’un changement inexorable…

Après Le Dernier Envol du papillon et La Lanterne de Nyx, découvrez la dernière partie de la “trilogie de Nagasaki”, par Kan Takahama — lauréate du 24e Grand Prix Osamu Tezuka en 2020.” 

[Texte du site de l’éditeur et du rabat intérieur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Les saisons d’Ohgishima (扇島歳時記 / Oogishima Saijiki / lit. “Registres saisonniers d’Ohgishima”) est un manga seinen par Kan Takahama qui a d’abord été prépublié dans les périodiques Torch et Comic Ran en 2019-2022 avant d’être compilé en volumes chez Leed Publishing (série complète de quatre tomes) en 2020-22. Il a été traduit en français chez Glénat en octobre 2022 (avec un deuxième tome paru en février 2023 et un troisième à paraître en octobre). Takahama est une mangaka au style particulier et qui est très populaire en France. Son sujet de prédilection est les relations amoureuses complexes et difficiles, mais elle s’est également intéressé au manga seinen historique, en particulier avec sa “Trilogie de Nagasaki” qui se déroule un peu avant et au tout début de l’ère Meiji (et dont j’ai déjà commenté les deux premières parties: Le Dernier envol du papillon et La lanterne de Nyx, ainsi que le premier volume des Saisons d’Ohgishima).

SaisonsdOhgishima-2-p032

T. 2, p. 32

Juillet 1867: Les troubles civils commencent à se faire plus important à Dejima. Certains radicaux s’attaquent aux étrangers et la révoltent gronde déjà contre le shogunat à Osaka et à Kyoto. Yasuke, un jeune Kirishitan avec qui Genji s’était lié d’amitié, est arrête dans une raffle contre les japonais chrétiens. Il ne peut pas trop l’aider sans s’exposer lui-même. La maison de Genji et Momotoshi brûle dans un incendie et le magistrat de la ville fuit. Monsieur Hartmans décide de renvoyer sa courtisane, Sakunosuke, pour sa sécurité (mais aussi parce qu’il a trouvé de l’opium dans sa tabatière). Tama a beaucoup grandit et a ses premières règles. Bientôt elle devra se prostituer elle aussi…

Les saisons d’Ohgishima est un très beau manga malgré le style un peu particulier de Kan Takahama. Les personnages sont attachants et il est captivant de suivre leurs activités quotidiennes. Il nous offre une agréable lecture qui est à la fois divertissante et instructive puisque ce manga nous fait découvrir une période mouvementé qui constitue sans doute l’époque la plus intéressante de toute l’histoire japonaise. Nous sommes maintenant au milieu du récit (il ne reste plus que deux volumes à paraître) et j’ai bien hâte de voir quel sort (probablement tragique) Takahama réserve à ses personnages…

Les saisons d’Ohgishima t.2,  par Kan Takahama (traduction par Yohan Leclerc). Grenoble: Éditions Glénat (Coll. Seinen, Roman Graphique), février 2023. 224 pages, 14.5 x 21.0 cm, 10.95 € / $18.95 Can, ISBN 978-2-344-05386-7. Pour un lectorat jeune adulte (16+). stars-3-5

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© Kan Takahama. © 2023 Éditions Glénat pour la traduction française.

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Blue Period #11-12

Blue Period #11

BluePeriod-11-cov“La première année à Geidai s’achève avec un sentiment d’amertume et de frustration pour Yatora, qui veut prendre ses distances avec la peinture. Décidé à faire autre chose tout en renflouant son compte en banque, il répond à l’annonce d’une école de dessin afin de donner des cours aux enfants. Mais il ne se doute pas que la gérante de l’atelier n’est autre que son ancienne professeure d’arts plastiques, Mme Saeki…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Blue period vol. 11, par Tsubasa Yamaguchi (traduction par Nathalie Lejeune). Vanves: Pika (Coll. Seinen), septembre 2022. 192 pages, 13.4 x 18.2 cm, 7 € 70 /  $16.99 Can, ISBN 978-2-8116-7117-4, Pour lectorat adolescent (12+).

Blue Period #12

BluePeriod-12-cov“Yatora entame sa deuxième année, envahi par le doute et l’angoisse, et ne ressent plus son enthousiasme des débuts. En plus, le professeur en charge de sa promotion n’est autre que l’impitoyable et stoïque M. Inukai… Mais des retrouvailles, et surtout une rencontre très inattendue, vont peut-être l’aider à retrouver sa passion pour l’art.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Blue period vol. 12, par Tsubasa Yamaguchi (traduction par Nathalie Lejeune). Vanves: Pika (Coll. Seinen), novembre 2022. 192 pages, 13.5 x 18.0 cm, 7 € 70 /  $16.99 Can, ISBN 978-2-8116-7371-0, Pour lectorat adolescent (12+).

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

BluePeriod-11- p053

T. 11, p. 53

Blue period (ブルーピリオド / Burū Piriodo) est un manga Seinen sur l’art écrit et illustré par Tsubasa Yamaguchi qui est sérialisé depuis juin 2017 dans Monthly Afternoon et a été compilé jusqu’à maintenant en quatorze volumes chez Kōdansha. La version anglaise est publiée aux USA par Kodansha (treize volumes de disponibles et le suivant devrait paraître en Octobre 2023) et la version française est publiée chez Pika (treize tomes de disponibles). Il a remporté plusieurs prix en 2020 (le Manga Taishō et le Kōdansha manga shō; nominé aussi pour le Tezuka Osamu bunka shō) et a été adapté en une série télévisée d’animation en 2021 (douze épisodes animé par le studio Seven Arcs sous la direction de Koji Masunari et Katsuya Asano, sur un scénario de Reiko Yoshida; diffusée sur MBS, TBS, AT-X et sur Netflix). J’ai déjà commenté les trois premiers volumes, les trois suivants, les volumes sept et huit, ainsi que les volumes neuf et dix (en anglais).

BluePeriod-12- p087

T. 12, p. 87

Dans le tome onze, Yatora termine sa première année à Geidai déçu et défait. Pour changer d’air il prend un emploi d’assistant dans une école de dessin qui se révèle être dirigée par Mme Saeki, qui était sa prof d’art au lycée. Il en apprend beaucoup sur l’éducation des enfants et acquiert une toute nouvelle perspective sur la création artistique. Dans le tome douze, il débute sa deuxième année à Geidai avec appréhension surtout lorsqu’il découvre que le professeur cette année a une réputation d’être très sévère… Il élargie encore plus sa perspective en fréquentant des collègues de d’autres départements (dont son amie Maki Kuwana qui a été accepté en sculpture) et en passant quelques semaines au sein d’un collectif d’artistes qui rejettent l’éducation formelle en art. Yatora retrouvera-t-il sa confiance et sa passion pour l’art ou décidera-t-il de quitter l’université ?

Blue Period est un manga très intéressant car au-delà de raconter les angoisses d’un jeune adulte qui cherche sa place dans la société, il nous fait découvrir le monde de l’art et certains aspects de la culture japonaise. Malgré que le style artistique soit plutôt ordinaire, le récit demeure entrainant et nous offre une très bonne lecture, agréable et captivante. stars-3-5

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Revue de ‘zines [002.023.225]

Revue de ‘zines

Je continue mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

Animeland HS Saint Seiya (Octobre-Décembre 2022)

Ce numéro nous offre trois dossiers sur the thème de la série Les chevaliers du Zodiaque. Le premier étudie l’oeuvre Saint Seiya comme telle (les premières heures de la série, portrait de son créateur Masami Kurumada, sa chronologie, le manga, les voix du doublage français, les produits dérivés, avec des portraits de Shingo Araki (animation, character design), Kôzô Morishita (producteur) et Seiji Yokohama (compositeur)). Le second dossier, “La Galaxie Saint Seiya”, en étudie ses composantes (du sanctuaire aux portes d’Hades, Asgard, Poséidon, les films: Abel, Artémis, Apollon, les guerriers d’Abel, Oméga, Soul of Gold, le manga, Épisode G, Next Dimension, Lost Canvas, et Saintia Shô). Le troisième dossier-Focus étudie comment la série a été la synthèse de son époque en intégrant dans son identité non seulement les influences étrangères (mythes d’ici et d’ailleurs) mais aussi celles du sentai et du tokusatsu en abordant entre autres les armures dans la culture japonaise, les jouets tiré de la série, le film live-action et le cosplay. Ce volume se conclue sur des entretiens avec Jérôme Alquié (auteur d’une aventure inédite), Olivier B. (Chaine Nébulaire sur Youtube) et Davy Fournier (SaintSeiyaPedia).

À lire pour tous fans d’anime et de Saint Seiya en particulier. stars-3-5

Capsules

dBD #171 (Mars 2023)

Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Faut-il brûler Tintin ? (par Renaud Nattiez, chez Éd. 1000 Sabords), de l’Incal Infini (un jeu de plateau par Why Not AI en financement participatif chez KissKissBankBank), et l’intronisation de Emmanuel Guibert à l’Académie des beaux-arts.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Frank Le Gall au sujet de Théodore Poussin T.14: Art Satoe chez Dupuis. Les entrevues se poursuivent avec Jul (sur son oeuvre en général: Silex and the City, 50 nuances de Grecs, ou les nouveaux Lucky Luke), Julien Hervieux et Virginie Augustin (sur Toujours prêtes! Chez Fluide Glacial), Adjim Danngar (sur Djarabane T.1: Au petit marché des amours perdues chez Delcourt), André Houot (sur Asile! chez Glénat), Frédéric Lavabre (sur les 20 ans des Éditions Sarbacane) ainsi que Boulet & Zack Weinersmith (sur Béa Wolf chez Albin Michel).

Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: Ender Geister T.1 (par Takashi Yomoyama chez Glénat), Ikkyu v. 1 (par Hisashi Sakaguchi chez Revival), Wind Breaker t.1 (par Satoru Nii chez Pika), Enzo (par Enzo Lefort, Tony Lourenço et Madana chez. Blackphant), Jun Mayuzuki: Anthologie 2007-2017 (chez Kana), Corpse Party: Blood Covered t.1 (par Makoto Kedouin & Toshimi Shinomiya chez Mana), Cheat Skill Level Up t.1 (par Miku, Kazuomi Minatogawa & Rein Kuwashima chez Delcourt/Tonkam) et Cerise Huître Banane Pêche (par Jo Eth chez Des bulles dans l’océan).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-0

Capsules

 Métal Hurlant N°1: Le Futur, C’est Déjà Demain (Automne 2021)

Je suis encore un peu déçu car je m’attendais à ce que ce numéro en soit un “Vintage” (republiant les meilleurs histoires du magazine) mais c’en est en fait un de “Création” avec des histoires inédites. Il regroupe vingt-deux récits et treize articles (tous placé dans les soixante premières pages du magazine mais que je n’ai parcourue qu’en diagonale) sur le thème de l’anticipation proche. Comme pour le #5 que j’ai commenté précédemment, la plupart des styles (extrêmement variés) des artistes n’étaient pas vraiment de mon goût mais j’ai trouvé tous ces courts récits intéressants et qui méritaient d’être lu.

Ce numéro nous présente donc les récits suivants: Premiers de cordée (par Mathieu Bablet, 10 p. coul.), Pet Play (par Diego Agrimbau et Lucas Varela, 8 p. coul.), War Games (par Berliac, 12 p. N&B), E-Balade (par Merwan & Sandrine Bonini, 10 p. coul.), Orpheus (par Jeremy Perrodeau, 12 p. coul.), Ces mains qui nourrissent (par Samir Marshy & Lee Lai, 14 p. N&B), Solar Plant (par Anna Hill / Luke Jones, 8 p. coul.), Ticket Tuesday (par Maya Pen & Tommi Parrish, 12 p. coul.), Dieu était déjà là (par Paul Lacolley & Pierre Colleu, 8 p. coul.), Les différents visages du Dr. Dehlinger (par Benjamin Fogel & Franck Biancarelli, 12 p. principalement N&B), Un futur différent (par Sylvain Runberg & Ingo Römling, 10 p. coul.), La vie quotidienne (par Matt Fraction & Afif Khaled, 8p. coul.), Replica. I (par Mark Waid & Julien Perron, 10 p. coul.), Clean and clear (par Brian Michael Bendis & Jacob Edgar, 8p. coul.), Snapshots (par Xavier Mauméjean & Jaouen Salaün, 12 p. coul.), Delete (par Sergio Salma & Carole Maurel, 8 p. coul.), Frissons Synthétiques (par Jerry Frissen & Jessie Lonergan, 8 p. coul.), Belle Époque (par Roxane Lumeret, 6 p. coul.), The Passenger (par Pierre van Hove, 12 p. coul.), H.O.P. (par Ugo Bienvenu, 6 p. coul.), Le Blues du dentiste (par Adam Sillard, 4 p. coul.), et Le roi nu (par Fabien Vahlmann & Alfred, 6 p. coul.).

Une belle découverte quand même. stars-3-0

Pour plus d’Infos: [ GoodreadsHumanosNelliganWikipedia ]

Capsules

 Métal Hurlant N°2: 1975-1984, Le nouveau visage de l’imaginaire (Hiver 2022)

Enfin un numéro “Vintage” qui retrace l’histoire de ce périodique de BD mythique avec une anthologie de ses meilleurs récits. En plus de l’éditorial de Jerry Frissen et de l’introduction de Jean-Pierre Dionnet on y retrouve trois articles (“La naissance de Métal Hurlant” par Claude Ecken [16 p.], “Règlements de comptes à OK Métal” par Christophe Quillien [2 p.] et “Entretien avec Jean-Pierre Dionnet” par Christophe Quillien [28 p.]). Le reste n’est que pure joie avec vingt-deux récits (chacun précédé d’une page d’introduction) qui ont contribué à faire la renommé du magazine: The long tomorrow (par Dan O’Bannon & Moebius, MH #7-8 [1976], 16 p. coul.), L’Oiseau-poussière (par François Bazzoli & Caza, MH #17 [1977], 10 p. N&B), Bunker’s Family (par Philippe Picaret & Jean-Michel Nicollet, MH #14 [1977], 8 p. coul.), 1996 (par Chantal Montellier, MH #25-26 [1978], 6 p. N&B), La Gare (par Michel Crespin, MH #30 [1978], 10 p. N&B), La main verte (par Édith Zha & Nicole Claveloux, MH #9 [1976], 8 p. coul.), Cobalt 60 (par Vaughn Bodé, MH #4 [1975], 10 p. N&B), Crux Universalis Eternity Road (par Enki Bilal, MH #6 [1976], 6 p. N&B), Carapaces (par Luc & François Schuiten, MH #13 [1977], 8 p. coul.), Rock’n’Roll Suicide (par Marc Caro, MH #39bis [1979], 4 p. N&B), Les armées du Conquérant (par Jean-Pierre Dionnet & Jean-Claude Gal, MH #1 [1975], 12 p. N&B), Téléchamps (par Sergio Macedo, MH #16 [1977], 8 p. coul.), Front Nord (par Serge Clerc, MH #52 [1980], 7 p. en bichromie), Heilman (par Alain Voss, MH #22 [1977], 8 p. N&B), Expérience avec la pompe à air (par Angus McKie, MH #29 [1978], 16 p. coul.), Fin de Série (par Alias, MH #27 [1978], 8 p. N&B), Baroudeurs de l’espace (par Jean-Claude Mézières, MH #7 [1976], 8 p. coul.), Opération Oméga (par Denis Sire, MH #13 [1977], 12 p. N&B), Ballade (par Paul Gillon, MH #76bis [1982], 8 p. N&B), L’Expérience religieuse de Philip K. Dick (par Robert Crumb, MH #120 [1986], 8 p. N&B), Aux Premières Loges (par Jacques Lob & Ted Benoit, MH #36bis [1978], 13 p. N&B), et Agorn (par Philippe Druillet, MH #1 [1975], 14 p. N&B).

Une excellente lecture nostalgique. stars-4-0

Pour plus d’Infos: [ GoodreadsHumanosNelliganWikipedia ]

Capsules
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Les saisons d’Ohgishima 1

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Un récit qui déploie les souvenirs de Tamao, 14 ans, née dans le quartier des plaisirs, et conte, au fil des saisons, les jours aussi beaux que cruels d’une adolescente condamnée à mourir jeune.

1866, Nagasaki, à la veille de la révolution de Meiji. Dans cet estuaire où les influences étrangères se mêlent à la culture japonaise, Tamao, enfant du quartier des plaisirs, part travailler avec la courtisane dont elle est l’apprentie chez un commerçant hollandais de Dejima, le quartier occidental. Au fil des saisons et des rencontres avec une foule de personnages bigarrés, elle entrevoit le vaste monde au-delà de sa cage, mais la marche du temps la rappelle inexorablement au destin qui l’attend, tout comme la société qui l’entoure.

Après Le Dernier Envol du papillon et La Lanterne de Nyx, découvrez la dernière partie de la “trilogie de Nagasaki”, par Kan Takahama — lauréate du 24e Grand Prix Osamu Tezuka en 2020.”  [Texte du site de l’éditeur et du rabat intérieur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Les saisons d’Ohgishima (扇島歳時記 / Oogishima Saijiki / lit. “Registres saisonniers d’Ohgishima”) est un manga seinen par Kan Takahama qui a d’abord été prépublié dans les périodiques Torch et Comic Ran en 2019-2022 avant d’être compilé en volumes chez Leed Publishing (série complète de quatre tomes) en 2020-22. Il a été traduit en français chez Glénat en octobre 2022 (avec un deuxième tome paru en février 2023 et un troisième à paraître en octobre). Takahama est une mangaka au style particulier et qui est très populaire en France. Son sujet de prédilection est les relations amoureuses complexes et difficiles, mais elle s’est également intéressé au manga seinen historique, en particulier avec sa “Trilogie de Nagasaki” qui se déroule un peu avant et au tout début de l’ère Meiji. J’ai déjà amplement commenté plusieurs de ses ouvrages (Mariko Parade, L’eau amère, 2 Espressos, Tokyo, amour et libertés, Le goût d’Emma, L’Amant, et Invincibles: Au pays du Dalaï-Lama) notamment les deux premières parties de la “Trilogie de Nagasaki”: Le Dernier envol du papillon et La lanterne de Nyx.

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Le récit des Saisons d’Ohgishima débute en l’an 2 de l’ère Keio (1866) et s’insère donc au milieu des deux premières parties de la trilogie en offrant une sorte de transition. Le récit cette fois est centré sur la petite servante Tama. Kicho a quitté la maison Chikugo car elle a contracté la syphilis et elle est en convalescence. Tama est maintenant l’apprentie de Sakunosuke, qui vient d’être engagée comme courtisane chez Monsieur Hartmans, un commerçant hollandais de Dejima. Tama est contente car elle pourra ainsi revoir le Docteur Thorn. Au fil des mois, le récit nous révèle le quotidien de Tama alors qu’elle s’épanouie dans ce monde étranger et qu’elle se fait de nouveaux amis. On y découvre notamment comment Tama fait la connaissance Genji et Victor, alors qu’elle croise Momotoshi sans jamais le rencontrer.

Comme pour les volumes précédents de la série, ce manga nous fait découvrir au travers de son récit les particularités de cette intéressante époque de transition dans l’histoire du Japon, en s’attardant surtout sur l’univers des courtisanes et la relation que le Japon de l’époque entretenait avec les étrangers. Cet aspect didactique est accentué par des capsules informatives (cette fois appelées “Boîte à secrets de Dejima”) où l’auteur explique le contexte historique des lieux, des événements ou personnages rencontrés dans le récit. Au début je trouvais le style graphique de Takahama un peu brouillon et déplaisant mais on s’y habitue et elle s’est beaucoup améliorée avec le temps. Elle utilise beaucoup de trames et de ton de gris ce qui donne beaucoup de dimension et d’originalité à son dessin. Somme toute, ce manga nous offre un beau récit à la fois informatif et divertissant. C’est donc une très bonne et agréable lecture. J’ai bien hâte de lire la suite…

Les saisons d’Ohgishima t.1,  par Kan Takahama (traduction par Yohan Leclerc). Grenoble: Éditions Glénat (Coll. Seinen, Roman Graphique), octobre 2022. 224 pages, 14.5 x 21.0 cm, 10.95 € / $18.95 Can, ISBN 978-2-344-05384-3. Pour un lectorat jeune adulte (16+). stars-3-5

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© Kan Takahama. © 2022 Éditions Glénat pour la traduction française.

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Les Futurs de Liu Cixin #9-10

La Terre transpercée (Liu Cixin 9)

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“15 récits de l’écrivain de SF Liu Cixin adaptées en BD par des auteurs de tous pays ; 15 voyages quantiques à la croisée des dimensions scientifiques, géopolitiques et humanistes, pour imaginer les possibles futurs de l’humanité.”

“Un physicien est tiré de force d’un sommeil cryogénique par un tribunal populaire qui le condamne à mort ! Stupéfait, Shen Huabei enfile combinaison et scaphandre, comme ses ravisseurs le lui intiment, et saute dans le vide d’un gouffre souterrain. Durant son interminable chute, ses juges instruisent le procès et lui révèlent l’ampleur de la catastrophe qui met également son fils en cause… [Texte du site de l’éditeur]

“Le découverte d’un nouveau matériau solide, fruit du désarmement nucléaire généralisé, permet la construction d’un projet pharaonique. Mais son exploitation se révèle risquée, Shen Huabei et son fils en font l’étrange expérience.” [Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

J’ai déjà commenté la version anglaise des premiers volumes de cette série d’adaptation en BD des récits de l’excellent auteur de science-fiction chinois Liu Cixin: 1. Sea of Dreams, 2. The Wandering Earth, 3. The Village Teacher, ainsi que 4. YuanYuan’s Bubbles (publiés au USA dans la série “Liu Cixin Graphic Novels” de Talos Press). Pour des raisons pratiques (rapidité de publication et disponibilité) je vais poursuivre ma lecture avec l’édition française qui est publiée (dans un ordre légèrement différent) chez Delcourt sous le titre “Les Futurs de Liu Cixin” et dont j’ai déjà commenté les tomes quatre (Nourrir l’Humanité) et cinq (La perfection du cercle) ainsi que les sixième (Proies et Prédateurs), septième (L’Attraction de la foudre) et huitième (Brouillage intégral) tomes. Les titres se succèdent au rythme d’environ un par mois.

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Cet album adapte la nouvelle 地球大炮 (“Dìqiú dàpào” / lit. “Le canon de la Terre”; titre anglais: “The Longest Fall” / “La chute la plus longue”) publié en 2003 dans le périodique chinois 科幻世界 (Kēhuàn shìjiè / lit. “le monde de la science-fiction” ou Science Fiction World).  

Le Dr. Shen Huabei et son fils Yuan ont l’étrange idée de creuser un tunnel de bord en bord de la Terre, au travers du noyau terrestre, pour faciliter le transport. C’est évidement une idée farfelue et impossible, jusqu’à ce que la destruction de l’arsenal nucléaire permette la création d’un nouveau matériau ultra-résistant. Après de nombreux revers le tunnel est complété mais son utilisation est abandonné après qu’un accident ait causé la mort d’un millier d’ouvriers. Des proches des victimes qui cherchent vengeance poussent Shen Huabei dans le tunnel. Durant son interminable chute libre, il réalise que le tunnel pourrait avoir une autre utilisation qui bénéficierait grandement à l’Humanité !

C’est une très belle histoire mais malheureusement les nombreux flash-back et saut dans le temps rendent la narration confuse. Ce volume démontre encore une fois que Liú Cíxīn aime bien les récit qui se déroule sur une longue durée et qui sont à la limite du possible — dans ce cas-ci, si un tunnel entre la Chine et l’Amérique du Sud est présenté comme scientifiquement possible, l’ampleur du projet est plutôt inimaginable. Le style graphique de Wu Qingsong, à mi-chemin entre le comic américain et le manga, est très beau. Cette bande dessinée nous offre donc une lecture intrigante et agréable. Elle constitue une porte qui facilite l’accès à l’univers imaginaire de Liu Cixin.

La Terre Transpercée (Les Futurs de Liu Cixin, #9), par Wu Qingsong (Scénario d’après une nouvelle de Liu Cixin). Paris: Delcourt (Coll. Néopolis), février 2023. 93 pages, 21.5 x 29.8 cm, 21.90 € / $36.95 Can, ISBN 978-2-413-03807-8. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-5

Capsules

L’ère des anges (Liu Cixin 10)

“15 récits de l’écrivain de SF Liu Cixin adaptées en BD par des auteurs de tous pays ; 15 voyages quantiques à la croisée des dimensions scientifiques, géopolitiques et humanistes, pour imaginer les possibles futurs de l’humanité.”

“Un scientifique africain décide de reprendre le destin de son pays en main. Malgré leurs moyens financiers ou technologiques, les pays développés ne parviennent pas à sortir son pays de la famine. Les fabuleuses ressources de l’Afrique finissent toujours par pervertir l’aide étrangère. Le brillant Dr Ita veut s’affranchir d’un système devenu pernicieux, grâce à une solution génétique contestée. [Texte du site de l’éditeur]

“Lassé des guerres civiles larvées qui minent son pays et des soi-disant coopérations économiques qui le maintiennent dans la pauvreté, un généticien africain décide de reprendre le destin de son pays en mains par des moyens très contestés.” [Texte de la couverture arrière]

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Cet album adapte la nouvelle 天使时代 (“Tiānshǐ shídài” / lit. “L’âge des anges”; titre anglais: “The Angel Era”) publié en 2002 dans le périodique chinois 科幻世界 (Kēhuàn shìjiè / lit. “le monde de la science-fiction” ou Science Fiction World).  Cette BD nous raconte l’histoire du Dr. Ita qui — lassé du cycle de chaos et de famine qui, sous l’influence du colonialisme des nations développées, maintient sans cesse l’Afrique dans la pauvreté — consacre sa vie à trouver une solution génétique au problème. Si l’amélioration des cultures agricoles demeure une solution insuffisante pourquoi ne pas alors modifier le corps humain pour que son système digestif lui permette d’élargir de manière significative son régime alimentaire ? Toutefois cela transgresse le tabou interdisant les modifications génétiques sur l’humain, controlé par le Comité Bioéthique des Nations Unis (dominé, évidemment, par les nations développées). Le Dr Ita est jugé comme un criminel et son pays, la Xambie, est bombardé sans relâche par les Américains, tant qu’il ne se rendra pas, lui et les milliers d’humains qui ont ainsi été modifié… Toutefois, pour défendre son pays, le Dr Ita a également créé une nouvelle race de guerriers…

Une autre histoire typique de Liu Cixin qui tente de démontrer que la science peut résoudre beaucoup de problèmes si on lui en donne la chance. Il pose également des questions d’un grand intérêt — comme à qui bénéficie vraiment les interdits et les limites qu’on impose à la science ? C’est un autre récit qui se déroule sur une longue durée et que Cixin, pour bien marquer son argument, pousse encore aux limites du vraisemblable. Le style graphique de Ma Yi, qui s’apparente aux comics américains, est assez bien. Le récit est plus fluide que le précédant et nous offre une lecture fascinante et agréable. J’ai bien aimé.

L’ère des anges (Les Futurs de Liu Cixin, #10), par Sylvain Runberg (Scénario d’après une nouvelle de Liu Cixin) & Ma Yi (dessin et couleurs). Paris: Delcourt (Coll. Néopolis), mars 2023. 82 pages, 21.8 x 29.8 cm, 19.99 € / $36.95 Can, ISBN 978-2-41303-808-5. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-5

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© 2022 FT Culture (Beijing) Co., Ltd. All rights reserved. © 2022 Éditions Delcourt pour la présente édition.

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Yawara #10

Yawara-10-cov“L’oeuvre incontournable d’un narrateur hors pair. L’auteur de Monster, Pluto, et Asadora! vous entraîne dans le quotidien ordinaire d’une judoka extraordinaire !”

“Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline. Il a été annoncé que les JO de Barcelone accueilleraient enfin la discipline féminine dans la compétition. Jigorô rêve donc de faire de sa petite-fille la première championne olympique féminine de judo. Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idol… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions. Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

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Vol. 10, p. 4

Yawara! (やわら!) est une oeuvre de jeunesse de l’excellent mangaka Naoki Urusawa. Elle a originalement été publié entre avril 1987 et octobre 1993 dans l’hebdomadaire seinen Big Comic Spirits, puis compilé en vingt-neuf volumes (tankōbon) chez Shōgakukan. En 1998-99, il y a eut une réédition en format plus petit (bunkoban) de dix-neuf volumes, puis une “collector edition” (Kanzenban) de vingt volumes en 2013-15. C’est cette dernière édition qui est présentement publiée en français chez Big Kana. Il y a treize volumes de paru jusqu’à maintenant. J’ai déjà commenté le premier, le second, le troisième, le quatrième, le cinquième, le sixième, les septième et huitième ainsi que le neuvième volumes.  

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Vol. 10, p. 9

Yawara réussi à vaincre cinq adversaire l’un à la suite de l’autre permettant ainsi à l’Université de Mitsuba de remporter la coupe Hortensia. Kojiro accepte d’entrainer Sayaka. Jigorô manigance encore, cette fois pour faire entrer Yawara et Fujiko à l’Université de Sakai après le championnat national par catégorie. Le tout avec l’idée de les faire participer au championnat du monde en Yougoslavie et puis aux Jeux  Olympique de Barcelone. Pourtant Yawara, qui termine son cycle court à l’Université de Mitsuba, voudrait plutôt se trouver un petit emploi tranquille dans une agence de voyage… Malheureusement, ni les plan de Jigorô, ni ceux de Yawara, ne se dérouleront comme prévu…

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Vol. 10, p. 10

Le style de Urasawa, à la fois simple et expressif, réussi à très bien rendre les scènes d’action sportive qui composent la majeure partie de ce volume. Passé maître dans l’art de la narration, il réussi également à construire un récit captivant en y intégrant de nombreux imbroglio humoristique qui font de Yawara! une comédie romantique de sport incontournable. C’est un lecture agréable et amusante que je recommande fortement malgré que l’intrigue des compétions sportives ou des mésaventures des personnages commence à être un peu répétitive alors que nous ne sommes qu’au milieu de la série. Malgré tout, nous en redemandons encore et je suis sûr que Urasawa nous offrira quelques rebondissements novateurs dans les prochains volumes !

Yawara t. 10, par Naoki Urasawa. Bruxelles: Kana (Coll. Big Kana), novembre 2022. 322 pages, B&W (14 pages en “couleurs”), 14.8 x 21 cm, 15.00 € / $C 26.95, ISBN 978-2-5050-8656-7, Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-5

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Lire aussi mes commentaire sur les volumes précédents.

© 2014 Naoki Urasawa / Studio Nuts. All right reserved. © Kana (Dargaud-Lombard) 2022 pour l’édition française.  

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Wool Omnibus #1

Wool-1-cov“In a ruined and toxic future, a community exists in a giant silo underground, hundreds of stories deep. There, men and women live in a society full of regulations they believe are meant to protect them. Sheriff Holston, who has unwaveringly upheld the silo’s rules for years, unexpectedly breaks the greatest taboo of all: He asks to go outside.

His fateful decision unleashes a drastic series of events. An unlikely candidate is appointed to replace him: Juliette, a mechanic with no training in law, whose special knack is fixing machines. Now Juliette is about to be entrusted with fixing her silo, and she will soon learn just how badly her world is broken. The silo is about to confront what its history has only hinted about and its inhabitants have never dared to whisper. Uprising.” 

[Text from the inside flap ; see also the backcover]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

I had just finished watching the excellent (stars-4-0) science fiction TV series Silo from Apple TV+ (rated 8.1 on IMDb and 87% / 89% on Rotten Tomatoes; see the trailer on Youtube and check Wikipedia for more information) and I wanted more ! I really cannot resist a thrilling post-apocalyptic story. Of course, when I discovered that the series was based on a book by Hugh Howey, I quickly reserved it at the library. The series tells the story only of the first half of the book. I wanted to know how the story ended and I wasn’t disappointed (although that’s not really the end since this book, Wool, is part of a trilogy with Shift and Dust). In fact, if it is set in a post-apocalyptic world, the story is more a thriller. And like all book’s adaptation there are HUGE differences in the story-telling (the sex of some characters have been changed, their motivation is sometime not the same and some events unfold quite differently) but over all the general idea is the same. 

A community of about ten thousands humans lives in a self-sufficient closed environment, a silo made of over one hundred levels, protecting them from the toxic outside. Nobody knows for how long they have been there, nor what happened to make the surface of the Earth uninhabitable and toxic. In order to insure that they survive until the outside is liveable, this society is governed by a very strict set of rules called the “Pact”. If you ask too many questions or simply go crazy and desperately want to go outside, well, you are given a protective suit and shown the door. Despite the suit, most won’t survive the toxic environment more than a few meters… You are also given a piece of cloth (a wool) and asked to clean the sensor camera that monitors the outside. Hence the title of the novel (but it might also be a reference to the expression “pull the wool over someone’s eyes”, i.e. to deceive, which would make us wonder what kind of deception is in play…).

Somehow, since I saw the TV series first, I like it better than the book. The TV series offers a stronger love story and a more catchy thriller (and that’s totally normal since a TV series needs to put emphasis on those aspects to be successful) but the book is nevertheless a very good reading that offers more character development, a more detailed and complex mystery (secrets hiding secrets!) as well as the answer to the cliff hanger of the first season of the TV series. I really enjoyed both. Even if you have no intention to ever watch the TV series, it remains a very good book.

I can’t wait to learn what other mysteries Juliet will discovers in the other two novels. And, of course, I am also quite eager to watch the second season of the TV series (probably next summer) and see how the mystery unfolds in the adaptation. Apparently there is also a graphic novel adaptation and I’ll try to find that one too. Hugh Howey has created with Wool / Silo a very fascinating world and I just can’t resist to learn more about it.

Wool Omnibus #1, by Hugh Howey. New York: Simon & Schuster, March 2013. 514 pages, 14 x 21 cm, $US 26.00 / $29.99 Can, ISBN 978-1-4767-3511-5. For a teenager readership (14+). See the trailer on Youtbe. stars-3-5

For more information you can check the following websites:

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© 2012 Hugh Howey.

[ Traduire ]

Le clan des Poe, vol. 1

ClanDesPoe-1-cov“XVIIIe siècle, quelque part en Angleterre… Edgar et Marybelle, enfants illégitimes d’un aristocrate, sont abandonnés au fond des bois… Ils sont alors recueillis par Hannah l’Ancienne, matriarche du mystérieux clan des Poe. Mais quelques années plus tard, le garçon découvre accidentellement le terrible secret de sa famille d’adoption : tous sont des vampanella, des êtres immortels se nourrissant de sang humain. Et pour protéger sa sœur, il doit devenir l’un des leurs… Suivez à travers différentes époques le destin tortueux d’Edgar, vampanella prisonnier d’une existence sans fin.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Le clan des Poe (ポーの一族 / Poe no Ichizoku) est un  manga shōjo et josei par Moto Hagio qui a d’abord été prépublié en feuilletons entre mars 1972 et juin 1976 dans le périodique Bessatsu Shōjo Comic (Betsucomi) avant d’être compilé en cinq volumes (Tankōbon) chez Shôgakukan entre 1974 et 1976. Il a par la suite été édité en trois volumes (bunkoban) en 1998, puis en deux volumes (premium) en 2019. C’est cette dernière édition, publiée à l’occasion du 50e anniversaire de carrière de l’auteur et qui offre une restoration complète des planches, qui a été traduite en anglais chez Fantagraphics (août 2019 et septembre 2022), puis en français chez Akata au printemps 2023. Moto Hagio est membre du célèbre groupe de l’An 24 et a grandement contribué au développement du manga shōjo moderne. J’ai déjà commenté plusieurs de ses ouvrages (en anglais: A Drunken dreams and other stories et Otherworld Barbara) mais j’ai particulièrement discuté de son rôle de pionnière dans mon commentaire sur Le coeur de Thomas.

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Page 10

Le clan des Poe est le premier manga de Moto Hagio et sans doute l’un de ses plus grands succès au Japon (elle reçoit d’ailleurs le prix Shōgakukan en 1975 pour ce titre). Il s’agit en quelque sorte d’une romance gothique au sein d’une famille de vampire. Edgar et sa soeur Marybell sont les enfants du comte d’Evans mais leur belle-mère les déteste et demande à la nourrisse de les tuer. Toutefois, celle-ci les prend en pitié et les abandonne simplement dans les bois. Ils sont recueilli par Hannah Poe, la matriarche d’une mystérieuse famille de nobles qui se révèle composée de vampires ! Ils doivent souvent déménager quand les villageois commencent à se douter de leur identité supernaturelle. Edgar est très attaché à sa jeune soeur et est traumatisé lorsque celle-ci est assassiné par un fanatique. Éternel prisonnier dans son corps d’enfant, il se sent seul. Il prends donc la fuite avec Allan, un jeune villageois qu’il trouve attirant et qu’il transforme en vampire contre sa volonté. Au travers de leur escapade et de leur relation tumultueuse, ils vivront plusieurs aventures.

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Page 36

On retrouve déjà dans cet ouvrage les innovations stylistiques qui caractérisent le style graphique de Moto Hagio et qui ont fait sa renommé. Le récit est composé de seize courts chapitres (neuf dans ce premier volume) qui sont vaguement connectés et qui se déroulent à des époques et en des lieux différents. Malheureusement ils sont présenté dans un ordre non chronologique ce qui rends la compréhension difficile pour le lecteur. Cela demeure toutefois un classique du genre shōjo, qui nous offre un très beau manga avec un récit intriguant qui mérite d’être lu. Je le recommande donc fortement même si l’aspect anecdotique du récit m’a un peu déçu.

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Page 121

Ce premier volume comprends neuf récits:  “Le Clan des Poe” (ポーの一族 / Poe no ichizoku, 127 pages, sérialisé dans les numéro de septembre à décembre 1972 de la revue Bessatsu Shōjo Comic),  “La Jeune Fille aux cheveux d’argent” (すきとおった銀の髪 / Sukitōtta gin no kami, 16 pages, mars 1972),  “Le Village de Poe” (ポーの村 / Poe no mura, 24 pages, juillet 1972),  “Le Journal de Glensmith” (グレンスミスの日記 / Glensmith no nikki, 24 pages, août 1972),  “Marybelle et la rose d’argent” (メリーベルと銀のばら / Marybelle to gin no bara, 162 pages, de janvier à mars 1973),  “Penny Rain” (ペニー・レイン, 40 pages, mai 1975),  “Liddell dans la forêt” (リデル・森の中 / Liddell, mori no naka, 16 pages, juin 1975),  “Les Fleurs et les oiseaux du pays lointain” (はるかな国の花や小鳥 / Harukana kuni no hana ya kotori, 33 pages, dans Shūkan Shōjo Comic de septembre 1975), et “Une semaine” (一週間 / Isshūkan, 16 pages, dans Bessatsu Shōjo Comic de décembre 1975). On retrouve également une préface de Fausto Fasulo, une postface de Miyako Slocombe et une galerie d’illustrations. J’ai bien hâte de lire la suite avec le deuxième volume annoncé pour la fin octobre 2023.

Depuis 2016, Moto Hagio a donné une suite à ce récit avec quatre volumes supplémentaires qui ont été prépubliés dans le magazine Monthly Flowers: Haru no Yume (ポーの一族~春の夢 /  Le clan des Poe ~ Rêve de printemps, publié de juillet 2016 à juillet 2017), Poe no Ichizoku: Unicorn (ポーの一族 ユニコーン, publié de juillet 2018 à juin 2019), Himitsu no Hanazono (ポーの一族 秘密の花園 / Le jardin secret du clan des Poe, publié de juillet 2019 à novembre 2021) et Ao no Pandora (青のパンドラ / Pandore bleue, publié depuis juillet 2022). Nous ignorons pour l’instant si ces titres seront également traduit.

Le clan des Poe t.1, par Moto Hagio (traduit par Miyako Slocombe). Rancon: Akata (Coll. Héritages), avril 2023, 14.7 x 21 cm, 19.99 € / $37.95, ISBN 978-2-36974-821-4. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

© 2019 Moto HAGIO.

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Revue de ‘zines [002.023.185]

Revue de ‘zines

Je continue mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

Animeland #242 (Avril-Juin 2023)

AL-242Ce numéro nous offre des dossiers sur Rintarô, le seigneur de l’anime (portrait, entretien, Utopiales, entretien avec Frédéric Temps [Programmateur ciné aux Utopiales] et retour sur les six oeuvres majeures de Rintarô: Captain Harlock [1978], Adieu Galaxy Express [1979, 1981], Harmagedon [1983], L’Épée de Kamui [1985], Métropolis [2001] et Yona, la légende de l’oiseau-sans-aile [2009]), Makoto Shinkai (Suzume, portrait, proximité à distance, réalisme magique) et Angoulême 2023 (Entretien avec Junji Itô, exposition Junji Itô, Paroles de Ryôishi Ikegami, Rencontre avec Akane Torikai et commentaires sur le festival).

Dans “On a Vu” on nous présente plusieurs animations notoires: Romantic Killer, Raven of the Inner Palace, Jojo’s Bizarre Adventure: Stone Ocean saison finale, Spy x Family part 2, La voie du tablier saison 2, Mobile Suit Gundam: The Witch from Mercury saison 1, Avalonia: L’étrange voyage, Maurice le chat fabuleux, The Bad Batch saison 2, Pinocchio de Guillermo del Toro, Le Chat Potté 2: la dernière quête, Moi quand je me transforme en Slime le film: Scarlet Bond.

Dans “On a Lu” on nous introduit à quelques bons mangas comme Paraiso (Suehiro Maruo chez Casterman), Hitomoji: Stress Mortel (Motoro Mase chez Crunchyroll), Du mouvement de la Terre (Uoto chez Ki-oon), Mibu Gishi Den (Jiro Asada & Takumi Nagayasu chez Mangetsu), Ikkyu (Hisashi Sakaguchi chez Revival), Gourmet Détective (Akiko Higashimura chez Delcourt/Tonkam), Amour Placebo (Akane Torikai chez Akata), Excuse me dentist: it’s touching me! (Sho Yamazaki chez Soleil), Let’s Play (webtoon par Leanne M. Krecic chez Kotoon), Terukan Boys (Yû Nakahara chez Doki-Doki), Isekai Anime Studio (Kakuchoshi chez Doki-Doki), Kujo l’implacable (Shôhei Manabe chez Kana), Gannibal (Masaaki Ninomiya chez Meian), Le Ciel pour conquête (Yudori chez Delcourt).

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Musique (Au coeur de la tournée de Joe Hisaishi, AniSong: le feu d’artifice musical de l’année), Entretiens (Masaaki Ninomiya, Yasuhiro Yoshiura, Shinya Ohira, Yudori),  Figure de Pro (Sylvain Dos Santos), Séance Studio (Ghibli), Trouvaille (The Three-body Problem), Exposition (Versailles no Bara), Hommage (Leiji Matsumoto, Claudio Biern Boyd), et Humeur (2023, l’année Miyazaki?).

À lire pour tous fans d’anime. stars-3-5

Capsules

dBD #169 (Déc.-Janvier 2022-23)

dBD-169Dans le cahier actualités on mentionne la publication en coffret cartonné de Dans la tête de Sherlock Holme, L’Affaire du ticket scandaleux t.1 & t.2 chez Ankama. On retrouve également un article sur les conférences données par Benoit Peeters au Collège de France dans le cadre de la chaire de Création artistique consacré à la bande dessinée. Un autre article nous présente le prix Töpffer 2022 de la bande dessinée.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Jean-Pierre Gibrat au sujet de Mattéo – Sixième époque (2 septembre 1939 – 3 juin 1940) chez Futuropolis. Les entrevues se poursuivent avec Jean-Claude Servais (sur Bellem aux Éditions Dupuis), Xavier Dorison & Timothée Montaigne (sur 1629, ou l’effrayante histoire des naufragés du Jakarta. L’Apothicaire du diable, T.1 chez Glénat), Arthur de Pins (sur Zobillénium T.6 chez Dupuis), Tibur Oger (sur Indians chez Grand Angle), Marion Fayolle (sur La maison nue chez Magnani), et Franck Thilliez (sur La brigade des cauchemars T.6: Ariane chez Jungle).

Comme spécial de fin d’année, dBD nous présente ses coups de coeur de beaux livres composés d’entrevues avec François Schuiten (sur L’Archiviste, avec Benoit Peeters, chez Casterman), Ralph Meyer (sur Undertaker, l’art de Ralph Meyer chez Dargaud), Arnaud Le Gouëfflec & Dominique Bertail (sur l’intégrale de Mondo Reverso chez Fluide Glacial), Léonie Bischoff (sur Anaïs Nin sur la mer des mensonges chez Casterman), ainsi que Gwen de Bonneval & Hervé Tanquerelle (sur l’intégrale de Racontars arctiques, d’après Jørn Riel, chez Sarbacane). 

Dans le Cahier Critique je note surtout Le coeur et le devoir t.1 par Himawari Nishino & Tanaka chez Doki-Doki (Bien; “évite la plupart des errances du shojo (…) sans être un chef d’oeuvre, ce récit se révèle captivant”), Fool Night t.3 par Kasumi Yasuda chez Glénat (Super; “graphisme élégant et fin (…) parvient à faire mouche, alors même que l’idée de départ semblait un peu bancale. Une excellente surprise”), Adabana t.3 par Non chez Kana (Super; “excellent thriller”), Critique de la raison pure par Emmanuel Kant & Variety Artworks chez Soleil Manga (Super; “synthétise en 192 pages les écrits du maître (…) un Kant pour les nuls”).

Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: Histoire courtes (Junji Ito chez Delcourt/Tonkam), MMA: Mixed Martial Artists t.1 (Hiroki Endô chez Pika), The Far East Incident t.1 (Aguri Ohue chez Vega), La petite amie de Minami (Sungiku Uchida chez IMHO), Les Saisons d’Ohgishima t.1 (Kan Takahama chez Glénat), Happy Land (Shingo Honda chez Omaké), The Chilling Dead t.1 (Shuji Takeya chez Nobi Nobi), et Tokyo Aliens t.1 (Osaka Naoe chez Kana).

Un numéro double (130 pages) qui offre une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

Capsules

dBD #170 (Février 2023)

dBD-170Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Paraiso, un recueil de cinq histoires courtes par Suehiro Maruo chez Casterman ainsi que la réédition de deux autres titres du même auteur, L’Enfer en bouteille et L’Île panorama. Je remarque également la parution d’une compilation Hägar Dünor 1977-1978 par Dik Browne chez Urban Comics (246 pages!). On retrouve également un article de quatre pages sur la 50e édition du Festival International de la bande dessinée d’Angoulême.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Arnaud Nebbache sur Brancusi contre États-Unis chez Dargaud. Les entrevues se poursuivent avec Robin Recht (sur Thorgal Saga T.1: Adieu Aaricia chez Le Lombard), Irène Frachon & Éric Giacometti (sur Mediator, un crime chimiquement pur chez Delcourt), Yann Damezin (sur Majnoun et Leïli, chants d’outre-tombe chez La Boîte à Bulles), Hérald Hajar (chef décorateur sur l’adaptation au cinéma par Yann Samuell de la BD de Régis Hautière et Hardoc, La Guerre des Lulus chez Casterman), Florian Pigé & Étienne Gerin (sur Speedball chez Sarbacane), Pierre Maurel (sur Michel T.5 chez L’Employé du Moi et L’Arme à Gauche chez Glénat), ainsi que Max de Radiguès & Hugo Piette (sur Eddie & Noé T.1: Plus chaud que le climat ! chez Sarbacane).

Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: Sakura Wars (Ikku Masa & Ohki Hiroi chez Mana Books), Death Note: Original Soundtrack vol. 1 (Hideki Taiuchi & Yoshihisa Hirano chez Kana Music), Gourmet Détective T.1 (Akiko Higashimura chez Delcourt), Raspoutine Le Patriote (Takashi Nagasaki, Masaru Satô & Junji Ito chez Delcourt), Terukan Boys (Yû Nakahara chez Doki Doki), Le chat noir (Hideshi Hino chez IMHO), Blame 0 Deluxe (Tsutomu Nihei chez Glénat) et Elle (QTa Minami d’après Delphine de Vigan chez Pika).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-0

Capsules

Métal Hurlant N°5: Métavers : Les émotions synthétiques (Novembre 2022)

MH-5J’avais lu que ce “revival” trimestriel de Métal Hurlant était une compilation de près de trois-cent pages de BDs et d’articles “Vintage” des bonnes années du magazine qui a profondément marqué la BD française. Et bien, j’étais dans l’erreur car le magazine publie également des numéros de “Création” qui regroupent autour d’un thème contemporain des histoires courtes par des auteurs et artistes internationaux. Le magazine alterne les numéros “Vintage” et de “Création” à raison de quatre numéros par année. J’espérais re-lire des chef-d’oeuvre de BD des années ’70 et ’80 mais le numéro que j’ai choisi au hasard à cause de sa belle couverture de Bilal s’est révélé en fait être un numéro de “Création” — toutefois je ne le regrette pas car ce fut une très bonne lecture tout à fait à la hauteur du magazine culte (voir mythique) original. Je vais définitivement en lire d’autres numéros…

Je ne rentrerai pas trop dans les détails mais ce numéro regroupe vingt-trois histoires courtes inédites et sept articles sur le thème du Métavers, du virtuel et des émotions synthétiques. Il parait que nous vivrions dans une simulation ce qui nous offre une large panoplie de possibilités d’histoires plutôt Dickiennes. J’ai parcouru les articles un peu en diagonale mais par contre j’ai lu avidement les BDs. Les styles très variés étaient rarement de mon goût mais les récits étaient pas mal tous très bons. Définitivement à lire.

On y retrouve donc Bionumérique (une histoire de Otto Maddox avec des illustrations plutôt weird par une A.I.), Alters (Mark Waid & Jean-Michel Ponzio), Aquarium (Léo Quiévreux), Black Box (Nikola Pisarev), Les lois de la physique (Matthew Sheean), Univers Expansé (Richard Guérineau), Êtes-vous sûre de vouloir me quitter (Lisa Blumen), La douche éternelle (Lewis Trondheim), Fractales (Laurent Siefer), Download (Arnaud Le Gouëfflec & Krzysztof Novak), La faille (Thierry Martin), La fleur d’Olène (Aurélie Crop), Longue vie au métayers libre! (Otto Maddox & Tim Bos), Game changer (Lane Milburn), Le nouveau (Antoine Dodé), Sofia (Edo Brenes), Méta-métempsychose (Cantsin), Soldats de lumière (Simon Roy), Tsubame (Facundo Nehuén Lopez), Teddy (Yann Bécu & Sagar), La dernière refugiée (Tim Adam & Alexis Vitrebert) et Luv (Jim Bishop & Seera).

Une belle découverte. stars-3-5

Pour plus d’Infos: [ GoodreadsHumanos ]

Capsules

Solaris #223 (Été 2022)

Solaris-223Solaris nous offre une fenêtre sur la littérature de genre (dites de l’imaginaire, spéculative ou “paralittérature”) au Québec et parfois d’ailleurs. Celle-ci s’ouvre à nous en trois volets: le volet fiction comprend quelques nouvelles qui nous offrent l’occasion de se divertir tout en échantillonnant ses différentes saveurs actuelles. Le volet documentaire nous offre des articles pour découvrir et mieux comprendre ses différents aspects. Finalement, le volet critique se divise en deux parties: “Les littéranautes” qui commentent les parutions locales et les “Lectures” qui commentent les parutions hors-Québec.

Dans le volet fiction ce numéro nous offre quatre courts récits:

  • “La Vie secrète des carapacées” par Geneviève Blouin, un excellent texte, lauréat du Prix Solaris 2022, qui nous présente un monde où une partie des humains vivent dans des coquilles comme les colimaçons… jusqu’à ce que l’évolution se mette en marche… stars-4-0
  • “Un amoureux imaginaire” par Orson Scott Card, où une adolescente fait semblant de parler à son petit copain sur son téléphone cellulaire pour épater ses amies. Mais comment réagir lorsqu’une voix lui répond réellement? stars-3-5
  • “Comme un parfum d’encens” par Ketty Steward, où un couple de jeunes blancs adopte un enfant noir qui se révèle… possédé. stars-3-0
  • “Taches” par Claude Bolduc, où se conclue le récit débuté dans le numéro précédent. La santé de Jean-Pierre est négativement affecté par un vieil appareil photo digital qu’il a trouvé dans les poubelles. De quelle malédiction serait-il la victime ? stars-3-0

Le volet documentaire offre un autre épisode captivant des “Carnets du Futurible” par Mario Tessier, qui s’intéresse cette fois aux “Cités miniatures ou le monde comme oeuvre d’art”. Le Futurible retrace pour nous l’histoire de ce désir de recréer le monde en miniatures, de l’idée de la maquette aux LEGOs, et l’influence que cela a eut sur le cinéma et la littérature. stars-3-5

Pour finir, le volet critique nous offre seize pages de commentaires couvrant seize titres (pour la liste des titres commentés voir la table des matières en ligne).

Solaris, qui se veut “l’Anthologie Permanente des Littératures de l’Imaginaire”, nous offre comme toujours un numéro très riche qui demeure un incontournable pour tout amateur de genre. stars-3-5

Capsules

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A New Ride: RadExpand 5

The story so far

In the beginning of the COVID-19 pandemic I wanted to avoid crowds in public transport. My workplace was a little far to walk so I decided to go to work on a bicycle. However, I found it a little hard on my body. Then I remembered that a few year back I heard about electric bicycles but they were a little expensive just to buy one without a good reason. And now I had found a very good reason so in spring 2020 I started to shop around. After carefully considering several options, I purchased an Écolo Lithium (by Green Power HQ) in July 2020 and customized it with a few accessories.

Despite a few mechanical problems (a flat and falling pedals) I was very satisfied with my Écolo. It looked great and offered a smooth, confortable ride. However, with time, several factors made me start to consider changing it. First, it is very heavy (80 kg) which makes it very difficult to maneuver without the motor. It is nearly impossible to carry it up a flight of stairs, it cannot be put into the back of a car in case of mechanical trouble and, if the battery dies, the pedals are nearly useless to keep it moving. Second, it looks like a scooter (despite having pedals and no platform to rest the feet) and, since scooters are forbidden on bike paths and in parks, I was afraid to get into troubles. Third, the shop where I bought the Ecolo and where I was going for repair and maintenance, moved to the East of Montreal making it a little too far to reach by bike and I couldn’t find any other good repair shops (even Dyad — which recently changed its name for Jusst — was reluctant to repair bikes others than their own). Those three reasons made me start to consider purchasing a more flexible alternative.

In March 2022, after careful considerations, I chose the RadExpand 5 from Rad Power Bikes and had it assembled by Velofix. After a little delay, it was finally delivered at the end of May 2022. I have now been riding it for a little more than a year (and 1800 km), so it is time for me to introduce it to you and comment on the experience.

The specs

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The RadExpand 5 has all the best features one would like to have in an electric bicycle for a very affordable price (I paid $1600 last year but it now sells at $2150 !). I paid an extra $250 to have it assembled by Velofix. This model is basically an upgrade of the RadMini (hence the five in the name) but without the fork suspension (however this model includes fenders and a rear rack).

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Frame assembled

It has a sturdy but quite light aluminium Step-Thru frame which weights only 28.3 kg (compare to 80 kg for the Ecolo !). It is 173 cm long. The seat can be adjusted between 61 cm and 79 cm high. The handlebar can be adjusted between 114 and 123 cm high. It can carry a 125 kg payload. It looks great but the handlebar reach (41 cm) is a little far and uncomfortable in long rides. The center of gravity of the bike is also quite high (compare to the low center of gravity of the Ecolo) which I found a little unsettling at first (but I got used to it).

The wheels are set with Aluminum alloy rims, 12-gauge stainless steel spokes and 20″ x 4.0″ CST BFT tires (with inner tubes) which have an all-purpose tread, puncture-resistant liner and reflective strip. They should be inflated at 30 psi (200 Kpa or 2.0 bar). Unfortunately, they are not as “puncture-resistant” as they say since in one year I already had two flats !

The motor is a 500W brushless rear-mounted geared hub with 5:1 planetary gear reduction (that’s the Canadian version; the American motor has 750W). The maximum speed is limited to 32 km/h (although I’ve been told that the controller can be reprogrammed to allow faster speed). It offers four levels of pedal assist from none to full assist (which can also be obtain by turning the half-grip twist throttle in a motocycle fashion which makes this bike a Class 2 — Throttle on Demand type). The use of the twist throttle override the pedal assist which is convenient when a quick acceleration is needed.

The battery is a 672 Wh Lithium-Ion (3500mAH, 48 v, 14 ah). The 48V / 2 Amp smart charger can operates on 100V-240V AC power outlets and provide a full charge within seven hours. It gives the bike a range of 40 to 72 km per charge (depending on the payload, the riding conditions and the level of assist that is used). From my experience (payload of 100 kg, city roads and park paths with no steep hills, level 3 or 4 assist) I can safely say that it’s rather around 30 to 50 km per charge. The battery is turned on by an “ignition” key (located on the right side, opposite to the charging port) with three positions: power on, power off and unlocked from frame (to remove the battery).

The original LED display (left) was offering very little information (power and light on/off as well as battery and assist levels), therefor it is the first accessory that I have upgraded. The replacement display (middle) offers a LCD screen with additional information including Speedometer, Odometer, Trip Odometer, Average Speed, Max Speed, Mode (Eco, Std, Power, Speed — related to the four levels of pedal assist) and Wattage (i.e. 0w with pedal assist 0, 65w with pedal assist 1, 350w with level 3 and 500w with level 4). The battery capacity display is made of five bars (1 flashing: empty, 1: nearly empty, 2: 25%, 3: 50%, 4: 75% and 5: fully charged). It comes with a 3-button Remote and includes a USB plug underneath (to charge a cellphone). There is a little light indicator that appears when the front and tail lights are turned on (by pushing the Arrow Up and Mode buttons simultaneously) and the screen is backlit. That’s even more informations than the Ecolo was displaying!

The drivetrain is composed of a 170 mm crank set, a 48-tooth steel chainring with a dual-sided plastic guard, a 124 links chain, a 7-Speed MicroShift RD-M26 derailleur (protected with a steel guard) with 14 to 32 tooth freewheel controlled by a Shimano thumb shifter (located on the right side of the handlebar). Since I always ride using higher assist levels and often use the twist throttle, I don’t really need to switch speed often and tend to leave the derailleur in speed 6 or 7. It could be useful though to lower the gear speed if I encounter a steep hill.

The front and rear brakes have Tektro Aries mechanical disc with 180mm rotors. The calipers have semi-metallic compound pads that are mechanically operated by pulling four-finger levers located on the handlebar (on the right side for the rear brake and on the left side for the front brake — that’s reverse of what I have on the Ecolo! Those brakes have smaller disks but they are enclosed in a case and therefor less affected by weather conditions). It is not as effective as hydraulic disc brakes but it is still pretty good, cheaper and easier to adjust and maintain. I have noticed that the brakes tend to become loose after a while and need to be adjusted every couple of weeks. On the perks side, the brakes levers have motor inhibitors (a switch that cut off the motor) and pulling them also activate the rear brake light. As a bonus, the left lever has a small flick bell built-in. It is not as good as the electric klaxon of the Ecolo but at least it’s loud enough to signal your presence to cars and pedestrians on the road. 

The RadExpand has a tail light that activate when you turn on the night light and glow brighter when you use the brakes. The back fender has also a reflector (the two small round red light I have added for moonless nights). The LED headlight seems a little small but it 50 LUX focused beam provide enough lighting. There is also a reflector in the front. However, if you want, you can replace the standard headlight with a premium LED Halo headlight which is brighter (500 lumens), offers better visibility from all angles and is rugged.  It is expansive for a light ($60) but I am considering it.

Contrary to the Ecolo, the RadExpand has plastic pedals that doesn’t fold — probably a cost-cutting mesure but it can be easily remedied by purchasing sturdier pedals online. I’ll wait until those wear down before replacing them with better ones. Other included accessories (that are not available on all Rad Power Bikes, so having them on the RadExpand is quite a bonus) are a rear side-mounted kickstand with adjustable lean angle, full coverage (110mm width) plastic front and rear fenders and an integrated rear rack with a 27 kg carrying capacity. The latter made me pretty happy since the Ecolo dearly lacks a rear rack.

The most convenient and amazing characteristic of the RadExpand is that it can be folded. The frame locking mechanism is located on the right side, just forwards of the pedals. To open it you unlatch the locking lever, pull the quick-release lever out toward the back of the bike and unhook the back of the locking lever. You can then turn the front part of the bike to the left to fold the bike in two until both wheels are side by side. The bike now rests on the frame stand (located under the cranks). You can secure the frame with a velcro strap. Next, to fold the stem riser (shaft of the handlebar), you press forward the button to release the latch down, then move forward the latch bolt to allow the stem riser to fold down and rest against the bike frame. Folded, the size of the bike is reduced to a mere 71 x 61 x 104 cm (and still weight only 28 kg). You can more easily lift and carry it or you can tilt it onto the front wheel in order to roll it carefully. This option is practical for storage or for transportation, as it can more easily be put into the back of a car to go to a repair shop or a more distant biking trails.

The accessories

The Ecolo has a lot of accessories that make it a safe and comfortable ride. Unfortunately, the RadExpand doesn’t have many of them. So I tried to customize the bike as much as possible to make it as safe and comfortable as the Ecolo. As I already mentioned, the first accessory that I added was the replacement LCD display ($130) mostly to have an odometer, speedometer and wattage information. The second most important upgrade was adding a rearview mirror ($30). The Ecolo has two but adding just one on the left side was enough to improve safety. I also installed a QuadLock iPhone holder ($95; for using the GPS), a water bottle holder ($25), a more comfortable seat ($30; unfortunately nothing will beat the comfort of the Ecolo’s saddle), and installed a basket on the rear rack. Instead of a full milk case (the only one I had was pink!) I’ve put a collapsible one that I found at Walmart ($15).

I have also added turn signal lights that fit at the end of the handles but they are quite disappointing: expansive ($75), not very visible and difficult to turn on and off (by pushing a button on the top of the lights) — nothing like the integrated signal lights of the Ecolo. I have purchased a 529 Shield Garage Bicycle Registration Kit ($15, an anti-theft deterrent), a Tire Patch Repair Kit ($15), some Dry chain lubricant ($25, it smells like banana!), some Loctite Threadlocker ($15, to make sure that screws stayed screwed) and, if the RadExpand comes with a rather complete assembly / repair kit, I’ve decided to add to it a Cordless Tire Pump ($65). More recently I have also installed the Rad Fat Tire Wheel Lock ($90) for an increased security. The total cost of those upgrades: a whooping $625 ! However, security and comfort really has no price…

The maintenance

The maintenance of the bike is rather easy so I do most of it myself. It is really just to make sure that no bolt or wire connection is loose, that the bike is clean, the tires inflated, the brakes adjusted and the mechanical parts (like the chain and derailleur) are lubricated. For the more complicated stuff, like the assembly of the bike and the yearly check-up, I have called on the expertise of Velofix. They are a little expensive but they come to you in their workshop van, they are very friendly and really know what they are doing, so it is well worth it.

The only “mechanical” problems I have experienced were tire punctures. The first one was with the Ecolo (it was caused by a small shard of glass). I had to have the bike towed to the repair shop and it costed me a bundle. The second one was caused by some sort of industrial staple and, to save money, I decided to take care of it myself. Removing the rear wheel, taking out the tube and gluing a patch was relatively simple. Reinstalling the wheel and threading the chain on the derailleur was a little more complicated (luckily I took pictures of the derailleur before doing the job). It took me nearly two hours but it was 30ºC that day, so I sweat a lot !!!

However, Montreal’s bike paths are really dirty. After a third flat (caused again by a very small shard of glass), I’ve decided to have Velofix install the Tannus Armour Bundle inside my tires. Hopefully it will do the trick and protect against tire puncture in the future. Rad Power are describing the RadExpand tires as having “puncture-resistant liner” but that’s definitely not true if a 3 mm shard of glass can puncture the tube ! It was again a very expensive ordeal ($185 for the Tannus Armour plus $35 for the installation). I chose to have Velofix performed at the same time an annual check-up ($170, plus the brake pads needed replacement for another $30). So, (with taxes) it costed another $475. Hopefully it will give me some peace of mind and there will be no more trouble for a while.

The experience

MyRadExpand-img_2094The RadExpand lack of suspension (unlike the Ecolo) make the ride bumpy and a little hard on the butt. The Ecolo runs much more smoothly (mostly because it is lower, has a suspension, excellent brakes and a more confortable seat). However, the RadExpand might give a rougher ride and its brakes might needs constant adjustments but it seems much more powerful (both have 500 w motor but the Ecolo is quite heavier…).

It took a while to get used to it but now I really like it. It gets me where I need to be and allows me to make some exercise at the same time. It is comfortable enough and more flexible than the Ecolo so I can go where-ever I want knowing I won’t get stuck in case of trouble and therefor I feel safe. For now, I use it mostly to go back and forth to work (a 15 km ride) and to run some errands to the library, the pharmacy, etc. Hopefully, I’ll eventually take the time to go for longer, sightseeing rides. I am very satisfied with my RadExpand and I strongly recommend it to anyone who is considering buying an electric bike. stars-4-0

Now, I guess I am ready to get rid of the Ecolo. I could sell it for half the price I paid for it (I would accept a $1000). It would make room in the garage…Although I still like it and it can still be useful when there’s a problem with the RadExpand (like a flat) so I can still have a ride to go to work… We’ll see.

Additional note: On various Facebook groups many people have complained about the after sale service of Rad Power Bikes. I must say that it has not been my experience. I suppose it is a medium size company with limited resources and that’s probably why they are VERY slow to answer enquiries (and sometimes to deliver orders). For more informations and to seek advices from fellow bike owners I recommend checking the various Rad Power Bikes Facebook groups like Rad Power Bikes Québec, RadExpand Owners Group  or Rad Power Bikes Canada. It is also worth mentioning that there is a store in Coaticook, Vélo Tric, that rent and sell Rad Power Bikes and they might also do repair and maintenance (although they are not officially recognized by Rad Power which may cause problem with the warranty).

Next step: a tricycle ?

When you are a kid your first ride is a tricycle. And when you get old and realize your coordination is not as good as it was, your last ride is a tricycle. So I am starting to look into acquiring one. I am not ready to stop riding the RadExpand just yet (I’m only in my sixties) but maybe my wife or my sister could use it first…

I don’t want a three-wheel or four-wheel mobility scooter because, like any scooter (or the Ecolo), it’s cumbersome and lacks flexibility. I would like a simple tricycle that just happened to be electric.  I found a local company, E.T. Ride (located south shore of Montreal), that is producing several models of tricycles: they have a Classic  model ($1500), an Hybrid model ($2000) and an All-Terrain (fat-bike, $2700). That’s interesting…

However, I recently discovered that Rad Power Bike is also producing an electric tricycle, the RadTrike. It is practical (as it can carry a good amount of cargo), comfortable, stable, safe and, above all, it looks really cool but it is rather expensive ($2,499 US). Unfortunately, it is available only on their U.S. website (although they do seem to ship to Canada). Definitely something to consider for the future.

No matter how old you are, there’s always a ride for you!

Update (2024/03/24):

Il have recently acquired a few more accessories to make the ride more confortable.

First, I purchased  a new pair of gloves ($16) to keep my hands warmer in the late fall and early spring. Also a new helmet ($57) that is lighter, more suitable for a bicycle and with a visor that protect my eyes from the sun or the cold wind. 

Second, I have decided to change the collapsible milk box with the new RadPower Hardshell Locking Box ($200) that allows me to leave all my stuff (pump, tools, raincoat, lock, etc.) securely on the bike. I had to install the extender rack in order to clear the seat (if not it was nearly impossible to open the box) but it was easy and straightforward to do. I have also added on the box some yellow fluorescent reflective tape ($16) to increase the visibility of the bike. I am quite satisfied with final result:

IMG_0304

The next purchase I’ll consider is the Rad Trailer  ($300 US, which is available only on the American website). That would be quite useful to go shopping. I’ve seen that someone had made a custom sidecar — which would be cool to ride with my wife but I don’t think it would be legal here and that sidecar was made to carry a dog not a wife (and it’s quite expensive).

Update (2024/10/14):

The government is making it difficult for those ridding electric scooters with the publication of the “ministerial decree 2024-15”. I wrote a commentary about this ministerial decree

Another accessory that I will be considering purchasing soon (next biking season?) is the new Safe Shield™ Advanced External Battery ($799). It is a 14.4-15Ah / 680-720 Wh lithium battery that offers increased security due to its thermal-resistant technology and a slightly longer range (about 7% more). After two years and half with the RadExpand, the battery seems to have lost some of its capacity. It rather annoying because it’s an expensive purchase (it’s half the price of the bike !) but it would it would give a renewed energy to the bike and some peace of mind to me.

Another notable news is the fact that there’s two bike stores in Montreal that are officially recognized by RadPower as repair shop: Campus CycloChrome on Duluth East  and Repair and Run  on Saint-Denis. I went to the latter in early September to have the break pads replaced ($100 + tx) and I was quite satisfied with the job (considering it was replaced on the spot without an appointment). It’s good to have more choices than just VeloFix for maintenance and repair.

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Homère: L’Iliade & L’Odyssée

Homere-liliadeEtLodysse-covL’adaptation en manga de l‘Iliade et l’Odyssée d’Homère, deux oeuvres basées sur la mythologie de la Grèce Antique et acclamées comme étant les plus grands poèmes épiques grecs.

Il s’agit du temps des légendes, quand les Hommes et les Dieux tissaient ensemble la trame de l’Histoire. Sous le regard de Zeus, le père des Dieux, omniscient et omnipotent, se déclenche la Guerre de Troie qui allait durer dix ans. Bientôt, cette guerre atteint son point culminant avec l’affrontement décisif opposant les héros Achille et Hector…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

L’Iliade & L’Odyssée (ホメロス / イリアス・オデュッセイア) est l’adaptation en manga de deux poèmes épiques que l’aède grec Homère aurait composé au VIIIe siècle AEC. Il a été publié par l’éditeur japonais East Press en octobre 2011 au sein de la fameuse collection Manga de dokuha (まんがで読破 / lit. “lire à travers les mangas”) — le #94 sur 139. Celle-ci a été créé par le collectif “Variety Art Works” dans le but de rendre accessibles au grand public (sous forme d’adaptations en manga) des chefs-d’œuvres de la littérature qui sont rarement lus. Toutefois le groupe Team Banmikas, qui a succédé à Variety Art Works, a résilié le contrat de distribution avec l’éditeur East Press et la collection a cessé de paraître. Cependant certains titres demeurent disponible en format électronique. Les Éditions Soleil ont entrepris de traduire en français, dans leur collection “Classiques”, une vingtaine de ces adaptations comme La Divine comédie de Dante, Ulysse de James Joyce, À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche, Du contrat social de Jean-Jacques Rousseau, Le prince de Machiavel, Le rouge et le noir de Stendhal et, le titre le plus récent paru en juin 2023, le Kamasutra de Vatsyayana. Malheureusement, si ces adaptations constituent une bonne introduction à ces oeuvres classiques, elles sont dessinées dans un style qui est généralement plutôt grossier. J’ai déjà parlé de cette collection et commenté plusieurs de ses titres (Les mots de Bouddha, L’interprétation des rêves, Guerre et Paix, Manifeste du parti communiste, Les misérables, Le Capital, Le rouge et le noir, À la recherche du temps perdu, et même La Bible: ancien et nouveau testament).

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Page 26

Dans L’Iliade, Homère nous fait le récit de la guerre de Troie. L’adaptation s’attarde surtout sur la cause de la guerre (le jugement du mont Ida, l’enlèvement d’Hélène par Pâris), la querelle entre Agamemnon et Achille, le combat entre ce dernier et Hector mais consacre très peu de temps à la conclusion du conflit (avec le fameux stratagème du cheval de Troie). Dans L’Odyssée, il raconte le retour du sagace héros Ulysse qui, après la fin de la guerre, ayant offensé le dieu Poséidon, se perd en mer et met une vingtaine d’année à retrouver son île natale. L’adaptation traite surtout de l’épisode de Charybde, de la quête de Télémaque pour trouver son père, son séjour chez Calypso, le combat contre le cyclope Polyphème et son retour à Ithaque où il fait un sort aux prétendants de sa femme Pénélope qui le croyait mort — ce faisant on passe sous silence, entre autres, les épisodes des Lotophages, d’Éole, de Circé et des Cimmériens).

L’Iliade & L’Odyssée nous offre ce même style plutôt simpliste et grossier auxquels les adaptations de Variety Art Works nous ont habitué. Il nous fait le récit abrégé des principaux événements des épopées homériques ce qui donne une certaine idée des oeuvres mais n’a pas le même intérêt que le texte original intégral. Le manga nous laisse donc sur notre faim et présente une lecture certes amusante mais qui manque une occasion de nous faire vraiment découvrir toute la richesse des oeuvres originales. Cela aurait été beaucoup mieux si l’adaption avait traité les oeuvres séparément en leur consacrant chacune un volume. À lire par curiosité mais sans plus.

L’Iliade & L’Odyssée, par Variety Art Works (d’après les oeuvres d’Homère). Paris: Édition Soleil, décembre 2021. 192 pages, 13 x  18.4 cm, 7€99 / $13.95 Can, ISBN 9782302093331. Pour un lectorat adolescent (12+, violence). stars-2-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© Team Banmikas. All rights reserved. © 2021 Éditions Soleil pour la traduction française.

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Brouillage Intégral (Liu Cixin 8)

BrouillageIntegral-cov“15 récits de l’écrivain de SF Liu Cixin adaptées en BD par des auteurs de tous pays ; 15 voyages quantiques à la croisée des dimensions scientifiques, géopolitiques et humanistes, pour imaginer les possibles futurs de l’humanité.

Une Troisième Guerre mondiale oppose les membres de l’OTAN à la Russie, un conflit interminable, tactique, technologique et sanglant. Pour gagner du temps en attendant un rassemblement de troupes, le général Levchenko décide d’agir sur le brouillage des transmissions. Les rayonnements solaires, qui influencent la propagation des ondes de surface, pourraient changer l’issue des combats…

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

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Page 4

J’ai déjà commenté la version anglaise des premiers volumes de cette série d’adaptation en BD des récits de l’excellent auteur de science-fiction chinois Liu Cixin: 1. Sea of Dreams, 2. The Wandering Earth, 3. The Village Teacher, ainsi que 4. YuanYuan’s Bubbles (publiés au USA dans la série “Liu Cixin Graphic Novels” de Talos Press). Pour des raisons pratiques (rapidité de publication et disponibilité) je vais poursuivre ma lecture avec l’édition française qui est publiée (dans un ordre légèrement différent) chez Delcourt sous le titre “Les Futurs de Liu Cixin” et dont j’ai déjà commenté les tomes quatre (Nourrir l’Humanité) et cinq (La perfection du cercle) ainsi que les sixième (Proies et Prédateurs) et septième (L’Attraction de la foudre) tomes. Les titres se succèdent au rythme d’environ un par mois.

Cet album adapte la nouvelle 全频带阻塞干扰 (“Quán píndài zǔsè gānrǎo” / lit. “brouillage pleine bande”) publié en 2001 dans le périodique chinois 科幻世界 (Kēhuàn shìjiè / lit “le monde de la science-fiction” ou Science Fiction World).  Liu Cixin nous propose encore une fois un sujet d’actualité: une guerre entre l’OTAN et la Russie. Les deux nations font appel au brouillage électronique pour rendre inopérant les communications et les équipements de détection de l’ennemi mais la technologie russe est moins efficace. Afin d’avoir l’avantage, il créeront un brouillage intégral en utilisant un phénomène naturel. 

Le sujet de cette histoire est plutôt intéressant puisqu’il nous introduit à la science derrière la guerre du XXIe siècle mais le dessin est très moyen et le récit un peu confus ce qui rend la lecture de cet album un peu ennuyant. C’est donc la moins bonne adaptation de la série. À lire par curiosité ou simplement pour avoir lu tout les albums de la série.

Brouillage intégral (Les Futurs de Liu Cixin, #8), par Marko Stojanovic (Scénario d’après une nouvelle de Liu Cixin), Milorad Vicanovic-Maza (illustrations) et Desimir Miljic-Desko (couleur). Paris: Delcourt (Coll. Néopolis), janvier 2023. 108 pages, 21.7 x 29.8 cm, 21.90 € / $36.95 Can, ISBN 978-2-41303810-8. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-2-0

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© 2021 FT Culture (Beijing) Co., Ltd. All rights reserved. © 2022 Éditions Delcourt pour la présente édition.

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Là où naissent les histoires

LaOuNaissentLesHistoires-cov“Les Delphes, des créatures possédant le talent de raconter des histoires, sont chargés d’écrire les sitcoms qui cartonnent sur toutes les chaînes de Point Central. Malheureusement la substance qui nourrit leur créativité se fait rare… Il est urgent pour eux d’obtenir l’aide de Galaxity afin qu’un autre gisement soit exploité. Celui-ci se situe dans un coin perdu sur la Terre du XXe siècle ! Le service spatio-temporel terrien est sur le coup… Mais leurs meilleurs agents sont redevenus enfants. Pas facile de travailler avec un duo d’ados et interdiction pour eux de louper les cours de danse et de judo !”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

 

LaOuNaissentLesHistoires-p003

Page 3

Valérian et Laureline ont trouvé refuge sur la Terre du XXIe siècle, loin des technocrates de Galaxity, mais ils sont redevenu enfants, sous la garde de Monsieur Albert. L’Agence Spatio-Temporelle fait néanmoins encore appel à eux pour superviser une transaction d’une grande importance pour la stabilité de la galaxie: approvisionner une race d’auteurs de sitcoms avec des nodules métalloïdes de Boroflium découvert sur Terre dans le Caucase post-soviétique afin d’assurer leur créativité et, par extension, la sérénité populaire. Mais plusieurs groupes convoitent les nodules… Les deux adolescents français en “excursion” dans l’Europe de l’Est vont user de leur intuition pour aider leur tonton dans sa tâche…

Cet album semble avoir été classé dans la série ”Valérian, vu par…” mais comme le récit présente une suite logique au dernier album “officiel”, qu’il est écrit par Pierre Christin et que le style de Virginie Augustin s’approche beaucoup de celui du défunt Jean-Claude Mézières je crois qu’il pourrait très bien prendre sa place dans le cannon des aventures de Valérian et Laureline. D’ailleurs, l’album lui-même — contrairement aux deux autres “hommages”, Shingouzlooz Inc par Wilfrid Lupano & Mathieu Lauffray et L’Armure du Jakolass par Manu Larcenet — ne fait aucune mention de la collection “Valérian, vu par…”

Cet album nous offre un très beau récit de science-fiction, plein d’humour, qui s’insère fort bien dans la série. De plus, le superbe style de dessin de Virginie Augustin qui, comme je l’ai déjà dit s’apparente beaucoup à celui de Mézières, rends la lecture d’autant plus agréable. C’est non seulement une belle aventure de Valérian et Laureline, mais c’est aussi un excellent album qui plaira sans aucun doute tant aux fans nostalgique de la série qu’aux non initiés. À lire.

Là où naissent les histoires (Valérian, vu par…), par Pierre Christin (Scénario) et Virginie Augustin (Dessin). Paris: Dargaud, septembre 2022. 56 pages, 22.5 x 29.8 cm, 13,50€ / $25.95 Can, ISBN 978-2-205-08997-4. Pour un lectorat tous publics (7+). stars-4-0

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© Dargaud 2022

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Olympia Kyklos vol. 5

OlympiaKyklos-5-covAprès Thermae Romae, la nouvelle comédie sportive de Mari Yamazaki !

Après avoir découvert les frissons du catch dans le Japon d’aujourd’hui et avoir rapporté ce divertissement haut en couleurs dans la Grèce antique afin d’édifier les Athéniens, Démétrios doit quitter la cité en catastrophe : un message alarmant vient d’arriver de Tritonia, son village natal, qui semble en grand péril ! Le jeune peintre sur céramiques saisit ses pinceaux et ses vases et s’élance aussitôt au secours des siens, l’estomac noué par l’angoisse. Que va-t-il trouver à Tritonia ?”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

OlympiaKyklos-5-p002Olympia kyklos (オリンピア・キュクロス / lit. “Cercles Olympique”) est un manga seinen par Mari Yamazaki qui est sérialisé au Japon dans le magazine bimensuel Grand Jump depuis mars 2018 et a été jusqu’à maintenant compilé en sept volumes chez Shueisha. Il a été traduit en français chez Casterman (six volumes de disponibles). C’est une comédie du style de Thermae Romae (voir aussi mon commentaire sur cette série) mais qui se situe dans l’antiquité grecque cette fois et traite de sujets autour du thème des jeux olympiques. Le manga a sans aucun doute été créé en anticipation des jeux olympiques de Tokyo de 2020 (mais qui furent reportés à l’année suivante à cause de la pandémie de Covid-19). J’ai déjà commenté le trois premiers volumes ainsi que le quatrième.

Avec l’aide de Platon, Démétrios décide d’introduire les Athéniens au catch, qu’il présente comme un mélange de théâtre et de lutte. Il en profite pour vendre ses vases ornés de dessins illustrant les grands moments du spectacle tel que Tezuka lui a enseigné. Toutefois, une missive de Apollonia lui apprends que le patriarche a organiser des jeux au village de Tritonia mais il s’est endetté auprès du village voisin afin de construire un stade et un temple. Les jeux n’ayant pas eut le succès escompté les nouveaux bâtiments restent inachevés et les villageois doivent maintenant payer un tribu au village voisin pour rembourser la dette ! Alors qu’il cherche une façon d’aider son village natal, Zeus transporte Démétrios à nouveau au Japon moderne où il découvre… le kabuki ! 

 

Cette série de manga, avec le superbe style détaillé et précis de Mari Yamazaki, nous offre encore une fois une lecture agréable qui s’avère non seulement divertissante de par ses mises en situation humoristique mais nous fait également réfléchir sur la culture et différents aspects de la société moderne. Un très bon manga que je recommande fortement.

Olympia Kyklos, 5, par Mari Yamazaki. Bruxelles: Casterman (Coll. Sakka), octobre 2022. 200 pages (2 en couleurs), 13.3 x 18.1 cm, 8,45 € / $C 15.95, ISBN 978-2-203-23739-1. Pour lectorat adolescent (14+). stars-3-5

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© 2018 Mari Yamazaki. All Right Reserved.

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